160-1 En bord de mer…

Samedi 22 Juillet, An IV

Le chevalier prend un café dans la cabane tandis que Léo, Samuel et Boris sont dans le jardin…

Max : « Bonjour bonome, je peux te parler ou il faut que j’attende que tu te sois caféiné ? »

Le chevalier : « Bonjour Maxou. Tu peux me parler 🙂 »

Max : « Boris apprend vite même si il semble inquiet de pas tout retenir. C’est un petitours naturaliste et il va devoir former d’autres petizours. Il lui faudrait un sacado. »

Le chevalier : « Je m’y attendais. »

Max : « On pourrait aller à l’échoppe de sacados aujourd’hui puis lui offrir. Ça l’encouragerait et ça le rassurerait sur ses compétences. »

Le chevalier : « Oui Maxou. »

Max : « Tu veux bien ? »

Le chevalier : « Bien sûr. Mais je pensais aller me promener en bord de mer aujourd’hui. »

Max : « Tu voulais aller où ? »

Le chevalier : « Je ne sais pas trop… En face de l’Île Où On va à Pieds… Après Là Où Les Cailloux Sont Tout Cassés… »

Max : « On a déjà vu de beaux zoisos là-bas. C’est sur le chemin du Royaume des Chevaliers ça. On pourrait y aller après. C’est pas pour inspecter vraiment mais c’est là que tu m’as offert mon sacado. C’est symbolique comme lieu. »

Le chevalier : « D’accord Maxou. Nous irons. Où sont mes autres petizours ? »

Léo, Samuel et Boris arrivent en courant.

Léo : « Bonome ! Bonome ! Viens voir ! Il y a des jeunes merles dans le jardin ! »

Le chevalier : « Vous étiez dans le jardin ? »

Léo : « Oui, mais nounette nous surveillait. On lui a présenté Boris. Il a osé lui gratouiller le front et elle a ronronné. Viens voir les jeunes merles ! »

Max : « Prends ton appareil bonome. »

Léo : « Viens, il est par là… »

Samuel : « Il y en a un autre dans le figuier… »

Léo : « Quand on les a vus ils agitaient les ailes en piaillant pour demander du manger à leurs parents… »

Le chevalier : « Il y a donc eu nidification d’un couple de merles dans le jardin. C’est une bonne nouvelle. Nous essaierons de compter les petits. »

Samuel : « J’ai aussi entendu des jeunes mésanges charbonnières demander du manger à leurs parents. »

Le chevalier : « Encore un nidification réussie ! Nous enquêterons plus tard. Pour le moment que diriez-vous d’aller en bord de mer ? »

Léo : « On va voir la mer ? »

Le chevalier : « Oui, nous n’y sommes pas encore allés depuis l’arrivée de Boris. »

Léo : « Мы идем к морю Борис ! »

Boris : « J’ai jamais vu la mer… »

Max : « Ben, en Charentmaritimie c’est un peu étrange la mer. A marée basse elle est pas là la mer. Il y a que la vase. Et puis l’eau contient beaucoup d’argiles en suspension alors c’est pas une belle mer. Mais c’est beau quand même. »

Léo : « C’est mieux en Bretagne… »

Max : « Léo, tu fais pas la nostalgie bretonne s’il te plaît ! Bon, on file se préparer. La mer nous attend ! »

Plus tard…

Max : « Ben voilà, c’est bien ce que je disais. Elle est pas là la mer… »

Léo : « Bonome, c’est quoi la marée ? »

Le chevalier : « Montante. »

Léo : « Alors si on attend un peu il va y avoir de l’eau dans la mer. »

Samuel : « On pourrait marcher calmement en zoisotant. »

Le chevalier : « Vous ne préférez pas pocher ? »

Max : « Tu as prévu de beaucoup marcher ? »

Le chevalier : « Je ne sais pas… »

Max : « J’ai une idée ! On cavale sur les rochers de la digue jusque là-bas. Comme ça on se dégourdit les pattes et on chahute. Et après on verra. »

Le chevalier : « Vous allez être sages ? »

Max : « Ben non. C’est pas drôle d’être sage. On va chahuter, se courir après… »

Le chevalier : « Faire les juvéniles 🙂 »

Léo : « Ben c’est normal puisqu’on est des juvéniles 🙂 »

Max : « Tu viens Boris, on va courir partout 🙂 »

Boris : « C’est qui ce zoiso ? »

Max : « Ah, ça c’est la spécialité de Léo. »

Samuel : « Cousin Léo aime beaucoup ces zoisos. »

Léo : « J’aime tous les zoisos. Mais les Laridés… »

Boris : « Tu m’expliques Léo ? »

Léo : « Les Laridés… C’est la famille de la mouette. On en verra après. Là, c’est un goéland brun, Larus fuscus. On connaît plusieurs espèces de goélands. Il faut faire attention et observer la couleur des ailes et celle des pattes. Là, les ailes sont gris un peu foncé. Et les pattes sont jaunes. C’est pour ça que je dis que c’est un goéland brun. »

Samuel : « Il y a une mouette. »

Max : « On a déjà vu des mouettes qui rigolent. »

Boris : « Oui, les mouettes rieuses. »

Léo : « Les Laridés se ressemblent tous beaucoup. Après, il faut les étudier pour par les confondre. »

Max : « Moi j’ai eu un peu de mal avec les goélands. Les pattes jaunes ou roses, les ailes foncées ou claires… Mais tu vas y arriver Boris. »

Samuel : « Le premier arrivé là-bas a gagné ! »

Max : « Hééé ! Mais il est parti avant le signal ! »

Léo : « Moi aussi ! Viens Boris ! »

Max : « Tricheurs ! On a pas dit de partir ! Bonome ! Ils trichent ! »

Le chevalier : « Saute dans mes bras Maxou ! »

Max : « Qu’est ce que… »

Le chevalier : « Saute ! »

Le chevalier se met à courir vers là-bas…

Max : « Preums ! »

Léo : « Tu as triché ! »

Max : « Non j’ai pas triché ! On a pas dit qu’on pouvait pas y aller en bonome ! »

Léo : « On devait courir ! »

Max : « Bonome a couru ! »

Léo : « Oui mais il a des grandes pattes lui ! »

Max : « Et c’est vous les tricheurs ! On avait même pas donné le signal du départ ! »

Le chevalier : « Vous avez tous gagné. »

Léo : « Quoi ? »

Le chevalier : « Vous avez tous gagné ! Vous vouliez courir partout. Vous avez couru partout. »

Léo : « C’est pas faux. »

Samuel : « Je suis arrivé dernier mais j’ai gagné ? »

Léo : « Ben oui. Bonome a raison. On voulait courir sur les rochers. »

Boris : « On s’en fiche de la course. »

Samuel : « Alors j’ai gagné aussi ! Toi aussi cousin Max. »

Max : « Ben oui. C’est moi qui suis arrivé le premier. »

Léo : « Oui, mais toi tu as bonomé 🙂 Tu as même pas couru. »

Boris : « Alors tu as perdu Max. Puisqu’on voulait courir. Toi tu as pas couru. »

Samuel : « On s’en fiche de gagner. Bon, on zoisote ? »

Léo : « Asseyez-vous. Toi aussi bonome. »

Max : « Léo donne des ordres ? »

Samuel : « Ben moi j’obéis. »

Boris : « Moi aussi. »

Léo : « Bougez plus trop… »

Le chevalier : « Tu as vu quelque chose toi 🙂 »

Léo : « Il y a une famille de rougequeue noir. Là, c’est un adulte… »

Samuel : « Le rougequeue noir s’appelle Phoenicurus ochruros et c’est un Muscicapidés. »

Max : « Il est presque noir mais sa queue est pas vraiment rouge. Elle est plutôt orange. On en a chez nous. On les voit de la chambre, ou de la cuisine. Il chante le matin et le soir en se plaçant toujours sur le point le plus haut du secteur. »

Léo : « Le mâle est plus foncé que la femelle. »

Boris : « On voit le mâle alors ? »

Léo : « Je pense, oui. »

Samuel : « Cousin Léo, tu as parlé d’une famille. Ils sont où les petits ? »

Léo : « Il y en a un là… »

Léo : « Un autre là… »

Léo : « Et un troisième… »

Boris : « Ils ressemblent beaucoup au mâle adulte. Comment tu sais que ce sont des petits ? »

Léo : « Leur plumage me chiffonne… Dans le beau livre de Max ils sont représentés plus marron que noir… Mais c’est forcément la nature qui a raison, pas le livre. Comment je sais que ce sont des petits ? Observez bien leur bec. La commissure surtout. Vous voyez ? C’est jaune et ça dépasse un peu. Quand les petits sont tout petits, ils ont un énorme bec presque plus large qu’eux. Et quand ils piaillent pour avoir du manger ils l’ouvrent en grand, comme ça. Petit à petit leur bec paraît moins large à la base. Peut-être qu’il l’est vraiment. Je me rend pas compte. »

Samuel : « Une famille de rougequeue… La chaaaance ! »

Max : « On en voit souvent ici. »

Léo : « Oui, mais c’est normal. Ils nichent dans les rochers. Il y a les rochers de la digue et les rochers de Là Où Les Cailloux Sont Tout Cassés. C’est pas loin à vol de zoisos. »

Max : « Bonome, la mer monte. Si on allait de l’autre côté du bassin d’eau de mer on la verrait sûrement. »

Le chevalier : « Alors allons-y… »

Quelques minutes plus tard…

Le chevalier : « Nous y voilà… »

Max : « On s’installe ! »

Léo : « Le vent souffle un peu… »

Samuel : « C’est notre ami le vent 🙂 »

Boris : « Le vent est votre ami ? »

Max : « Oui Boris. Installe toi confortablement. Bonome, donne notre pochette pour que Boris soit bien assis… Merci bonome. Tu es bien Boris ? »

Boris : « Très bien. Merci beaucoup. »

Max : « Bien, alors on va faire silence. Mais avant il faut qu’on te présente. Le vent, voilà cousin Boris. Tu le connais déjà. Je suis sûr que tu l’as bien observé. »

Léo : « Il aime beaucoup les zoisos. »

Samuel : « Mais il a peur de pas tout retenir. »

Max : « Tu peux dire bonjour au vent Boris. »

Boris : « Bonjour le vent. »

Max : « Bien, alors on peut faire silence maintenant. Écoute bien Boris. »

On a fait silence tous les quatre. Bonome s’est éloignés pour nous fotoer avant de revenir avec nous. Pendant ce temps, le vent, le petit vent du jour, nous caressait le visage. J’aime beaucoup moi quand le petit vent nous caresse le visage. Puis, quand bonome est revenu, le vent nous a salués gentiment. Boris en croyait pas ses oreilles 🙂 Il savait pas que le vent pouvait parler. Il savait surtout pas qu’on pouvait l’écouter. Le vent s’en est rendu compte et ça l’a amusé. Alors il a fait de toutes petites bourrasques pour nous renverser. Léo, Samuel et moi on s’y attendait. Mais pas Boris. Poum le Boris ! Et puis après le vent nous a raconté des histoires. Des histoire du vent, de celles qu’on peut pas répéter. Après ça, on est plus pareils. Boris ça l’a changé d’un coup d’écouter le vent. Puis Léo a demandé des nouvelles de Tante Yvonne. Elle a complètement changé d’époque Tante Yvonne. Elle a décidé d’aller dans le bassin Apulien de l’océan Téthys sur son beau bateau et avec Chien. On a pas compris quand le vent nous a dit ça. On a demandé à bonome plus tard et je t’expliquerai Princesse. Mais pas maintenant. Tu te doutes qu’avant de terminer notre pause avec notre ami on lui a demandé de faire une bourrasque pour dépeigner Tante Yvonne, pour qu’elle voit qu’on pense à elle. On a pas eu la présence d’esprit de demander au vent de lui parler de Boris. Mais on est sûrs qu’il le fera. Voilà. Après ça le vent nous a dit au revoir. Mais c’est pas un vrai au revoir. Parce qu’il nous accompagne partout, toujours et en tout lieu.

Max : « Bon, le vent nous a raconté des histoires, on a pris des nouvelles de Tante Yvonne… On va où maintenant bonome ? »

Le chevalier : « Je ne sais… J’ai envie d’aller voir une plage sauvage… »

Léo (à Max) : « Il redevient sauvage ? »

Max (à Léo) : « Je sais pas. On le surveille. »

Léo (à Max) : « C’est plus prudent. »

Max : « Bonome, on est d’accord pour la plage sauvage ! »

Le chevalier : « Alors allons-y ! »

Plus tard…

Max : « Bonome, à marée haute on va pas voir de zoisos… Ils vont sur l’estran les zoisos et à marée haute il y a plus d’estran. »

Le chevalier : « Je ne peux rien faire contre la marée mon petitours. »

Max : « Qu’est ce qu’on va faire alors ? »

Léo : « On pourrait faire la botanique ! »

Max : « La botanique de la plage ? Il y a la plage en Grande Russie ? »

Le chevalier : « Un peu… Mais ce n’est pas la spécialité locale. »

Max : « Ben oui… Boris, prends pas mal ce que je vais dire mais c’était pas forcément une bonne idée de venir te former ici. »

Boris : « Pourquoi Max ? »

Max : « Ben… La Grande Russie c’est pas comme ici. On connaît pas la steppe, la toundra et tout ça nous. »

Léo : « En plus, en Charentmaritimie on va beaucoup en bord de mer… »

Samuel : « Mais on est contents de te voir quand même cousin Boris. »

Max : « Nous voici au pied de la dune. Bonome m’a déjà expliqué. »Max : « Alors… Il y a des petites plantes qui poussent là. A la limite des hautes mers de grandes marée. C’est pas un milieu facile. C’est tout sec ! Quand il pleut, l’eau s’infiltre vite dans le sable et les embruns salés dessèchent aussi… »

Boris : « C’est quoi les embruns ? »

Léo : « Le vent emporte de très fines gouttes d’eau salée qu’ils prend dans les vagues. C’est ça les embruns. »

Boris : « Et ça assèche ? »

Samuel : « Cousin Boris, tout à l’heure le vent nous caressait le visage. Mais il nous apportait des embruns également. Tu as pas l’impression d’avoir la peau du visage toute sèche ? »

Boris : « Si, un peu. »

Max : « Et oui ! Il y a donc peu de plantes qui supportent ces conditions. Venez, je vais vous en montrer quelques unes… Là, celle-ci… »

Max : « C’est un ami végéto de bonome, le… Zutalor ! J’ai oublié son nom ! »

Le chevalier : « Honckenya peploides, Caryophyllacées. »

Max : « C’est ça ! Bravo bonome ! Elle forme comme une banquette. C’est une plante pionnière. Il faut en prendre soin parce qu’elle fixe le sable et donc la dune peut exister. »

Samuel : « Comment elle fixe le sable cousin Max ? »

Max : « Par sa simple présence ! Le sable, qui est déplacé par le vent, est arrêté par cette plante et s’accumule. Ça fait un petit tas. La plante pousse au dessus du sable et ça recommence. Mais c’est pas cette plante à elle seule qui fait la dune. Elle est trop petite. »

Samuel : « C’est une plante de petitours 🙂 »

Léo : « Elle survivrait pas dans la cabane. »

Max : « Venez, je vais vous montrer d’autres plantes… »

Max : « C’est la dune embryonnaire 🙂 On voit… le chiendent des sables, Elymus farctus, Poacées… L’euphorbe maritime, Euphorbia paralias, Euphorbiacées… Le panicaut maritime, Eryngium maritimum, Apiacées… Et une autre Apiacée… Je me souviens plus… Bonome, c’est toi qui m’avais dit, un jour que je gravais mon blog… Inu… »

Le chevalier : « L’inule faux-criste ? Non Maxou. C’est une Astéracée qui vit sur les rochers. »

Max : « Ah oui ! C’était sur l’Île ! C’est quoi cette Apiacée alors ? »

Le chevalier : « La criste marine, Crithmum maritimum, Apiacées. »

Max : « D’accord. Je note dans ma tête 🙂 Il en manque une… »

Samuel : « Il en manque une ? »

Max : « Oui, venez, il faut la trouver… »

Boris : « Max connaît bien la dune. »

Léo : « Bonome lui a fait découvrir la dune lors de sa première sortie à la mer. Ça fait partie de ses très bons souvenirs. »

Samuel : « Il était seul avec son bonome à l’époque. »

Max : « Je vous entends ! »

Léo : « Tu aimais bien être seul avec ton bonome. »

Max : « Oui, mais j’aime bien être avec mes cousins. C’est pas pareil. Mais c’est bien quand même 🙂 La voilà ! »

Max : « C’est le liseron des dunes, ou liseron soldanelle, Calystegia soldanella, Convolvulacées. On voit pas ses fleurs parce qu’il fleurit très tôt au printemps. Bonome, tu peux fotoer le panicaut maritime s’il te plaît. »

Le chevalier : « Bien sûr Maxou. »

Max : « C’est parce que j’aime beaucoup cette plante même si elle pique les fesses. Le Conservatoire du Littoral l’a choisie comme emblème. »

Boris : « Tu en connais des choses Max. »

Max : « C’est grâce à bonome. Il m’a bien formé 🙂 »

Léo : « On traverse la dune ? »

Max : « Si tu veux Léo. »

Samuel : « Les cousins, regardez ! »

Max : « Un zoiso étourdi a oublié sa tête ! »

Léo : « Il a plus toute sa tête. »

Samuel : « C’est une tête de piaf 🙂 »

Boris : « Il doit aller moins bien maintenant. »

Max : « Bonome, tu sais à qui appartenait ce crâne ? »

Le chevalier : « Je dirais que c’est un crâne de mouette. »

Max : « Je peux le prendre pour ma collection ? »

Léo (à Boris) : « Il va y avoir un débat sur la collection de Maxou. »

Le chevalier : « Tu peux le prendre mais ne parle pas de collection Max. Je t’ai déjà expliqué qu’une collection doit être classée ! »

Max : « Et moi je t’ai déjà dit que j’ai pas le temps ! »

Le chevalier : « Alors ne parle pas de collection ! »

Max : « Ça en sera une un jour ! Si tu m’aidais… Avec tout ce que j’ai fait pour toi ! »

Léo (à Boris) : « La mauvaise foi ! Un grand classique de Max 🙂 »

Le chevalier : « Bien. D’accord. Je renonce. Mets ce crâne dans mon sac et on avance. »

Max : « Je peux pas. Je suis trop petit. »

Samuel : « On va t’aider cousin Max. »

Le chevalier : « Non, je m’en occupe… Voilà. Pochez vous ! »

Léo : « C’est parti ! »

Max : « Boris, plus on s’éloigne de la mer, plus la végétation est importante. Il faut pas confondre flore et végétation. La flore est l’ensemble des espèces de végétos en un lieu alors que la végétation est l’ensemble des végétos. La végétation c’est un peu le volume de végétos. Quand on avance dans la dune, on voit bien qu’il y a plus de végétos. »

Max : « Au sol il y a de la mousse. Mais je connais pas les mousses. »

Max : « Et puis il y a cette jolie plante à fleurs. Je l’aime beaucoup celle-là. Sentez là ! »

Boris : « Elle sent bon ! »

Max : « C’est l’odeur de la plage 🙂 Et elle aussi, elle évoque la plage 🙂 »

Max : « Lagurus ovatus, Poacées. Le lagure ovale ou queue de lapin. »

Léo : « Tu vas faire toutes les plantes de la dune ? »

Max : « Non, encore une et j’arrête. »

Samuel : « Moi j’aime bien apprendre avec cousin Max. »

Max : « Tu étudies plus souvent avec Léo petit Sam. »

Samuel : « Oui mais j’aime bien quand tu fais le guide. »

Max : « Merci petit Sam. Allez, courage ! C’est la dernière. »

Léo : « On l’a déjà vue. »

Max : « Oui, on a déjà tout vu. Alors, élève Léo, que pouvez-vous me dire de cette plante ? »

Léo : « Si on s’en approche trop, elle pique et ça fait aïe ouille ! »

Samuel : « C’est à cause de ses bractées épineuses. »

Max : « Boris, il faut qu’on t’explique les Astéracées. Chacun des machins violets que tu vois est une fleur. Il y en a beaucoup. Comme elles sont côte à côte on dit qu’elles forment un capitule. Normalement, à la base d’une fleur il y a une feuille transformée qu’on appelle bractée. Là, toutes les bractées sont réunies sous le capitule et elles sont épineuses. D’après la forme des bractées, des feuilles… je dirais que c’est la centaurée rude, Centaurea aspera. Voilà, moi j’ai fini pour la botanique de la dune. »

Léo : « On retourne à la monture ? »

Max : « Oui oui. Et après on va au Royaume des Chevaliers. »

Boris : « Mais on y est déjà allés ! »

Max : « On y va souvent. Il y a des beaux zoisos dans ce Royaume. »

Samuel : « Cousin Max avait raison. Plus on s’éloigne de la mer, plus la végétation est importante. »

Léo : « Elle est aussi de plus en plus haute. »

Boris : « Max, tu connais cette plante ? Il y en a beaucoup. Il faut la connaître. »

Max : « Cette plante… Oui, c’est vrai qu’il y en a beaucoup. Si je me souviens bien… Je me souviens plus. »

Le chevalier : « Atriplex halimus, Amaranthacées. L’arroche des sables ou arroche maritime. »

Samuel : « Vous avez vu tous les escargots ? »

Max : « J’avais déjà vu mais j’ai pas demandé. Bonome, tu fotoes et tu expliques. S’il te plaît. »

Le chevalier : « Oui Maxou. Vous êtes bien élevés. Vous dites toujours s’il te plaît. Bon, Max donne des ordres avant mais la politesse est sauve. »

Léo : « Parfois Max oublie ! »

Le chevalier : « Et c’est toi qui l’ajoutes mon Léo. Je sais. »

Max : « C’est que, porté par mon enthousiame, j’oublie les politesses. »

Le chevalier : « Je sais aussi Maxou. Bien, revenons à nos escargots. D’abord les fotos… »

Le chevalier : « Si je ne dis pas d’erreur, ces escargots appartiennent à l’espèce Euparypha pisana de la famille des Hélicidés. »

Samuel : « Qu’est ce qu’ils font là ? »

Le chevalier : « Ils fuient le sol surchauffé. Ce sont des phytophages nocturnes. La nuit ils se nourrissent de feuilles d’Apiacées, de Fabacées… Pendant la journée la température au sol est trop élevée alors ils grimpent sur le premier support vertical qu’ils trouvent et se réfugient dans leur coquille. »

Max : « On en voit souvent en bord de mer. »

Le chevalier : « Ils sont assez fréquent de la Méditerranée aux Pays-Bas… Cette espèce apprécie les dunes constituées de sables coquilliers. »

Boris : « C’est quoi un sable coquillier ? »

Max : « Un sable riche en morceaux de coquilles. Souvenez-vous tout à l’heure au niveau de la dune embryonnaire. Il y avait des tas de coquilles. »

Léo : « Je suppose que ces escargots ont besoin de calcaire pour faire leur coquille. »

Le chevalier : « Tu supposes bien mon Léo. »

Max : « Bon, on a bien étudié la dune. Si on y allait ? »

Léo : « Mon cher Maxou, tu m’as l’air bien pressé d’y aller à ce Royaume 🙂 »

Max : « Ça te rappelle des souvenirs ? »

Léo : « Oui 🙂 On y va ! »

Samuel : « Attendez ! Regardez les feuilles ! C’est bôôôô ! »

Max : « Sam le brodé voit toujours quelque chose ! »

Boris : « Et il trouve tout beau 🙂 »

Max : « Ah, Boris, il faut savoir que les petizours ça a beaucoup de beauté dans les yeux. »

Boris : « De la beauté dans les yeux ? »

Max : « Philoléo t’expliquera tout ça ce soir. Mais sache que la beauté est dans l’œil de celui qui regarde. »

Boris : « Ça veut dire que c’est celui qui regarde qui trouve que c’est beau ? »

Léo : « Oui, on dit que la beauté est subjective. Elle dépend du sujet de l’observation. Pas de son objet. Nous, les petizours, on trouve que la nature est très belle. »

Boris : « C’est pas tout le monde qui trouve que la nature est très belle ? »

