Max : « Bonjour à tous ! Nous interrompons le cours normal de nos bulletins d’informations en direct-différé pour une édition spéciale ! »
Léo : « Eh oui cher Max. L’actualité passe avant tout 🙂 »
Samuel : « Cette édition spéciale sera entièrement consacrée à notre ami blongios. »
Max : « Exact petit Sam. Cher Léo, que pouvez-vous nous dire au sujet de blongios ? »
Léo : « Ben… C’est notre ami 🙂 »
Max : « Oui… Bien… »
Samuel : « Laissez, cher cousin Max, je m’en occupe. Le blongios nain, de son petit nom Ixobrychus minutus, est un zoiso de la famille des Ardéidés. »
Max : « Les Ardéidés ont un long cou, de longues pattes et un long bec. Le cou est généralement replié, notamment en vol. »
Léo : « En vol, les pattes sont étendues vers l’arrière. »
Samuel : « En Europe occidentale on compte neuf espèces d’Ardéidés : le héron cendré, le héron pourpré, l’aigrette garzette, la grande aigrette, le héron garde-bœufs, le bihoreau gris, le butor étoilé et le blongios nain. »
Max : « Notons qu’à part le butor étoilé nous les avons tous vus 🙂 »
Samuel : « Bonome l’a vu, le butor étoilé 🙂 »
Max : « C’est vrai Petit Sam. Mais nous sommes pas là pour présenter les Ardéidés mais bien le blongios nain. Léo pouvez-vous nous le décrire ? »
Léo : « Je veux ! Je commencerai par le mâle puisqu’il existe un dimorphisme sexuel chez les blongios nain. »
Samuel : « Je rappelle qu’on parle de dimorphisme sexuel quand le mâle et la femelle sont pas pareils. »
Max : « Merci petit Sam. Léo, des fotos seraient-elles pas les bienvenues ? »
Léo : « Si si ! J’illustre ! »
Blongios nain mâle adulte
Blongios nain mâle adulte
Blongios nain mâle adulte
Blongios nain mâle adulte
Léo : « Nous voyons ici un blongios nain mâle adulte qui se promène dans les phragmites en dérangeant un couple de rousserolles effarvattes. »
Max : « Puis-je préciser que dans la première partie de cet article nous utiliserons les fotos du 26 Mai de l’an VI ? »
Léo : « Vous pouvez cher Maxou 🙂 »
Samuel : « Le blongios nain est le plus petit des Ardéidés de chez nous. Il mesure entre 33 et 38 cm du bout du bec au bout de la queue et son envergure est de 48 à 58 cm. La femelle est légèrement plus petite que le mâle. Blongios pèse entre 125 et 170 g.»
Léo : « Revenons au mâle. La calotte, le manteau, le dos, le croupion, les sus caudales et les rectrices sont noirs. »
Blongios nain mâle adulte
Blongios nain mâle adulte
Max : « Autant dire qu’il est noir tout du long dessus. »
Léo : « C’est vrai 🙂 Les ailes sont noires avec une nette plage blanche ou plutôt beige. Le cou est beige strié de beige plus foncé sur l’avant. »
Max : « Passons à la femelle. »
Blongios nain femelle adulte
Blongios nain femelle adulte
Blongios nain femelle adulte
Blongios nain femelle adulte
Blongios nain femelle adulte
Blongios nain femelle adulte
Blongios nain femelle adulte
Blongios nain femelle adulte
Léo : « Comme vous le voyez la femelle est marron là où le mâle est noir. Vous remarquerez que la plage alaire claire est plus beige que blanche et que, par conséquent, elle se voit moins que chez le mâle. »
Blongios nain femelle adulte
Max : « Samuel, que pouvez-vous nous dire de l’abondance des blongios nains ? »
Samuel : « J’ai consulté mes fiches 🙂 Elles concernent uniquement l’Île de France. Cette année, en l’an VI, les blongios nains ont été signalés 107 fois dans 15 sites. On compte, en moyenne, 2,5 individus par site. »
Max : « Ce qui donnerait une quarantaine d’individus soit vingt couples potentiels. »
Samuel : « C’est envisageable. Mais nous parlons là uniquement des sites visités par les ornithologues qui signalent leurs observations. »
Léo : « Nous pouvons donc raisonnablement doubler le nombre de couples potentiels dans la région. »
Max : « Ce qui reste peu vous en conviendrez aisément. »
Samuel : « Nous en convenons. Ici, c’est à dire au Royaume des Bernaches il y a deux mâles et une femelle. »
Léo : « Ce qui est très embêtant car un mâle pourra pas faire des œufs. »
Max : « Mais cela nous donna l’occasion d’assister à de magnifiques ballets aériens. Malheureusement les fotos sont moches. »
Blongios nains mâles adultes en vol
Blongios nain mâle adulte en vol
Blongios nain mâle adulte en vol
Max : « Sur les fotos nous avons pu voir les blongios se promener dans les phragmites. Est-ce là leur habitat ? Léo ? »
Léo : « Absolument cher Max. Les blongios habitent, se nourrissent et nichent dans les phragmitaies, même de petite taille. Ils en sortent peu et sont donc des zoisos difficiles à observer. »
Samuel : « Son habitat se limite pas aux phragmitaies ! Il peut également construire son nid dans les saules. »
Max : « Ce qui fait que le blongios nain s’observe toujours à proximité de l’eau. Au bord des mares, des étangs, des cours d’eau lents, des rus… »
Samuel : « Et il se nourrit essentiellement de petits poissons, d’alevins, de larves d’odonates ou d’insectes. »
Max : « Ce qui le lie encore aux habitats aquatiques. »
Léo : « Je rappellerais bien quels sont les habitats qu’ils fréquentent mais j’ai peur de m’attirer les foudres de Max… »
Max : « Et pourquoi s’il te plaît ? »
Léo : « Il faudrait que je fasse la phytosociologie. »
Max : « La pente savonneuse Léo ! La pente savonneuse ! »
Léo : « Je fais vite fait ! 3130 : Eaux stagnantes oligo à mésotrophes avec végétation du Littorelletea uniflorae et/ou du Isoëto-Nanojunctea. 3140 : Eau oligo à mésotrophes calcaires avec végétation benthique à Chara ssp. 3150 : Lacs eutrophes naturels avec végétation du Magnopotamion ou Hydrocharition. 7210 : Marais calcaires à Cladium mariscus et espèces du Caricion dovallianae. »
Max : « Tu crois que tu as intéressé quelqu’un avec tes machins bizarres que personnes connaît ? »
Samuel : « Ça devait être signalé ! »
Max : « Mouai… Parlons du nid. »
Léo : « Nous l’avons jamais vu. »
Samuel : « Mais nous savons qu’il est construit en brindilles dans la phragmitaie. Il a la forme d’une pyramide inversée et mesure 8 à 30 cm de haut pour un diamètre compris entre 18 et 35 cm. Quand il est construit dans la roselière le nid se trouve à au moins 10 cm au-dessus du niveau de l’eau et au maximum à 60 cm. »
Max : « La femelle y pond de 4 à 7 œufs, parfois ça peut aller jusqu’à 9 ! »
Léo : « Et après une vingtaine de jours de couvaison, les œufs éclosent et il y a des petits. »
Samuel : « Les petits sont capables de commencer à explorer l’environnement proche du nid dès 6 jours ! »
Léo : « Ils sont autonomes vers un mois. »
Samuel : « Ce qui fait qu’un petit blongios qui dépend encore de ses parents a entre 10 jours et un mois. »
Max : « Vous nous direz : ‘Mais pourquoi nous parlez-vous de ça avec des fotos du 25 mai dans une édition spéciale ?’ »
Léo : « Vous vous en doutez pas ? »
Samuel : « Il faut qu’on vous montre ? »
Max : « Alors on montre 🙂 »
Des petits blongios nains
Max : « Monsieur et madame Blongios sont ravis de vous faire part de la naissance de leurs trois petits. La maman se porte à merveille 🙂 »
Samuel : « On a vu des petits blongios ! »
Léo : « Rhooo la chaaance ! »
Max : « Du coup, on va vous montrer des tas de fotos 🙂 »
Deux petits blongios
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Max : « Attention bébé blongios ! Tu vas tomber si tu fais la sieste sur la branche ! »
