Penmarc’h (1)

Max : « Bonjour bonome ! »

Le chevalier : « Bonjour mes petizours. Déjà levés ? »

Léo : « Ben oui 🙂 On a hâte d’aller inspecter le pays Bigouden. »

Yann : « Puis-je faire une remarque ? »

Max : « Bien sûr Yann ! »

Yann : « On parle plus de Cap Caval que de pays bigouden. Ça fait plus historique. Pays bigouden c’est un peu pour les touristes. »

Max : « Comment tu sais ça toi ? »

Samuel : « Cousin Max, je te rappelle que cousin Yann est notre cousin Breton. »

Max : « Oui mais il vient du Pays de Penthièvre ! »

Léo : « Et alors ? Ça l’empêche pas de connaître le reste de la Bretagne. »

Max : « Bien. Bon, d’accord. On est donc en Cap Caval. On y va bonome ? »

Léo : « Tu ne demandes pas où on va ? »

Max : « Pas la peine 🙂 Longue chevauchée hier donc pas de monture aujourd’hui. Bonome va se dégourdir ses longues pattes de Tringa megapus dans le secteur. Vous avez vu sa tête ? Les cernes et tout ça… Il a besoin de caféine notre bonome. On va donc commencer par aller au village pour ses 18 premiers cafés. Évidemment il va trouver un prétexte quelconque pour étaler sa science mais en touristant. Ensuite, on ira au bord de la mer. C’est juste là. Là-bas, il y a le phare. Il va vouloir y aller. Mais comme il a besoin de marcher pour se vider la tête – qui est déjà vide du fait que son cerveau est tout fondu parce qu’il porte jamais sa casquette – il va dépasser le phare. Il faudra qu’on le surveille un peu parce que sinon il va marcher huit jours de suite sans s’arrêter. Sauf qu’il va falloir qu’il fasse une pause pour ses 22 cafés suivants. Ensuite, on va faire le retour par le bord de mer. Voilà voilà 🙂 »

Léo : « 🙂 Bonne analyse Maxou 🙂 »

Samuel : « Tu connais bien ton bonome cousin Max. »

Yann : « Ben moi ça me va comme programme 🙂 »

Max : « On y va alors ? »

Le chevalier : « On y va ! Mais si ça ne vous dérange pas j’ajoute un petit détour sur le chemin du village. »

Samuel : « Tu veux aller où ? »

Le chevalier : « Il y a un marais signalé sur la carte. On peut y passer si vous voulez. »

Max : « Un marais ? Avec des zoisos ? »

Le chevalier : « Je ne connais pas Max. Je ne peux pas garantir qu’il y a des zoisos. »

Max : « On va voir quand même ! »

Bon, il était pas terrible ce marais. Une looongue route toute droite avec des plans d’eau et des prairies plus ou moins inondées. On y est pas restés longtemps. Voici les quelques fotos présentables que bonome y a fait.

Moineau domestique (Passer domesticus, Passéridés)

Moineau domestique (Passer domesticus, Passéridés)

Tarier pâtre (Saxicola rubicola, Muscicapidés)

Accenteur mouchet (Prunella modularis, Prunellidés)

Ensuite on est allés au village. Parce que Penmarc’h c’est pas vraiment une ville. Je comprends pas bien. Il y a des quartiers avec des noms, des panneaux… On a commencé par Saint-Guénolé. Et on a vu une église. Enfin, une église…

Yann : « Oulala ! C’est quoi cette tour carrée ? »

La Tour Carrée

La Tour Carrée

Le chevalier : « C’est la Tour Carrée de Saint-Guénolé. »

Max : « Merci bonome. On sait donc que cette tour carrée est la Tour Carrée. On a fait des progrès là. »

Léo : « C’est le reste d’une église ? On dirait le massif occidental. Entrée à deux porches mais pas de statue au trumeau. Les piédroits se prolongent par des voussures en arcs-brisés. Le tympan est pas décoré mais il est surmonté d’un gâble. Des gros contreforts avec des niches superposées mais sans statues. Tiens, il y a des pinacles au deuxième niveau des contreforts. C’est original ça. »

Max : « Qu’est ce qu’il dit ? »

Le chevalier : « Tu maîtrises bien le vocabulaire de l’architecture religieuse mon Léo. »