Max : « Ben non. Malheureusement… »

Samuel : « Chevalier, tu veux bien m’expliquer les feuilles pendant que les cousins philosophent ? S’il te plaît. »

Le chevalier : « Je veux bien. Ce sont des feuilles du panicaut. Quand la feuille tombe, son limbe est dévoré par tout une escouade d’Arthropodes, de vers, de Gastéropodes… En fait, la végétation de la dune renferme de très nombreux animaux de petites tailles. On les voit difficilement. Certains sont inféodés à la dune, d’autres à une ou quelques espèces de la dune… Revenons à la feuille. Le limbe est dévoré mais pas les nervures. Elles mettent très longtemps à être décomposées. »

Samuel : « Ça fait comme un fantôme de feuille… »

Max : « Un jour on en ramassera. Je suis sûr qu’on peut en faire quelque chose de ces fantômes de feuilles… Allez ! On avance ! »

Léo : « On fotoe la cisticole avant ! »

Léo : « La cisticole des joncs… Cisticola juncidis, Cisticolidés. Elle aime les milieux humides comme les marais. Il y a des mares un peu plus loin. Elle se nourrit surtout d’insectes. Il y en a beaucoup dans la dune d’après ce qu’à dit bonome. Et il y en a aussi beaucoup autour des mares. Elle est bien ici la cisticole. »

Samuel : « Et c’est un très beau zoiso. »

Max : « Petit Sam, tu sais bien que tous les zoisos c’est un très beau zoiso 🙂 »

Continuer la promenade

159-2 Épanadiplose

Vendredi 21 Juillet, An IV (suite)

Les petizours sont dans les poches du chevalier, en binôme…

Boris (marmonnant dans son sommeil) : « птица… Травник… цапля…»

Samuel : « Max ! Léo ! Boris dort et il rêve de zoisos je crois ! »

Max : « Pauvre Boris. Il faut qu’il assimile tout ce qu’il a vu… »

Léo : « Et on a fait presque que l’ornithologie. Il va falloir qu’on lui montre la géologie. »

Max : « Et la botanique un peu aussi… »

Samuel : « Vous savez combien de temps il reste avec nous ? »

Max : « Ben non… Ils ont pas été très sérieux au Grand Conseil des petizours de Grande Russie. Ils nous envoient Boris comme ça, sans prévenir, sans ordre de mission… Je suis sûr que Princesse est même pas au courant. »

Léo : « Bonome, on pourrait le garder pendant toutes les grandes vacances. Il verrait les Royaumes de chez nous aussi. Ça ferait plus de diversité. »

Le chevalier : « Je veux bien. Nous verrons avec lui. Nous arrivons à un observatoire. »

Samuel : « Léo, tu peux réveiller Boris ? »

Léo : « Ben c’est toi qui es dans la même poche que lui ! »

Samuel : « D’accord. Je m’en occupe alors. Boooris ! Boooooriiiiiiis ! Il faut te réveiller. Il y a un zoiso… »

Boris : « птица ? Какая птица ? »

Samuel : « Voilà ! Il est réveillé 🙂 »

Max : « Il y a pas encore de zoisos Boris. On arrive à un observatoire. »

Samuel : « On va l’aborder ! »

Léo : « Tu te prends vraiment pour un pirate petit Sam ? »

Samuel : « Sam le brodé s’il te plaît cousin Léo. »

Max : « Ben voilà ! Encore un qui va pas bien dans sa tête ! Forcément il a pas de casquette alors le soleil tape et son cerveau fond. Et après il se prend pour un pirate. Il faudrait une loi qui oblige les petizours à avoir une casquette cousue sur leur tête ! »

Léo : « Mon cher Max, tu as une casquette toi et tu vas quand même pas bien dans ta tête 🙂 »

Max : « Je vais très bien dans ma tête moi ! Je suis même le seul de la tribu à aller bien dans sa tête ! »

Boris : « Rhoooo ! »

Samuel : « Ah ben oui ! Rhoooo aussi ! »

Max : « On était là-bas, tout à gauche. Et on va à la tour. On va passer par le grand chemin à droite ? »

Le chevalier : « Oui Maxou. »

Léo : « Il y a pas des zoisos… J’en entends même pas… »

Samuel : « On pourrait s’attendre à ce qu’il y ait des passereaux… »

Max : « Pfff ! Alors comment on fait pour former Boris si il y a pas des zoisos… Ça, ça aurait pas eu lieu si on avait été prévenus de sa venue ! Les zoisos auraient été coopératifs et ils seraient venus nous voir ! Mais là… Si ça se trouve ils sont vexés… »

Samuel : « Non cousin Max, les zoisos sont pas vexés ! Tu dis des erreurs ! »

Léo : « Il y en a quand même pas… On avance ? »

Le chevalier : « Oui mon Léo. »

Max : « Heureusement qu’on poche parce qu’elle est loin la tour. »

Boris : « Vous pochez souvent ? »

Léo : « Ben oui. On a des toutes petites pattes. On peut pas tout marcher ! »

Max : « Tu imagines le temps qu’on aurait mis pour faire cette distance ? »

Samuel : « Ça nous prendrait plusieurs journées par jour pour faire tout ça ! »

Max : « Tiens, un ragondin… »

Léo : « C’est pas passionnant… »

Max : « Cousin Léo râle 🙂 »

Léo : « Je râle pas. Mais bonome fait rien qu’à marcher et on voit pas de zoisos. Un ragondin… Pfff ! »

Boris : « Moi j’aime bien les ragondins. »

Léo : « Moi aussi ! C’est un beau zanimo le ragondin. Mais on en voit souvent… »

Boris : « Tu peux me redonner le nom du ragondin en scientifique s’il te plaît ? »

Léo : « Myocastor coypus, Myocastoridés. »

Max : « Boris sais-tu que le ragondin est caecotrophe ? »

Boris : « C’est quoi caecotrophe ? »

Max : « Il mange son caca 🙂 »

Samuel : « Beurk ! »

Boris : « Tu peux expliquer s’il te plaît ? »

Max : « Bien sûr ! Il faut savoir que le ragondin est phytophage : il se nourrit de végétos. Enfin, quand il mange pas des Mollusques Bivalves qui devaient être des Anodontes des cygnes. Bref… En fait, les Mammifères digèrent pas les végétos. Ils ont besoin de bactéries dans leur tube digestif pour les digérer. »

Boris : « Les phytophages digèrent pas les végétos ? »

Max : « Ben non ! C’est pour ça qu’ils ont besoin des bactéries. Il y en a des tas. Même chez les zoms ! Chez le zoms c’est des centaines d’espèces, peut-être des milliers ! Et au total ça fait 2 kg dans les intestins des zoms. »

Boris : « Tout ça ! »

Max : « Ben oui, tout ça ! Bon, revenons au ragondin. Il mange des végétos et ça avance dans son tube digestif. Au passage les bactéries commencent à digérer les végétos. Mais ça prend trop de temps alors le ragondin fait caca du manger pas fini de digéré couvert de bactéries. Les bactéries continuent la digestion des végétos à l’extérieur du corps du ragondin. Puis le ragondin mange son caca et la digestion se poursuit dans son tube digestif. Là, il peut absorber les nutriments. Et je pense qu’il digère aussi les bactéries. »

Boris : « Mais elles l’aident les bactéries ! Pourquoi il les digère ? »

Max : « Ben c’est du manger ! Et puis son tube digestif sait pas faire la différence entre les végétos et les bactéries alors il digère tout. »

Léo : « Max, tu as oublié de parler du microbiote. »

Max : « Ben non ! C’est ce que je viens de faire je te signale ! »

Samuel : « Cousin Léo voulait dire que tu as utilisé le mot. »

Max : « J’allais le faire ! Boris, le microbiote c’est l’ensemble des microbes qu’il y a dans un être vivant. L’être vivant peut pas vivre sans son microbiote. Et ça fait pas longtemps que les scientifiques ont compris le microbiote. On sait pas tout encore. »

Léo : « Tu as tout compris Boris ? »

Boris : « Oui. C’est pas très difficile. Il faut juste retenir le vocabulaire. »

Samuel : « Tu vois cousin Léo, même si on voit qu’un ragondin, ça peut être intéressant. »

Boris : « Surtout que je connais pas tout ça moi. Je savais pas que le ragondin mangeait son caca. »

Max : « Il est pas le seul. Il y a beaucoup des phytophages qui sont caecotrophes. Le lapin par exemple. »

Samuel : « Un patapon ! »

Boris : « Un patapon ? Mais c’est pas un héron cendré ? »

Léo : « Si 🙂 Mais c’est à cause d’une saproblague de bonome qu’on appelle les jeunes hérons cendrés des patapons. »

Boris : « Saproblague ? »

Samuel : « Ça vient du grékancien. Parce que bonome peut pas s’empêcher de parler du grékancien toutes les 20 minutes. En grékancien sapro signifie pourri. Une sparoblague c’est une blague pourrie. C’est la spécialité de notre grand chevalier les blagues pourries. Là, c’est parce qu’il y a une chanson pour les enfants qui dit : ‘Et ron et ron, petits patapons’. Alors pour bonome c’est devenu ‘Héron, héron petit patapon’. »

Boris : « C’est pas drôle. »

Léo : « Ben non ! C’est pour ça que c’est une saproblague 🙂 »

Samuel : « C’est pas drôle mais vous appelez quand même les jeunes hérons des patapons… »

Léo : « 🙂 Boris, c’est mieux si on t’explique comment on sait que c’est un jeune héron. Regarde le dessus de sa tête. On dit la calotte. »

Boris : « C’est gris. »

Léo : « Voilà ! Chez les adultes c’est blanc avec un trait noir. »

Boris : « Alors je sais reconnaître les jeunes hérons alors. »

Samuel : « Ben oui. »

Max : « On papote, on papote… Et on voit pas des zoisos ! »

Léo : « On est arrivés à la tour ! On grimpe ? »

Max : « Ben non. Bonome a tout marché jusqu’ici pour la regarder de près. On a vu et on repart. »

Samuel : « Cousin Max ironise. »

Léo : « Bonome, il faut pas pétuner dans la tour. Elle est en bois et tu vas mettre le feu ! Et après tu vas aller en prison. »

Le chevalier : « Oui mon Léo. »

Max : « Faisons une pause au premier étage… »

Léo : « On était tout là-bas en face ! »

Max : « C’est quand même tout sec… »

Samuel : « Et il y a pas des zoisos… »

Léo : « Il y a une poule-d’eau là, avec ses petits… »

Max : « La poule-d’eau c’est un Rallidé. Elle s’appelle Gallinula chloropus et c’est l’un des premiers zoisos que bonome m’a montré… »

Léo : « On en voit souvent par chez nous mais beaucoup moins ici. »

Max : « Ici les zoisos sont beaucoup plus sauvages que chez nous. Ils ont pas du tout l’habitude des zoms. »

Samuel : « On continue à grimper ? »

Le chevalier : « Oui Sam le brodé 🙂 »

Samuel : « 🙂 »

Max : « Ça va bonome, c’est pas trop dur de monter les escaliers ? »

Le chevalier : « Avec 4 petizours remplis de chocolat dans la poche… »

Max : « Pfff ! On en a même pas eu aujourd’hui !!! »

Léo : « Si, au petit-déjeuner. »

Max : « Mais ça compte pas ! C’est normal au petit-déjeuner ! »

Samuel : « Cousin Boris, comme tu peux le voir cousin Max est chocolatomane. Il fait régulièrement des crises de manque au cours desquelles il devient irritable, voire agressif… »

Max : « Je suis ni irritable, ni agressif ! »

Léo : « Là-bas il y a trois zoisos… »

Léo : « Tu les vois Boris ? »

Boris : « Je les aperçois vaguement… »

Max : « Bonome, sors les jumelles pour Boris. Moi je les ai déjà reconnus 🙂 »

Samuel : « Moi aussi ! »

Léo : « Tout pareil ! »

Boris : « Comment vous faites ? »

Léo : « Regarde aux jumelles Boris. Merci bonome. »

Boris : « Je les vois. »

Max : « Alors tout à gauche c’est un chevalier guignette. »

Samuel : « Actitis hypoleucos, Scolopacidés. »

Max : « Il se reconnaît parce qu’il baisse et lève la queue tout le temps. Il a une forme de chevalier et le comportement d’un guignette. Alors c’est un guignette. »

Léo : « Pour bien le reconnaître il faut regarder le blanc qui remonte sur les épaules. »

Samuel : « Ça le distingue du chevalier culblanc, Tringa ochropus. »

Léo : « Au centre c’est un gambette. »

Max : « Lui on le reconnaît parce qu’on le reconnaît 🙂 »

Léo : « Bonome utilise une expression pour ça mais c’est pas poli alors je la dis pas. »

Max : « Bonome, dis à Boris. »

Le chevalier : « Et c’est moi qui vais passer pour un pas poli… »

Max : « Et oui… »

Le chevalier : « C’est une reconnaissance à la gueule. »

Max : « C’est comme ça que les scientifiques pas polis disent qu’ils reconnaissent un être vivant parce qu’ils le connaissent déjà… »

Samuel : « Et le troisième zoiso a des très longues pattes. »

Boris : « C’est une échasse blanche ? »

Léo : « Oui Boris. Tu vois que toi aussi tu les reconnais. »

Max : « Bon… Il y a quand même pas beaucoup de zoisos… »

Samuel : « Il y a un rapace en vol ! »

Max : « C’est un milan noir. »

Samuel : « Milvus migrans, Accipitridés. »

Léo : « Moi je vais voir sur le côté… »

Samuel : « Je viens avec toi cousin Léo. »

Max : « Tu vois Boris, quand je te dis qu’ils sont inséparables 🙂 »

Boris : « On va avec eux ? »

Max : « Si tu veux… »

Léo : « Oh ! »

Max : « Bonome ! Il y a Martin ! Fotoe le s’il te plaît ! »

Samuel (qui agite la patte à la fenêtre) : « Bonjour Martin ! »

Max : « Boris, montre toi bien ! »

Boris : « Comme ça ? »

Max : « Oui oui ! Martin, regarde ! C’est cousin Boris ! Il vient de la Grande Russie ! »

Léo : « Il doit étudier les zoisos pour être formateur en Grande Russie. »

Samuel : « Tu vas bien Martin ? »

Max : « Il va pas répondre… Zutalor ! Il est parti ! »

Léo : « Martin c’est notre ami 🙂 »

Boris : « Vous avez des amis zoisos ? »

Max : « Oui 🙂 Martin, blongios, grébu… »

Léo : « D’habitude il vient pas nous voir en Charentmaritimie Martin. Ils sont toujours pressés les Martins d’ici. »

Max : « Chez nous, parfois, il se pose juste devant nous pour papoter un peu. Mais il fait comme si il nous voyait pas. »

Léo : « Pour pas que les autres zoisos soient jaloux. »

Samuel : « Rholala ! On a vu Martin ! »

Max : « Il est bien ce Royaume ! »

Le chevalier : « Ainsi sont les petizours… Ils ronchonnent parce qu’on voit pas de zoisos et si Martin passe ils disent qu’il est bien ce Royaume… »

Max : « Tu nous as pas dit comment il s’appelle ce Royaume… »

Le chevalier : « Je le dirai plus tard… Et si nous retournions au Royaume des Échasses ? »

Max : « Pourquoi pas… Il y a pas beaucoup de zoisos ici… »

Léo : « Alors on y va ! »

Max : « Petizours, formez les binômes ! »

Samuel : « Binômes formés ! »

Max : « Binômes, pochage ! »

Léo : « On grimpe ! »

Samuel : « Petizours pochés cousin Max ! »

Max : « Alors en route bonome ! »

Léo : « Ça te plaît les inspections Boris ? »

Boris : « Oui, beaucoup. Mais j’ai peur de pas tout retenir. »

Léo : « C’est pas la peine d’avoir peur. Tu vas pas tout retenir 🙂 C’est étrange la mémoire. Bonome dit parfois qu’il faut oublier 7 fois avant se souvenir. C’est à cause des mécanismes physiologiques de la mémoire. Il doit y avoir consolidation de l’engramme cérébral. Mais bon… On prépare le terrain. Tu vas te souvenir de certaines choses et le reste il y en a une trace dans ta tête. Tu apprendras plus vite. Mais tu vas devoir étudier en rentrant en Grande Russie. »

Boris : « Oui, je sais. Je me servirai du blog de Max. »

Léo : « Tu lui diras, ça lui fera plaisir. »

Max : « Vous papotez tous les deux là-bas ? »

Léo : « Ben oui ! »

Max : « Alors arrêtez le temps qu’on observe le cygne… »

Léo : « Le cygne tuberculé : Cygnus olor, Anséridés. »

Boris : « C’est un très beau zoiso. »

Léo : « Oui 🙂 Et il est très grand. Max rêve d’en chevaucher un pour visiter le Pays des Zoisos. Un jour, on a imaginé le pauvre cygne qui devait porter bonome. Et on a bien rigolé. Et une élève de bonome en a fait un dessin. Je demanderai à Max de te le montrer. »

Samuel : « Les cousins ! Il y a une cigogne à côté d’un bœuf ! »

Max : « Ah non ! Alors ça, c’est à cause des garde-bœufs qui font pas leur travail ! La cigogne a vu des bœufs pas gardés alors elle est venue faire le travail ! Ça va pas du tout ça ! Ils vont voir ce qu’ils vont voir les garde-bœufs ! Non mais ça alors ! »

Samuel : « Calme toi cousin Max. Les bœufs et les vaches se gardent très bien tout seuls. Ils risquent rien dans ce Royaume. »

Le chevalier : « Chut ! »

Max : « Chut ? »

Léo : « Rhoooo ! »

Samuel : « Parti ! »

Léo : « Ça alors ! »

Samuel : « La chaaaaaance ! »

Max : « Bonome, tu as fotoé ? »

Le chevalier : « Non Max. Je ne m’y attendais pas et je n’étais pas prêt… »

Max : « Bonome ! »

Boris : « C’était quoi ? »

Max : « C’était quoi ? Mais c’était une loutre avec un poisson dans la gueule ! »

Boris : « Une loutre ? »

Léo : « Oui, une loutre ! »

Max : « Bonome, comment as-tu pu rater une loutre ? »

Le chevalier : « Max, tu as vu comme moi. Elle est arrivée d’un coup sur le chemin, s’est immobilisée en nous voyant et est repartie aussi vite qu’elle était apparue. »

Max : « Bonome ! Une loutre ! C’est pas tout le monde qui a déjà vu des loutres ! »

Le chevalier : « Nous l’avons vue. »

Max : « Mais tu as pas fotoé ! »

Le chevalier : « Non, je n’ai pas fotoé. Désolé Max mais je n’y peux rien. »

Samuel : « C’est pour ça que tu voulais pas nous dire le nom du Royaume ? C’est le Royaume des Loutres, c’est ça ? »

Le chevalier : « Oui mon petit Sam. Les loutres sont difficiles à observer. Je ne voulais pas que vous soyez déçus… »

Samuel : « C’est gentil ça chevalier. »

Léo : « On a vu une loutre ! Rholala ! »

Max : « Et bonome a pas fotoé… »

Léo : « Max ça suffit ! Tu peux pas te réjouir de l’avoir vue ? »

Max : « Si. Mais Princesse va pas nous croire si on a pas de foto… »

Léo : « Et bien qu’elle nous croit pas ! On s’en fiche ! On l’a vue et on le sait… »

Samuel : « Avec un poisson dans la gueule… »

Boris : « C’est rare les loutres ? »

Max : « Oui. Et c’est surtout très difficile à observer… »

Léo : « Mais on en a vu une 🙂 »

Samuel : « Tu vois cousin Boris, deux jours d’inspection et vlan ! Une loutre ! »

Boris : « Ouiii:) Merci. »

Léo : « C’est à bonome qu’il faut dire merci. C’est grâce à lui tout ça. »

Le chevalier : « Oui oui. »

Léo : « Bonome, il sait jamais comment se comporter quand on lui dit merci. »

Max : « On est revenus à la cabane d’accueil… »

Léo : « Le garde est peut-être encore occupé… »

Max : « Tiens, c’est quoi ça ? »

Léo : « Un nid d’Hyménoptères sûrement… »

Max : « On va encore pas trouver… »

Boris : « C’est quoi les minéoptères ? »

Max : « Les minéoptères je sais pas mais je peux te parler des Hy-mé-no-ptères. »

Boris : « Hy-mé-no-ptères. »

Samuel : « Oui cousin Boris. »

Léo : « Boris, connais-tu les insectes ? »

Boris : « Oui ! Ce sont des zanimos qui ont une cuticule, un corps en trois parties, des antennes et trois paires de pattes. »

Max : « C’est bien Boris. »

Léo : « Les Hyménoptères c’est pas facile de les définir. Il y a des tas de critères. Je sais qu’il y a quatre ailes et que les ailes antérieures sont attachées aux ailes postérieures. Mais j’en sais pas plus. »

Max : « Les pièces buccales sont de type broyeuses. Ou broyeuses lécheuses. »

Samuel : « Moi je sais rien du tout. »

Max : « Il y a beaucoup des hyménoptères. On en verra peut-être d’autres. Là, on va dire que c’est une guêpe potière qui a fait ce nid. Il faudrait rester devant le nid pour apercevoir le zanimo. Mais on l’embêterait et nous on embête pas les zanimos. Allez bonome, on laisse le nid pour que la guêpe puisse revenir. On va à la tonne de chasse qui sert plus à la chasse… »

Boris : « Mais on y est allés tout à l’heure ! »

Léo : « Boris, les zoisos sont pas toujours les mêmes ! Il y en a qui arrivent, d’autres qui repartent… Et puis on aime beaucoup les zoisos alors on va les voir. »

Boris : « Le chevalier va en avoir assez ! »

Max : « Bonome ? Il veut jamais rentrer ! Il en a jamais assez des zoisos. T’inquiète pas pour ça. »

Léo : « Et d’après le chemin qu’on a pris en chevauchant jusqu’ici on pourra pas faire des arrêts imprévus au retour. Alors il va rester ici le plus longtemps possible. »

Samuel : « Et nous aussi 🙂 »

Boris : « Vous avez de la chance d’être les petizours d’un grand chevalier qui aime les zoisos… »

Léo : « Ben oui. J’espère que ton chevalier sera gentil avec toi… »

Boris : « Je vais avoir un chevalier ? »

Max : « Normalement, oui. Ou alors… »

Boris : « Ou alors ? »

Max : « Je sais pas comment dire. Arthur, notre copain petitours, il a Brindille lui. »

Le chevalier : « Mes petizours, nous arrivons à la tonne. »

Max : « Alors on se tait. Bonome, quand on sera rentrés tu nous poseras sur les ouvertures s’il te plaît. »

Le chevalier : « Oui Maxou. »

Léo : « Alors… »

Samuel : « Là… »

Max : « Les sarcelles d’été ! »

Samuel : « Anas querquedula, Anatidés. »

Léo : « Tu vois Boris, tout à l’heure elles étaient loin les sarcelles d’été et maintenant elles sont juste là. Ça valait le coup de revenir. »

Max : « Et le chevalier guignette est tout près aussi… »

Boris : « Le chevalier s’appelle Actitis hypoleucos et c’est un Scolopacidé. »

Léo : « C’est bien Boris. Tu fais des progrès. »

Boris : « Merci Léo. Ça me rassure un peu… »

Samuel : « Il y a des souchets… »

Léo : « Le canard souchet, Anas clypeata, se reconnaît à son gros bec aplati. »

Max : « En ce moment, les canards sont tous marrons. C’est le plumage internuptial. Alors c’est pas facile de les distinguer. Tu verras comme c’est plus facile en plumages nuptiaux. »

Boris : « Et ce zoiso ? »

Max : « Ce zoiso… Ah oui ! »

Max : « Léo, tu l’as reconnu ? »

Léo : « Oui. »

Max : « Ben dis à Boris ! »

Léo : « C’est un chevalier sylvain, Tringa glareola, Scolopacidés. »

Boris : « Encore un chevalier ! »

Max : « Lesquels on a vu déjà avec Boris ? »

Samuel : « Guignette, Gambette, aboyeur, arlequin et sylvain. »