Léo : « Max, tu parles à une foto là 🙂 »
Max : « Ah oui 🙂 Pardon 🙂 »
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Samuel : « On pourrait montrer les films aussi. »
Max : « Bonne idée petit Sam ! »
Max : « On va envoyer un pigeon-électronique à madame Viviane et monsieur Miguel pour les prévenir que les blongios ont eu des petits. Monsieur Miguel pourra faire des beaux films. »
Léo : « Oui Maxou. On continue les fotos… »
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Blongios nain, Ixobrychus minutus, Ardéidés
Samuel : « On pourrait montrer les parents aussi. Avec des fotos du jour. »
Léo : « Oui, on a la maman et le papa après tout. »
Max : « Alors on montre ! »
Blongios nain femelle adulte
Blongios nain femelle adulte
Blongios nain femelle adulte
Blongios nain femelle adulte
Blongios nain femelle adulte
Blongios nain femelle adulte
Blongios nain femelle adulte
Blongios nain mâle adulte
Blongios nain mâle adulte
Blongios nain mâle adulte
Blongios nain mâle adulte
Max : « Voilà ! On vous a tout montré ! »
Léo : « On conclusion, nous pouvons dire que nos amis blongios sont de très beaux zoisos et qu’ils ont fait de très beaux bébés 🙂 »
Samuel : « Bravo blongios ! Bravo ! »
Max : « Nous, on va faire une petite pause dans le blog parce qu’on a beaucoup travaillé ces derniers jours. »
Léo : « C’est les vacances quand même ! »
Samuel : « Mais on se retrouve bientôt pour la suite de nos aventures en Normandie ! »
Max : « Notre cher bonome s’est donc rendu au musée pour demander si quelqu’un pouvait l’aider à identifier des fossiles. »
Léo : « La gentille dame de l’accueil lui a dit que c’était possible et qu’elle appelait le médiateur sur le champ. »
Samuel : « Il est vite arrivé le médiateur. »
Max : « Bonome lui a montré les fossiles. Timidement, comme d’habitude, et sans formuler ses hypothèses. »
Léo : « Et le médiateur lui a dit tel quel : ‘Oh oui ! Ce sont des belles ammonites !’ »
Max : « Bonome a attendu un peu. Je sais pas bien ce qu’il s’est passé dans sa tête. Un mélange d’incrédulité et d’amusement. »
Samuel : « Il a eu un micro-sourire. »
Max : « Dis donc le médiateur, tu nous prends pour des béotiens ? Des ignares ? Tu crois qu’on le sait pas que ce sont des ammonites ? »
Léo : « T’énerve pas Maxou. Il doit y avoir beaucoup de gens qui connaissent rien du tout et qui sont bien contents de savoir qu’ils ont trouvé des ammonites. »
Samuel : « Cousin Léo a raison. Du coup, bonome a demandé au médiateur si il pouvait l’aider à trouver les espèces. »
Max : « Il a dit : ‘Les espèces ? Oh non ! Je vais demander à machin’. »
Léo : « On dit machin parce qu’on se souvient plus du prénom. C’est un gentil… Je sais pas vraiment ce qu’il fait. Il étudie les crocodiliens trouvés aux Vaches-Noires. Il est venu et a formulé des hypothèses sur les genres. Mais uniquement sur les genres. »
Samuel : « Bonome était pas vraiment d’accord pour un genre. Peltoceras ? Ce serait pas plutôt Euaspidoceras. »
Léo : « Alors les deux gentils monsieurs ont dit qu’il fallait demander au spécialiste. »
Max : « C’est le responsable scientifique du musée. Mais il était pas là. Alors on y est retourné. »
Samuel : « La discussion fût très intéressante. Le spécialiste a lui aussi formulé des hypothèses. »
Léo : « Je rappelle qu’attribuer un nom d’espèce à un fossile est toujours une hypothèse. »
Samuel : « Il a précisé l’espèce pour le gros morceau. Ce serait Euaspidoceras subbabeanum. Mais selon monsieur Courville de l’école de Rennes. Parce que les grands spécialistes sont pas d’accord entre eux pour les espèces de mamonites. En fait, personne connaît rien aux mamonites. »
Léo : « Pour les autres fossiles le spécialiste a fait confiance à bonome 🙂 »
Euaspidoceras subbabeanum, Aspidocératidés
Euaspidoceras subbabeanum, Aspidocératidés
Euaspidoceras perarmatum, Aspidocératidés
Euaspidoceras perarmatum, Aspidocératidés
Quenstedtoceras praelamberti, Cardiocératidés
Quenstedtoceras praelamberti, Cardiocératidés
Kosmoceras duncani, Kosmocératidés
Kosmoceras duncani, Kosmocératidés
Max : « On a appris des tas de choses pendant cette discussion. Notamment où on pouvait voir des zoisos. Parce que le spécialiste du musée aime beaucoup les zoisos lui aussi. »
Léo : « Et puis bonome a demandé si ils pouvaient convenir d’un rendez-vous pour identifier les fossiles de sa collection de fossiles de Normandie à partir de fotos. »
Samuel : « On vous les a déjà montrés. »
Max : « C’était presque pas drôle pendant le rendez-vous. Bonome avait quasiment tout bon ! »
Léo : « Il a jamais faux. Sauf que des fois il s’est arrêté au genre et le spécialiste a précisé l’espèce. »
Samuel : « C’est un spécialiste quand même ! »
Max : « Et puis il a montré un Eryma presque complet. Parce que bonome a qu’un petit morceau de céphalothorax. »
Céphalothorax d’Eryma
Eryma modestiforme, Calcaire de Solnhofen, Jurassique supérieur
Léo : « Et après ils ont papoté, papoté… »
Samuel : « Nous on a pas tout compris. »
Max : « Ça c’est notre bonome ! Quand il va au musée, il visite pas le musée, il fait vérifier le sien par le spécialiste 🙂 »
Léo : « Même qu’ils vont se revoir. »
Max : « Donc on va retourner au Pays des Mamonites ! Chouette alors ! »
Samuel : « Dites les cousins, savez-vous qu’on peut visiter les réserves du musée. Mais uniquement sur rendez-vous. »
Léo : « C’est vrai ??? »
Samuel : « Oui cousin Léo. Je l’ai lu. »
Poum !
Max (à Samuel) : « C’est malin ! Il fallait prendre des précautions pour lui annoncer ça ! Il vient de faire un malaise. »
Samuel : « J’ai pas fait exprès. »
Max : « Tu sais bien que notre cher Léo est un être sensible. Bien, voilà pour le Musée des Fossiles. Nous allons maintenant vous parler un peu du Marais qui se trouve juste derrière. »
Léo : « On attend pas que Léo se remette ? »
Max : « On commence sans lui 🙂 Petit Sam, veux-tu bien nous parler un peu de ce marais ? »
Samuel : « Je veux bien. Ce marais comporte un étang avec une île au milieu, une mare, des pelouses fauchées ou laissées en friches, des haies et quelques bosquets d’arbres. »
Max : « Encore une fois il y a une mosaïque de milieux de vie fort propice à la biodiversité. »
Léo : « Mmmm… Qu’est ce qu’il m’est arrivé ? »
Max : « Petit Sam nous a annoncé qu’on irait visiter les réserves du Musée des Fossiles. »
Poum !
Samuel : « Il a refait le malaise 🙂 »
Max : « Tu crois que ça va marcher combien de fois ? »
Samuel : « Je sais pas 🙂 »
Max : « Par quoi commençons-nous cher petit Sam ? »
Samuel : « Je propose de commencer par l’Étang des Mamonites. »
Max : « Excellent choix ! »
L’Étang des Mamonites…
Max : « Nous allons encore une fois débuter par des zoisos bien connus. Nous ne présenterons pas les colverts, ils sont trop moches ! »
Samuel : « Cousin Max ! C’est pas gentil ! »
Max : « Sam, tu les as vus ces canards colverts ? Ils viennent d’élevages ! Ils ont absolument pas le type sauvage ! On va quand même pas présenter des canards d’élevage ! »
Samuel : « D’accord. »
Léo : « Mmmm… Vous parlez de canards ? »
Max : « Oui, on présente les zoisos de l’Étang des Mamonites. »
Léo : « Vous en êtes où ? »
Samuel : « Au tout début. »
Léo : « Pourquoi je me souviens pas ? »
Max : « Parce que petit Sam nous a dit qu’on irait visiter les réserves du Musée des Fossiles. »
Poum !