Léo : « C’est du gothique. Tardif mais gothique quand même. On a déjà visité des églises gothiques. Et parfois je m’ennuie… »

Max : « Et alors ? Moi aussi. C’est pas pour ça que je parle comme toi. »

Léo : « Toi quand tu t’ennuies tu embêtes tout le monde 🙂 Moi je lis. Et si tu connaissais un peu plus ton bonome, tu saurais qu’il a écrit des pages et des pages sur la Grande Église de Saint-Denis. Et c’est du gothique… »

Yann : « L’étendue de ta culture m’impressionne Léo. »

Léo : « Elle est pas si étendue que ça 🙂 J’ai des bases mais il faudrait que j’étudie un peu plus. On peut voir des détails ? »

Le chevalier : « Si tu veux Léo. Approchons-nous… »

Max : « Ah bah le voilà le prétexte ! Pfff… Qu’est ce que tu vas trouver à raconter à partir des détails ? »

Le chevalier : « Il faut déjà que je les observe 🙂 »

Max : « J’ai une idée. Tu fotoes tout ce que tu veux. Et après, pour ton exposé interminable et soporifique, on va à la taverne. Tu pourras assouvir tes deux vices préférés : te caféiner et nous assommer avec tes longs discours. Évite de pétuner s’il te plaît. »

Samuel : « C’est une bonne idée ça cousin Max. »

Le chevalier : « Alors c’est d’accord. On fait quand même le tour. »

La Tour Carrée

La Tour Carrée

Max : « Tu as tous les détails que tu veux mon bonomou ? »

Le chevalier : « J’en ai quelques uns 🙂 »

Yann : « Il en reste pas grand-chose de cette église… »

Samuel : « Tu connais son histoire ? Tu sais pourquoi elle est dans cet état ? »

Max : « Bien sûr qu’il sait ! Il va tout raconter son histoire et ça va prendre des heures et des heures. ‘Tout commence par un beau soir d’été dans la Grèce antique’… »

Le chevalier : « 🙂 Toutes mes histoires ne commencent pas par un beau soir d’été dans la Grèce antique, si ? »

Max : « Euh… Parfois le ciel est couvert mais c’est quand même la Grèce antique. Tu oublieras pas notre chocolat bonome. »

Léo : « Dites, on est quatre petizours maintenant. On pourrait pas avoir deux chocolats ? »

Max : « Bonne idée ! Je voudrais voir ta tête mon bonome quand tu vas commander deux cafés et deux chocolats avec quatre pailles alors que tu es tout seul 🙂 Tous les taverniers que tu as croisés pensent que tu es fou dans ta tête 😀 »

Yann : « Surtout quand on s’installe face à toi sans bouger et que tu nous parles 🙂 »

Léo : « On arrive. »

Quelques minutes plus tard…

Max : « On t’écoute bonome. »

Le chevalier : « Que voulez-vous que je vous raconte ? »

Max : « Bah… L’église et les détails voyons ! »

Le chevalier : « L’église et les détails. D’accord. Donc il y a une église. Ou plutôt un reste d’église. Et dessus il y a des détails. Voilà. Ce n’était pas trop long ou soporifique ? »

Samuel : « Et vlan cousin Max ! »

Max : « Vlan rien du tout ! Bon, va t-il falloir que je me fâche pour que tu racontes ? »

Yann : « Cries pas Maxou. Ça me fait mal aux oreilles. »

Max : « Si le grand dadais raconte pas urgemment… »

Le chevalier : « D’accord. J’urge ! Je commencerai donc vers le 5ème siècle. Peut-être le 6ème. Une chapelle est fondée sous le vocable de saint Fiacre. C’est une petite chapelle pour un petit hameau. Cette chapelle est desservie par des chapelains pendant des siècles dans la quartier d’Enez Raden. En 1301, Raoul, recteur de Beuzec, fonde une autre chapelle. C’est la chapelle Saint-Guénolé. Mais elle est rapidement trop petite et au seizième siècle elle ne suffit plus. La population a augmenté en raison du développement de la pêche. Les maîtres de barques se sont enrichis et désirent une église. Ils obtiendront la construction d’une église tréviale. Elle est dédiée à saint Guénolé et donnera son nom au quartier. Saint-Guénolé devient donc une trève de Beuzec. »