Max : « Pas le culblanc ? »

Samuel : « Non, pas le culblanc. »

Léo : « Ça fait quand même 5 espèces de chevaliers 🙂 »

Max : « Le culblanc on le voit moins souvent… Les autres, on les connaît pas. »

Samuel : « Moi j’aime bien ce moment de l’inspection. Quand on a tout fait déjà, qu’on a vu des beaux zoisos et qu’on reste juste parce qu’on veut pas rentrer. On observe plus sereinement. »

Léo : « Tu as raison peti Sam. Heu… Sam le brodé 🙂 C’est plus calme. On court plus partout puisqu’on a déjà vu les zoisos… »

Max : « On a parfois de bonnes surprises quand même. »

Léo : « D’autant plus qu’on s’y attend plus. »

Boris : « On va rester longtemps encore ? »

Max : « Tu veux rentrer ? »

Boris : « Non, mais ça m’étonne qu’on reste comme ça… »

Max : « Tu es comme Sam toi. Tu arrives pas à croire que ce qu’il t’arrive est vrai 🙂 »

Léo : « Bonome, on reste longtemps encore ? »

Le chevalier : « Je pense que nous resterons suffisamment longtemps pour que vous ne râliez pas quand je donnerai le signal du départ… »

Max : « On râle pas nous. On est des gentils petizours. »

Le chevalier : « Oui mon Maxou. »

Léo : « Les sarcelles d’été continuent leur toilette… »

Max : « Les zanimos ça fait beaucoup sa toilette 🙂 »

Samuel : « Il y a une bergeronnette grise et un guignette… »

Max : « Et là un vanneau huppé à côté d’un souchet… »

Boris : « C’est calme ici… »

Max : « C’est toujours calme où nous emmène bonome. En plus il y a pas des zoms. »

Léo : « Même les zoisos sont calmes. »

Samuel : « Et comme on a déjà tout fotoé on peut se contenter d’observer. »

Boris : « C’est qui le zoiso là-bas, à côté des échasses ? »

Max : « Voyons ça… Bonome, tu as repéré ? Ah bah oui ! Tu as déjà fotoé je suppose ? »

Le chevalier : « Tu supposes bien 🙂 »

Max : « C’est une barge ça. Mais je suis pas fort en barges… »

Léo : « Le bec est rectiligne, le plumage paraît uni… Ce serait donc une barge à queue noire, Limosa limosa, Scolopacidés. »

Boris : « Il y a beaucoup des Scolopacidés ! »

Max : « Oui, souvent les zoms les appellent les limicoles. Mais il faut pas. C’est pas vraiment scientifique les limicoles. Les Scolopacidés font partie des zoisos qui aiment avoir les pattes dans l’eau. C’est leur milieu de vie. »

Samuel : « C’est surtout là qu’ils trouvent de quoi se nourrir. »

Léo : « Comme on est allés dans des zones humides peu profondes, c’est normal qu’on ait vu beaucoup de Scolopacidés. »

Max : « Les zoisos sont pas les mêmes selon les milieux de vie. Ici, en Charentmaritimie on va surtout dans les marais, le bord de mer… On fait pas vraiment les prairies ou les forêts. »

Samuel : « On peut pas tout faire 🙂 »

Max : « Mais on va pas trop innover tant que tu es là Boris. Je préfère qu’on t’emmène là où on est à peu près sûrs de voir des zoisos. »

Léo : « Bergeronnette printanière ! »

Samuel : « Motacilla flava, Motacillidés. »

Boris : « Tu connais tous les noms Sam le brodé ? »

Samuel : « Ben non, pas tous… »

Léo : « Je t’avais prévenu Boris. Sam a une mémoire prodigieuse 🙂 »

Max : « Bonome, le soleil se cache. La lumière baisse… »

Le chevalier : « Je vois 🙂 Vous commencez à fatiguer n’est ce pas ? »

Max : « Moi oui. »

Léo : « Moi aussi. »

Boris : « J’en peux plus moi. »

Samuel : « Tout pareil. »

Le chevalier : « Mes pauvres petizours. Alors formez les binômes et pochez vous. Nous rentrons. »

Pendant la chevauchée de retour… 

Boris (marmonnant dans son sommeil) : « птица… Травник… цапля…»

Samuel : « Max ! Léo ! Boris dort et il rêve de zoisos je crois ! »

Max : « Pauvre Boris. Il faut qu’il assimile tout ce qu’il a vu… »

Voilà pour notre deuxième journée d’inspection avec Boris Princesse. On va bien le former ce petizours. Tu pourras être fière de nous 🙂

Je t’embrasse Princesse et j’espère que tu vas bien.

Continuer la promenade

159-1 Le Royaume des Échasses

Vendredi 21 Juillet, An IV

Max : « BONOOOME ! BOOOOONOOOOOOME ! »

Léo : « Pourquoi tu cries comme ça Maxou ? »

Max : « Ben, il est temps d’aller au zoisos ! »

Léo : « Il est temps ? »

Max : « Ben oui ! Tu as vu l’heure ? Qu’est ce qu’il fait ce bonome ? BONOOOOME ! »

Boris : « Max, on crie pas comme ça voyons ! »

Max : « Je crie si je veux ! Bon… Je vais le chercher ! »

Samuel : « Tu sais Boris, cousin Max crie parfois mais il est très gentil. »

Boris : « Oui, j’ai compris:) Mais quand même ! »

Léo : « C’est un pudique notre Maxou. Il crie pour pas montrer qu’il est en admiration totale face à son bonome. »

Samuel : « Hier il a eu peur d’être abandonné. »

Boris : « какой идиот ! »

Léo : « Boris, tu as pas tout à fait tort mais je veux pas que tu parles de Max en ces termes ! »

Boris : « Pardon cousin Léo. »

Léo : « Je veux plus de ça ! D’accord ? »

Boris : « да, да !»

Max : « Il dormait ! Vous vous rendez compte ! Bonome dormait ! Alors on doit former un nouveau cousin pour qu’il soit lui même formateur de petizours naturalistes en Grande Russie et bonome dort ! Pfff ! »

Léo : « J’espère que tu l’as laissé dormir ! »

Max : « Ben non ! Je lui ai dit de sauter dans ses chaussettes ! »

Samuel : « Cousin Léo aime bien enjoindre au chevalier de sauter dans ses chaussettes 🙂 »

Max : « Vous êtes prêts vous ? »

Samuel : « Je vais chercher les sacados ! »

Le chevalier arrive avec les sacados et Samuel dans sa main…

Le chevalier : « Vous envoyez le plus petit d’entre vous chercher le matériel ? »

Léo : « Le petitours Samuel était volontaire chef ! »

Le chevalier : « Bien. Vous êtes prêts je suppose. »

Max : « On t’attend depuis des heures ! »

Léo : « Bonome, puis-je te poser une question ? »

Le chevalier : « Bien sûr mon Léo. »

Léo : « On va où aujourd’hui ? »

Le chevalier : « 🙂 Boris, j’entends cette question presque chaque jour mais habituellement c’est Max qui la pose 🙂 »

Léo : « Je voulais changer un peu, pour éviter la monotonie… »

Le chevalier : « 🙂 Et bien, pour éviter la monotonie je ne répondrai pas ! Allons y ! »

Boris : « Пойдемте ! »

Pendant la chevauchée…

Max : « Bonome, tu veux pas nous dire où on va ? »

Léo : « On est jamais passés par ici ! »

Samuel : « On va dans un nouveau Royaume ? »

Max : « Ben si on est jamais passés par ici… »

Léo : « On va à l’intérieur des terres… »

Le chevalier : « Nous arrivons bientôt. Soyez patients… »

Samuel : « C’est bien un nouveau Royaume 🙂 »

Max : « Il s’appelle comment ce Royaume ? »

Le chevalier : « Il y en a deux. Je vous dirai au fur et à mesure… J’attache notre monture et nous pourrons commencer l’inspection. »

Max : « Bonome, on peut rester dans tes poches ? »

Le chevalier : « Oui, je pense que je vais beaucoup marcher. Restez bien installés. »

Max : « On peut faire la botanique pour montrer à Boris ? »

Boris : « ботаника ? Vous faites la botanique ? »

Max : « Boris, un petitours naturaliste doit connaître toutes les disciplines : la botanique, la géologie, l’entomologie, l’ornithologie… »

Léo : « Et même la phytosociologie ! »

Max : « Non, ça c’est pas obligé du tout ! Parce qu’après on a plus d’amis. On peut pas avoir d’amis quand on fait la phytosociologie. C’est pas possible ! »

Léo : « Max aime pas la phytosociologie 🙂 »

Max : « NON ! Bon, il y a une jolie plante à fleurs, là. On va l’étudier ? »

Le chevalier : « Allons-y ! »

Max : « Tu vois Boris, cette fleur est pas une fleur ! C’est un capitule. Un bouquet de fleurs en fait. »

Boris : « Un capitule ? »

Léo : « C’est un ensemble de fleurs sans pédoncule regroupées sur un réceptacle et entourées de bractées. »

Boris : « C’est toujours compliqué comme ça la botanique ? »

Léo : « C’est vrai qu’on a commencé par une plante compliquée. »

Max : « Oui, je me suis pas rendu compte. Bon, disons que c’est une plante de la famille des Astéracées et que c’est une centaurée. »

Léo : « Je dirais même plus ! C’est une Centaurea nigra. »

Samuel : « C’était pas une bonne idée de faire la botanique avec une Astéracée… »

Max : « Je reconnais. On avance ? »

Léo : « Il y a une maison d’accueil. On va voir ? »

Le chevalier : « Si vous voulez. »

Max : « Ben oui on veut. On se cache pour entrer. »

Le chevalier : « Mes petizours sont timides… »

Max (sortant sa tête de la poche) : « On est pas timides. Mais on veut pas voir les zoms. »

Le chevalier (à un garde du Royaume) : « Bonjour ! »

Le garde : « Bonjour. Je suis occupé pour le moment. Vous pouvez visiter. Si vous avez des questions vous me les poserez plus tard… »

Le chevalier : « Merci 🙂 … Les petizours, nous sommes seuls. Vous pouvez sortir vos têtes. »

Max : « Oh ! »

Léo : « Ça alors ! »

Samuel : « Je m’attendais pas à ça ! »

Boris : « Tout ça de zoisos ! »

Max : « J’aime pas les zanimos empaillés ! »

Léo : « Ça me gêne aussi un peu. Mais c’est pédagogique. Comme ça les visiteurs peuvent apprendre les zoisos… »

Samuel : « Et ils voient la diversité de l’avifaune locale. »

Boris : « Vous les connaissez tous ? »

Max : « Mmmmm… Oui, presque tous… »

Léo : « Sauf les Gaviiformes et les Strigiformes… »

Max : « Les plongeons et les rapaces nocturnes. »

Samuel : « Mais les autres ont les a déjà tous vus… »

Max : « Il me semble bien. »

Boris : « Vous connaissez tout ça de zoisos ? »

Max : « Ben, ça fait un moment que j’ai pas compté mais on approche des 200 espèces. »

Boris : « 200 espèces ??? »

Léo : « Ça fait un moment qu’on inspecte… »

Samuel : « Et bonome nous trouve toujours des beaux zoisos. »

Léo : « Vous avez vu le renard ? »

Max : « Quel renard ? … Ah oui ! Là haut ! »

Max : « On en a déjà vu en vrai et c’est bien mieux. Bon, les vitrines avec les zanimos empaillés c’est peut-être pédagogique mais ça remplace pas l’observation en vrai. Petizours, pochage ! Bonome, en route ! »

Le chevalier : « Nous sommes arrivés et il n’y a personne. Vous pouvez sortir… »

Max : « On sort ! »

Léo : « C’est étrange comme endroit… »

Le chevalier : « C’était une tonne de chasse… »

Max : « Une tonne de chasse ? C’est quoi ça ? »

Le chevalier : « Un abri pour la chasse. »

Max : « Mais on va pas chasser nous ! »

Le chevalier : « Plus personne ne chasse ici. Cette tonne a été reconvertie en observatoire. »

Max : « D’accord. Je préfère ça. Bon, on peut observer alors. »

Léo : « Bonome, tu peux nous poser sur les ouvertures ? »

Le chevalier : « Bien sûr mes petizours. Mais ne faites pas les fous ! Si vous tombez je ne pourrai pas aller vous chercher. »

Max : « On va faire attention alors. Bonome, tu peux fotoer la vue s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Oui Maxou… »

Léo : « Boris, viens, on va observer sur le côté, nous ! »

Boris : « Je viens ! »

Max : « Bon ben Samuel on observe devant nous ? »

Samuel : « Si tu veux cousin Max. Mais on se prévient si on voit quelque chose. »

Léo : « Alors venez vite ! Bonome, prépare toi à fotoer ! »

Max : « C’est une échasse blanche ! »

Samuel : « Himantopus himantopus, Récurvirostridés. »

Boris : « Une échasse blanche… Elle a de très longues pattes ! »

Max : « Ben oui ! Quand Dieu a conçu les échasses blanches il avait plus que des grandes pattes et des grands becs. C’était pas la bonne taille mais il a dit : ‘Ben toi, pauvre zoiso, il faudra que tu te débrouilles avec ce qu’il reste ! Tu auras des pattes trop grandes et un bec très long mais il est trop tard pour que je crée d’autres pattes à ta taille ! J’espère que les autres zoisos se moqueront pas trop de toi !’ »

Samuel : « Cousin Max aime bien raconter des histoires même pas vraies 🙂 »

Max : « Elle est étrange cette échasse… »

Léo : « Ben, Max ! On a déjà vu ! »

Samuel : « Cousin Max, c’est une échasse juvénile ! »

Max : « Ah ben oui ! Les pattes sont encore orange, pas rouges. Et les plumes noires sont bordées de blanc ce qui donne un aspect moucheté. Ben oui ! C’est une juvénile ! Bonome, il y a un adulte là. Tu peux le fotoer pour montrer les différences à Boris ? »

Le chevalier : « Si c’est pour Boris 🙂 »

Max : « Tu vois Boris, le plumage est plus sombre et plus uni chez l’adulte. Et les pattes sont rouges. »

Boris : « Merci pour ces informations Max. »

Léo : « Le problème c’est qu’on connaît pas du tout la faune et la flore de la Grande Russie. Peut-être qu’on t’apprend pas les bonnes choses… »

Max : « Bonne remarque Léo. Mais il y a toujours des choses à retenir. Là, par exemple, Boris découvre que les juvéniles ressemblent pas tout à fait aux adultes. C’est fréquent chez les zoisos qu’on connaît. Il sait donc que si le zoiso qu’on observe à des caractéristiques un peu inhabituelles, on peut faire l’hypothèse que c’est un juvénile. Mais il faut vérifier dans un livre. »

Boris : « J’ai pas de livre moi. »

Max : « Avec la remarque de Léo, on peut pas t’en offrir. Peut-être qu’il faut un ouvrage spécialisé. Et puis ce serait bien qu’il soit en russe. On va écrire au Grand Conseil des Petizours de la Grande Russie pour qu’il te fournisse un beau livre de zoisos. C’est le minimum pour un formateur de petizours naturalistes. »

Boris : « Vous feriez ça pour moi ? »

Max : « Bien sûr ! Quand même, cousin Boris ! »

Boris : « Merci beaucoup ! »

Samuel : « Vous avez vu les zoisos là-bas ? »

Max : « L’aigrette garzette ? »

Léo : « Il y a pas qu’une aigrette garzette ! Il y a une échasse blanche adulte et… »

Max : « Un canard 🙂 »

Léo : « On va pas dire que c’est un canard quand même ! Et notre réputation ? »

Samuel : « On va dire que c’est un Anatidé. »

Léo : « On dirait… »

Max : « On dirait quoi ? »

Léo : « Une sarcelle d’été… Anas querquedula… Mais je suis pas sûr. »

Max : « Bonome, tu es d’accord avec Léo ? »

Le chevalier : « Si c’est une hypothèse, oui. On ne le voit pas assez bien pour être affirmatif. »

Max : « On va attendre un peu. Peut-être qu’il va s’approcher ce zoiso. »

Samuel : « Tu connais les Anatidés cousin Boris ? »

Boris : « J’ai bien étudié les articles dans lesquels Max explique. Mais je connaissais pas la sarcelle d’été. »

Samuel : « Nous non plus. C’est la première fois qu’on la voit. »

Léo : « Et on est même pas sûrs que c’est une sarcelle d’été. »

Max : « Bon, en attendant qu’elle s’approche, on regarde les autres zoisos. »

Boris : « Ceux-là par exemple ? »

Léo : « Tu les as déjà vus Boris 🙂 »

Boris : « Le petit, avec une tâche noire sur le ventre, c’est un bécasseau… variable ? »

Léo : « Oui ! Calidris alpina, Scolopacidés. »

Boris : « L’autre on l’a déjà vu ? »

Max : « Je sais plus moi ! On voit tellement de zoisos… »

Samuel (soufflant discrètement à l’oreille de Boris) : « C’est un vanneau huppé, Vanellus vanellus, Charadriidés. »

Boris : « Vanneau huppé ! Vanilus vanilus, Charadriidés ! »

Léo : « Pas Vanilus vanilus ! Vanellus vanellus ! »

Max : « Samuel, quand on triche on donne les bonnes réponses ! »

Samuel : « J’ai pas triché ! Et j’ai bien dit Vanellus vanellus ! »

Max : « Donc tu as triché 🙂 »

Léo : « Qu’est ce qu’il se passe là-bas ? »

Max : « Les mouettes qui rigolent se chamaillent 🙂 »

Samuel : « Boris, en vrai on dit pas mouette qui rigole mais mouette rieuse. C’est entre nous la mouette qui rigole. »

Max : « C’est à cause que Léo s’est trompé la première fois qu’il a eu interro de zoisos. Ça m’a plu et on a gardé ce nom. En scientifique on dit Chroicocephalus ridibundus et c’est un Laridé. »

Boris : « Vous avez des interros ? »

Max : « Bonome nous en fait parfois pour voir si on a compris ou retenu. Et j’en ai fait à Léo à ses débuts. Ce sont pas des vraies interros. Comment tu dis bonome ? Des évaluations… »

Le chevalier : « Des interros ! »

Max : « Pfff ! »

Léo : « Les zoisos s’envolent ! »

Samuel : « Alors… Il y a un colvert, une échasse blanche, une mouette qui rigole de l’année et le dernier… C’est un combattant varié. »

Max : « Le combattant varié est parfois appelé chevalier combattant. »

Léo : « Là il est en pleine mue. Son plumage est intermédiaire entre le nuptial et l’internuptial… »

Boris : « Et comment vous savez que la mouette qui rigole date de cette année ? »

Léo : « A cause des ailes qui sont bordées de gris. Il y a pas ça chez les adultes. »

Boris : « Pfff ! Il y a des tas de zoisos à connaître et ils ont pas toujours le même plumage… »

Max : « Tu vas y arriver Boris ! Ça a l’air impressionnant au début mais c’est bien plus facile qu’on le croit. Et puis on a encore le temps. On va voir des tas de zoisos. »

Léo : « Et on revoit souvent les mêmes. On révise chaque jour… »

Samuel : « Prends les jumelles cousin Boris et observe tout là-bas… »

Boris : « Oui… »

Samuel : « Dis nous qui tu vois… »

Boris : « C’est une interro ? »

Samuel : « C’est pour te montrer que tu connais déjà beaucoup de zoisos. Allez, dis nous les noms ! »

Boris : « Oui Samuel. Alors… De gauche à droite, je vois… Au premier plan… Des chevaliers combattants, des échasses blanches, un canard colvert… Derrière il y a les bécasseaux variables… Et des vanneaux huppés. »

Samuel : « Bravo cousin Boris ! Bravo ! »

Léo : « Tu essayes les noms en scientifique ? »

Boris : « Vous les avez pas tous donnés ! Je connais pas moi ! »

Max : « Il a raison ! On a oublié de dire pour le combattant varié. On dit combattant varié nous, pas chevalier combattant. Il s’appelle Philomachus pugnax et c’est un Scolopacidé. »

Léo : « Les échasses blanches on l’a dit. »

Boris : « Himantopus himantopus ? »

Léo : « Oui. Et la famille c’est les Récurvirostridés. Le nom est compliqué. Récurvi comme recourbé. Et rostridés. Parce que le rostre c’est un peu comme un bec. Bec courbé : récurvi-rostridés. »

Max : « Les bécasseaux variables ? »

Boris : « Calidris alpina, Scolopacidés. »

Max : « Tu vois ! Il avait raison petit Sam. Tu connais déjà beaucoup de zoisos. »

Léo : « Le canard colvert a un nom pas facile : Anas platyrhynchos. »

Max : « Beaucoup de canards s’appellent Anas quelque chose. Anas ça veut dire canard. »

Boris : « Ça fait quand même beaucoup de noms à apprendre… »

Max : « On te fera des fiches ! Et puis on a le temps. Bon, on regarde mais on fait plus d’interro… »

Samuel : « Tu aimes les rapaces cousin Boris ? »

Boris : « да, мне очень нравятся хищники.»

Léo : « Ça veut dire qu’il aime beaucoup les rapaces. Il faut dire que ce sont de beaux zoisos… »

Samuel : « Alors regardez le milan noir qui tournoie. »

Boris : « Comment savez-vous que c’est un milan noir ? »

Max : « Bonne question… On le reconnaît c’est tout. »

Léo : « Il y a la queue. On voit bien sur la première foto : elle est échancrée. Ça c’est sûr que c’est un milan noir. »

Samuel : « On en verra sûrement d’autre. Tu vas voir cousin Boris, tu vas y arriver. »

Max : « On retourne sur le côté ? »

Léo : « Si tu veux. C’est parti ! »

Le chevalier : « Faites attention à vous ! »

Max : « Bonome, on risque rien si on tombe ! On est des peluches ! »

Le chevalier : « Et si vous vous déchirez ? »

Max : « Tu nous mettras des pièces ! »

Samuel : « Comme cousin Boris ! »

Max : « Boris le rapiécé ! »

Léo : « Ça fait pirate ! »

Boris : « Je suis pas un pirate moi ! »

Léo : « Да ! Ты пират ! Борис – пират ! »

Samuel : « Moi je veux être un pirate comme cousin Boris ! »

Léo : « Mais on va pas te rapiécer petit Sam ! »

Boris : « Toi tu es brodé sur la patte ! »

Samuel : « Alors on est tous les deux des pirates ! On va aborder des bateaux et voler des trésors ! Et on va les enterrer sur des îles désertes ! »

Max : « Tu vas aborder des bateaux ? Et si tu ploufes ? Tu sais pas nager ! »

Samuel : « On va pas ploufer ! On est des pirates ! »

Le chevalier : « D’accord, j’ai deux petits pirates parmi mes petizours 🙂 »

Léo : « Est ce que les pirates font l’ornithologie ? »

Samuel : « Ben, là on est ornithologues. Mais après on fera la piraterie avec cousin Boris. »

Léo : « Oui, si vous voulez. Observez plutôt les zoisos ! »

Max : « Au premier plan c’est un chevalier guignette, Actitis hypoleucos, Scolopacidés. Et derrière je dirais un petit gravelot, Charadrius dubius, Charadriidés. Mais d’ici on voit pas le tour de l’œil jaune. »

Léo : « La répartition des couleurs me laisse penser à un petit gravelot… »

Samuel : « Il est bien ce Royaume. Comment tu as dit qu’il s’appelait ? »

Le chevalier : « Le Royaume des Échasses. »

Boris : « Et là, c’est qui le petit zoiso ? »

Max : « Une bergeronnette grise. Motacilla alba, Motacillidés. »

Léo : « Un cousin du pipit rousseline que nous avons vu hier. »

Samuel : « Mais on a vu une bergeronnette grise à l’Observatoire hier cousin Boris. »

Boris : « Oui… J’avais oublié… Je vais jamais y arriver moi ! »

Samuel : « Mais si ! Fais toi confiance. Les premiers jours sont difficiles parce qu’on voit beaucoup de belles choses d’un coup. Et les jours suivants on révise. Parce qu’on voit pas des zoisos différents tous les jours ! »

Léo : « Petit Sam a raison Boris. Fais toi confiance. »

Max : « Tiens, le combattant varié tu le connais déjà. Observe le bien pour le mémoriser… »

Léo : « ET LÀ ! Tu as eu le temps de voir ? »

Boris : « Les vanneaux huppés, Vanellus vanellus, Charadriidés ? »

Léo : « Oui 🙂 Mais pas seulement. Bonome, tu as fotoé ? »

Le chevalier : « Oui Léo. »

Léo : « Bravo bonome ! Montre à Boris… »

Léo : « Tu vois le zoiso là ? »

Boris : « On dirait un chevalier… guignette ? »

Léo : « Oui ! Bravo ! Observe bien sa queue. C’est rare de bien la voir comme ça. Mais c’est un critère diagnostic en vol. »

Max : « Viens Boris… »

Boris : « J’arrive… »

Max : « Tu reconnais ce zoiso ? »

Boris : « Un héron. »

Max : « Oui, mais lequel ? On en a vu deux espèces. »

Boris : « On a vu le pourpré et le cendré. »

Max : « Oui… »

Boris : « Cendré c’est comme la cendre. Donc c’est gris. Celui-ci est plus marron… C’est un héron pourpré ? »

Léo : « Oui Boris. Ardea purpurea, Ardéidés. »

Samuel : « Le cendré est là… »

Boris : « Je vois. Il est bien gris le cendré. Il s’appelle comment en scientifique ? »

Léo : « Ardea cinerea, Ardéidés. »

Boris : « Alors les hérons s’appelle Ardea et sont des Ardéidés. »

Max : « Ben oui ! Tu vois que tu y arrives 🙂 »

Léo : « On continue à réviser ? »

Boris : « Oui, il faut que j’apprenne moi… »

Léo : « Alors dis nous qui sont ces zoisos. C’est pas très facile parce qu’ils sont de dos… »

Boris : « Oui, je vois… Alors, à gauche il y a un chevalier guignette, puis un vanneau huppé et le combattant varié. Les noms en scientifique maintenant : Actitis hypoleucos, Vanellus vanellus et … Je sais plus. »

Max : « Philomachus pugnax. J’ai eu du mal à le retenir celui là. Je sais pas pourquoi. »

Samuel : « C’est très bien cousin Boris ! »

Léo : « Очень хороший Борис !»