Samuel : « Tu vas continuer longtemps ? »
Max : « Je sais pas 🙂 »
Samuel : « Comment on va faire pour lui annoncer vraiment ? »
Max : « Bonne question… Si on l’emmène sans le prévenir où on va il va faire le malaise en se rendant compte où il est et il verra pas du tout les réserves. »
Samuel : « On va en discuter avec bonome. On passe aux cygnes tuberculés ? »
Max : « Oui. Tout le monde connaît les cygnes tuberculés. Mais si ! Les gros zoisos blancs avec un long cou ! »
Cygne tuberculé adulte, Cygnus olor, Anséridés
Cygne tuberculé juvénile, Cygnus olor, Anséridés
Samuel : « Au Marais, il y a trois adultes et quatre ou cinq petits. Je me souviens plus. »
Max : « Pas grave. Le problème c’est que le troisième adulte s’approche souvent trop des petits. Alors les deux parents le chassent à grands coup de bec. »
Samuel : « Chez les Anséridés, il y a aussi deux oies cendrées. »
Max : « Sûrement introduites par les zoms. »
Samuel : « En plus elles sont trop grosses. Les zoms arrêtent pas de les nourrir. »
Max : « Ils sont terribles ces zoms. Il y a des panneaux partout pour dire de pas donner à manger aux zanimos sauvages ! Ça les rend malade ! Pfff ! »
Samuel : « Ils sont bêtes les zoms. »
Max : « Tout à fait d’accord avec toi. »
OIe cendrée, Anser anser, Anséridés
Léo : « Mmmmm… Qu’est ce qu’il m’arrive ? »
Max : « Tu en es à ton troisième malaise. »
Léo : « Je fais les malaises moi ? »
Samuel : « Oui, tu poumes à chaque fois qu’on t’annonce qu’on va aller visiter les réserves du musée des Fossiles. »
Léo : « Les… Les réserves du Musée des Fossiles ? On va… On va y aller ? »
Max : « Respire Léo, respire. »
Samuel : « Sois fort cousin Léo. »
Léo : « On va vraiment y aller ? »
Max : « Petit Sam a lu qu’on pouvait prendre rendez-vous pour visiter »
Léo : « Ah… »
Max : « Tu tiens le coup ? »
Léo : « Oui… »
Samuel : « Je pensais que tu rholalarais. »
Léo : « Rhooo… Les réserves avec des tas de fossiles ! »
Max : « Oui Léo. »
Léo : « Et on va aller voir ! La chaaaance ! »
Max : « Oui Léo. Tu veux bien revenir aux zoisos de l’étang ? »
Léo : « Oui oui. Vous avez parlé de qui déjà ? »
Max : « Les colverts, les cygnes et les oies cendrées. »
Léo : « On les reconnaît à leur bec rouge à pointe jaune. »
Max : « Et à leur queue relevée aux miroirs blancs. »
Léo : « Sachant ça, on les confond plus avec les foulques macroules. »
Samuel : « Les foulques sont souvent plus nombreuses. Elles sont noires également mais leur bec est blanc et se prolonge sur le front. »
Foulque macroule adulte, Fulica atra, Rallidés
Max : « Et elles font rien qu’à se chamailler ! Les foulques font toujours la bagarre ! »
Léo : « Les foulques et les poules-d’eau appartiennent à la famille des Rallidés. Ces deux espèces se reproduisent ici. On a vu des petites foulques. »
Samuel : « Et des petites poules-d’eau aussi. »
Max : « On a pu observer des aigrettes garzettes aussi. »
Léo : « J’en ai compté huit qui se reposaient dans les arbres de l’île. »
Max : « Les aigrettes garzettes sont assez fréquentes mais apparemment elles nichent pas ici. »
Léo : « Quand on dit ici, on parle de l’Étang. »
Samuel : « Elles pourraient. Il y a tout ce qu’il leur faut et l’île les protège des prédateurs et des zoms. »
Max : « Peut-être un jour… »
Léo : « On arrive aux grèbes ! »
Samuel : « Il y a des grébus et des grébous ! »
Léo : « Ce sont nos amis alors on leur a donné des surnoms. Grébu c’est le grèbe huppé. »
Samuel : « Et grébou c’est le grèbe castagneux. On vous les présente de ce pas. »
Max : « On commence par grébu ! J’en ai compté sept. »
Léo : « Grébu est un très beau zoiso. Il s’appelle Podiceps cristatus et c’est un Podicipédidés. »
Samuel : « C’est à cause du grékancien. Cousin Max, pourrais-tu nous expliquer ? »
Max : « Tu veux que je fasse le grékancien ? Tu me prends pour bonome ? »
Samuel : « Cousin Max, s’il te plaît. »
Max : « D’accord… Podiceps ça veut dire ‘pattes en arrière’. Les pattes sont très en arrière, tellement en arrière que les grèbes se tiennent très droit quand ils marchent. On vous montrera tout à l’heure. »
Léo : « Les grèbes volent peu. Ils se déplacent sur l’eau mais surtout sous l’eau. »
Samuel : « On a vu grébu nager ! Qu’est ce qu’il nage vite ! »
Max : « C’est impressionnant ! »
Léo : « On devrait peut-être montrer les fotos. »
Max : « Oui Léo. »
Léo : « Là, c’est grébu qui va ploufer. »
Grébu, le grèbe huppé, Podiceps cristatus, Podicipédidés
Léo : « Là c’est grébu qui se gratte. »
Grébu, le grèbe huppé, Podiceps cristatus, Podicipédidés
Grébu, le grèbe huppé, Podiceps cristatus, Podicipédidés
Samuel : « On montre la parade ? »
Max : « On l’a pas vue ici. »
Samuel : « Pour montrer à Françoise ! »
Max : « Oui petit Sam. C’est d’accord… »
Léo : « Je m’en lasse pas 🙂 »
Max : « Puisqu’on montre les parades, montrons également celle de l’autre grèbe. »
Samuel : « C’est pas bonome qui l’a filmée celle-là. Cliquer ici 🙂 »
Max : « Et après la parade il y a l’accouplement puis les œufs. »
Léo : « Qu’il faut couver pendant trois semaines environ. »
Max : « Les chevaliers sont des Scolopacidés. Mais les chevaliers zoisos. Parce que bonome c’est un chevalier mais c’est pas un Scolopacidé 🙂 »
Léo : « Les guignettes se baladent sur les berges de l’île. »
Max : « On les reconnaît à la virgule blanche en avant des ailes. »
Léo : « Mais bon, c’est pas tous les jours qu’on en voit dans cet étang. »
Samuel : « Voilà pour les principales espèces de zoisos. On parle pas des goélands ni des mouettes. »
Léo : « On en parlera plus tard. On dit juste que ce sont des goélands argentés et des mouettes rieuses. »
Max : « Dans l’étang il y a aussi des grenouilles vertes indéterminées. De temps en temps les mâles se mettent tous à crier en même temps et c’est rigolo. »
Léo : « Il y a des Odonates aussi. Ce sont les libellules et les demoiselles. On a pas vraiment de fotos. A part cet orthétrum réticulé. »
Max : « On a vu des crocothémis écarlates, des anax empereurs et je sais plus quoi. »
Léo : « Et puis il y a des poissons. Comme ceux-ci. »
rotengles ou gardon, on sait pas encore
Max : « On arrive pas à les identifier. On hésite entre les gardons et les rotengles. Dans Faune France on a mis une foto et on a déclaré des rotengles. On verra bien si on a bon. »
Léo : « On a pas pu mettre dans Faune Normandie. Le site est en maintenance. »
Samuel : « Faune France c’est bien aussi. »
Max : « Et puis il y a des ragondins. Les ragondins sont invasifs. Le spécialiste du musée a dit qu’il y a trois petites dames qui font rien qu’à les nourrir. Surtout l’hiver. IL FAUT PAS NOURRIR LES RAGONDINS ! IL FAUT EN FAIRE DU PÂTÉ ! »
Ragondin, Myocastor coypus, Myocastoridés
Léo : « Le pâté de ragondin est devenu une spécialité culinaire de Charentmaritimie. »
Max : « Vous vous souvenez de la gentille dame qui a vu bonome fotoer ? Elle l’a prévenu, je cite, ‘qu’il y a un beau castor dans le lac’. »
Léo : « Bonome l’a poliment remercié en précisant quand même que ce devait être un ragondin plutôt. »
Samuel : « Un castor dans le lac ! A la place d’un ragondin dans l’étang 🙂 »
Léo : « Elle a eu l’air vexée en plus 🙂 »
Max : « 🙂 De quoi on parle maintenant ? »
Samuel : « Des zoisos qu’il y a autour de l’étang, sur les chemins, les pelouses, les arbres… »
Max : « Je propose qu’on commence encore une fois par des espèces bien connues. »
Max : « Ils se nourrissaient dans les prairies fauchées. »
Samuel : « Les herbes fauchées ont été laissées en place pour les faire sécher. C’est une bonne idée. Après ça fait du foin et pendant que ça sèche il y a des tas de petits zanimos qui se baladent dans les tiges. »
Léo : « Et ça nourrit les zoisos. »