Max : « Une église triviale dans le quartier des nez radins et Saint-Guénolé qui fait une trêve de peu sec ? Qu’est ce que tu racontes ? Commande toi d’autres cafés là. Tu dis des erreurs. On comprend rien du tout à ce que tu dis. »

Le chevalier : « Trève d’une paroisse, église tréviale… Vous ne connaissez pas ? »

Samuel : « Pas du tout. Cousin Léo ? »

Léo : « Ça me dit rien. »

Yann : « Comment tu sais que ce sont les maîtres de pêche qui ont voulu une église ? »

Le chevalier : « Une question à la fois 🙂 Nous venons d’arriver dans la région. Vous ne connaissez pas bien. Ici l’habitat est très dispersé. Il y a peu de communes. Elles sont très étendues et comportent de nombreux petits hameaux. Très petits mêmes puisqu’ils ne comptent parfois que quelques maisons. Les paroisses étaient donc gigantesques et il était difficile pour les paroissiens d’aller à la messe. Au moment de la construction de la Tour Carrée nous aurions été ici sur le territoire de la paroisse de Beuzec qui fait partie du Cap Sizun. »

Léo : « C’est pas Cap Caval ça ! »

Le chevalier : « Non. C’est même très loin. Et ce qui est vrai pour le petit territoire où nous sommes l’est pour des tas de petits territoires. Ah oui ! Je n’ai pas parlé de nez radin mais d’Enez Raden. »

Yann : « L’île fougère. »

Le chevalier : « Oui Yann. Merci pour la traduction 🙂 C’est l’ancien toponyme du lieu. Le droit canon s’est adapté à cette situation. Il n’est pas possible de laisser des chrétiens ne pas aller à la messe parce qu’elle a lieu trop loin mais il n’est pas possible non plus de construire des églises partout au frais de l’institution. Reste la solution des trèves. Une église tréviale est construite au frais de la population. Les tréviens ont également à leur charge le desservant de l’église auquel ils doivent la subsistance. »

Samuel : « Si je comprends bien, dans une trève ce sont les habitants qui payent tout : l’église, le presbytère et la nourriture du prêtre. »

Le chevalier : « C’est ça mon petit Sam. Le motus vivendi entre le prêtre desservant et les tréviens est fixé par le pape. Enfin, je suppose que c’est l’évêque qui s’en occupe et que le pape se contente d’officialiser. Il y a beaucoup de trèves en Bretagne et ça se voit dans la toponymie. »

Samuel : « Comment ça ? »

Le chevalier : « N’avez-vous pas remarqué que beaucoup de noms de lieux commencent par Tré- ? »

Max : « Trégastel, Trébeurden. »

Le chevalier : « Tréogat non loin d’ici. »

Léo : « Le tré- vient de trève ? »

Le chevalier : « Oui Léo. »

Léo : « J’aime bien apprendre des choses 🙂 »

Yann : « Tu as pas répondu à ma question. Comment tu sais qu’il y a les maîtres de barques dans l’histoire ? »

Le chevalier : « Les détails mon petit Yann ! Les détails ! Regardez ! »

Un bateau

Un autre bateau

Encore un bateau

Des poissons dans les voussures

Max : « Des bateaux et des poissons ! Et ça te suffit pour savoir que ce sont les maîtres de barques qui ont obtenu la construction de l’église tréviale ? »

Le chevalier : « Oui 🙂 »

Samuel : « Je peux poser une question bête ? »

Le chevalier : « Il n’y a pas de question bête mon petitours. »

Samuel : « Tu es gentil bonome 🙂 C’est quoi les maîtres de barques ? »

Le chevalier : « Actuellement on parlerait d’armateurs. Ce sont les gens riches qui possèdent les bateaux qui servent à la pêche. »

Max : « Je vois. Ce sont les messieurs aux gros ventres qui gagnent plein d’argent pendant que les marins émaciés et aux visages burinés risquent leur vie pour les enrichir. »

Léo : « C’est la luuuutteeeuuu finaaaaleeeeuuu ! »

Samuel : « Groupons-nous zéééé demaiiiin ! »

Yann : « 😀 Max, je pense que Samuel et Léo se moquent de toi 🙂 »

Max : « Pensez ce que vous voulez. Je sais que j’ai raison. »

Le chevalier : « N’entrons pas dans ce genre de débats. »