Boris : « Спасибо Лео 🙂 »

Samuel : « Chevalier, si on est au Royaume des Échasses, tu pourrais fotoer des échasses s’il te plaît. J’aime bien ces zoisos. »

Le chevalier : « Tu aimes tous les zoisos mon petitours. »

Samuel (à ses cousins) : « Je suis son petitours 🙂 »

Léo (à Boris) : « Samuel a toujours pas assimilé qu’il était le petitours de bonome 🙂 »

Max : « C’est trop beau pour lui 🙂 »

Boris : « Vous avez de la chance d’être les petizours d’un grand chevalier. »

Max : « Tu auras un bonome toi aussi ? »

Boris : « Je suppose… »

Max : « Il faudra que tu le dresses. Moi ça m’a pris un peu de temps mais maintenant il est très gentil bonome. »

Le chevalier : « Parce que tu m’as dressé ? »

Max : « Oui ! Il a bien fallu ! Tu étais tout sauvage quand je suis arrivé ! »

Léo : « Maxou aime bien dire des bêtises 🙂 »

Samuel : « Qu’est ce qu’il a à courir comme ça ce combattant ? »

Max : « C’est étrange… »

Léo : « Il fuit pas un danger… »

Samuel : « Il a peut-être vu du manger là-bas… »

Max : « La jeune échasse revient nous voir… »

Max : « Léo, qu’est ce que tu regardes comme ça ? »

Léo : « La tour… »

Max : « Oui, je l’ai vue aussi. Bonome, cette tour est un observatoire non ? »

Le chevalier : « Oui Max. »

Max : « On va y aller ? »

Le chevalier : « Oui Maxou. »

Max : « Et si on y allait maintenant ? Comme ça Boris pourrait faire une pause. Et puis on revient ici après. »

Le chevalier : « J’avais prévu d’aller voir alors allons-y ! »

Samuel : « C’est l’autre Royaume. »

Le chevalier : « Oui mon petit Sam. »

Samuel : « Alors en route pour le nouveau Royaume ! Et manants, craignez Boris le pirate et Samuel le brodé ! »

Continuer la promenade

158-3 Les cigogneaux

Jeudi 20 Juillet, An IV (Encore…)

Max : « Amis lecteurs bonjour ! »

Léo : « Bienvenus dans le Blog de Max ! »

Samuel : « Nous sommes bien contents que vous soyez là ! »

Max : « Nous vous avions parlé dans les articles précédents des cigognes de Charentmaritimie. »

Léo : « En particulier des cigogneaux. »

Samuel : « C’est rigolo les cigogneaux:) »

Max : « Vous vous impatientiez 🙂 »

Léo : « Nous savons que vous attendez de les voir. »

Samuel : « On a fait exprès de vous faire languir 🙂 »

Max : « Mais trêve de suspense ! »

Léo : « Voici les fotos ! »

Samuel : « Commençons par le parent… »

Max : « Je vous rappelle que nous allons vous présenter des cigogneaux qui demandent du manger à un parent. »

Léo : « Nous vous avons déjà présenté la même scène mais chez nos mésanges. »

Max : « Souvenez-vous : pour demander du manger les petites mésanges piaillent en agitant les ailes. »

Léo : « Nous avons souvent observé cette scène, avec de nombreuses espèces… »

Max : « Les mésanges bleues, les mésanges charbonnières, les corneilles noires… »

Léo : « Avec des tas de zoisos ! »

Max : « Ce qui nous a permis d’affirmer que beaucoup de petits zoisos se comportaient ainsi pour demander du manger. »

Samuel : « Voyons ça chez les cigognes ! »

Max : « Le parent est là et les petits se sont approchés… »

Léo : « Que va t-il se passer ? »

Max : « Eh bien oui ! »

Léo : « Les cigogneaux eux aussi piaillent en agitant les ailes pour demander du manger 🙂 »

Samuel : « Mais ça fait pas pareil que les mésanges 🙂 »

Léo : « Forcément parce que les cigogneaux c’est quand même plus grand que les mésanges 🙂 »

Max : « Continuons l’observation… »

Léo : « Nous voyons clairement que les petits tapent leur bec contre celui du parent. »

Max : « Cela fait parti du rituel de demande de manger. »

Samuel : « Tap tap tap ! »

Max : « Nous avions déjà observé ce comportement. »

Léo : « Surtout chez les Laridés. »

Max : « Amis lecteurs, avez-vous déjà remarqué la tâche rouge qui se trouve sur le bec de nombreux Laridés ? »

Léo : « Une foto s’impose… »

Max : « Cher Léo, en tant que spécialiste des Laridés, pouvez-vous nous en dire plus s’il vous plaît ? »

Samuel : « Nous vous écoutons cher Léo. »

Léo : « De nombreux Laridés possèdent cette tâche rouge sur le bec. Les petits la frappent du bec pour avoir du manger. Des expériences ont montré que les petits tapaient moins si la tâche était pas au bon endroit ou de la bonne couleur. »

Max : « Merci pour ces précisions mon cher Léo. »

Samuel : « Mais tout le monde a pu remarquer que la cigogne a pas de tâche rouge sur le bec. »

Max : « Évidemment ! Tout le monde a vu ça ! »

Léo : « Toutefois l’intégralité du bec est rouge chez les cigognes adultes. »

Max : « Devons nous en déduire que le rouge provoque chez les petits zoisos l’irrépressible envie de donner des coups de bec ? »

Samuel : « Euh… »

Max : « Oui cher cousin Samuel ? »

Samuel : « Nos sacados sont rouges ! »

Max : « Aïe ! »

Léo : « Oulala ! »

Samuel : « Si on s’approche trop des petits zoisos ils vont nous donner des coups de bec ! »

Max : « On leur tourne pas le dos ! Jamais ! »

Léo : « Et on s’éloigne plus de bonome ! »

Samuel : « De toutes façons il veut pas qu’on s’approche des petits zoisos. »

Max : « Il veut pas qu’on se chamaille avec eux. »

Léo : « Il a raison. Il faut pas embêter les petits zoisos. »

Samuel : « Peut-être qu’il savait pour le rouge qui déclenche les coups de bec… »

Max : « Ça m’étonnerait pas de lui ça. »

Léo : « Samuel, merci de nous avoir rappelé que nos sacados étaient rouges. »

Samuel : « De rien cousin Léo 🙂 »

Max : « Revenons à nos cigogneaux. »

Léo : « Ils piaillent en agitant les ailes puis donnent des coups de bec dans le bec rouge du parent. »

Samuel : « Que se passe t-il ensuite ? »

Max : « Voyons ce que nous apprennent les fotos… »

Léo : « Nous voyons donc que le parent régurgite ce qu’il a lui même mangé plus tôt. »

Max : « La régurgitation c’est quand le contenu de l’estomac remonte par l’œsophage et ressort par la bouche. »

Samuel : « C’est un peu beurk pour nous mais c’est comme ça chez beaucoup de zoisos. »

Léo : « C’est plus facile pour les petits. Ce qu’ils avalent est déjà digéré en partie. »

Samuel : « C’est quand même un peu beurk… »

Léo : « Transposons un peu, pour mieux comprendre. Bonome, notre bonome mâche du chocolat puis le déglutit. Gloub le chocolat ! Puis plus tard il le régurgite pour nous le donner. »

Max : « Ça va pas la tête ! Le meilleur dans le chocolat c’est de le mâcher ! Il faut qu’il fonde dans la bouche ! Même, il faut commencer par le regarder, l’observer… J’ai lu que si on prend le temps de bien le regarder avant de le manger le cerveau produit des messagers chimiques du plaisir ! Alors bonome le mâche pas pour nous ! Il le digère pas pour nous ! Il touche pas au chocolat sauf pour nous le donner ! »

Samuel : « Cousin Max et le chocolat 🙂 »

Max : « Vous croyez qu’il y en a en réserve ? Je vais voir… »

Léo : « Pendant que notre cher Maxou, dit Maxou le chocovore, est parti chercher sa gourmandise préférée faisons un petit résumé de ce que nous avons vu. »

Samuel : « Vas-y cousin Léo. Tu résumes bien toi. »

Léo : « Toi aussi petit Sam. Je t’écoute. »

Samuel : « Tu me corriges si je dis des erreurs. Alors, tout d’abord les cigogneaux attendent, les pattes dans l’eau en cherchant négligemment de la nourriture. Puis le parent arrive. Les petits s’en approchent précipitamment puis commencent immédiatement à demander du manger en piaillant et en agitant les ailes. Ensuite ils donnent des coups de bec dans celui du parent pour bien se faire comprendre. »

Max : « Me voici ! Avec du chocolat 🙂 J’en ai pas pris beaucoup pour que bonome se rende pas compte qu’on en a pris. »

Léo : « On en a pas pris nous. »

Max : « Vous en voulez pas ? »

Samuel : « Moi si 🙂 »

Léo : « Moi aussi 🙂 »

Max : « On partage ! Samuel… Léo… Et moi. Vous en étiez où ? »

Léo : « Petit Sam a fait un petit résumé. »

Max : « D’accord. C’est bien ça. »

Léo : « Et il est très bien son petit résumé. »

Max : « Le parent régurgite la nourriture déjà en partie digérée. »

Samuel : « Et ensuite ? »

Max : « Regardons cha… »

Léo : « Max ! On parle pas la bouche pleine ! »

Max : « Ch’est parchque ch’est trop bon le chocolat 🙂 »

Samuel : « Dégoûtant ! »

Léo : « Si le parent régurgite pas assez vite, les petits hésitent pas à aller chercher la nourriture directement dans son bec. »

Max : « Mais c’est quand même mieux si le parent régurgite… »

Samuel : « Mais il régurgite par terre ! Les petits prennent leur repas par terre ! Beurk ! »

Léo : « Petit Sam, tu es trop sensible 🙂 C’est comme ça chez les zanimos. »

Samuel : « Moi j’aimerais pas manger par terre… »

Max : « Les cigogneaux s’en fichent ! Regardez ! On dirait qu’il y a un petit poisson au menu ! »

Léo : « Et le repas dure tant que le parent régurgite… »

Max : « En fait, le repas dure plus longtemps que ça. Parce que le parent il a pas que ça à faire. Alors il vide son estomac par terre puis il laisse ses petits manger tout seuls. Il s’en va le parent. »

Léo : « Il va manger pour lui. Ou recharger son estomac pour le repas suivant de ses petits. »

Samuel : « Parce que les petits ça fait rien qu’à manger ! »

Léo : « Il faut bien qu’ils grandissent ! »

Max : « N’oublie pas que dans trois mois à peu près ils vont migrer tout là-bas en Afrique ! »

Léo : « Rappelons que chez les cigognes la migration est pas mixte. Les mâles partent entre mâles et les femelles entre elles… »

Samuel : « Et les petits ? »

Max : « Bonne question… »

Léo : « Deux hypothèses : ils sont déjà assez grands pour suivre les individus de leur propre sexe. »

Max : « Ou alors ils migrent avec les femelles… »

Samuel : « Nous allons nous renseigner… »

Léo : « Parfois d’autres zoisos cherchent à profiter du repas. »

Samuel : « Comme cette aigrette garzette. »

Max : « Elle est venue voir si il y avait pas de quoi manger mais elle est vite repartie. »

Léo : « Il faut dire que les becs des petits sont plutôt impressionnants. »

Samuel : « Elle a eu peur de se faire chasser… »

Max : « Et les petits ont pu terminer leur repas tranquillement. »

Léo : « Voilà pour cette première scène. »

Max : « Nous espérons que cela vous a plu. »

Samuel : « Parce que nous on a beaucoup aimé 🙂 »

Max : « Il vaut mieux que ça vous ait plu parce que c’est pas fini 🙂 »

Léo : « Après ce repas, les cigogneaux avaient encore faim. »

Samuel : « Ils erraient les pattes dans l’eau, espérant peut-être réussir à se nourrir par eux-mêmes… »

Max : « Mais un parent s’est posé dans le nid… »

Léo : « Les petits l’ont rejoint en quelques coups d’ailes. »

Max : « Et ils se mirent aussitôt à piailler en agitant les ailes pour demander du manger. »

Samuel : « La suite vous la connaissez. »

Léo : « Coup de bec, régurgitation et repas… »

Max : « Sans oublier d’agiter les ailes ! »

Max : « Après ça, le parent en a eut assez. »

Léo : « Il s’est éloigné de ses petits. »

Samuel : « Pour se reposer. »

Max : « Voilà, cette fois c’est fini. »

Léo : « Encore une fois nous espérons que ça vous a plu. »

Max : « Hésitez pas à nous laisser des commentaires 🙂 »

Samuel : « Ça fait toujours plaisir. »

Max : « Amis lecteurs nous vous saluons ! »

Léo : « Kenavo à vous ! »

Continuer la promenade

158-2 L’Observatoire

Jeudi 20 Juillet, An IV (suite)

Le chevalier : « Mes petizours… Réveillez vous. »

Max : « Mmmmm… On est où ? »

Le chevalier : « J’ai fait une pause à l’Observatoire. Je me suis dit que ça vous ferait plaisir. »

Max : « Merci bonome. Tu vas voir Boris, on a parfois de belles surprises à l’Observatoire. »

Samuel : « Cousin Max, il faut pas dire ça. Parfois on voit rien du tout. »

Max : « Oui, ça arrive aussi. Mais pas aujourd’hui. »

Samuel : « Qu’est ce que tu en sais ? »

Max : « Les zoisos ont dû se prévenir de l’arrivée de cousin Boris. Ils vont venir voir le grand chevalier aux quatre petizours 🙂 Léo est pas réveillé ? »

Samuel : « Il dort à poings fermés 🙂 »

Max (à l’oreille de Boris) : « Boris, pourrais-tu dire zoiso en russe s’il te plaît ? »

Boris : « птица.»

Léo : « птица ? Где птица ? »

Max : « Tu te réveilles en russe toi maintenant ? »

Léo : « Je crois que j’ai tout dormi… »

Max : « On a vu 🙂 Bonome a fait un arrêt à l’Observatoire. »

Léo : « Rhoooo ! Merci bonome. »

Max : « Le paysage est tout sec. Je sais bien que c’est l’été mais quand même ! Dans un marais il doit y avoir de l’eau ! »

Léo : « C’est très sec, en effet… J’espère qu’il y aura davantage d’eau plus loin… »

Samuel : « Il y a un zoiso ! »

Max : « Vu ! Bonome ? »

Le chevalier : « Vu ! … Oui, je vous montre 🙂 »

Max : « C’est qui lui ? On dirait une bergeronnette mais pas tout à fait… »

Samuel : « Un juvénile ? »

Léo : « Non, j’opterais plutôt pour un pipit rousseline. »

Max : « Un pipit rousseline ? »

Léo : « Anthus compestris, Motacillidés. »

Max : « Tu es sûr de toi ? »

Léo : « Pas tout à fait. Il est loin, la foto est pas parfaitement nette… Mais je pense que c’est un pipit rousseline. »

Max : « On l’a jamais vu ce pipit. »

Léo : « Non 🙂 »

Max : « Rholala ! On voit plein de zoisos ! »

Samuel : « La chance ! »

Max : « Et on est même pas arrivés à l’Observatoire ! »

Le chevalier : « Nous y arrivons. »

Max : « On va faire une pause avant 🙂 »

Le chevalier : « Pourquoi ? »

Léo : « Ben bonome ! Pour pas déranger l’aigrette garzette ! »

Samuel : « Elle nous a repérés 🙂 »

Max : « On bouge plus ! »

Léo : « Elle s’est sauvée quand même ! »

Boris : « Ils vous laissent quand même beaucoup les approcher les zoisos. »

Max : « Pas assez à mon goût 🙂 »

Léo : « Toi, ce que tu voudrais c’est qu’ils se laissent caresser et que tu puisses les chevaucher. »

Max : « Je reconnais que ça me plairait bien 🙂 »

Samuel : « Chut ! On va entrer dans l’Observatoire ! »

Max : « Oui petit Sam… Alors… Bonome, tu nous poses sur les fenêtres s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Oui mais interdiction de courir et de chamailler ! »

Max : « Ben oui ! Sinon les zoisos s’envolent et qu’est ce qu’on regarde nous, si les zoisos s’envolent ? »

Léo : « Merci bonome… »

Samuel : « Il y a encore des aigrettes garzettes… »

Max : « Boris, est-ce que tu veux juméler ? »

Boris : « Juméler ? Vous avez des jumelles ? »

Max : « Oui, j’ai pensé à les mettre dans le sacado de bonome pour une fois 🙂 »

Léo : « Ce sont des grosses jumelles pour des petizours mais on peut s’en servir quand même. »

Boris : « Je veux bien, moi ! »

Max : « Bonome, les jumelles s’il te plaît ! »

Le chevalier : « Oui Maxou. »

Léo : « Et tu voudras bien nous prêter le gros appareil s’il te plaît ? »

Le chevalier : « J’installe tout ça ! »

Samuel : « Tu vois comme il est gentil avec les petizours ce grand chevalier Boris ! Les jumelles par ci, le gros appareil par là… Et cousin Léo et cousin Max l’appellent le grand dadais… »

Boris : « Je suis d’accord avec toi Samuel : c’est pas très gentil. »

Max : « C’est affectueux ! On l’aime bien notre grand dadais 🙂 »

Le chevalier : « Le grand dadais a fini d’installer votre matériel. Bonnes observations 🙂 »

Max : « Boris, tu vois la cigogne ? »

Boris : « Elle est juste devant nous Max. »

Max : « Jumèle son bec… »

Boris : « Il est tout noir ! »

Max : « Ben oui ! C’est un jeune ! Oh ! Qu’est ce qu’il lui arrive ? »

Léo : « J’ai fotoé 🙂 »

Max : « On dirait qu’il a été déséquilibré et qu’il s’est servi de ses ailes pour se rattraper. »

Léo : « Bonne hypothèse Maxou. Je vois pas d’autre explication… »

Max : « Avec des grandes pattes comme ça, ça doit pas être facile d’apprendre à marcher… »

Samuel : « Vous avez vu dans l’eau ? Ce sont des chevaliers ? »

Max : « Voyons ça… »

Max : « Des gambettes… Il y a des bécasseaux variables aussi. On les reconnaît à leur taille, ils sont plus petits, et à la tâche noire qu’ils ont sous le ventre. »

Samuel : « Je vois. Calidris alpina, Scolopacidés. »

Max : « Je vois rien d’autre. Et toi Léo ? »

Léo : « La cigogne adulte qui rejoint ses petits 🙂 »

Max : « Bon si il se passe rien je vais montrer les cigognes à Boris. Bonome mon beau livre s’il te plaît. Tu peux le poser là ? Merci. Viens Boris. »

Samuel : « Je vais juméler moi alors 🙂 »

Là je vais pas raconter tout ce que j’ai expliqué à Boris au sujet des cigognes. C’est un zoiso qu’on connaît bien la cigogne, alors j’ai beaucoup expliqué. Princesse, si tu veux savoir les cigognes, tu relis tout ce que j’ai déjà gravé. Hopla !

Léo : « Oulala ! Qu’est ce qu’il se passe ? »

Samuel : « Tous les zoisos se sont envolés d’un coup ! »

Max : « On grimpe ! Viens Boris, il faut aller voir ça ! »

Samuel : « J’ai cru voir passer un rapace… »

Léo : « Ça expliquerait l’envol rapide des autres zoisos… »

Max : « Il est où ce rapace ? »

Léo : « Il faut le trouver pour Boris ! »

Samuel : « Là-bas ! »

Max : « Repéré bonome ? »

Le chevalier : « Repéré 🙂 Je fotoe. Mais en vol, aussi loin… »

Max : « Tu vas y arriver bonomou 🙂  Léo, tu vois qui c’est ce rapace ? »

Léo : « Il est très clair… »

Max : « Ben oui… Bon, procédons par élimination. C’est pas un milan noir… »

Léo : « Non non ! La queue est pas échancrée. Et le bras est pas comme ça. »

Max : « Un busard des roseaux ? »

Léo : « Trop clair… Et les doigts devraient être sombres. »

Max : « La buse variable ? »

Léo : « Comme son nom l’indique son plumage est variable. Il peut y avoir des individus très clairs… Selon moi c’est l’hypothèse la plus vraisemblable… »

Max : « Je vois pas qui ça pourrait être si c’est pas une buse variable… Bonome, tu nous aides pas ? »

Le chevalier : « Non. »

Max : « D’accord. Merci bonome. Ça fait plaisir de voir qu’on peut toujours compter sur toi. »

Le chevalier : « A ton service mon petitours. »

Max : « Pfff ! Il sert à rien ce bonome. »

Léo : « Il fotoe bien quand même. »

Samuel : « Et puis il nous transporte. A pattes on mettrait des jours… »

Boris : « Et il porte les affaires… »

Max : « Et le chocolat. Bon, bonome on te garde. Mais fais un peu attention quand même ! »

Le chevalier : « Oui Max. Je vais veiller à être un meilleur bonome à l’avenir. »

Max : « Nous trouvons que tu t’es un peu relâché ces derniers temps… Reprends toi bonome ! »

Le chevalier : « Oui Maxou. »

Max : « Bien, je suis fort aise d’entendre ces saines paroles. »

Léo : « T’es trop bête Maxou 🙂 »

Samuel : « Les cousins, il y a une bergeronnette grise juste là. »

Léo : « Un juvénile… »

Samuel : « Motacilla alba, Motacillidés. »

Max : « UN AUTRE RAPACE ! UN TOUT GRIS ! »

Léo : « Cousin Boris, toi qui voulais voir des rapaces… »

Max : « Bonome tu le rates pas s’il te plaît… »

Le chevalier : « Je fais de mon mieux Max. »

Léo : « Zutalor ! Il est parti ! »

Max : « Montre les fotos bonome ! »

Léo : « Gris, beaucoup de noir au bout des ailes, une barre sombre sur l’aile… Oui, c’est évident… »

Max : « C’est qui Léo ? »

Léo : « Un busard cendré. »

Max : « Un busard cendré ? Comme le héron cendré mais plutôt genre busard ? »

Léo : « Oui Maxou. »

Samuel : « Il s’appelle comment en scientifique le busard cendré cousin Léo ? »

Léo : « Circus pygargus, Accipitridés. »

Max : « Tu vois Boris, ça c’est Léo. On a jamais vu le busard cendré mais il le connaît quand même. »

Samuel : « C’est parce que cousin Léo étudie beaucoup. Il a tout le temps le nez dans les livres. »

Léo : « C’est pas vrai ! Je chahute aussi ! Et je vous bats toujours à la bagarre ! »

Max : « Pas toujours ! »

Léo : « Si monsieur Max ! »

Max : « Même pas vrai ! »

Léo : « Si tu veux je te le prouve tout de suite ! »

Max : « Même pas cap ! »

Léo : « Cap ! »

Samuel : « Chevalier, tu vas les laisser faire la bagarre ? »

Le chevalier : « Non. MAX ! LÉO ! ÇA SUFFIT ! »

Léo : « Oui bonome. »

Max : « Pardon bonome. »

Le chevalier : « Faire la bagarre alors que nous venons de voir un busard cendré pour la première fois ! »

Léo : « C’est pas très malin de notre part. »

Max : « C’est ma faute. Pardon mon Léo. »

Léo : « J’aurais pas dû te provoquer. Pardon Maxou. »

Samuel : « Tu vois cousin Boris, les petizours ça se chamaille. Même moi parfois… A ma grande honte. »

Max : « Il y a pas de honte à avoir petit Sam. Tu es un juvénile. »

Léo : « Le busard cendré revient ! »

Léo : « C’est un mâle adulte… »

Boris : « Вы действительно знаете птиц Лео.»