Max : « Les Turdidés vont se nourrir là aussi. »
Samuel : « Comme Turdidés ont a revu les merles et les grives musiciennes. »
Léo : « Cette fois, on peut vous montrer une merle femelle adulte. »
Max : « Comme on vous l’a dit, elle est marron uni. Son bec est jaune comme le tour des yeux. »
Léo : « Maintenant, vous avez vu le mâle, la femelle et les juvéniles des merles noirs. »
Samuel : « Chez les grives musiciennes il y a pas de dimorphisme sexuel. Le mâle et la femelle sont pareils. Alors on peut pas les distinguer. »
Grive musicienne, Turdus philomelos, Turdidés
Grive musicienne, Turdus philomelos, Turdidés
Grive musicienne, Turdus philomelos, Turdidés
Grive musicienne, Turdus philomelos, Turdidés
Max : « Sur la quatrième foto, la grive est dans une position typique des Turdidés. »
Léo : « Le corps bien droit et les ailes légèrement écartées. »
Samuel : « Les Muscicapidés se tiennent comme ça eux-aussi. C’est pour cette raison qu’ils sont parfois placés dans les Turdidés. »
Max : « Voilà pour les zoisos. Nous allons maintenant vous présenter trois Lépidoptères. »
Léo : « Nous rappelons que les Lépidoptères sont les papillons. C’est encore du grékancien. Ça veut dire qu’ils ont des écailles sur les ailes. Ce sont ces écailles qui donnent les couleurs. Si un jour vous trouvez un papillon mort et que vous touchez ses ailes vous aurez une fine poudre sur les doigts. Ce sont les écailles qui s’y seront déposées. »
Samuel : « On a pas bien étudié les papillons de ce milieu. »
Max : « Les trois espèces ci-dessous sont très fréquentes et faciles à reconnaître. »
Léo : « Nous pouvons maintenant passer à la Mare au Gabion. »
La Mare au Gabion…
Max : « Cette mare se situe immédiatement derrière le Musée des Fossiles. »
Léo : « Elle se distingue de l’Étang par sa faible profondeur d’eau. »
Samuel : « Elle accueille donc une végétation différente de celle de l’étang et, par conséquent, d’autres espèces de zoisos. »
Léo : « La flore comporte un tapis de renouée amphibie (Polygonum amphibium, Polygonacées) et un Phragmition communis fragmenté. »
Max : « Léo, tu as fait la phytosociologie là ! »
Léo : « Oui Maxou. »
Max : « Et tu sais ce qui arrive à ceux qui font la phytosociologie ? »
Samuel : « Ils ont pas d’amis 🙂 »
Max : « Avec qui peux-tu parler de phytosociologie ? Ça intéresse personne la phytosociologie ! »
Léo : « Moi j’aime bien 🙂 »
Samuel : « Revenons à notre mare. Savez-vous pourquoi elle s’appelle la Mare au Gabion ? »
Max : « Ben, parce qu’il y a un gabion pour sûr ! »
Léo : « Nos lecteurs savent pas forcément ce qu’est un gabion. Un gabion c’est comme une tonne en Charentmaritimie. C’est un abri de chasse qui dépasse à peine du sol. Mais ici, il sert plus à la chasse le gabion. »
Max : « Merci Léo. Quels zoisos pouvons-nous observer dans cette mare ? »
Samuel : « Des poules-d’eau ! Il y a… Une toute seule, un couple avec deux petits et un couple qui construit son nid. Ça fait… sept poules-d’eau ! »
Max : « Il y a des bergeronnettes grises aussi ! Une famille ! Bonome a fotoé un juvénile 🙂 »
Bergeronnette grise, Motacilla alba, Motacillidés
Samuel : « Les bergeronnettes tiennent leur nom du fait qu’elles arpentent souvent les berges des cours d’eau. Berge, bergeronnette… Vous voyez ? »
Léo : « Les grises sont également appelées lavandières. »
Max : « Parce qu’elles sont au bord de l’eau et qu’elle agitent souvent la queue de bas en haut et de haut en bas. »
Samuel : « Et elles sont en livrée noire et blanche comme les bonnes d’autrefois qui allaient laver le linge au bord de l’eau en s’agitant de haut en bas. »
Max : « Vous savez tout sur les bergeronnettes grises maintenant 🙂 »
Léo : « L’aigrette garzette on en parle pas. »
Samuel : « On la montre et puis c’est tout. »
Aigrette garzette, Egretta garzetta, Ardéidés
Aigrette garzette, Egretta garzetta, Ardéidés
Max : « Lors de notre première visite de la Mare au Gabion on a eu beaucoup de chance. Il y avait des petits gravelots ! »
Léo : « Quatre d’un coup ! Et ils étaient tout près ! »
Petit gravelot, Charadrius dubius, Charadriidés
Petit gravelot, Charadrius dubius, Charadriidés
Petit gravelot, Charadrius dubius, Charadriidés
Petit gravelot, Charadrius dubius, Charadriidés
Petit gravelot, Charadrius dubius, Charadriidés
Petits gravelots, Charadrius dubius, Charadriidés
Max : « On sait pas ce qu’ils faisaient là. Ils nichent pas là. La mare est trop petite. Ils devaient être en transit. »
Samuel : « Ceux qui nichent là, ce sont les phragmites des joncs. On les a vus ou entendus à chaque fois ! »
Léo : « Ces petits zoisos apprécient les phragmitaies, mêmes de petite taille. »
Max : « On en a vu trois à gauche du gabion ! »
Léo : « Un adulte nourrissant ses petits ! »
Phragmite des joncs, Acrocephalus schoenbaenus, Acrocéphalidés
Phragmite des joncs, Acrocephalus schoenbaenus, Acrocéphalidés
Phragmite des joncs, Acrocephalus schoenbaenus, Acrocéphalidés
Phragmite des joncs, Acrocephalus schoenbaenus, Acrocéphalidés
Samuel : « Un peu plus loin, derrière la mare, on a rencontré un tout petit ! »
Phragmite des joncs, Acrocephalus schoenbaenus, Acrocéphalidés
Phragmite des joncs, Acrocephalus schoenbaenus, Acrocéphalidés
Léo : « Il y a une petite phragmitaie là aussi. Mais je sais pas si elle est en eau en ce moment. »
Max : « C’est pas vraiment la Mare au Gabion mais on a bien aimé cet endroit. Il fait partie lui aussi du Marais des Mamonites. Et on y a vu des grives musiciennes. »
Samuel : « Vous allez dire qu’on en parle beaucoup de ces grives. »
Max : « C’est notre devoir ! Si un zoiso est abondant, on doit en parler beaucoup ! »
Léo : « Et puis là, on a assisté à une belle scène. Vous savez sûrement que les grives sont malacophages. »
Max : « Ça m’étonnerait. »
Léo : « Comment ça ? »
Max : « Léo, personne sait ce que signifie malacophage ! »
Léo : « Alors si je dis qu’elle sont malacophages molluscivores personne va me comprendre. »
Max : « C’est sûr. »
Léo : « Donc je dis pas qu’on a vu une grive molluscivorer. »
Max : « Ben non. »
Léo : « Je dis quoi alors ? »
Max : « Tu dis rien. Tu dis plus rien. Tu te tais jusqu’à la fin des temps ! Je veux plus entendre de malacophages molluscivores ! Plus jamais ! »
Samuel : « Ou alors tu expliques cousin Léo. »
Léo : « Maxou risque de me crier dessus. »
Samuel : « Pfff ! Cousin Max crie tout le temps ! On s’en fiche ! »
Max : « Vous vous en fichez de moi ? Ben d’accord ! »
Samuel : « On s’en fiche pas de toi ! On s’en fiche que tu cries ! C’est pas pareil ! Cousin Léo, je t’écoute. »
Léo : « Les zanimos qui se nourrissent de mollusques sont qualifiés de malacophages. Si ils sont spécialisés dans les escargots, qui sont des Mollusques Gastéropodes comme tout le monde le sait, on dit qu’ils sont molluscivores. »
Samuel : « Une grive molluscivore est donc une grive qui mange un escargot. »
Léo : « Absolument ! Bravo petit Sam ! Bravo ! »
Max : « Envoyez les images ! »
Léo : « Voilà ! Vous savez maintenant comment la grive s’y prend pour molluscivorer 🙂 »
Max : « Notons les capacités d’adaptation de ce zoiso. La grive cherche les escargots dans la petite phragmitaie. Mais elle les emmène sur ce petit pont de béton pour casser leur coquille. »
Samuel : « Ce petit pont se reconnaît au fait qu’on y trouve plusieurs coquilles d’escargots cassées. »
Léo : « Parce que toutes les grives du coin utilisent cette surface dure pour casser leurs escargots. »
Max : « Sur la terre ça marche moins bien. »
Léo : « Revenons à la Mare au Gabion. C’est à quelques pas 🙂 »
Max : « Il y a un zoiso qu’on a pas réussi à voir mais on l’a bien entendu. »
Léo : « Si on en a vu ! On en a même vu deux ! Ils se chamaillaient en volant ! »