Max : « Il y aurait pas de débats bonome. Je te connais bien 🙂 »

Léo : « Samuel, peux-tu résumer ? »

Samuel : « Une chapelle est fondée en 1301 et plus tard les maîtres de barques obtiennent la construction d’une église tréviale dépendant de la paroisse de Beuzec mais je sais pas quand. »

Max : « C’est vrai ça ! Elle date de quand cette église ? »

Le chevalier : « Sa construction est décidée en 1488 et elle est terminée en 1489. »

Léo : « C’est tard pour du gothique. »

Le chevalier : « Pas vraiment… Surtout dans les campagnes. »

Max : « Bonome, mon bonomou… Léo a justement fait remarquer qu’il n’y a pas de statues dans les niches pourtant prévues à cet effet. Serait-ce la conséquence malheureuse des guerres de religions ? »

Le chevalier : « Absolument 🙂 La guerre de la Ligue a eu plus d’effets en Bretagne qu’ailleurs. Elle a réactivé les divisions qui existaient un siècle plus tôt lors de la guerre d’indépendance de Bretagne. Le gouverneur général de Bretagne est alors le duc de Mercoeur. C’est un cousin des de Guise mais il ne prend pas tout de suite parti pour la Ligue. Il préfère inciter la noblesse et la population à le faire. Il encourage notamment un petit jeune à se livrer à des exactions. Il s’agit de Guy Eder de la Fontanelle. Lui est ouvertement du côté de la Ligue. Sauf quand il change d’alliance pour son propre intérêt. La Fontanelle a multiplié les rapines, les coups de mains, les pillages… un peu partout en Bretagne. Il mettra à sac Penmarc’h et c’est à ce moment que l’église a perdu son clocher. La Fontanelle poursuit ses méfaits à tel point que son protecteur, le duc de Mercoeur, finit pas se lasser et le lâcher. Au moment de la réconciliation entre catholiques et huguenots, le bon roi Henri IV lui accorde tout de même son pardon. Mais il ne résistera pas à la tentation de comploter contre le roi au profit des espagnols. »

Max : « A son profit tu veux dire ! »

Le chevalier : « Oui 🙂 Disons qu’à ce moment son intérêt se confond avec celui des espagnols. Cette fois sa participation à la conspiration du Duc de Biron contre le roi ne passe. Il est condamné par le grand conseil du parlement de Paris pour haute trahison au supplice de la roue qu’il subira le 27 septembre 1602. »

Max : « Aïe ! »

Le chevalier : « Oui. Aïe ! Ouille ! »

Léo : « En même temps il l’a un peu cherché. On peut pas se livrer à des exactions pendant des années et trahir tout le monde sans en payer les conséquences un jour. »

Yann : « C’était quand le sac de Penmarc’h ? »

Le chevalier : « 1596. L’église a été restaurée mais la population n’avait plus les moyens d’entretenir la trève. »

Max : « Bah après la guerre d’indépendance puis la guerre de la Ligue… »

Le chevalier : « Trop dégradée, trop dangereuse… L’ordonnance épiscopale du 23 avril 1722 supprime tout culte dans cette église. La nef, longue de 38 mètres, menace ruine et elle sert de carrière. En 1835, il me semble, une chapelle est construite pour fermer le massif occidental. Cette église est actuellement classée monument historique. »

Max : « C’est plus une église bonome. C’est la Tour Carrée 🙂 »

Yann : « Tu as fotoé un autre détail. Tu nous montres ? »

Les armoiries de Tanguy du Chastel

Samuel : « Ce sont des armoiries. »

Le chevalier : « Fascé de six pièces timbré d’un casque et d’un lambrequin. Je n’arrive pas à voir ce qu’est le cimier du casque. Je dirais un chien?. Et il y a un chardon sur la droite. »

Max : « Je sais pas si je t’admire pour ton savoir ou si je te déteste pour ton langage incompréhensible… »

Yann : « Moi j’admire le savoir. J’ai rien compris du tout mais c’était agréable à entendre 🙂 »

Le chevalier : « Merci Yann. Ces quelques paroles me réchauffent le cœur 🙂 »

Samuel : « Et ce sont les armoiries de qui ? »