Léo : « Je les connais pas tous encore… Et puis il y a les chants. J’en connais quelques uns mais parfois j’entends un zoiso chanter et j’arrive pas à l’identifier… »

Max : « Ah oui, Boris, il y a une chose à savoir au sujet de notre cher Léo. Il imite parfaitement certains zoisos. Mais alors vraiment bien. On fait pas la différence avec le vrai zoiso. »

Samuel : « Les zoisos eux-mêmes se font avoir 🙂 »

Max : « Tu verras, c’est très impressionnant. Mais toute médaille a son revers. Léo rêve souvent de zoisos. »

Samuel : « Les petizours naturalistes rêvent souvent de zoisos. »

Max : « Léo les imite dans son sommeil. Il dort et il gazouille comme un pinson des arbres, un merle noir ou un rougegorge. Et nous on peut pas dormir… »

Samuel : « Alors cousin Max envoie cousin Léo dormir aux cabinets. C’est pas très gentil mais sinon on dort plus, nous. »

Max : « Léo râle pas. Je le réveille et il prend sa couverture pour aller aux cabinets. Là-bas il peut chanter tant qu’il le veut. »

Léo : « Je chante pas toutes les nuits ! »

Max : « Heureusement Léo. Sinon on pourrait plus jamais t’accueillir dans notre chambre et ce serait fort triste. »

Samuel : « J’aime pas quand cousin Léo dort pas avec nous. »

Le chevalier : « Au fait, vous n’étiez pas trop serrés cette nuit à quatre dans le lit ? »

Max : « Si. Les prochaines nuits je dormirai dans la pochette. Ils auront plus de place. »

Léo : « On peut faire des binômes et alterner. Une nuit dans le lit, une nuit dans la pochette… »

Max : « On verra ça se soir. Reprenons l’observation… »

Léo : « Les deux cigogneaux sont là… »

Les cigogneaux ont fait des trucs de cigogneaux et bonome a tout fotoé. Tu sais comment il est Princesse, quand il fotoe tout mon bonome. Il fotoe tout ! Là sa série de fotos en compte au moins 350. Ben oui, c’est bonome ! Mais ça valait la peine. Alors avec Samuel et Léo on va faire un grand tri puis on fera un article spécial après celui-ci. Encore un article spécial cigognes 🙂

Boris : « Et lui là-bas, tout seul, vous le connaissez ? »

Max : « Mmmm… »

Max : « Bécasseau maubèche, Calidris canutus, Scolopacidés. »

Samuel : « Comme bécasseaux on connaît le variable qu’on a vu tout à l’heure, le maubèche qui est là et le sanderling. »

Max : « C’est Piper le petit bécasseau. On te montrera le film. C’est rigolo 🙂 »

Le chevalier : « Bien, mes chers petizours… »

Max : « Tu veux rentrer ? »

Le chevalier : « Il va bien falloir… »

Max : « Bonome, notre monture est attachée à l’entrée du Petit Royaume des Passereaux. On pourrait y faire un tour… »

Le chevalier : « Nous n’y voyons jamais beaucoup d’oiseaux… »

Max : « Justement ! On fait un arrêt supplémentaires et les petizours sont contents et on reste pas trop longtemps et tu es content aussi ! »

Léo : « S’il te plaît bonome ! »

Le chevalier : « Je suppose que je n’ai pas le choix ? »

Max : « Si si ! Tu as toujours le choix. Si tu veux on y va pas. Bon, dans ce cas on t’aimera plus jamais mais on fait comme tu veux… »

Le chevalier : « Moi qui croyais que vous m’aimiez d’un amour inconditionnel… »

Max : « S’il te plaît bonome. »

Le chevalier : « Bien. Je ne voudrais pas risquer une fronde de petizours. Allons y ! »

Les petizours : « Merci bonome ! »

Un peu plus loin…

Max : « Bon, ben on a vu aucun zoiso… »

Léo : « Pas un seul ! »

Samuel : « On en a même pas entendu ! »

Max : « Bonome, on peut aller s’asseoir sur la table ? »

Le chevalier : « Oui, mais c’est la dernière pause. Après on rentre. »

Max : « Oui bonome. Tu nous poses ? »

Le chevalier : « Je vous pose. Léo, je suppose que tu veux le beau livre de zoisos de Max ? »

Léo : « Je veux bien. Merci 🙂 »

Max : « Par contre, bonomou, pourrais-tu aller pétuner un peu plus loin. Sans vouloir te commander bien sûr. »

Le chevalier : « Tu me chasses ? Alors je marche pendant des heures pour vous faire plaisir et tu me chasses ! Tu ne me chasses pas ! Je pars ! »

Max (aux autres petizours) : « Il va revenir. »

Léo : « Et si il revenait pas ? »

Max : « Il va revenir te dis-je ! »

Samuel : « Cousin Max, c’était pas très gentil de lui dire de partir… »

Max : « Je lui demanderai pardon quand il va revenir. »

Boris : « Max, tu devrais prendre soin de ton grand chevalier… »

Max : « Mais ! J’en prends soin ! Mais j’en ai assez qu’il nous enfume ! »

Léo : « Ben j’aime pas trop non plus mais c’était pas une raison pour lui dire de partir. Je désapprouve. »

Samuel : « Je me désolidarise. »

Léo : « Et si il revenait pas ? »

Max : « Oulala ! Vous m’embêtez ! Il va pas nous abandonner parce que j’ai dit une vilaine chose. Vous y êtes pour rien. Il va revenir et c’est tout. Et puis je voulais qu’on papote entre nous. »

Léo : « On pouvait discuter en sa présence… »

Samuel : « C’était peut-être la dernière fois qu’on le voyait… »

Max : « Mais non ! Vous l’imaginez sans ses petizours ? »

Léo : « Ben si ses petizours lui disent de partir… »

Max : « Bon, ça suffit ! BONOME ! BONOOOOOOME ! »

Le chevalier : « Oui Maxou. »

Max : « Tu es déjà là ? »

Le chevalier : « Ben oui. J’étais à quelques mètres… »

Max : « Bonome, je suis désolé de t’avoir demandé d’aller pétuner un peu plus loin. Pardon mon bonomou. Mais peux-tu dire aux petizours que voici que tu vas pas nous abandonner pour ça ? »

Le chevalier : « Je peux. Léo, Samuel, Boris, je ne vais pas vous abandonner à cause de Max. Nous rentrerons tous les quatre. »

Max : « Tous les quatre ? Ben et moi ? »

Léo : « Bien fait ! »

Samuel : « Oh, il va pas te laisser là… »

Max : « Mais il m’a pas inclus dans les petizours qui rentraient ce soir… »

Samuel : « Il va pas te laisser là te dis-je ! »

Max : « Je suis un petitours abandonné… »

Le chevalier : « Mais non Maxou. Tu rentres avec nous. »

Léo : « Voilà, c’est comme ça avec la tribu de Max. Tu regrettes pas trop d’être venu Boris ? »

Boris : « Je commence à comprendre… Vous aimez bien vous taquiner les uns les autres… »

Le chevalier : « Surtout Max 🙂 Voulez-vous voir le zoiso que j’ai fotoé lors de mon exil involontaire ? »

Léo : « Tu as vu un zoiso ? »

Le chevalier : « Oui, regardez ! »

Léo : « Une cisticole des joncs ! »

Samuel : « C’est un beau zoiso 🙂 »

Max : « Et nous on l’a pas vu… »

Léo : « Max, cesse donc de ronchonner. »

Max : « Je ronchonne pas. Mais j’ai cru que bonome voulait plus de moi… »

Le chevalier : « Comment peux-tu imaginer ça Maxou. Viens ici. »

Samuel : « Je viens aussi 🙂 »

Léo : « Bon, pendant que vous câlinez Max je vais étudier le busard cendré avec Boris. Tu veux bien Boris ? »

Boris : « Oui Léo. Il faut que j’apprenne moi. Je vais devoir former d’autres petizours. »

Léo : « C’est une grande responsabilité. J’espère qu’on aura le temps de te former suffisamment. »

Boris : « Tu me montres le busard cendré ? »

Pendant que Léo expliquait le busard cendré à cousin Boris, bonome est allé s’asseoir dans l’herbe. Il nous a pris dans sa main tout contre lui. Et petit Sam m’a gratouillé le front. Bien sûr qu’il m’abandonnerait pas mon bonome, mais j’ai eu peur quand même. Au bout d’un moment il a décidé qu’il était temps de rentrer. Alors on s’est pochés en binôme petit Sam et moi. Léo s’est installé avec Boris. En chemin on a aperçu une tourterelle des bois.

Puis on a chevauché doucement mais sans faire de pause. Et là je me suis rendu compte qu’on avait même pas montré la mer à Boris. Il faudra qu’on y aille un jour… Le soir on a fait une soirée fotos, gratouillis et chocolat. Les cousins se sont moqués de moi parce que je suis resté tout le temps serré contre bonome. J’ai même pas mangé de chocolat. Et puis il fut temps de se coucher. Bonome a installé Boris, Léo et Sam dans le lit. Mais il m’a gardé encore un peu avec lui. Pour me rassurer. Après il m’a chatouillé pour me faire rigoler. Puis il m’a installé dans notre pochette en me couvrant bien avec ma serviette comme couverture. Ensuite il m’a fait mon bisou de bonnuit Max. Puis il est parti. Quand petit Sam a vu que j’étais seul, il est venu me rejoindre. Il s’est serré contre moi comme il le fait avec Léo puis il m’a gratouillé le front. Et on s’est endormis…

Voilà Princesse. Mais la journée est pas terminée. Il faut encore qu’on te raconte les cigogneaux… A tout de suite 🙂

Continuer la promenade

158-1 Le Royaume des Chevaliers

Jeudi 20 Juillet, An IV

Le chevalier : « Bonjour mes petizours. Vous êtes déjà levés ? Pourtant vous avez chahuté jusque tard hier soir 🙂 »

Max et Léo : « Bonjour bonome ! »

Samuel : « Bonjour chevalier ! »

Boris : « Привет рыцарь 🙂 »

Léo : « Привет ?»

Boris : « Oui, c’est moins formel que здравствуйте »

Léo : «Alors Привет bonome 🙂 »

Max : « Priviét aussi bonome 🙂 »

Boris : « Max, te vexe pas mais ton accent est moins bon que celui de Léo. »

Max : « Ben forcément ! Léo il sait tout. On se demande même si il est pas autiste ! »

Samuel : « C’est pas vrai ! Il est pas autiste cousin Léo ! Il va très bien dans sa tête ! Tu arrêtes de dire qu’il est autiste ! »

Max : « Ça c’est petit Sam. Il a l’air tout petit tout doux mais si on ose dire quelque chose au sujet de Léo… Et Léo est pareil avec Sam. »

Boris : « Ils s’entendent bien tous les deux ? »

Max : « Un duo inséparable ! Bon, bonomou j’ai une bonne nouvelle pour toi ! »

Le chevalier : « Laquelle ? »

Max : « Je te demanderai pas ‘on va où aujourd’hui ?’ Parce qu’on va au Royaume des Chevaliers ! »

Le chevalier : « Quelle surprise ! »

Max : « Ben oui 🙂 Il est bien ce Royaume pour initier Boris à l’inspection naturaliste. Il faut qu’on le forme avant son retour à Moscou. On y va ? »

Le chevalier : « On y va 🙂 »

Boris : « начнем! »

Au Royaume des Chevaliers…

Max : « Alors Boris, ça t’a plu la chevauchée ? »

Boris : « C’était rigolo 🙂 »

Léo : « On est un peu secoués mais on profite du paysage. »

Max : « Quand on est sages, au retour, on poche parfois dans la chemise. On voit mieux. »

Léo : « Mais il faut chevaucher doucement. »

Max : Bonome, tu attaches la monture et on commence l’inspection ! Tu as dit aux zoisos de venir ? »

Léo : « Bonome parle le zoiso 🙂 »

Boris : « Il parle le zoiso ? »

Max : « Oui mais il le dira jamais. »

Léo : « Il parle le renard aussi. Et le chevreuil… »

Max : « Tout le mammifère… En fait, il est polyglotte du zanimo. »

Léo : « боном говорит птицу »

Boris : « браво Léo. »

Samuel : « Vous avez vu le zanimo crabouillé ?»

Max : « Quel zanimo ? Ah oui ! Ah ben là, il est tout crabouillé en effet… »

Max : « Tu le reconnais quand même bonome ? »

Le chevalier : « On dirait une musaraigne… Voyons un peu les dents… Une musaraigne à dents blanches évidemment… »

Max : « Ben oui ! Waou l’autre ! On voit bien que c’est une musaraigne à dents blanches. Les musaraignes à dents bleues sont pas comme ça ! »

Le chevalier : « En dehors des musaraignes à dents blanches il n’existe que les musaraignes à dents rouges Maxou… »

Max : « C’est ce que je viens de dire ! Écoute un peu bonome ! »

Samuel : « Cousin Max aime bien la mauvaise foi 🙂 »

Le chevalier : « Les musaraignes à dents blanches forment la sous-famille des Crocidurinés, famille des Soricinés… Mmmmm… »

Max : « Boris, là tu vois bonome quand il réfléchit. Il mmmmmme en se grattant la tête. Et il perd ses cheveux. Après il va plus en avoir et le soleil va lui taper sur la tête directement, ce qui va faire fondre son cerveau… Parce qu’il veut pas mettre sa casquette. Il dit que ça l’empêche de fotoer mais en vrai c’est parce qu’il aime bien être tout bronzé. C’est sa coquetterie à lui d’être bronzé. Mais seulement de la tête… »

Le chevalier : « Merci Maxou. Je vois que tu commences tout de suite à me présenter à Boris sous mon meilleur jour… »

Léo : « Bonome, néglige Max et explique nous la musaraigne à dents blanches s’il te plaît. Comment tu sais que c’est une musaraigne ? »

Le chevalier : « Le petit nez allongé qui forme comme une toute petite trompe. Et les incisives inférieures allongées vers l’avant. Les dents blanches m’aiguillent vers la sous famille des Crocidurinés. Pour l’espèce… Il me faudrait étudier les mâchoires plus à fond et je n’ai pas envie de toucher à ce zanimo crabouillé. »

Max : « Je comprends. Tu as une hypothèse quand même ? »

Le chevalier : « Non, je me contenterai de dire que c’est une crocidure. »

Max : « On connaissait pas les musaraignes, nous. Tu connaissais Boris ? »

Boris : « Jamais vues. »

Le chevalier : « Elles sont surtout nocturnes. Mais vu leur petite taille, elles doivent se nourrir régulièrement tout au long de la journée. Ce sont de petits insectivores hyperactifs, mais qui parviennent très bien à passer inaperçus. »

Max : « Ben, avec tous les rapaces qu’il y a dans ce Royaume… »

Boris : « Il y a des rapaces ici ? »

Max : « Oui. Des buses variables, des busards des roseaux et surtout des faucons crécerelles… Parfois des milans noirs aussi… »

Boris : « J’aimerais bien voir des rapaces. »

Max : « Nous en verrons sûrement pendant notre séjour Boris. »

Léo : « Boris, tu sais dire musaraigne en russe ? »

Boris : « землеройка. »

Léo : « спасибо борис.»

Max : « Tiens ! Un flambé !»

Max : « Un jour un flambé nous a accompagnés un long moment dans ce Royaume. Je pense qu’il voulait être notre guide. Mais c’était pas un bon guide… »

Léo : « En scientifique il s’appelle Iphiclides podalirius et il appartient à la famille des Papalionidés. »

Boris : « Это очень красивая бабочка.»

Léo : « бабочка ? »

Boris : « Oui. Ça veut dire papillon.»

Léo : « D’accord. »

Max : « Babochka, babochka ! Vous allez parler russe tout le temps ? Et comment je vais graver mon blog moi ? Je sais pas l’alphabet cyrillique moi ! Pfff ! »

Samuel : « Quand cousin Max parle russe, ça fait pas pareil que quand c’est cousin Léo. Dites papillon tous les deux. »

Léo : «  бабочка.»

Max : « Babochka.»

Samuel : « Ben voilà ! C’est pas pareil… »

Max : « C’est parce que je suis pas autiste moi ! »

Samuel : « Cousin Max tu arrêtes ! TU ARRÊTES OU JE TE DÉCOUPE EN MORCEAUX ET JE LES JETTE AUX BROCHETS D’AQUITAINE MOI ! »

Léo : « Max a peur des brochets. Et il est de tradition dans notre tribu de petizours de nous menacer mutuellement de nous jeter aux brochets… Tu t’y feras Boris. Il faut pas te formaliser pour ça. Jusqu’à ce jour aucun d’entre nous a encore été ploufé 🙂 »

Max : « On sait pas nager. »

Boris : « Moi non plus 🙂 »

Samuel : « Une cigogne passe… »

Léo : « Les cigognes, on aura l’occasion de te les présenter plus tard. La Charentmaritimie c’est un peu le pays des cigognes. »

Max : « Il y a plein de nids, tu verras… »

Léo : « On arrive à un observatoire. Il y en a deux dans ce Royaume. Mais on peut aussi observer entre les arbustes… »

Max : « Un lézard ! »

Léo : « C’est un lézard des murailles. Podarcis muralis, Lacertidés. Je peux pas te le dire en russe. Je connais pas… »

Max : « Mais si tu retiens le nom en scientifique tu pourras apprendre en russe. Les noms en scientifique sont faits pour que tous les scientifiques du monde se comprennent. Ils sont pas en français ou en russe, ils sont en scientifique. Et ça c’est bien pratique. Si tu veux on te fera des fiches. »

Boris : « Merci Max. »

Samuel : « Vous avez vu sa queue ? Il y a une zone un peu gonflée ! »

Léo : « C’est à cause de l’autotomie. »

Boris : « C’est quoi l’autotomie ? »

Léo : « Certains lézards peuvent décider de couper leur queue, comme ça, quand un prédateur les menace. La queue continue de s’agiter et attire le prédateur. Et le reste du lézard peut se sauver. Il est incomplet mais vivant. Après, la queue repousse. Mais on voit la cicatrice de la repousse. »

Boris : « Ils font ça les lézards ? »

Max : « Pas tous. Et je sais pas si ils peuvent le faire plusieurs fois. Léo, tu sais toi ? »

Léo : « Non. Et toi bonome ? »

Le chevalier : « Il me semble que le lézard des murailles peut abandonner sa queue plusieurs fois. Mais la repousse de fait de moins en moins bien. »

Max : « Après il peut plus le faire alors. »

Samuel : « Nous, si on se fait couper une patte elle repousse pas. »

Max : « Bonome pourrait la recoudre… »

Léo : « Avec une aiguille à tricoter et de la ficelle à gigot 🙂 »

Max : « On t’expliquera Boris. On fait une pause sur le banc ? »

Le chevalier : « Si vous voulez… »

Max : « Prenez tout de suite la pause comme ça on sera débarrassés de la foto des petizours 🙂 »

Un peu plus tard…

Max : « Allez ! On est pas encore au bout du Royaume et après on va aller ailleurs. »

Le chevalier : « Ah bon ? »

Max : « Ben oui bonome. Tu veux jamais rentrer, alors pendant la chevauchée du retour on s’arrête là, ou là, ou encore là… »

Léo : « Max a raison bonome. »

Boris : « Vous l’appelez toujours bonome ? »

Max : « Non. Parfois on l’appelle le grand dadais 🙂 »

Léo : « большой умник 🙂 »

Boris : « большой умник ! C’est pas gentil ça ! »

Max : « C’est affectueux 🙂 »

Boris : « Je l’appellerais quand même pas comme ça… »

Samuel : « Ils sont bêtes dans leur tête… »

Max : « Pfff ! Allez, on avance… »

Léo : « LES ZOISOS ! »

Max : « Oulala ! On a à peine eu le temps de les voir et ils se sont envolés ! »

Le chevalier : « Fotoés 🙂 »

Max : « C’est vrai ? Trop fort bonomou 🙂 »

Léo : « Tu nous montres s’il te plaît ? J’ai pas eu le temps voir qui c’était ces zoisos… »

Léo : « Des tourterelles des bois ! Rhoooo ! »

Max : « Des tourterelles des bois ? On connaît pas les tourterelles des bois ! »

Samuel : « On rigole pas nous. On est à peine arrivés et vlan ! Un nouveau zoiso 🙂 »

Léo : « 🙂 Streptopelia turtur, Columbidés. Tu peux en dire plus bonome ? »

Le chevalier : « Elle migre en Afrique. Sa période d’estivage ici est la plus courte des Columbidés. Elle arrive vers mars avril et repart fin juillet après avoir élevé une ou deux couvées. »

Max : « Elles restent que 4 mois ici ? »

Samuel : « Et il y a deux couvées ? »

Max : « Les petits derniers ont seulement deux mois quand ils partent en Afrique ? »

Le chevalier : « Eh oui. »

Max : « Elles restent pas longtemps et grâce à toi, on a une belle foto. Bravo bonome ! »

Léo : « Bonome trouve toujours que ces fotos sont pas belles. »

Max : « Il ronchonne chonchon 🙂 »

Léo : « Là tu les as eues en mouvement. Et d’après l’arrière plan flou, tu as bougé au même rythme que les zoisos ! Bravo bonome ! »

Le chevalier : « спасибо Léo 🙂 »

Max : « Toi aussi tu parles russe ? »

Léo : « Ça devrait pas t’étonner Maxou. Il est polyglotte du zanimo alors les langues des zoms… Et tu sais bien qu’il parle couramment le grékancien. »

Max : « Vu son âge il a vu apparaître toutes les langues du monde… Oh ! Bonome, tu peux me poser par terre s’il te plaît ? J’ai vu quelque chose ! »

Le chevalier : « Oui Max. Descendez vous aussi mes petizours. Max, ne cou… Pourquoi leur dis-je encore de ne pas courir ? Ils ne m’écoutent jamais ! »

Max : « Venez les cousins ! C’est un crâne de ragondin ! »

Léo : « Boris, le ragondin s’appelle myocastor coypus en scientifique et il appartient à la famille des Myocastoridés. »

Boris : « Merci Léo. Mais j’ai bien étudié l’article de Max sur le crâne du ragondin. J’ai pas tout retenu mais je sais ce que c’est un ragondin. »

Léo : « Ah oui ! Le cours de crâne de ragondin ! »

Max : « Ce serait bien qu’on en voit en vrai quand même des ragondins. Ils sont un peu envahissants et ils abîment un peu les berges des cours d’eau mais je les aime bien, moi, les ragondins. Et c’est pas une raison pour en faire du pâté… Bon, qui il y a comme zoisos ici… Des aigrettes garzettes et des colverts… »

Léo : « Six garzettes d’un coup ! »

Samuel : « C’est pas tous les jours qu’on en voit autant 🙂 »

Max : « Non, mais on en voit souvent. Boris aura d’autres occasion d’en observer. Il faudrait vérifier mais je pense qu’on en voit chaque jour quand on est en Charentmaritimie. »

Léo : « Je serais pas totalement affirmatif… »

Max : « On va dire qu’on en voit presque tous les jours… Là… C’est qui là… C’est un chevalier… guignette ! »

Samuel : « Actitis hypoleucos, Scolopacidés. »

Boris : « он рыцарь ?»