Samuel : « Ou ils paradaient… Les parades des zoisos ressemblent parfois à des chamailleries. »
Max : « Oui, d’accord, on les a vus fugacement. Si vous voulez. Mais on a pas de foto ! »
Léo : « Mais on a un enregistrement sonore ! »
Max : « Vous avez bien évidemment reconnu le chant assez monotone et assez peu mélodieux de la rousserolle effarvatte. »
Léo : « Il y en a pas que là, à gauche du gabion. On en a entendu aussi dans le coin en face à droite. »
Samuel : « Et dans la phragmitaie qui longe le petit ru. »
Max : « Il y en a peut-être une dizaine. Mais on les voit pas. »
Léo : « Nous terminerons ce petit panorama des zoisos de la Mare au Gabion avec une foto moche 🙂 »
Samuel : « Et un zoiso qu’on arrive jamais à identifier. On le prend toujours pour un autre ! »
Fauvette des jardins, Sylvia borin, Sylviidés
Max : « C’est une fauvette des jardins. »
Léo : « Voilà pour les zoisos. Passons maintenant aux Odonates. »
Samuel : « Juste quelques uns. Nous avons toujours en tête notre projet de faire une page spéciale Odonates. »
Max : « Mais on y arrive pas ! On a pas le temps ! »
Léo : « On travaille trop 🙂 »
Samuel : « Quels Odonates avons-nous rencontrés ? »
Max : « Des orthétrums réticulés in copula 🙂 »
Orthétrums réticulés in copula, Orthetrum cancellatum, LibellulidésOrthétrums réticulés in copula, Orthetrum cancellatum, Libellulidés
Léo : « Et puis il y a eux 🙂 »
Sympétrums à nervures rouges, Sympetrum fonscolombii, Libellulidés
Sympétrums à nervures rouges, Sympetrum fonscolombii, Libellulidés
Max : « Notre 29ème espèce d’Odonates ! »
Léo : « Sur les 116 décrites en France. Sans compter les sous-espèces… »
Max : « Ce sont des sympétrums à nervures rouges ! »
Samuel : « On en avait jamais vu, nous ! »
Léo : « Rhooo la chance ! »
Sympétrums à nervures rouges en ponte, Sympetrum fonscolombii, Libellulidés
Max : « C’est sur cette image que nous terminons notre compte-rendu de l’inspection du Marais des Mamonites ! »
Léo : « Nous espérons que cela vous a plu ! »
Samuel : « Et nous nous retrouverons bientôt au Marais de Blonville ! »
Max : « Bonjour à tous ! Soyez les bienvenus dans notre bulletin d’informations en très différé 🙂 »
Max, Samuel et Léo
Léo : « C’est à cause que monsieur Internet va pas là où nous étions en vacances. On a pas pu graver les articles ! »
Samuel : « On vous expliquera ça. Pour le moment, nous voudrions commencer par des remerciements. »
Max : « Ça nous tient à cœur. »
Léo : « Vraiment. »
Samuel : « On sait pas trop comment s’y prendre alors on va faire simple. »
Léo : « Comme des petizours. »
Max : « Françoise Vénérée, Monsieur Yves, nous vous remercions chaleureusement de nous avoir prêté votre cabane du Pays des Mamonites. »
Léo : « Merci beaucoup 🙂 »
Max : « Chère Framçoise, tu nous avais confié la mission d’étudier l’avifaune du jardin de la Villa Sainte-Anne. Eh bien nous pouvons dire que nous nous y sommes attelés dès notre arrivée ! »
Samuel : « Dès le réveil ! Tous les matins ! »
Léo : « Et le soir, en rentrant de nos inspections et jusqu’au coucher du soleil ! »
Max : « On a bien travaillé 🙂 Mais commençons par présenter ce jardin. »
Samuel : « C’est un très beau jardin ! Oulala ! »
Léo : « En plus il se trouve au sommet des Vaches-Noires ! Rhooo la chance ! »
Max : « Nous dispersons pas ! Présentons ! Léo, les fotos ! »
Le jardin
Le jardin
Max : « Que dire… Ce jardin présente deux pelouses rases. Trois si nous prenons en compte celle de la propriété là-bas. Il comporte quelques arbres appartenant aux Angiospermes et aux Gymnospermes… »
Léo : « Les feuillus et les résineux ou conifères. »
Max : « Merci Léo pour ces précisions. Il y a également des haies. C’est important les haies ! Il faut pas les négliger. Elles accueillent de nombreux Insectes et Arachnides qui sont une source de nourriture non négligeable pour les zoisos. »
Samuel : « Elles offrent également un abri aux plus petits d’entre eux. Le troglodyte mignon par exemple niche volontiers dans les haies. Il me semble même qu’il y en a un, de troglodyte, dans la haie juste sous la villa. »
Max : « Oui cher petit Sam. Mais on l’a pas fotoé ce troglo ! »
Samuel : « Zutalor ! Mauvais exemple. »
Léo : « Pour en terminer avec la présentation de ce magnifique jardin, précisons qu’il est bordé d’une pelouse haute sur l’un de ses côtés et qu’il est entouré de zones boisées. »
Max : « Ce qui fait une mosaïque de milieux de vie propice à la biodiversité ! »
Léo : « En conclusion de cette présentation nous pouvons dire que ce jardin est un très beau jardin 🙂 »
Max : « Et qu’il accueille de nombreux zoisos fussent-ils nicheurs ou de passage ! »
Léo : « On pourrait entamer la présentation de l’avifaune maintenant. »
Samuel : « On commence par qui ? »
Max : « Faisons simple. Les pigeons ramiers. »
Léo : « Oh oui ! Il y a un couple qui niche dans l’un des arbres étêtés ! »
Max : « C’est facile de savoir où ils nichent. Ce charmant petit couple est en train de bâtir ! »
Samuel : « Ils construisent leur petit nid douillet. »
Léo : « Pour faire des œufs ! »
Max : « Du coup, ils font des tas d’allers-retours avec une brindille dans le bec comme le montrent ces fotos. »
Pigeon ramier, Columba palumbus, Columbidés
Pigeon ramier, Columba palumbus, Columbidés
Max : « Précisons que les pigeons prennent qu’une seule brindille à chaque trajet. Ils sont tout à fait capables d’en trouver plusieurs et de les prendre dans leur bec mais ils le font pas. »
Léo : « C’est étrange. »
Samuel : « C’est comme ça chez les pigeons. Notons qu’il est probable qu’un autre couple se soit installé là-bas au fond à droite. »
Max : « D’autres Columbidés à signaler ? »
Léo : « Non. Les bisets sont rares et toujours en milieux ouverts : les champs, les prairies. Nous en vîmes peu durant ce séjour. Pas de tourterelles turques à signaler dans le jardin. »
Max : « Alors continuons avec des zoisos bien connus : les Corvidés. Petit Sam, que pouvez-vous nous en dire ? »
Samuel : « Il y a au moins une famille de corneilles noires ! Elles aiment se percher sur la tour de la villa d’en face. Les petits sont déjà grands et difficiles à distinguer des adultes mais ils continuent à demander du manger en agitant les ailes comme des juvéniles. »
Corneilles noires, Corvus corone, Corvidés
Max : « Merci cher petit Sam. »
Samuel : « Je tiens à préciser que des geais des chênes passent plus ou moins régulièrement aux dessus des pelouses. Mais ils semblaient toujours en transit et firent aucune halte dans le jardin. »
Léo : « Nous les entendîmes cependant. »
Max : « Cher Léo, vous qui imitez si bien les zoisos, pourriez vous nous faire entendre le cri du geai des chênes ? Cri de mauvaise augure puisque les zoisos se comprennent entre eux et ce cri sonne l’alarme tout autour de lui ! »
Léo : « Je peux essayer de l’imiter 🙂 »
Max : « Merci Léo ! »
Samuel : « Rholala cousin Léo, tu imites drôlement bien les zoisos. »
Léo : « Merci petit Sam 🙂 »
Max : « Nous expliquerons pas ici que les geais aiment prendre des bains de fourmis. »
Léo : « Alors pourquoi tu en parles ? »
Max : « Je sais pas. J’aime bien voir les geais prendre des bains de fourmis. »
Samuel : « Cousin Max, il faut que tu expliques maintenant ! »
Max : « D’accord. Alors les geais recherchent des fourmilières et vont s’y installer. Les fourmis, dérangées, se défendent en aspergeant l’intrus avec l’acide formique qu’elles produisent dans leur abdomen. C’est justement ce qu’attend le geai ! Parce que les geais, comme tous les zoisos, peuvent avoir des parasites dans leurs plumes. Et ces parasites fuient l’acide formique. Du coup, le bain d’acide formique libère le geai de ses parasites. Même que si les fourmis vont pas assez vite, le geai peut en prendre et les poser là où il veut sur ses plumes. »