Le chevalier : « Pfff… Tanguy de Chastel. Les de Chastels forment une grande famille de Landunvez où ils ont un château. Je pense qu’il s’agit des armoiries de Tanguy Ier du Chastel, mort en 1352 ou 1363, capitaine de Brest et lieutenant général des armées de Jean de Montfort lors de la guerre de succession de Bretagne. »

Léo : « Jean de Monfort ? Celui qui s’était proclamé Duc de Bretagne et qui s’est allié aux anglais contre le roi de France pour l’indépendance de la Bretagne ? »

Le chevalier : « Lui-même 🙂 Mais c’est peut-être Tanguy IV du Chatel, neveu du précédent et mort en 1477. Il fut grand écuyer de France, gouverneur du Roussillon et grand sénéchal de Provence. Ces armoiries ont été gravées à la demande de Gilette de Chastel, épouse de Charles Ier du Quelennec vicomte du Faou. Les pierres sont de réemploi vu qu’elles sont sur la chevet de la chapelle. »

Max : « La Gilette était indépendantiste ? »

Le chevalier : « Difficile de savoir mais c’est probable. »

Max : « Tu as tout dit ? »

Le chevalier : « J’en ai dit assez 🙂 »

Max : « Un dernier café ? »

Le chevalier : « Volontiers 🙂 »

Léo : « On va en bord de mer maintenant ? »

Le chevalier : « Oui Léo. »

Léo : « On passe par le marais ? »

Le chevalier : « Si tes cousins sont d’accord, pourquoi pas… »

Max : « Pourquoi on serait pas d’accord avec Léo ? »

Le chevalier : « Alors c’est parti ! »

Bon, pas plus de zoisos qu’au premier passage. On a entendu les alouettes des champs. Bonome a même réussi à en fotoer une au sol. C’est pas la foto du siècle quand même… Et puis il y a eu une spatule blanche…

Alouette des champs (Alauda arvensis, Alaudidés)
Spatule blanche (Platalea leucorodia, Threskiornithidés)

Léo : « Bof bof ce marais… »

Yann : « Ce commentaire m’étonne de toi Léo. Tu apprécies plutôt la nature d’habitude. »

Léo : « J’ai apprécié. Le Vent qui nous caresse le visage, les chants des zoisos… Mais c’est quand même pas mon endroit préféré de Bretagne. »

Max : « Une église ! »

La chapelle Notre Dame de la Joie

Le chevalier : « Il va falloir vous y habituer. Il y a des églises, des chapelles, des calvaires ou des croix un peu partout. »

Léo : « Elle est juste au bord de la mer ! »

La chapelle Notre Dame de la Joie

Le chevalier : « Comme un ultime rempart contre l’océan 🙂 Elle est juste dans le prolongement du marais. Si la digue se rompt ici rien n’empêche la mer de s’avancer loin dans les terres. »

Léo : « C’est vraiment l’ultime rempart alors. Tu avais raison bonome. »

Samuel : « Elle est entre Saint-Guénolé et le hameau là-bas. »

Le chevalier : « Saint-Pierre. Effectivement. »

Max : « C’est encore une trève ? »

Le chevalier : « Je ne sais pas. C’est surtout le lieu d’un pardon. »

Léo : « Un pardon ? C’est quoi ? »

Yann : « En Bretagne il y en a beaucoup. C’est un peu comme un pèlerinage. Les fidèles prient pour remercier et obtenir le pardon de leurs péchés. »

Le chevalier : « Cette chapelle, Notre-Dame de la Joie, est effectivement le lieu d’un pardon qui se déroule tous les 15 août. Les marins ayant survécu à une tempête viennent pieds et têtes nus pour remercier la Vierge de les avoir sauvés. »

Max : « Et les messieurs aux gros ventres ont les meilleures chaises dans l’église… »

Yann : « Il est beau ce calvaire… »

Le calvaire

Le calvaire

Le calvaire

Le calvaire

Max : « On entre ? J’aimerais prier pour les élèves. Et pour toi aussi bonome. »

Le chevalier : « Entrons… »

Le reste, je vous raconte pas. C’est privé. Bonome a quand même fait quelques fotos. Elles, je peux vous les montrer. J’espère qu’elles seront apaisantes pour vous.

La nef et le chevet

Le choeur peu éclairé

Verrine de paon du jour

Verrine de paon du jour
Ça j’aime bien 🙂

Une sirène

La même
La chapelle Notre-Dame de la joie

 

Continuer la promenade

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