Léo : « Oui, un chevalier 🙂 Mais pas un chevalier comme bonome. Un chevalier zoiso. De la famille des Scolopacidés. »

Max : « Bonome c’est pas un zoiso 🙂 »

Léo : « Comme dirait Max c’est normal de voir des chevaliers au Royaume des Chevaliers 🙂 »

Max : « Ben oui ! Si on l’appelle le Royaume des Chevaliers c’est pas pour rien ! »

Samuel : « Ben non. Même qu’il y a des chevaliers gambettes. Tringa totanus, Scolopacidés. »

Léo : « Bien vu petit Sam ! »

Max : « Il y en a d’autres qui arrivent ! »

Max : « Boris, observe bien les ailes des guignettes. Tu vois la répartition du blanc et du marron ? Là, on voit bien et on est sûrs que ce sont des gambettes. Si tu retiens bien les ailes tu pourras les reconnaître en vol. C’est pas toujours facile de reconnaître les zoisos en vol. Oh ! J’avais pas vu ! Viens voir Boris ! »

Boris : « Qu’est ce que c’est ? »

Max : « C’est une pelote de réjection ou régurgitation. On peut dire boulette aussi. »

Boris : « Mais c’est quoi ? »

Max : « Je vais t’expliquer. Tu voulais voir des rapaces. Voici une de leur trace. Les rapaces ont pas de dents. Alors ils avalent leurs proies d’un coup, comme ça. Gloub la proie ! Bon, des fois ils la déchiquettent pour l’avaler en deux morceaux. Gloub et gloub ! Dans l’estomac, tout est digéré sauf les poils, les os et les dents. Tout ça forme une boulette que le rapace recrache. Et nous on les retrouve. On en a vu beaucoup ici. Moi je pense que c’est le faucon crécerelle qui régurgite ici. Parce qu’on le voit souvent dans le coin et même posé sur la palissade de l’observatoire. »

Boris : « Il va venir le crécerelle ? »

Max : « On peut pas savoir. Mais ça m’étonnerait qu’il vienne si on est là. Et puis, il vaut mieux pas. On sait jamais : il pourrait décider de manger du petitours. »

Léo : « Max ! Boris ! Venez voir ! »

Max : « On arrive ! »

Léo : « Max, tu connais cette araignée ? »

Samuel : « Et l’autre ? C’est un petit ? »

Max : « Voyons ça… »

Max : « J’ai déjà vu… C’est… Zutalor ! Je me souviens de frelon. C’est la griotte frelon ! Bonome, c’est ça ? C’est une griotte frelon ? »

Le chevalier : « Non Maxou. La griotte est une cerise. C’est une argiope frelon, Argiope bruennichi, Aranéidés. »

Max : « Et à côté ? C’est un petit ? »

Le chevalier : « C’est le mâle. »

Max : « Il est plus petit que la femelle le mâle ? Ça alors ! »

Le chevalier : « C’est assez fréquent. Comme chez l’Homme c’est le mâle qui est plus grand, les gens pensent que c’est toujours le mâle le plus grand. »

Max : « Les zoms voient pas plus loin que le bout de leur nez… Ils m’énervent les zoms ! Tu aimes les zoms toi Boris ? »

Boris : « Il y en a qui sont gentils. »

Léo : « Ben voilà ! Ça c’est une réponse sage ! Max dit tout le temps qu’il aime pas les zoms. Mais il idolâtre son bonome, aime beaucoup Brindille et Coquelicot… »

Samuel : « Et il parle toujours de Princesse ! »

Max : « J’en parle pas tant que ça ! Et elle s’en fiche de nous Princesse… »

Léo : « Un héron pourpré ! »

Léo : « Rholala ! Un héron pourpré… »

Boris : « C’est rare les hérons pourprés ? »

Max : « Ben… Pas trop mais il y en a quand même pas beaucoup. »

Samuel : « En scientifique il s’appelle Ardea purpurea, Ardéidés. »

Max : « On l’aime beaucoup ce héron. »

Boris : « ты любишь всех птиц 🙂 »

Léo : «  любишь ? »

Boris : « да. Любовь : aimer.»

Max : « Vous allez parler russe tout le temps ? Je comprends rien du tout moi ! »

Samuel : « Cousin Max se sent exclu alors il aime pas. Cousin Max aime bien être au centre. »

Max : « Hé ! Ho ! Le petitours blanc ! Tu as qu’à dire que je suis égocentrique ! »

Samuel : « Je le dirai pas parce que c’est pas vrai. Mais tu aimes bien être au centre de l’attention. »

Léo : « Petit Sam a raison 🙂 »

Max : « Pfff ! Je néglige. Comment on dit je néglige en russe Boris ? »

Boris : « Я пренебрегаю.»

Max : « Ia prénébrégaiou. Pfff ! »

Samuel : « Cousin Max, je voudrais pas te vexer parce que je t’aime beaucoup, mais ton accent russe est pas terrible… »

Boris : « 🙂 »

Le chevalier : « 🙂 Pochez vous. On continue l’inspection. »

Max : « On grimpe ! Petizours, formez les binômes ! »

Léo : « Binômes formés ! »

Max : « Binômes, grimpez ! »

Le chevalier : « Vous êtes installés ? »

Max : « Oui. Deux par poche… C’est moins drôle que tous ensemble mais comme tu arrêtes pas de grossir, il y a pas assez de place dans ta poche. »

Le chevalier : « Je grossis pas ! »

Max : « Avance bonome, avance… »

Léo : « On voit pas beaucoup de passereaux… »

Max : « Ben… C’est qu’on est pas très attentifs entre les arrêts. Pour voir les passereaux il faut que bonome fasse le fantôme sur le chemin. »

Léo : « On arrive au bout du Royaume. Là, il y a une barrière. Bonome aime bien s’y accouder pour observer. Il est à découvert mais comme il bouge pas les zanimos finissent par l’oublier. »

Max : « C’est de là qu’on a vu le renard 🙂 »

Boris : « Vous avez vu un renard ? »

Max : « J’en ai même vu plusieurs moi. Mais là il était très beau. »

Boris : « Рooo удача ! »

Max : « C’est quoi ça encore ? »

Léo : « Rhooo la chance 🙂 »

Samuel : « Là on voit des petits. Un cigogneau et un tadorne juvénile… »

Léo : « Et là-bas, sur l’eau… Bonome ?! »

Max : « Noooon ! »

Léo : « Ben si ! »

Max : « Rholala ! »

Léo : « Des tas de bébés tadorne ! »

Samuel : « Cousin Boris, ces zoisos sont des tadornes de Belon. Ce sont des Anatidés. Chez les tadornes les petits sont élevés ensemble, par quelques adultes ou des juvéniles. On parle de nurseries. Parce que les parents migrent tout là bas, dans la mer de la Germanie je sais plus où. »

Boris : « En laissant les petits ? »

Samuel : « Ben oui. Ce sont pas des bons parents les tadornes de Belon… »

Max : « Mais les plus grands prennent soin des petits. C’est une autre façon de faire. »

Léo : « On arrive à la barrière 🙂 »

Max : « J’espère qu’il y a des cigognes dans le nid… »

Léo : « En cette saison c’est presque sûr. »

Samuel : « Ben oui ! Bravo cousin Léo ! Ça alors ! Il y en a d’autres qui arrivent ! »

Boris : « C’est beau les cigognes ! »

Léo : « Tous les zoisos c’est un beau zoiso 🙂 »

Max : « Les cigognes sont très grandes alors ça impressionne. Et puis on les voit bien. Là ce sont des jeunes de l’année. »

Boris : « Comment tu sais Max ? »

Max : « Observe bien le bec Boris. Il est sombre. Chez les adulte il est tout rouge. »

Léo : « Les pattes aussi. »

Boris : « Vous connaissez bien les zoisos vous. »

Max : « On étudie beaucoup et bonome nous emmène souvent sur le terrain. Alors on progresse. Mais on sait pas tout encore. »

Léo : « Personne sait tout Max. »

Samuel : « Ben… Elles viennent de se poser et elles repartent déjà le cigognes ! »

Léo : « Si c’étaient bien des jeunes ils devaient venir voir si les parents étaient là. Pour avoir du manger. Mais comme ils étaient pas là les parents, ils sont partis les chercher. Parce que les juvéniles ça veut toujours du manger. »

Le chevalier : « Ou du chocolat ! »

Max : « Du chocolat ? Tu as du chocolat ? Donne bonome ! Il faut faire goûter la gastronomie française à Boris ! »

Le chevalier : « La gastronomie française ? Le chocolat ? »

Max : « Dis donc le grand chevalier, tu vas pas lancer une polémique sur l’origine du chocolat au moment où on s’apprête à en faire goûter à notre cousin Boris. »

Boris : « Je connais déjà le chocolat Max. »

Max : « Mais tu en veux quand même. Bonome, tu vois bien que Boris a un besoin urgent de se chocolater. Il faut faire quelque chose ! Sors les rations de secours ! C’est pour une urgence ! »

Boris : « J’ai rien demandé moi ! »

Max : « SI ! TU VEUX DU CHOCOLAT ! »

Samuel : « Moi j’en veux bien 🙂 »

Max : « Tu vois bonome ! Les rations de secours ! Vite ! »

Le chevalier : « Et si nous allions faire notre pause traditionnelle sur le banc du bout du Royaume pour déguster le chocolat ? »

Max : « On y va bonome, on y va ! »

Léo : « Oh ! Une aigrette garzette ! »

Max : « Tu as fotoé bonome ? Tu nous montreras après pendant la pause. Le banc est juste là ! »

Le chevalier : « On y va Maxou. »

Un peu plus tard…

Max : « Huuummm !!! C’était bon !!! Merci bonome 🙂 »

Léo : « Maintenant que Max est rassasié, tu peux nous montrer la foto de l’aigrette 🙂 »

Le chevalier : « La voici. »

Samuel : « Rhooo ! Elle est belle ta foto chevalier ! »

Le chevalier : « Elle est pas mal… »

Léo : « Là, Boris, tu peux voir bonome dans toute sa splendeur. Il est jamais content de ses fotos. Au mieux, il dit qu’elles sont pas mal. »

Max : « Et il ronchonne parce qu’il a pas un bon appareil foto. »

Boris : « Les fotos c’est jamais aussi beau qu’en vrai. Mais ça fait des souvenirs et on peut étudier. »

Léo : « Absolument ! Parce qu’en vrai on a pas le temps de tout bien voir. Avec les fotos on voit mieux les détails. Surtout que les fotos de bonome sont très pédagogiques. C’est le gentil spécialiste en zoisos de la réserve qui l’a dit. »

Max : « Bon, les cousins, c’est le moment de faire le retour. »

Léo : « Tu es pressé de rentrer ? »

Max : « Ben non ! Déjà, le retour va prendre très longtemps parce qu’on va faire des tas de pauses. Et puis après on va aller ailleurs. Forcément. Allez, on y va ! »

Léo : « On se poche ! »

Samuel : « Formez les binômes et grimpons ! »

Max : « On y va petit Sam ! »

Boris : « On fait des pauses au retour ? Mais c’est le même chemin ! »

Max : « Mais on voit pas forcément les mêmes choses à l’aller et au retour ! Les zoisos vont, viennent… Et imagine que le renard fasse un passage… Il était pas là tout à l’heure mais il peut être là maintenant. »

Boris : « Je crois que j’aurai quand même peur du renard. »

Léo : « Non Boris. On est avec bonome. C’est le renard qui aurait peur. »

Samuel : « Il y a des garde-bœufs ! »

Max : « Et ils gardent les bœufs ! Ça c’est une bonne nouvelle ! »

Max : « C’est parce que les garde-bœufs doivent garder les bœufs. C’est leur mission. Mais on en a déjà vu qui gardaient des moutons. Tu te rends compte Boris ! Un garde-bœufs qui garde des moutons ! Pfff ! Et le pire, c’est quand ils gardent du rien du tout ! C’est du souci les garde-bœufs. »

Léo : « Max a déjà envisagé de faire une formation pour leur expliquer la différence entre les bœufs, les moutons et le rien du tout. »

Boris : « Max fait des formations pour les zanimos ? »

Léo : « Il en parle de temps en temps. Et il envoie des rapports à Princesse. »

Max : « Il y a une famille de ragondins ! On va les voir ? »

Le chevalier : « On y va ! »

Léo : « Ce sont des grands petits déjà. »

Max : « Ce sont que les petits ou il y a un parent avec eux ? »

Léo : « Je sais pas bien… Je pense qu’il y a que les petits. »

Max : « Les parents doivent pas être loin. »

Léo : « On devrait s’éloigner doucement pour pas les déranger. J’aime pas quand on fait peur aux zanimos. »

Max : « Là ils sont bien tranquilles. Si ils nous voient, ils vont partir en courant ou alors ils vont ploufer pour se cacher sous l’eau. »

Léo : « Laissons les manger tranquillement… »

Max : « On avance alors… »

Léo : « прогулка тебе нравится Борис ? »

Boris : « Oui Léo. C’est tous les jours comme ça ? »

Léo : « On passe des bonnes journées tous les jours avec bonome. Mais on sait jamais ce qu’on va voir. »

Max : « Là on sait qu’il y a des chevaliers gambettes ! »

Léo : « On en a déjà vus tout à l’heure. »

Samuel : « Moi je m’en lasse pas. Je les observerais bien pendant des heures. »

Max : « On l’a déjà fait. Hé ! C’est qui celui qui vient de passer ? »

Léo : « On aurait dit un chevalier ouaf-ouaf ! »

Samuel : « Boris, le chevalier ouaf-ouaf c’est le chevalier aboyeur, Tringa nebularia, Scolopacidés. »

Max : « Bonome tu as fotoé ? Ben oui, évidemment. Montre nous qu’on vérifie. »

Léo : « S’il te plaît bonome. »

Max : « C’est bien un ouaf-ouaf ! Mais il est pas là en cette saison ? Qu’est ce qu’il fait là ? »

Léo : « Il a oublié de migrer ? »

Max : « Il s’est fait des amis et il veut plus partir ? »

Le chevalier : « Ça alors ! »

Max : « Qu’est ce qu’il y a bonome ? »

Le chevalier : « J’ai vu où il s’est posé. Vous n’allez pas en croire vos yeux… Regardez ça mes petizours. »

Léo : « Rholala ! »

Max : « Il s’est posé juste à côté d’un chevalier arlequin en plumage nuptial ! »

Samuel : « Je l’avais jamais vu en plumage nuptial le chevalier arlequin ! »

Léo : « Tringa erythropus, Scolopacidés. »

Boris : « Il y a beaucoup de chevaliers ! »

Max : « On en connaît… 6 ! Aujourd’hui on en a vu 4 : le guignette, le ouaf-ouaf, le gambette et l’arlequin. Mais on connaît aussi le culblanc et le sylvain. »

Léo : « Viens Boris, je vais te montrer dans le beau livre de zoisos de Max. Bonome, tu peux me le donner s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Max a un livre de zoisos ? »

Léo : « Sam et moi aussi. On a tous des beaux livres de zoisos. Mais on prend que celui de Max. Bonome peut pas tout porter. »

Le chevalier : « Léo, j’ai posé le livre sur le banc. »

Léo : « Merci bonome. Tu veux bien nous poser sur le banc. Il est dur à escalader celui là 🙂 »

Le chevalier : « Oui oui… »

Max : « Bonome ! Le ouaf-ouaf est encore là ! Viens le fotoer ! »

Le chevalier : « J’arrive Maxou ! »

Léo : « Tu vois Boris, sur cette page il y a trois des espèces que nous avons observées aujourd’hui : le gambette, l’arlequin et le ouaf-ouaf. Le guignette est sur une autre page. L’arlequin en plumage nuptial se reconnaît bien. Il est tout noir. C’est plus difficile de le distinguer en plumage inter-nuptial. On peut le confondre avec le gambette. C’est Max qui m’a expliqué. L’arlequin a un bec long et recourbé au bout. Juste à la pointe. Et le ouaf-ouaf a le bec légèrement recourbé vers le haut. Mais son plumage le distingue bien des autres quand on connaît. »

Boris : « Vous connaissez vraiment bien les zoisos ! »

Léo : « Max l’a dit tout à l’heure : bonome nous emmène souvent sur le terrain et on étudie dans la cabane. Et avec toutes les fotos qu’il fait on a de quoi réviser 🙂 »

Boris : « Il faut m’apprendre. »

Léo : « Ben oui. On est là pour ça. Dis, si c’est pas indiscret, pourquoi tu es venu nous voir ? »

Boris : « C’est le Grand Conseil des Petizours de la Grande Russie qui a décidé de m’envoyer. Le Grand Conseil a découvert le blog de Max et ils ont décidé que la Grande Russie se devait d’avoir elle aussi des petizours naturalistes. C’est pour ça que je suis là. Je dois apprendre le plus possible, voir comment vous faites, et après je serai formateur. »

Léo : « Oulala ! Quand Max va apprendre ça ! »

Max : « J’ai entendu ! Princesse est au courant ? Il y a un accord de coopération ? Parce que je fais rien du tout sans l’accord de Princesse moi ! »

Boris : « Le Grand Conseil a obtenu l’autorisation de Princesse. On fait pas de l’espionnage. »

Max : « J’espère Boris. Parce que sinon on prévient les gens d’armes et on te met en prison ! »

Léo : « Maxou, qu’est ce que ça ferait si Princesse était pas au courant ? C’est plutôt bien qu’il y ait des petizours naturalistes en Grande Russie. »

Samuel : « Cousin Léo a raison. Il en faudrait partout. Pour vérifier que tout se passe bien au Pays des Zoisos. On peut pas être partout nous. »

Max : « Même si Boris est un espion ? »

Boris : « Я не шпион ! »

Max : « Je vais quand même envoyer un pigeon à Princesse… »

Léo : « Si tu veux Maxou. Mais je te rappelle que tout ce que nous faisons est public. Tu racontes tout dans ton blog ! Boris avait pas besoin de venir pour nous espionner. »

Max : « Bon, on retourne à notre monture… »

Léo : « On y va Maxou. Mais c’est pas la peine de marcher aussi vite. »

Le chevalier : « Vous voulez pocher ? »

Samuel : « Oui, s’il te plaît рыцарь 🙂 »

Boris : « Bravo Samuel ! »

Samuel : « Merci cousin Boris. »

En retournant à notre monture on a plus rien vu du tout. A vrai dire, on était tout fatigués et on s’est endormis dans la poche de bonome. Les deux binômes de petizours… Si Boris est un espion il pourra étudier le sommeil des petizours dans la poche du bonome 🙂 J’ai quand même ouvert un œil quand bonome a commencé à chevaucher. J’ai aperçu les cigognes dans leur nid mais j’ai pas eu le courage de réveiller les cousins.

Voilà Princesse pour la première partie de ce compte-rendu d’inspection. Et si Boris est un espion il faut pas m’en vouloir. Tu as pas répondu à mon pigeon alors je pouvais pas savoir.

Je t’embrase Princesse et on se retrouve dans la suite de cette inspection:)

Continuer la promenade

Nos mésanges…

Bonjour à tous 🙂

Cela fait quelques temps déjà qu’on vous parle de nos zoisos. Ceux qui viennent dans nos restaurants de zoisos. On a commencé à dire qu’on ferait des articles sur eux quand bonome était tout cassé il y a longtemps de cela… Mais on l’a jamais fait. Alors on corrige cette erreur. Voici quelques fotos…

D’abord des vols migratoires…

C’était le mercredi 20 Juin de l’an V à 21h30 environ. Le soleil était presque couché et sans lumière bonome a pas réussi à bien fotoer. Alors on sait pas qui c’est ces migrateurs. Léo pense que ce sont des Laridés. Sur certaines fotos moches on pourrait croire que ce sont des grands cormorans… On sait pas. Mais il y en a eu des centaines. Et on en a revu ce matin (23 juin) mais on a pas fotoé… Zutalor ! On continue à observer. Peut-être que si on les revoit on saura qui c’est ces zoisos…

Et puis il y a les mésanges… Des charbonnières, Parus major, Paridés. On les avait pas encore beaucoup vues cette années. Mais ça y est ! Il y a une famille qui vient au resto 🙂 Deux adultes et trois petits. Alors on peut plus dormir parce qu’elles viennent au resto de la chambre et que les petits arrêtent pas de piailler en agitant les ailes pour avoir du manger… Voici quelques fotos…

On voit bien ce qu’il se passe. Le petit s’accroche au volet et le parent va sur la boule de graisse, prend un morceau et le donne à son petit en volant ou en s’accrochant au volet lui aussi. Et tout ça en piaillant ! Pfff !  Et là il y a qu’un petit ! Mais parfois il y en a deux ! Et il y a une boule de graisse sur chaque volet ! Oulala ! Ça piaille ! Ça piaille ! Et on peut pas dormir !

Des fois le petit essaye de manger tout seul. Mais il est trop petit encore et il sait pas faire. Alors il piaille pour appeler un parent. Et le parent crie pour dire qu’il arrive…

C’est mieux quand le parent donne la becquée quand même !

Mais dès qu’un petit est rassasié, un autre arrive ! Et ça piaille encore !

Mais nous, ce qu’on préfère, c’est quand le parent donne la becquée en vol 🙂 C’est très impressionnant 🙂

Voilà pour nos mésanges de l’année. Avant il y a eu les moineaux. Eux, ils viennent à 12 ! Mais les petits sont grands maintenant. Ce sont des juvéniles. Bonome les  a pas fotoés cette année. On sait pas pourquoi. Les moineaux ils sont rigolos parce que comme ils viennent nombreux ils ont pas tous de la place au resto alors il se chamaillent. Il se piquent la place, se donnent des coups de bec, se montent dessus… On rigole bien en les regardant. Mais ils se font pas mal et tout le monde mange à sa faim.

C’est tout pour aujourd’hui. Mais avant de vous quitter je voudrais que vous alliez voir ce site. Vous verrez pourquoi bonome dit toujours que ses fotos sont pas terribles…

Oiseaux d’Île de France

Trop bien votre article les zamis ! C’est Arthur, merci Max de me permettre de m’incruster dans ton article 😀 Brindille a filmé (pas trop flouïdé pour une fois) quelques zoisos de son mini Royaume 🙂

C’est une maman mésange qui visite le petit nid installé par Brindille 🙂 Elle regarde à l’intérieur, tout autour, elle réfléchit, peut-être qu’elle va emménager ?  🙂

Là, c’est un parent étourneau et un jeune étourneau qui viennent manger les boules de graisse 🙂 Le jeune a pas encore le plumage magnifique et coloré que l’adulte.