Léo : « Merci Max pour cet exposé interminable et soporifique 🙂 »
Max : « 🙂 Passons aux Turdidés. Cette famille comprend notamment les merles et les grives. »
Samuel : « Les merles sont assez nombreux. Nous vîmes jusque trois mâles simultanément. »
Max : « Trois mâles sur un même territoire cela donne généralement des conflits. »
Léo : « Oui mais rien de grave. Quelques chamailleries tout au plus ! Un mâle vole vers un autre en criant pour le faire fuir et le problème est réglé. »
Samuel : « On pourrait montrer un mâle quand même ! »
Max : « Et même plusieurs 🙂 »
Merle noir mâle adulte, Turdus merula, Turdidés
Merle noir mâle adulte, Turdus merula, Turdidés
Merle noir mâle adulte, Turdus merula, Turdidés
Léo : « Comme vous le voyez les merles mâles aiment se percher 🙂 »
Max : « Le mâle est tout noir avec le bec et le tour de l’œil jaune. La femelle est marron foncé mais on a pas de fotos. »
Samuel : « Les merles sont plutôt insectivores. Ils se baladent souvent au sol pour chercher des insectes, souvent des fourmis. »
Merle noir mâle adulte, Turdus merula, Turdidés
Merle noir mâle adulte, Turdus merula, Turdidés
Max : « Vous voyez que ce mâle a un petit problème de plumes au niveau du plastron. Nous supposons qu’il a une dermite. »
Léo : « Nous vîmes aucune femelle mais nous eûmes l’occasion d’apercevoir des jeunes ! »
Samuel : « Ils se reconnaissent facilement. Ils ressemblent aux mâles mais sont marron avec des taches plus claires. »
Max : « Une foto serait plus parlante 🙂 »
Merle noir juvénile, Turdus merula, Turdidés
Max : « La foto est pas très nette mais il se trouvait sur le muret tout là-bas au fond de la propriété d’en face. Alors vu depuis la villa, ça fait un peu loin. »
Samuel : « Cousin Léo, tu veux bien imiter le merle noir s’il te plaît ? »
Léo : « Le merle ? Mmmmm… D’accord. »
Samuel : « Bravo cousin Léo ! Bravo ! »
Max : « Puisqu’on en est aux chants… Les grives musiciennes… Elles arrêtent pas de chanter ! Le matin, la journée, le soir ! Du lever au coucher du soleil ! Elles s’arrêtent jamais ! »
Max : « Ah non Léo ! Pas les grives musiciennes ! J’en peux plus des grives musiciennes ! »
Léo : « Alors montre les fotos 🙂 »
Grive musicienne, Turdus philomelos, Turdidés
Grive musicienne, Turdus philomelos, Turdidés
Grive musicienne, Turdus philomelos, Turdidés
Grive musicienne, Turdus philomelos, Turdidés
Max : « La première était sur le cerisier à droite. La seconde se trouvait sur l’érable tout là-bas en face. »
Samuel : « Il y en a un peu partout. On les voit pas toujours mais on les entend bien. »
Léo : « On a vu au moins un juvénile. Je suppose qu’il y a au moins une famille. Probablement deux. »
Samuel : « C’est tout pour les Turdidés. Sauf si on place les Muscicapidés dans les Turdidés en en faisant une sous-famille comme ça se fait parfois. »
Max : « Les Muscicapidés c’est la famille des rougegorges familiers. Il y en a quelques uns. Il me semble avoir vu un juvénile avec un adulte. Mais je suis pas sûr. Ils étaient en vol. »
Léo : « C’est tout à fait possible. »
Samuel : « On a vu surtout des mâles chanteurs qui se perchaient pour chanter. »
Max : « Ils apprécient particulièrement les murets et la barrière juste en face. »
Léo : « Le rougegorge aussi ? Tu vas me demander de les imiter tous ? »
Samuel : « Tu imites tellement bien les zoisos… »
Max : « Oui, mais après il sifflote la nuit dans son sommeil et on peut plus dormir ! »
Samuel : « S’il te plaît cousin Max ! C’est pour Françoise ! »
Max : « Alors si c’est pour Françoise. Léo, nous t’écoutons ! »
Max : « Merci Léo. Continuons avec les Muscicapidés. »
Samuel : « On a eu une belle surprise le premier jour ! »
Léo : « On s’y attendait pas ! »
Max : « Nous rentrions d’une petite promenade aux pieds des falaises. Et nous le vîmes ! »
Samuel : « On le montre tout de suite ? »
Léo : « Oh oui ! »
Gobemouche gris, Muscicapa striata, Muscicapidés
Gobemouche gris, Muscicapa striata, Muscicapidés
Gobemouche gris, Muscicapa striata, Muscicapidés
Gobemouche gris, Muscicapa striata, Muscicapidés
Max : « C’est un gobemouche gris ! »
Léo : « On avait vu un juvénile un jour en Charentmaritimie. Mais là… »
Max : « Un adulte, juste là ! »
Léo : « Le lendemain on s’est rendu compte qu’il y avait une famille complète ! »
Samuel : « Deux adultes et deux petits ! »
Max : « Les adultes passent beaucoup de temps sur la barrière en face. Ils sont un peu loin mais avec des jumelles on peut bien les voir. »
Gobemouche gris, Muscicapa striata, Muscicapidés
Gobemouche gris, Muscicapa striata, Muscicapidés
Gobemouche gris, Muscicapa striata, Muscicapidés
Gobemouche gris, Muscicapa striata, Muscicapidés
Léo : « Ils sont sur la barrière puis font un tout petit vol, comme une boucle, et quand ils se reposent ils ont une proie dans le bec puis ils s’envolent avant de revenir. »
Gobemouche gris, Muscicapa striata, Muscicapidés
Gobemouche gris, Muscicapa striata, Muscicapidés
Max : « Ça, ça montre qu’ils nourrissent des petits. Un adulte garde pas sa proie dans le bec si c’est pour lui. Il gobe la mouche tout de suite. Gloub la mouche ! Si il s’envole avec du manger dans le bec c’est qu’il l’apporte à un petit. »
Léo : « Je dois l’imiter lui aussi ? »
Samuel : « Tu sais le faire cousin Léo ? »
Léo : « Je l’ai bien écouté. Je devrais y arriver. »
Samuel : « Rhoooo ! »
Max : « Mon Léo, tu m’impressionnes 🙂 »
Léo : « C’est parce que j’aime beaucoup les zoisos. »
Max : « 🙂 Passons aux mésanges. »
Samuel : « Il y a des charbonnières ! »
Max : « On les a bien entendues ! Surtout les petits qui piaillent pour avoir du manger ! »
Léo : « Si je dis pas des erreurs, il y a deux adultes et deux petits. »
Samuel : « Peut-être trois petits. »
Max : « Elles se baladent un peu partout mais on les voit surtout à gauche depuis la cuisine. »
Max : « Sur cette foto, on dirait qu’il sort de chez lui mais c’est qu’une impression. Je pense qu’il a cassé une graine puis il s’est suspendu à l’envers, a visité et puis il est reparti. »
Samuel : « Ce genre de nichoir accueille plutôt les gobemouches ou les rougegorges. »
Léo : « Pour les mésanges il faut des nichoirs fermés avec des ouvertures de 32 ou 34 mm. 32 c’est pour les mésanges bleues, 34 pour les charbonnières. »
Max : « Pfff ! Elles s’en fichent ! En Charentmaritimie le même nichoir a accueilli des bleues l’an dernier et des charbonnières cette année ! »
Samuel : « Je sais ! On va offrir des nichoirs à Françoise et Yves ! Comme ça ils auront encore plus de zoisos. »
Max : « Petit Sam, bonome veut pas nous donner d’argent de poche. Ça fait des années que je négocie et il veut pas ! »
Léo : « Il nous offre tout ce qu’on veut. »
Samuel : « Et ce qu’on veut c’est aller en inspection voir des beaux zanimos 🙂 »
Léo : « Tu sais bien qu’il nous gâte Maxou. »
Max : « Et comment on fait pour offrir des nichoirs à François et Yves ? »
Léo : « Ben, on demande à bonome 🙂 »
Samuel : « Il sera d’accord ! »
Max : « Je vous laisse négocier. »
Léo : « Je m’en occupe. On reprend ? »
Samuel : « Avec les belles fotos de charbonnière juvénile ! »
Léo : « Là, ça se voit aussi au bec. Regardez bien les commissures. Elles sont jaunes et plus larges que le bec lui même. C’est un reste du gigantesque bec que les tout petits ouvrent quand ils sont dans leur nid. Je suis sûr que vous avez déjà vu ce genre d’image. »
Max : « Le bec se réduit petit à petit. Là, on voit encore la large commissure jaune. »
Léo : « Voilà pour les charbonnières. C’est quoi la suite ? »