Et hopla, une dernière vidéo 🙂 Pivert pique la pelouse 🙂 Il cherche des petits vers 🙂

Merci les copains ! Arthur

A bientôt amis lecteurs 🙂

Continuer la promenade

157 – L’arrivée en Charentmaritimie

Samedi 22 Juillet, An IV

Léo : « Bonjour bonome 🙂 Déjà levé ? »

Le chevalier : « Oui mon Léo. Toi aussi à ce que je vois. »

Léo : « Tu sais que je suis un lève-tôt. Petit Sam aussi. On part aujourd’hui en Charentmaritimie ? »

Le chevalier : « Oui Léo. Je vous l’ai dit hier. Vos affaires sont prêtes ? »

Léo : « Il me semble. Je vais aller vérifier. Tu vas te caféiner ? »

Le chevalier : « Oui, je vais prendre mon petit déjeuner à la taverne. »

Léo : « Max dort encore. »

Le chevalier : « Vous pouvez m’accompagner Samuel et toi. »

Samuel : « Et cousin Max ? »

Le chevalier : « Il dort encore. »

Samuel : « Mais si il se réveille ? »

Le chevalier : « Il croira que nous sommes partis sans lui 🙂 »

Léo : « Non bonome. Tu te souviens, un jour, on lui a fait croire ça. On s’était cachés. Et il s’est assis et a pleuré. Je veux pas que Maxou pleure encore. »

Samuel : « Cousin Max a pleuré ? »

Léo : « Oui. Il a cru qu’on l’avait laissé seul. »

Samuel : « Pauvre cousin Max ! »

Léo : « On voulait rigoler mais ça lui a fait de la peine. Il était tout triste. »

Samuel : « Alors il faut pas le laisser seul. »

Léo : « Ben non. »

Le chevalier : « Allez le réveiller alors. »

Léo : « Il dort si bien… Tu nous en veux pas si on reste ici en attendant qu’il se réveille ? »

Le chevalier : « Non, pas du tout. »

Samuel : « Moi je veux bien venir avec toi chevalier. »

Le chevalier : « Ça ne te dérange pas Léo ? »

Léo : « Ben non 🙂 Amusez vous bien. »

Un peu plus tard…

Le chevalier : « Tiens, mon Maxou est réveillé. »

Max : « Bonjour bonome. Tu es allé à la taverne avec petit Sam ? »

Le chevalier : « Oui, il m’a tenu compagnie pendant que je me sustentais. »

Max : « Tu es prêt pour la longue chevauchée. »

Le chevalier : « Mes sacs sont chargés. Et vous ? »

Max : « On est prêts. Alors en route ! »

Encore plus tard…

Max : « Rholala ! »

Léo : « Ça alors ! »

Samuel : « Tabarnak ! »

Max : « Bonome, je crois que tu as un nouveau petitours 🙂 »

Max : « On peut aller voir le petitours ? »

Le chevalier : « Vous pouvez ! Mais… ne courez pas… »

Max : « Bonjour petitours ! Comment tu t’appelles ? »

Léo : « Tu viens d’où ? »

Samuel : « Tu vas rester avec nous ? »

Le nouveau petitours : « здравствуйте 🙂 меня зовут Ворнс. »

Max : « Méniazavoutboris ? Ben ça va pas être facile de discuter avec toi si méniazavoutboris. Méniazavoutboris aussi alors… »

Le nouveau petitours : « 🙂 »

Léo : « Boris, t’inquiète pas si cousin Max dit des bêtises. Il dit souvent des bêtises… вы говорите по-русски

Le nouveau petitours : « да. »

Léo : « Вы приехали из России

Le nouveau petitours : « Москвы

Léo : « Bien… вы говорите по-французски ?»

Le nouveau petitours : « да, конечно

Max : « Bonome, qu’est ce qu’il dit Léo ? Tu comprends ce que dit Léo ?»

Le chevalier : « Chut Max…»

Max : « Tu comprends toi ? »

Le chevalier : « Max, laisse moi écouter…»

Léo : « Так почему вы говорите по-русски ? »

Le nouveau petitours : « раздражать Макс 🙂 это смешно 🙂 »

Léo : « Я понимаю 🙂 »

Max : « Bonome ! Pourquoi on comprend rien ? Pourquoi Léo parle bizarre ! »

Léo : « Мы останавливаемся

Le nouveau petitours : « если вы хотите.»

Léo : « Bon, je vous présente cousin Boris. Il vient de Moscou et il parle russe. Mais il parle français aussi.»

Boris : « Oui, je parle français aussi 🙂 »

Max : « Léo, tu parles russe ?»

Léo : « Oh, juste quelques mots…»

Max : « Quelques mots ? Mais tu viens de discuter en russe avec cousin Boris ! »

Boris : « Ton accent est très bon Léo. Bravo ! »

Léo : « Merci cousin Boris 🙂 »

Max : « Mais comment ça se fait que tu parles russe Léo ?»

Léo : « Ben… C’est à cause du grékancien…»

Max : « C’est à cause du grékancien que tu parles russe ? Il faut que tu t’expliques là ! »

Léo : « Le grékancien c’est pas le même alphabet que nous. J’ai cherché un peu, comme ça. Et j’ai découvert les alphabets : le phénicien, l’attique, le cyrillique… J’ai bien aimé le cyrillique. C’est avec cet alphabet que le russe s’écrit. Alors du coup j’ai un peu appris le russe. Mais juste quelques mots… »

Max : « Tu vois cousin Boris, ça c’est Léo. Il discute en russe avec toi et il dit qu’il parle que quelques mots. Bon, on peut faire les présentations maintenant. Tu me connais je suppose. Léo aussi. Connais-tu Samuel ? »

Boris : « Le petitours blanc 🙂 »

Léo : « Oui, il est tout petit mais il a une mémoire fabuleuse. »

Samuel : « Tu exagères cousin Léo. »

Max : « Samuel nous appelle cousin Léo et cousin Max. Et il dit encore chevalier à bonome. Bonome tu vas voir. Il repousse l’étrange aux limites du bizarre mais il est gentil avec les petizours. Et il connaît tout ! Forcément puisqu’il a 15 milliards d’années. Il est né avant l’Univers lui-même. »

Le chevalier : « Dites, puis-je interrompre votre discussion et vous fotoer ? »

Max : « Oui bonome ! Bien sûr bonome. Boris, bonome aime beaucoup fotoer ses petizours. Laisse le faire, ça lui fait plaisir. »

Boris : « Bien Max. »

Le chevalier : « Et si nous rentrions ? »

Max : « Oui bonome. Dis, tu veux bien aller poser notre sacoche dans la chambre pendant qu’on papote avec Boris ? »

Le chevalier : « Oui oui, j’y vais. Je vous installe avant. »

Léo : « Rholala on a un nouveau cousin 🙂 »

Max : « Pauvre bonome… »

Samuel : « Cousin Boris, pourquoi tu as une pièce sur la tête ? »

Max : « Boris le rapiécé 🙂 »

Boris : « Je vous raconterai plus tard… »

Max : « Bonome, tu as vu ? Boris est rapiécé 🙂 »

Le chevalier : « Max, tu lui rappelles peut-être de mauvais souvenirs ! »

Boris : « Non chevalier, rien de grave. »

Léo : « Cousin Boris, tu vas rester avec nous ? »

Boris : « Seulement pour les vacances. Si vous voulez bien de moi… »

Max : « On verra. On va dire que tu restes tant que tu veux. »

Léo : « Là, on va rester un peu. Tu vas voir. En Charentmaritimie on va tous les jours en inspections. »

Max : « On va te montrer de beaux zoisos ! »

Léo : « птица :) »

Le chevalier : « Bon, je vous laisse entre petizours faire connaissance… »

Voilà Princesse, je vais pas tout te raconter la soirée. Mais on a bien rigolé avec cousin Boris dès le premier soir. La tribu des petizours s’est encore agrandie 🙂

Je t’embrasse Princesse et j’espère que tu vas bien.

Continuer la promenade

156 – Toujours le Grand Étang…

Mercredi 5 Juillet, An IV

Max : « Bonome, tu es en vacances là. »

Le chevalier : « Oui Max. »

Max : « En grandes vacances même. »

Le chevalier : « Absolument. »

Max : « Donc tu as plus de copies. »

Le chevalier : « Exact 🙂 »

Max : « Alors pourquoi on reste dans la cabane ? »

Le chevalier : « Je me repose… »

Max : « Tu te reposes… Et tu pourrais pas te reposer en prenant l’air ? »

Le chevalier : « C’est déjà un peu plus actif comme repos… »

Max : « Au Grand Étang on marche pas beaucoup. Et le chant des zoisos c’est reposant pour l’esprit. »

Le chevalier : « Je vois. »

Max : « Tu vois ? »

Le chevalier : « Oui. Il faut que je saute dans mes chaussettes et que je vous emmène au Grand Étang. »

Max : « Ben… A moins que tu veuilles y aller pieds nus. Mais je te le déconseille. Chaussettes et chaussures sont fortement recommandées. Sinon tu vas être tout blessé aux pieds. »

Le chevalier : « Merci du conseil mon petitours. »

Max : « A ton service bonome 🙂 Bon, je préviens Samuel et Léo qu’on part dans trois minutes. »

Le chevalier : « Ah, vous partez ? »

Max : « Tu vas pas recommencer ! Tu as trois minutes pour te mettre en tenue d’inspection et préparer ton sacado. Allez, dépêche toi un peu ! SAMUEL ! LÉO ! ON RETOURNE AU GRAND ÉTANG ! DÉPART DANS TROIS MINUTES ! »

Au Grand Étang…

Max : « Bon, on jette un œil au premier observatoire mais on reste pas si on voit rien. »

Samuel : « Tu veux encore voir des passereaux cousin Max ? »

Max : « Les zoisos aquatiques on les connaît bien. La dernière fois on a pu observer les fauvettes grisettes et on a vu la fauvette des jardins. Alors peut-être qu’on en verra d’autres… »

Léo : « Regardez ! Les petits colverts ! »

Max : « Rholala ! Qu’est ce qu’ils ont grandi ! »

Léo : « Ben oui, c’est comme ça les petits. Ça grandit vite. Et après ça prend son indépendance. »

Max : « Oui ben pour le moment ils suivent sagement leur maman. »

Samuel : « Ils sont presque aussi grands qu’elle… »

Léo : « Vous pensez que ce sont les mêmes que la dernière fois ? Parce qu’il y en a moins… »

Max : « Si c’est une autre portée c’est une bonne nouvelle. Ça voudrait dire qu’il y a eu au moins deux portées. »

Samuel : « Et que les autres petits se sont pas faits dévorer… »

Léo : « Je crois qu’en moyenne il n’y a qu’un quart des petits zoisos qui atteignent l’âge adulte… »

Max : « Et les trois autres quarts ? »

Léo : « Ben… Soit ils se font manger, soit ils ont la maladie… »

Samuel : « Les portées sont de 2 à 12 oisillons. Heureusement qu’ils deviennent pas tous adultes ! »

Max : « Oui mais je vous rappelle que les populations de zoisos baissent de plus en plus. Vous lisez la presse un peu ? Je vais mettre quelques liens dans cet article… »

Baisse vertigineuse des populations d’oiseaux en France

Les oiseaux des campagnes disparaissent à vitesse grand V

Les oiseaux se cachent pour mourir

Quand la plaine regorgeait d’oiseaux

Léo : « Bon, ici on verra rien de plus. On va à l’autre observatoire ? »

Max : « On y va ! »

Le chevalier : « Attendez ! »

Max : « Qu’est ce tu as vu ? »

Le chevalier : « Regardez ! »

Max : « Une fauvette grisette ! »

Samuel : « Sylvia communis, Sylviidés. »

Léo : « Un mâle adulte… »

Max : « Si on avait découvert ce Royaume en ce moment, on l’aurait appelé le Royaume des Fauvettes 🙂 »

Léo : « Max, c’est pas nous qui baptisons les Royaumes. Le Grand Étang s’appelle le Grand Étang et c’est comme ça. »

Max : « Oui Léo. »

Léo : « Les fauvettes grisettes nous attendent au début du chemin maintenant 🙂 »

Max : « C’est prometteur… »

Léo : « Oui, mais on avance ! »

Max : « Allez bonome ! En route ! »

Le chevalier : « A tes ordres Max ! »

Max : « Toi tu peux cavaler avec tes grandes pattes. Nous on est trop petits. »

Le chevalier : « Je n’ai rien dit Maxou. Et j’aime bien quand vous pochez. »

Samuel : « J’aime bien pocher moi. »

Léo : « C’est moins fatiguant que de cavaler mais on voit pas tout. »

Max : « Je sais Léo. Mais il y a 8 minutes pour bonome entre les deux observatoires. Si on y va à pattes il faut une heure… »

Léo : « On a jamais tout fait à pattes. Un bout par ci, un bout par là… »

Max : « Un jour on est tombés sur un os 🙂 »

Léo : « Un bout d’os… »

Max : « Bonome arrête toi ! »

Le chevalier : « Pourquoi Max ? »

Max : « LÀ ! C’EST QUOI ÇA ? »

Le chevalier : « 🙂 »

Max : « C’est quoi ce machin à huit ailes ! Ça existe pas les huit ailes ! »

Léo : « Maxou… Ouvre les yeux quand tu regardes ! »

Max : « Quoi encore ? Que j’ouvre les yeux ? Mais c’est moi qui l’ai vu ce huit ailes ! Tu avais… Oui, d’accord, c’est pas un huit ailes… »

Léo : « Ben non ! »

Max : « Ce sont deux Libellulidés en plein accouplement. Je suis bête moi ! »

Samuel : « Mais non cousin Max, parfois tu es étourdi. »

Max : « N’empêche que vous l’aviez pas vu ce huit ailes 🙂 »

Léo : « C’est vrai Max. »

Max : « Il va y avoir des petites libellules 🙂 »

Léo : « Il y a pas des petites libellules. Dois-je te rappeler le cycle de vie des Odonates ? »

Samuel : « Moi je veux bien. »

Max : « Les Odonates s’accouplent de façon étrange. Elles font des cœurs, des figures bizarres tout ça parce que les testicules et l’organe copulateur du mâle sont pas côte à côte. Mais ça on reverra dans la cabane. Après la femelle pond des œufs en milieu aquatique. Elles ont des tas de façons de faire. Mais les œufs sont toujours pondus dans l’eau. Il en sort des larves aquatiques elles aussi. Elles peuvent vivre de deux à quatre ans. Et puis un jour elles grimpent le long d’un végéto et se transforment en nymphe. Dans le cocon il y a tout une transformation. C’est la métamorphose. Quand la métamorphose est terminée il y a un adulte dans le cocon. Il perce le cocon et sort. Il doit alors déplier ses ailes et les faire sécher. Après c’est un vrai adulte. Il peut se reproduire. Parce que dans la nature c’est à ça qu’on reconnaît un adulte, à sa capacité à se reproduire. Chez les Odonates les adultes vivent pas longtemps. Ils se reproduisent et après ils peuvent mourir. Mais pas toujours tout de suite. Des fois ils servent plus à rien pendant des semaines. »

Samuel : « Alors cousin Léo avait raison. Il y a pas de petites libellules. Il y a les larves mais on peut pas les voir puisqu’elles sont dans l’eau et que nous on va pas dans l’eau. »

Max : « Oulala non ! Imagine qu’on croise un brochet ! Hopla ! Plus de petitours ! Dévorés par le brochet le petitours ! »

Léo : « Cousin Max est brochéphobe 🙂 »

Max : « Tout le monde a peur des brochets Léo ! »

Léo : « Bien sûr Max 🙂 »

Samuel : « On arrive ! »

Max : « Bon, on se répartit les rôles. Il faut quelqu’un de chaque côté et quelqu’un vers l’étang ! »

Samuel : « Pas d’accord ! Si on fait ça on est tous tout seuls et c’est pas drôle ! »

Léo : « D’accord avec Sam. On reste ensemble ! »

Max : « J’avais pas pensé qu’on serait tous tout seuls… Comment on fait alors ? »

Léo : « On se balade le long de l’observatoire. Et si on veut aller vite, on saute sur bonome et il nous transfère d’un point à un autre. »

Max : « Tu veux bien bonome ? »

Le chevalier : « Oui. Ou alors vous vous installez dans la poche de ma chemise et vous me dites où vous voulez aller. »

Max : « On va avoir le mal de bonome 🙂 »

Léo : « Oui mais on est d’accord quand même 🙂 »

Le chevalier : « Alors installez vous ! »

Max : « C’est parti ! »

Le chevalier : « Commençons pas là… »

Léo : « Une petite mésange bleue ! »

Max : « Une petite ? On dirait plutôt un adulte ! »

Léo : « Pas encore tout à fait… »

Max : « Un individu sub-adulte alors ! »

Léo : « Si tu veux Maxou 🙂 »

Samuel : « Elle est partie la mésange… »

Le chevalier : « Oui… Faisons le tour de l’observatoire… Côté étang… »

Léo : « C’est qui là ? »

Max : « On dirait… Un petit gravelot ! »

Léo : « Rholala ! »

Samuel : « Un petit gravelot ? »

Léo : « Charadrius dubius, Charadriidés… Il y en a souvent ici l’été. Je suppose qu’ils nichent ici… »

Max : « On a jamais vu de petits… »

Léo : « J’aime bien quand ils courent ! Leurs pattes bougent tellement vite qu’on les voit plus et on dirait que leur corps glisse en l’air. C’est rigolo 🙂 »

Max : « Bonome, pourrais-tu le tout zoomer pour montrer à petit Sam ? »

Le chevalier : « Bien sûr. »

Samuel : « Merci chevalier 🙂 »

Max : « Et il y a une bergeronnette grise ! »

Samuel : « Motacilla alba, Motacillidés. »

Léo : « Elle aussi il faut la zoomer… »

Samuel : « On a pas parlé du vanneau huppé qui est juste derrière sur les fotos. »

Léo : « Oui, on est négligents. »

Max : « Pourtant c’est un beau zoiso le vanneau. »

Samuel : « Il migre le vanneau ? »

Léo : « Non, pas ici. En période de reproduction des couples se forment et ils vivent séparés les uns des autres. Par contre, en hiver, il y a de grands rassemblements un peu partout. Souvent, quand on vient au Grand Étang, on voit des dizaines d’individus regroupés dans les champs le long de la route. »

Max : « En Charentmaritimie aussi. »

Léo : « Il y en a presque partout en France sauf au-dessus de 2000 mètres d’altitude. »

Samuel : « Merci mes cousins… »

Max : « Bonome, on peut retourner voir les arbustes s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Allons-y… »

Léo : « Il faut être patient… »

Max : « Pas faire de mouvements brusques… »

Léo : « On attend… »

Samuel : « Pas très longtemps 🙂 »

Max : « Encore un jeune ! »

Léo : « Un étourneau cette fois ! »

Samuel : « Strunus vulgaris, Sturnidés. »

Max : « On le connaît bien l’étourneau mais on en avait jamais vu de si petit… »

Léo : « Il est mignon 🙂 »

Max : « On le reconnaît à peine. »

Léo : « Ben si ! Quand même ! Il a bien une tête d’étourneau. »

Max : « Tête de piaf ! »

Léo : « Hé ! Ho ! Tu m’insultes pas s’il te plaît ! »

Max : « Mais ! Je disais tête de piaf au zoiso ! »

Samuel : « Dites, vous chamaillez pas tous les deux ! Vous avez été sages lors des deux dernières sorties alors vous continuez ! »

Max : « Mais Sam, on est des juvéniles ! »

Léo : « Alors on chamaille ! »

Samuel : « Oui, je sais, c’est une loi de la nature, on y peut rien et tout ça. Mais je m’en fiche ! On regarde les zoisos tranquillement. »

Léo : « Oulala ! On se fait gronder par notre petit Sam ! »

Samuel : « Ça arriverait pas si vous vous teniez correctement. »

Max : « Oui Sam. Bien Sam. D’accord Sam 🙂 »

Samuel : « On retourne voir l’étang ! »

Léo : « En plus il donne des ordres à bonome ! »

Samuel : « Oups ! Pardon chevalier. Tu veux bien retourner voir l’étang s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Bien sûr Sam. »

Max : « Les fuligules ! On les avait pas remarqués tout à l’heure ! »

Léo : « Vous avez vu ! Il y avait que le mâle et la femelle est sortie de l’eau d’un coup ! »

Max : « Pourquoi il est pas tout blanc sur les côtés le mâle ? »

Léo : « Bonne question… Serait-ce le plumage d’éclipse ? En cette saison ? »

Le chevalier : « C’est probable… »

Max : « C’est compliqué tous ces plumages. Avec ceux qui partent au sud l’hiver, ceux qui viennent ici l’été… Ils muent, ils changent de plumages en grandissant… »

Léo : « C’est pas toujours facile.. Mais ça fait pas si longtemps que ça qu’on fait l’ornithologie. On va bien finir par tout connaître nous aussi Maxou. »

Max : « Ça fait deux ans que je parcours le Pays des Zoisos avec mon bonome. Tiens, on a pas fêté notre anniversaire cette année bonome. »

Le chevalier : « Non, c’est vrai. »

Max : « On s’en fiche. C’est tous les jours un anniversaire 🙂 Quoique… Si je me souviens bien j’avais eu un gros nid en chocolat rempli de chocolat… On pourrait peut-être faire une fête cette année aussi. »

Le chevalier : « Pour avoir du chocolat ? Tu es vraiment un estomac avec des pattes toi 🙂 »

Max : « Ce serait vrai si je dévorais tout ce qui me passe sous les pattes. Mais moi je suis uniquement chocolatophage. »

Léo : « Vous parlerez plus tard. J’ai entendu une fauvette grisette… »

Léo : « C’est une femelle il me semble, une femelle adulte… »

Max : « Alors on a vu le mâle, la femelle… Il manque les petits ! »

Léo : « On les verra peut-être… »

Samuel : « Un héron cendré ! »

Max : « On a plus rien à dire sur les hérons cendrés. »

Samuel : « Sauf que c’est un beau zoiso 🙂 »

Max : « Petit Sam, tous les zoisos c’est un beau zoiso. Tu sais bien. »

Samuel : « Oui cousin Max. »

Léo : « Là… Ce serait un guignette ? »

Max : « Actitis hypoleucos, Scolopacidés ? Il remue la queue ? »

Léo : « Oui. »

Max : « C’est bien un chevalier guignette. »

Samuel : « Un petit gravelot, un chevalier guignette… On se croirait un peu à la mer… »

Max : « C’est vrai ça. Dis bonome, on va pas en Charentmaritimie ? En général pendant les vacances on y va. »

Le chevalier : « Oui, je sais Max. Nous irons. Mais laissez moi quelques jours de repos. »

Léo : « En Charentmaritimie on cavale partout toute la journée, tous les jours. C’est fatiguant pour toi. »

Le chevalier : « Ça me fait du bien d’être au contact de la nature et de marcher. Mais parfois vous m’imposez des journées plutôt chargées. »

Max : « Pfff ! La mauvaise foi ! Tu veux jamais rentrer le soir ! On a pas beaucoup à insister pour rentrer à pas d’heure ! »

Léo : « C’est un peu vrai… »

Le chevalier : « Sans mes petizours naturalistes je serais probablement moins actif quand même… »

Max : « D’accord, c’est notre faute. Si tu veux bonome… »

Léo : « Vous entendez ? »

Max : « Mmmmmm… »

Samuel : « Un petit qui piaille pour avoir du manger ! »

Max : « Il est où ? »

Léo : « Là ! »

Léo : « La voilà notre petite fauvette grisette ! »

Samuel : « Tu es sûr cousin Léo ? »

Léo : « Oui oui 🙂 »

Samuel : « Comment tu sais ? »

Léo : « Il bouge pas beaucoup. On voit qu’il attend. Il a pas peur. Et son allure générale… On voit bien que c’est un petit. »

Max : « Bien, alors le mâle de tout à l’heure c’est pas le papa. Il était trop loin d’ici. Ce qui veut dire qu’il y a probablement plusieurs couples nicheurs. Et donc de nombreux petits. Encore une bonne nouvelle 🙂 »

Léo : « Maxou, tu sais bien qu’il faut se méfier. C’est bien ICI. Mais c’est peut-être pas partout comme ça. »

Max : « Je sais bien Léo. Mais au moins ici les fauvettes grisettes vont bien. C’est déjà pas mal. C’était une bonne idée de créer cet Espace Naturel Sensible… »

Léo : « Ce qui est dommage c’est que les gens d’armes interviennent pas davantage pour mettre les pêcheurs en prison… »

Max : « En prison, quand même pas ! Mais une grosse amende ! Les zoms aiment pas qu’on prenne leurs sous. »

Léo : « De toutes façons, les pêcheurs râlent. Parce qu’ils peuvent pas pêcher partout, parce qu’ils ont des amendes… »

Max : « Pour venir pêcher dans un Espace Naturel Sensible il faut pas aller bien dans sa tête. Il y a d’autres endroits où c’est autorisé. Pourquoi ils vont pas dans ces endroits au lieu d’embêter la nature ? »

Léo : « La réponse est dans la question Maxou. Parce qu’ils vont pas bien dans leur tête, tout simplement. En plus c’est juste un loisir la pêche. Plus personne se nourrit grâce à ça… »

Max : « Ouaip… On va pas passer la soirée à parler des pêcheurs. Ils le méritent pas. Ils méritent juste notre mépris. Les pêcheurs qui allez où c’est pas autorisé de pêcher, on vous méprise. »

Léo : « Et on vous plaint. Vous devez avoir une vie bien triste pour en arriver là… »

Max : « Aucune conscience écologique… »

Léo : « C’est comme les chasseurs qui disent qu’ils sont les seuls vrais écologistes ! Ils laissent des milliers de tonnes de plombs dans la nature ! Hé ! Les chasseurs ! Le plomb c’est toxique ! »

Max : « Et pour eux il y a que deux types d’espèces. Celles qu’ils chassent et les nuisibles. C’est tout des nuisibles pour les chasseurs. Hé ! Les chasseurs ! C’est vous les nuisibles ! »

Samuel : « Vous énervez pas les cousins. Ils en valent pas la peine… »

Le chevalier : « Petit Sam a raison. Bon, mes petizours, je retournerais bien me reposer moi. »

Max : « D’accord bonome. On rentre. »

On est rentrés calmement. Bonome a fait sa toilette comme un zanimo 🙂 Le bonome ça fait beaucoup sa toilette. Puis il est allé se reposer dans son fauteuil. Sans rien faire. Alors on l’a rejoint pour lui gratouiller le front. Mais on a pas tenu longtemps et on s’est endormis. Bonome nous a pris doucement dans sa main et nous a mis au lit. Et, bien qu’on dormait déjà à poings fermés, ils nous a fait un bisou et nous a souhaité bonnuit.