Samuel : « La mésange bleue ! On en a vu qu’une seule ! »
Léo : « 🙂 Alors je fais les charbonnières puis les bleues… »
Samuel : « Merci cousin Léo. »
Max : « Mais c’est pas tout en ce qui concerne les mésanges ! »
Léo : « Oulala non ! »
Samuel : « On a vu des nonnettes ! »
Léo : « Quatre ! »
Max : « Elles voletaient de branches en branches. Elles étaient pas faciles à fotoer. »
Léo : « Ce sont pas les plus belles fotos de bonome… »
Mésange nonnette, Poecile palustris, Paridés
Mésange nonnette, Poecile palustris, Paridés
Mésange nonnette, Poecile palustris, Paridés
Mésange nonnette, Poecile palustris, Paridés
Mésange nonnette, Poecile palustris, Paridés
Mésange nonnette, Poecile palustris, Paridés
Samuel : « Sur les deux premières fotos l’adulte a du manger dans le bec. »
Max : « Ce qui montre qu’il nourrit des petits ! C’était donc une famille ! »
Léo : « Rholala ! Il y a des tas de petits dans ce magnifique jardin ! »
Max : « Ce qui explique que les mésanges soient pas en bande mais en familles. »
Samuel : « C’est vrai ! Souvent les mésanges forment des bandes plurispécifiques comprenant des charbonnières, des bleues, des nonnettes et des longue-queues. »
Max : « Quand les jeunes sont capables de se nourrir seuls ! Même que les plus exploratrices sont les nonnettes, puis les longue-queues. Léo, as-tu entendu des longues-queues dans le jardin ? »
Léo : « Non. Mais il y a tellement de chants… »
Samuel : « On en a pas beaucoup vu pendant le séjour. Il me semble qu’en en a vu seulement à la Réserve du Grand Banc. »
Max : « Pas de longues-queues mais deux huppées ! »
Léo : « Là, bonome a carrément raté les fotos… »
Mésange huppée, Lophophanes cristatus, Paridés
Max : « On va demander à Arthur ! Il y en a une dans le jardin de Brindille ! Elle l’a déjà fotoée ! »
Samuel : « Bonne idée ! »
Max : « Je lui envoie un pigeon-électronique de ce pas ! »
Mésange huppée par Arthur, Lophophanes cristatus, Paridés
Léo : « C’est la première fois qu’on voit des mésanges huppées ! »
Samuel : « Elles apprécient particulièrement les boisements de conifères. »
Max : « Ou les espaces mixtes dans lesquels les résineux cohabitent avec les feuillus. Elles sont bien ici. »
Samuel : « Ça fait quand même quatre espèces de mésanges ! Avec des petits de deux espèces ! »
Max : « C’est tout pour les Paridés. Passons aux Fringillidés, parfois appelés Fringilles. »
Léo : « C’est la famille du pinson des arbres, Fringilla coelebs. »
Max : « Rappelons que chaque espèce a un nom scientifique en deux parties. La première partie donne le genre, la seconde précise l’espèce. Un genre peut comporter plusieurs espèces. Léo, des exemples s’il te plaît ! »
Léo : « Pfff !!! Les mésanges ça marche pas. Elles appartiennent pas aux mêmes genres… Je sais ! Revenons aux Corvidés. Il y a la corneille noire qui s’appelle Corvus corone. Le corbeau freux, lui, porte le doux nom de Corvus frugilegus. On peut ajouter le choucas des tours : Corvus monedula. »
Max : « Trois espèces du même genre ! Le geai des chênes s’appelle lui Garrulus glandarius. Il appartient donc au genre Garrulus. Mais ces deux genres sont proches les uns des autres donc on les met dans la même famille dont le nom vient d’une espèce caractéristique. Là, c’est Corvus qui a donné Corvidés. »
Samuel : « Les Fringillidés sont donc les zoisos de la famille du pinson du genre Fringilla. »
Léo : « Le chant du pinson des arbres est facile à retenir. »
Léo : « Ça c’est le cri d’appel. Mais il y a le chant aussi. »
Max : « Chez les pinsons aussi il y a des jeunes 🙂 »
Pinson des arbres juvénile, Fringilla coelebs, Fringillidés
Pinson des arbres juvénile, Fringilla coelebs, Fringillidés
Pinson des arbres juvénile, Fringilla coelebs, Fringillidés
Pinson des arbres juvénile, Fringilla coelebs, Fringillidés
Léo : « Ils se nourrissent déjà seuls. »
Pinson des arbres juvénile, Fringilla coelebs, Fringillidés
Samuel : « Dites, vous pensez pas que nos lecteurs verraient mieux pourquoi on dit que ce sont des juvéniles si on montrait un mâle adulte ? »
Max : « Si ! »
Pinson des arbres mâle adulte, Fringilla coelebs, Fringillidés
Max : « Dans la famille Fringillidés nous vîmes également des chardonnerets rigolos. »
Léo : « Des chardonnerets élégants ! »
Max : « Des Pioupious 🙂 »
Samuel : « C’est notre ami Babbati qui a surnommé le chardonneret élégant Pioupiou. Parce qu’il en a recueilli un tout blessé un jour. Il l’a soigné, nourri puis l’a relâché. »
Max : « Les pioupious habitent pas le jardin. Ils font que passer. »
Léo : « Ceux-là – parce qu’ils étaient deux – ont fait une pause pour manger un morceau avant de reprendre leur route. »
Léo : « Lui, on l’a bien observé. Il se nourrit au sol, surtout dans la pelouse mais seulement quand elle est à l’ombre. Il prélève des vers ou des insectes. »
Max : « Il peut aussi chercher sa nourriture dans la litière. Pour ce faire il soulève les feuilles. C’est de là que lui vient son surnom de tourne-feuilles. »
Max : « Chez les adultes la tête est plus grise. »
Samuel : « Et si vous avez bien observé la commissure du bec, vous avez reconnu un juvénile. »
Léo : « Encore un petit ! »
Max : « Savez-vous que les accenteurs mouchets sont polygames ? »
Léo : « Oh non ! Tu vas pas encore raconter ça ! »
Max : « Ben si ! Nos lecteurs doivent savoir ! »
Samuel : « Raconte cousin Max ! »
Max : « Il arrive que les accenteurs vivent en groupe de quatre comprenant deux mâles et deux femelles. Les accouplements sont assez libres au sein du groupe. Mais le cas le plus fréquent est celui dans lequel il y a un mâle dit auxiliaire ou accessoire. Il vit pas vraiment avec le couple mais il en est jamais loin. Et il arrive que la femelle aille le voir pour se faire féconder, comme ça, vite fait et en toute discrétion. Du coup, les mâles sont méfiants. Et ils demandent à la femelle de montrer son croupion avant l’accouplement et ils le picorent un peu. Ça provoque un réflexe destiné à expulser le sperme d’un éventuel autre partenaire. Mais ça marche pas tout le temps. Et on peut pas savoir qui est le père biologique entre le mâle principal et le mâle accessoire. »
Léo : « C’est pas très ragoutant ton histoire. »
Max : « Hé ! J’y suis pour rien moi ! Je décris la réalité ! »
Léo : « Moi j’aurais plutôt parlé du plumage homochromique. »
Max : « Bah d’accord ! Et personne aurait rien compris ! Homochromique toi même ! »
Léo : « Max ! »
Samuel : « Dites, vous allez pas vous chamailler quand même ! »
Max : « Non, on va pas se chamailler. Léo, explique homochromique s’il te plaît. »
Léo : « C’est pas très difficile à comprendre. Les couleurs du plumage de l’accenteur mouchet ressemblent aux couleurs des feuilles mortes reposant sur le sol. Surtout dans les zones ombragées qu’il affectionne particulièrement. C’est tellement pareil comme couleur que bonome arrive pas à fotoer ! L’appareil comprend pas où commence le zoiso et où commence le support. »
Max : « Merci Léo. »
Samuel : « Tu imites l’accenteur s’il te plaît ? »
Léo : « Si Maxou est d’accord. »
Max : « Bien sûr que je suis d’accord ! Je l’ai dit tout à l’heure ! Mais tu sifflotes pas cette nuit s’il te plaît Léo. »
Léo : « Tu sais bien que je peux pas te l’assurer. J’irai dormir dans le bureau si je te réveille. »
Samuel : « J’irai avec toi ! L’accenteur maintenant ! »
Samuel : « J’aime bien quand tu imites les zoisos. On se croirait en inspection dans la nature 🙂 »
Max : « On a pas dit la famille de l’accenteur ! C’est un Prunellidé. Il y a que deux espèces en France : l’accenteur mouchet et l’accenteur alpin. Et, à ma connaissance, cette famille comprend qu’un seul genre, Prunella. »