Je t’embrase Princesse et j’espère que tu vas bien.

Continuer la promenade.

En ces jours, nous apprîmes une terrible nouvelle. L’un des professeurs de la schola est mort. On l’aimait bien ce professeur de la schola et les élèves aussi. Comme il était un peu troubadour lui aussi j’ai décidé de lui rendre hommage par un petit morceau de musique. Un morceau étrange. Je sais pas si il le connaissait mais j’aime beaucoup les paroles du premier couplet. C’est une prière chrétienne. Et il était chrétien ce professeur. Le voici ce premier couplet : ‘Je n’ai jamais placé mon espérance en aucun autre que Toi, Dieu d’Israël, Toi dont la colère fait place à la miséricorde, Toi qui absous tous les péchés de l’humanité souffrante. Ô Seigneur Dieu, Créateur du Ciel et de la terre, considère notre humilité.’ C’est de Thomas Tallis, un grand compositeur du 16ème siècle. A ma connaissance c’est le seul motet à 40 voix. C’est pour toi J.-M. A.

Spem in alium, Thoma Tallis

155 – Encore le Grand Étang

Dimanche 2 Juillet, An IV

Samuel : « Chevalier, je peux te parler ? »

Le chevalier : « Bien sûr mon petitours. »

Samuel : « Au Grand Étang, il y a des beaux zoisos. »

Le chevalier : « Oui mon petit Sam. »

Samuel : « Et avec le nouvel observatoire on peut observer les passereaux. »

Le chevalier : « C’est vrai. »

Samuel : « La semaine dernière on a pas bien pris le temps d’observer les buissons pour voir les passereaux. »

Le chevalier : « Oui, c’est dommage. »

Max (à Léo) : « Tu penses qu’il va oser lui demander ? »

Léo (discrètement à Max) : « Sa stratégie me plaît bien. »

Max : « Il procède en douceur. »

Léo : « Je pense qu’il va réussir à pousser bonome à proposer de lui même… »

Max : « Oui oui, chut ! »

Samuel : « Cousin Max et cousin Léo aiment beaucoup les zoisos tu sais. »

Le chevalier : « Oui petit Sam. Je me souviens de mon Maxou qui répétait souvent que ‘c’est beau un zoiso.’ »

Samuel : « Il a raison cousin Max. C’est très beau un zoiso. »

Le chevalier : « Mon petit Sam, puis-je te demander où tu veux en venir ? »

Samuel : « Bien sûr chevalier. Tu peux tout me demander. Mais je veux rien du tout moi. C’est juste pour papoter avec toi. »

Max (discrètement à Léo) : « Il est fort quand même. »

Léo : « Il prend son temps mais il va y arriver… »

Le chevalier : « D’accord. Résumons : au Grand Étang il y a un bel observatoire qui permet d’observer de beaux zoisos que nous n’avons pas assez pris le temps d’observer… »

Samuel : « Tu résumes bien chevalier. Je vois d’où vient ce talent de cousin Léo. Lui aussi résume bien.  »

Le chevalier : « Merci mon petitours. »

Samuel : « Alors toi aussi tu regrettes de pas avoir pris le temps d’observer les passereaux ? »

Max (discrètement à Léo) : « Tu as entendu ça ? »

Léo  (discrètement à Max) : « Il a complètement inversé la situation ! »

Max : « Il est fort ce petitours blanc. »

Le chevalier : « Oui, c’est dommage. »

Samuel : « Si tu as envie d’y retourner, on pourrait t’accompagner. On a rien de spécial à faire nous. »

Le chevalier : « C’est gentil ça. »

Samuel : « Ben, on voudrait pas que tu sois tout seul là-bas. »

Max (discrètement à Léo) : « Rholala ! Mais il le manipule carrément là ! »

Léo : « Chut ! »

Le chevalier : « Merci mon petitours. Mais penses-tu que Max et Léo seraient d’accord pour m’accompagner ? »

Samuel : « Si tu veux je peux me charger de les convaincre. Ils sont pas vraiment occupés. »

Le chevalier : « Tu ferais ça pour moi ? »

Samuel : « Oui, tu es tellement gentil avec tes petizours. »

Le chevalier : « Et que leur dirais-tu ? »

Samuel : « Je leur dirais que tu as envie d’aller observer les passereaux du Grand Étang au nouvel observatoire et que tu as pas envie d’y aller seul. Alors ce serait gentil de notre part de t’y accompagner pour te tenir compagnie. »

Max (discrètement à Léo) : « Hopla ! Retourné comme une crêpe le bonome ! »

Léo (à Max) : « Tu crois que bonome l’a laissé faire ou bien qu’il s’est fait avoir ? »

Max : « Je sais pas. C’est bonome quand même… »

Samuel : « Max ! Léo ! Venez s’il vous plaît ! »

Max : « On arrive ! »

Léo : « On est là ! »

Max : « Que pouvons-nous faire pour toi petit Sam ? »

Samuel : « Pour moi, rien. Mais pour le chevalier… Il a vraiment envie d’aller au Grand étang mais il veut pas y aller seul. Seriez-vous d’accord pour l’accompagner malgré tout ce que vous avez à faire ? »

Max : « Ben… »

Léo : « C’est qu’on est très occupés là ! »

Max : « On a tout ça à faire ! »

Samuel : « Je sais bien. Mais il apprécie tellement notre compagnie ce grand chevalier. Vous pourriez faire un effort quand même ! »

Max : « C’est vrai qu’il est gentil avec nous. »

Léo : « On pourrait effectivement faire un effort. »

Max : « Il le mérite bien. »

Léo : « On est d’accord. »

Max : « Mais dis lui bien que c’est malgré tout ce qu’on a à faire ! »

Samuel : « Oui oui, je cours lui dire ! »

Le chevalier : « J’ai entendu… »

Max : « Ne nous remercie pas bonome. »

Léo : « C’est tout naturel. »

Le chevalier : « Bien, je vous remercie quand même 🙂 Filez vous préparer ! »

Les petizours partent en courant chercher leurs sacados…

Max : « On va aux zoisos ! »

Au Grand Etang…

Max : « Tiens, la famille cygne est de ce côté… »

Léo : « Vous avez vu comme ils ont grandi ! »

Samuel : « On les reconnaît à peine ! »

Max : « Le retardataire est-il en retard… »

Léo : « Il est avec les autres… »

Max : « Ils font sa toilette les cygnes. »

Léo : « On arrive tard… »

Max : « Bon, on file au nouvel observatoire pour les passereaux alors. Pour toi bonome 🙂 »

Le chevalier : « Max, Léo, n’avez-vous pas honte ? »

Max : « Honte de quoi ? »

Le chevalier : « D’avoir envoyé Samuel me demander de vous emmener aux zoisos ? »

Max : « On a rien envoyé du tout ! Il est venu spontanément papoter avec toi ! »

Le chevalier : « Et c’est donc pas hasard que vous avez suivi toute notre discussion cachés derrière une plante. »

Max : « Hein ? Noooon ! On passait pas là, c’est tout… »

Le chevalier : « Avec tout ce que vous aviez à faire ? »

Max : « On faisait une pause ! C’est toi qui nous as appris à faire des pauses pour pas saturer et pas dire des erreurs. »

Le chevalier : « Et vous faites vos pauses en chuchotant derrière une plante. »

Max : « Bonome, tu connais la photosynthèse ? Les plantes prélèvent du dioxyde de carbone dans l’air pour faire la matière organique. Et elles rejettent du dioxygène. Tu devrais savoir ça quand même ! Et le dioxygène ça fait du bien au cerveau. C’est normal de faire les pauses derrière les plantes. C’est pour oxygéner le cerveau. »

Le chevalier : « Tu as réponse à tout à ce que je vois… »

Max : « Forcément, je suis irréprochable 🙂 »

Léo : « Bonome, je me demandais… A quel moment as-tu démasqué notre plan ? »

Le chevalier : « Je vous ai entendus discuter entre vous avant que Samuel vienne me parler… »

Léo : « Ah oui… Tu savais tout depuis le début alors… »

Le chevalier : « Oui 🙂 Mais j’ai apprécié la méthode de mon petitours blanc. Elle pourrait marcher. C’est plus agréable que : ‘Saute dans tes chaussettes bonome et emmène nous aux zoisos !’ »

Max : « Chacun son style… »

Le chevalier : « Max, tu m’imagines sautant dans mes chaussettes ? »

Max : « Il faudrait un support à chaussettes pour que tu puisses sauter dedans 🙂 »

Léo : « On arrive. Il est temps que vous arrêtiez de dire des bêtises 🙂 »

Max : « Le cormoran ! »

Max : « Il est tard si c’est déjà l’heure de la toilette ! »

Léo : « Oui, les zanimos font plutôt sa toilette en fin de journée… »

Samuel : « On devrait venir au lever du soleil un jour…. »

Max : « Bonome est pas levé au lever du soleil. Il se lève tôt pour aller à la schola alors en fin de semaine on le laisse dormir. Et c’est pas négociable. On embête pas bonome. Et puis je vous rappelle que le premier observatoire c’est Là Où Le Soleil Se Couche ! Pas là où le soleil se lève ! »

Samuel : « Oui cousin Max ! D’accord cousin Max ! On embête pas bonome cousin Max ! »

Max : « Et le soir les zanimos se reposent. Ils sont plus calmes. »

Léo : « Grébu ! Il va ahétanhir ! »

Max : « C’est rare de le voir voler grébu. Alors le voir ahétanhir… Bravo bonome ! »

Léo : « Bravo bonome ? Tu félicites bonome ? »

Samuel : « Cousin Max, aurais-tu la fièvre ? »

Léo : « Tu es malade ? »

Max : « Ben voilà ! Quelle image avez-vous de moi ! Je félicite mon bonome bien aimé et vous pensez que je suis malade… Pfff !!! »

Léo : « Bon, apparemment il y a pas beaucoup de zoisos d’eau… »

Samuel : « On s’en fiche ! On est venus pour essayer de voir des passereaux ! »

Max : « Allez ! On s’y met… »

Léo : « Voyons ça… »

Samuel : « Là ! Il y a un passereau ! »

Max : « Mmmmm… »

Léo : « C’est qui ce zoiso… »

Samuel : « Vous le connaissez pas ? »

Léo : « Mmmmm aussi… »

Max : « Bonome ? »

Le chevalier : « Je dirais que c’est une fauvette des jardins, Sylvia borin, Sylviidés. »

Max : « Une fauvette des jardins ? On connaît pas la fauvette des jardins ! »

Léo : « Rholala ! »

Max : « A peine installés et vlan ! Un nouveau zoiso ! On rigole pas nous 🙂 »

Léo : « A quoi tu reconnais la fauvette des jardins ? »

Le chevalier : « A rien 🙂 Son plumage n’a aucune caractéristique notable. Sa couleur varie du brun au brun teinté de vert olive comme l’individu qui est en face de nous. »

Léo : « Il y a rien du tout qui permet de l’identifier ? »

Le chevalier : « Les demi-cercles clairs au-dessus et en-dessous de l’œil. »

Max : « On les voit à peine… »

Le chevalier : « C’est pour dire à quel point elle n’a aucun caractère spécifique notable 🙂 »

Léo : « Elle niche ici ? »

Le chevalier : « Oui. La reproduction se fait en Europe. Puis elle hiverne en Afrique sud-saharienne. »

Max : « Encore un petit zoiso qui fait 6000 km d’un coup d’aile… »

Léo : « Elle mange quoi la fauvette des jardins ? »

Le chevalier : « Ici, lors de l’éducation des petits elle est essentiellement insectivore. Mais elle ne dédaigne pas quelques fruits de temps en temps. En Afrique elle a un régime mixte : insectivore et frugivore. »

Léo : « LE FAUCON ! »

Max : « Tu as fotoé ? »

Le chevalier : « Pas facile… Il est rapide ce faucon… »

Max : « Oui oui… C’est ça, c’est le hobereau. On le voit souvent ici. »

Léo : « C’est le mâle ? Je crois que nous avons déjà vu une femelle… »

Max : « Oui, ils nichent ici. Peut-être par là. D’après leurs déplacements… »

Samuel : « Un faucon hobereau… »

Max : « Et oui petit Sam 🙂 Il y en a ici. Avec bonome, on en a vu un se poser juste là la première fois qu’on est venus. Il était tout près. »

Léo : « Et tu as eu peur 🙂 »

Max : « Au début j’avais peur des rapaces. Alors ce hobereau, juste là, dont on voyait bien le bec crochu et les serres aiguisées… »

Le chevalier : « Tu t’es réfugié dans ma poche. »

Max : « Ben oui ! Je reconnais 🙂 LÀ ! »

Léo : « Une fauvette grisette ! Sylvia communis, Sylviidés ! »

Max : « Là on la reconnaît bien 🙂 »

Samuel : « Et on en a vu la dernière fois. »

Max : « Ça veut dire qu’elles habitent juste là ! On va en revoir alors ! Observez bien… »

Léo : « Là ! Ça a bougé ! »

Samuel : « Là aussi ! »

Max : « Ça va pas être facile de les voir dans cette végétation… Bonome, tu es prêt à fotoer ? »

Le chevalier : « Aussi prêt qu’on peut l’être 🙂 »

Léo : « Bonome ! »

Max : « Elle a une chenille dans le bec ! »

Léo : « Si elle la mange pas c’est pour la donner à ses petits ! »

Max : « Alors il y a au moins un couple et des petits ! »

Léo : « Rholala ! »

Le chevalier : « J’ai l’impression qu’il y a un nid par là… »

Léo : « Oui, c’est là qu’on voit le plus de mouvements. Mais les petits sont plus dans le nid. Ils se promènent et piaillent pour avoir du manger… »

Samuel : « Un autre adulte ! »

Max : « Là aussi ! »

Léo : « Tout ça de fauvettes ! »

Max : « Bonome, je regrette pas de t’avoir accompagné pour te tenir compagnie 🙂 »

Le chevalier : « M’accompagner ? Vous avez honteusement tenté de me manipuler en utilisant votre cousin Samuel afin que je vous emmène aux zoisos ! »

Max : « Ça c’est ton interprétation des faits ! »

Léo : « Mais cessez donc vos querelles macarel ! Là il y a une jeune fauvette à tête noire ! »

Max : « Macarel toi même ! Comment tu sais que c’est un jeune d’ailleurs ? »

Léo : « Max, on a déjà vu des fauvettes à tête noire. »

Max : « Ben oui ! »

Léo : « Et les as-tu déjà vues immobiles sur une branche comme ça ? Sans sauter partout ? »

Max : « Non, elles tiennent pas en place les fauvettes à tête noire. »

Léo : « Et regarde un peu son allure ! C’est un jeune pas encore autonome. Et il attend ses parents pour avoir du manger. »

Max : « C’est une jeune femelle ? »

Léo : « On peut pas savoir. Les jeunes fauvettes à tête noire ont toutes la calotte marron. Les mâles comme les femelles… »

Samuel : « Tu connais bien les fauvettes à tête noire cousin Léo. »

Léo : « On en a déjà vu alors j’ai étudié un peu… »

Max : « Et là, c’est qui ? »

Léo : « On dirait un jeune pouillot 🙂 »

Le chevalier : « Pouillot véloce. »

Max : « Comment tu sais ? »

Le chevalier : « J’ai entendu des adultes 🙂 »

Samuel : « Encore un jeune 🙂 »

Max : « Il est vraiment bien ce nouvel observatoire… »

Léo : « La jeune fauvette à tête noire est là ! »

Max : « Et le jeune pouillot… Il est tout ébouriffé. »

Léo : « Les jeunes sont souvent tout ébouriffés. Et il a l’air un peu perdu, fatigué… »

Max : « Et si on faisait une pause pour regarder l’étang ? »

Léo : « Moi je veux bien. »

Samuel : « Moi aussi. »

Le chevalier : « Comme vous voulez… »

Léo : « Bonome, tu veux bien me prêter le gros zoom s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Tu veux fotoer ? »

Léo : « Ou zoomer. On verra en fonction de ce que je vois. »

Le chevalier : « Ou veux-tu que je l’installe ? »

Léo : « Là s’il te plaît… Merci bonome. »

Max : « On vient avec toi ! »

Léo : « Mmmmm… Des grands cormorans… Des Laridés… Mouettes qui rigolent… Goélands leucophées… »

Max : « Je crois que bonome nous observe… »

Samuel : « Il va nous fotoer 🙂 »

Le chevalier : « Oui 🙂 »

Max : « On prend la pause ! Léo ! Tu te retournes pas ? »

Léo : « Si si ! »

Max : « Allez ! »

Léo : « Oui… »

Max : « Bon, bonome on s’en fiche de Léo ! »

Le chevalier : « Léo tu m’as l’air bien concentré. »

Léo : « Oui oui… »

Max : « Le cygne ! »

Léo : « Je l’ai eu ! Je le guettais 🙂 »

Max : « Montre un peu ça ! »

Samuel : « Bravo cousin Léo ! Bravo ! »

Max : « Aussi bien que bonome ! Bonomou, on a plus besoin de toi. Léo te remplace comme fotoeur. »

Le chevalier : « Très bien. Qu’il me remplace aussi comme chevaucheur, comme pocheur, comme gratouilleur… »

Max : « Bonomou, tu es irremplaçable ! Les fotos de Léo sont pas mal mais les tiennes les surpassent ! »

Samuel : « Oulala ! Tu imagines même pas à quel point elles les surpassent ! »

Max : « On peut pas surpasser plus que ça 🙂 »

Samuel : « T’ai-je déjà dit à quel point tu nous es indispensable ? »

Le chevalier : « Vils flatteurs ! »

Max : « Pas du tout ! Je suis indigné par cette remarque ! »

Samuel : « Je suis blessé que tu penses cela de nous ! »

Max : « Tes petizours ! Viens Samuel, on va étudier les zoisos. Laissons là cet ingrat ! »

Samuel : « Il comprend rien à l’attachement qu’on lui porte ! »

Léo : « Pourquoi vous étudiez les rousserolles ? On en a jamais vu. »

Max : « Peut-être que ça va les faire venir. »

Samuel : « Si elles savent qu’on s’intéresse à elles… »

Léo : « Allons voir ça… »

Max : « Aloraloralor… »

Léo : « Ça c’est une petite charbonnière il me semble… »

Max : « Oui mon Léo. »

Samuel : « On voit les mêmes de la cabane 🙂 »

Max : « Parce qu’on a des restaurants à zoisos. On a plein de clients 🙂 »

Léo : « Des charbonnières, des mésanges bleues, des moineaux… »

Max : « Des pigeons aussi… »

Léo : « Des fois une perruche vient chiper le manger… »

Max : « Par contre le rougequeue noir et les étourneaux viennent pas au resto. »

Léo : « Rougegorge vient un peu. Mais très tôt le matin. »

Samuel : « On a nos propres zoisos 🙂 »

Max : « Ils viennent nous voir mais ce sont pas nos zoisos petit Sam. Ce sont des zanimos sauvages. »

Léo : « Un parent est arrivé ! »

Max : « Mâle ou femelle ? Je vois pas la cravate noire… »

Léo : « Alors c’est la maman. La cravate noire du mâle est plus large. On en verrait une partie. »

Samuel : « La maman et son petit 🙂 »

Max : « Léo, tu te souviens quand il y avait toutes les mésanges à la fenêtre l’an dernier ? »

Léo : « 11 je crois. 8 petites bleues toutes mignonnes et trois adultes. »

Samuel : « Vous avez vu tout ça de mésanges d’un coup ? »

Max : « Oui 🙂 Elles étaient bien installées sur le rebord de la fenêtre. »

Léo : « Les petits piaillaient pour avoir du manger. »

Max : « Alors les parents prenaient des graines dans le resto et les donnaient aux petits. »

Léo : « Une fauvette grisette ! »

Max : « Elle a une chenille dans le bec ! »

Samuel : « Il est beau ce zoiso. »

Léo : « Moi j’aimerais pas être une chenille en ce moment. »

Max : « Tu te ferais dévorer par les zoisos. »

Samuel : « Il y en a une autre de ce côté ! »

Max : « Elles s’activent beaucoup oulala ! »

Léo : « Ben, si elles ont des petits, il faut bien les nourrir. C’est que ça mange beaucoup un petit zoiso ! »

Samuel : « Ils doivent grandir vite pour être prêts pour la migration ! »

Max : « Ils ont trois ou quatre mois pour être assez costauds pour partir en Afrique subsaharienne… »

Le chevalier : « Alors que vous vous êtes encore incapables d’aller au Grand Étang à pattes. »

Max : « Tu nous nourris pas assez ! »

Le chevalier : « Vous ingurgitez 10 livres de chocolat par semaine et ce n’est pas assez ? »

Léo : « Max, là tu risques des ennuis… »

Max : « D’accord. Je retire. Pardon bonome. Tu es le meilleur bonome de la terre. Aucun bonome t’arrive à la cheville. Oulala ! »

Le chevalier : « Mouai… Je ne sais pas si tu es sincère… »

Léo : « Encore une grisette ! »

Max : « J’aime bien les fauvettes grisettes mais j’aimerais bien voir d’autres zoisos quand même… »

Léo : « Et si on allait au Petit Royaume Sauvage ? »

Max : « Bonne idée ça ! »

Le chevalier : « J’envisageais plutôt de rentrer… »

Max : « Bonome, c’est sur le chemin ! »

Le chevalier : « Si on passe par ce côté c’est plutôt un gros détour. »

Max : « Mais on fait que le premier chemin. On s’avance pas beaucoup. Et si on voit pas de zoisos on rentre. »

Léo : « S’il te plaît bonome ! »

Samuel : « S’il te plaît ! »

Le chevalier : « D’accord. Mais nous restons dans l’allée des peupliers. »

Max : « Oui bonome ! »

Samuel et Léo : « Merci bonome ! »

Au Petit Royaume Sauvage on a une une belle surprise 🙂 Il y avait des cigognes blanches ! On connaît bien les cigognes de Charentmaritimie mais ici ça fait bizarre. Je m’y habitue pas encore 🙂

Et puis il y a eu le milan noir. Lui aussi on le connaît bien en Charentmaritimie. Mais il est rare au nord de la Loire…

Voilà Princesse pour cette petite inspection de fin d’après midi. Je t’embrasse Princesse et j’espère que tu vas bien.

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