Léo : « Merci Maxou. Ensuite on a vu une fauvette à tête noire. Mais très fugacement. »
Max : « Au championnat du monde des fotos moches, bonome a toutes ses chances avec celle de la fauvette à tête noire 🙂 »
Fauvette à tête noire, Sylvia atricapila, Sylviidés
Samuel : « Il en avait fait une belle au Royaume des Sternes. »
Léo : « Je m’en souviens ! On pourrait la mettre pour illustrer. »
Max : « Si et seulement si on précise bien que c’est une image d’archive. »
Samuel : « Oui cousin Max. »
Fauvette à tête noire, Sylvia atricapila, Sylviidés
Léo : « Quoi d’autre… »
Samuel : « Les zoisos des bois ! »
Léo : « Oui ! »
Max : « Petit Sam parle des zoisos des bois parce que les deux espèces que nous allons vous présenter maintenant s’observent surtout dans les zones boisées. »
Léo : « La première de ces deux espèces, on a su qu’elle était là sans même la voir. »
Samuel : « Dès que nous sommes arrivés. Bonome a attaché notre monture, il a observé la base d’un tronc d’arbre et a souri. »
Max : « Nous, on avait pas vu alors il nous a montré. »
Max : « Voilà 🙂 »
Une noisette éclatée coincée dans une écorce
Samuel : « Grâce à cette noisette à l’écale éclatée coincée dans l’écorce d’un arbre, nous savions qu’il y avait des sittelles torchepots dans le secteur. »
Léo : « La sittelle torchepot est un très beau zoiso. »
Sittelle torchepot, Sitta europaea, Sittidés
Sittelle torchepot, Sitta europaea, Sittidés
Max : « Elle coince la noisette dans l’écorce et ensuite elle éclate l’écale à coup de bec. Quand l’écale est cassée la sittelle peut se régaler en mangeant l’amande. »
Samuel : « Je rappelle que les mots écale et amande s’applique à tous les fruits à coques. L’écale est la partie dure souvent appelée… Comment on appelle l’écale déjà ? »
Léo : « La coque ? »
Max : « L’écale s’appelle l’écale et puis c’est tout ! »
Samuel : « Et à l’intérieur il y a l’amande. Ça s’appelle une amande même si c’est une noisette ou une noix. »
Max : « L’amande est vraiment une amande chez l’amandier. Mais sinon c’est quand même une amande. »
Léo : « La sittelle torchepot est un zoiso qui vole assez peu. Elle volette d’arbres en arbres ou de branche en branche. Mais la plupart du temps elle se déplace en marchant sur l’écorce. »
Samuel : « C’est, à notre connaissance, le seul zoiso qui peut se déplacer la tête en bas. »
Sittelle torchepot, Sitta europaea, Sittidés
Sittelle torchepot, Sitta europaea, Sittidés
Léo : « Son chant est également assez facile à reconnaître. »
Léo : « Le cri d’appel est encore plus facile à reconnaitre. »
Samuel : « Cousin Max, pourriez-vous rappeler à nos lecteurs l’origine de torchepot ? »
Max : « Je peux 🙂 La sittelle occupe généralement des nids de pics inoccupés. Mais l’ouverture de ces nids est trop grande pour elle. Alors elle en réduit le diamètre de l’ouverture avec de la boue. »
Léo : « Je vois pas bien le rapport avec torchepot… »
Max : « Bah, à vrai dire, moi non plus 🙂 »
Samuel : « Alors passons à un autre zoiso des bois. »
Léo : « Ce qui est étrange c’est que c’est un zoiso des jardins d’après son nom. »
Max : « Nous parlons bien évidemment du grimpereau des jardins. Il existe bien un grimpereau des bois mais il est très rare oulala ! »
Samuel : « Le grimpereau des jardins a un comportement semblable à celui de la sittelle. Lui aussi vole peu. Il passe d’un arbre à un autre en quelques coups d’ailes. Et il arpente l’écorce à la recherche d’Insectes, d’Arachnides et de Myriapodes dont il se délecte. »
Max : « Mais lui avance pas la tête en bas. »
Samuel : « Il avance en spirale en faisant des petits bonds saccadés. Il est très difficile à fotoer. »
Léo : « Sur cette première série de fotos il est très loin. Mais on voit bien son bec en allène. »
Grimpereau des jardins, Certhia brachydactyla, Certhiidés
Grimpereau des jardins, Certhia brachydactyla, Certhiidés
Max : « La forme particulière de ce bec permet au grimpereau d’attraper les petits Arthropodes cachés dans les profondeurs de l’écorce. »
Léo : « On voit mieux ce charmant petit zoiso sur cette seconde série de fotos. »
Grimpereau des jardins, Certhia brachydactyla, Certhiidés
Grimpereau des jardins, Certhia brachydactyla, Certhiidés
Grimpereau des jardins, Certhia brachydactyla, Certhiidés
Grimpereau des jardins, Certhia brachydactyla, Certhiidés
Samuel : « Cousin Léo, savez-vous l’imiter ? »
Léo : « Pas très bien. Je l’imite avec un fort accent petitoursien… »
Samuel : « J’ai pas entendu l’accent moi 🙂 »
Max : « Nous terminerons les petits zoisos avec un pouillot. »
Max : « Les pouillots, on les reconnaît à l’oreille. »
Samuel : « Précisons qu’il existe trois espèces fréquentes : le véloce, le fitis et le siffleur. »
Max : « Le pouillot de Bonelli est pas si rare que ça. »
Léo : « Mais ils se ressemblent tous ! »
Samuel : « Par contre leurs chants sont bien spécifiques. »
Max : « Sauf que là, on l’a pas entendu ce pouillot ! Et en plus c’est un juvénile ! »
Léo : « Je pense quand même que c’est un pouillot véloce. J’aurais reconnu le chant du fitis. »
Max : « Parmi tous les chants du jardin ? »
Léo : « Pas sûr… »
Samuel : « Dire que c’est un pouillot c’est déjà pas mal. »
Max : « Tu as raison petit Sam. Voilà donc pour les petits zoisos qui fréquentent le jardin. Mais c’est pas fini pour autant ! »
Léo : « Il y en a quelques uns un peu plus grands. »
Samuel : « Comme Picpic ! »
Max : « Picpic c’est le pic vert ! Il y en a un couple ! On les a vus traverser le jardin en volant ! »
Léo : « Ils viennent un peu se nourrir sur les troncs des arbres du jardin. »
Samuel : « Par contre, on sait pas où ils nichent. »
Max : « On peut pas tout savoir. Montrons madame Picpic. »
Pic vert femelle adulte, Picus viridis, Picidés
Pic vert femelle adulte, Picus viridis, Picidés
Pic vert femelle adulte, Picus viridis, Picidés
Pic vert femelle adulte, Picus viridis, Picidés
Léo : « Peut-être vous demandez-vous comment nous savons que c’est madame. »
Max : « C’est pas très difficile. La moustache est entièrement noire. Chez le mâle, il y a du rouge dans la moustache. »
Samuel : « Donc c’est bien madame Picpic. »
Max : « Les Picpics se nourrissent principalement au sol. »
Léo : « Ils plantent leur puissant bec dans le sol pour en retirer des vers ou des Arthropodes. »
Samuel : « Ils leur arrivent cependant se grimper le long des troncs pour se nourrir. »
Max : « Mais ce sont surtout les pics épeiches qui s’observent sur les troncs. »
Léo : « Nous sommes malheureusement pas en mesure de vous présenter le pic épeiche. »
Samuel : « Il a fait un seul passage dans le jardin et bonome a pas réussi à le fotoer. »
Léo : « Les pics communiquent entre eux par le chant mais également en tambourinant contre les troncs avec leur bec. »
Max : « Ils ont un squelette crânien particulier qui leur permet de supporter les fortes accélérations qui accompagnent le tambourinage. »
Léo : « Ce squelette doit également permettre au cerveau d’encaisser les chocs lors des coups de bec. »
Samuel : « Parce que les pics se servent beaucoup de leur bec. Notamment pour creuser leur nid, appelé loge, dans le tronc des gros arbres. »
Léo : « Mais ils déménagent chaque année. »
Max : « Ce qui fait que leurs loges se libèrent rapidement et d’autres zoisos peuvent s’y installer comme les mésanges, les sittelles et bien d’autres encore. »
Léo : « Nous aurions bien d’autres choses à dire sur les pics mais on peut pas tout dire. »
Samuel : « Les adaptations au déplacement le long des arbres ! C’est important et nous devons en parler ! »
Max : « Nous t’écoutons petit Sam. »
Samuel : « Les pics ont quatre doigts. Sauf le pic tridactyle. Mais ces doigts ont une répartition originale. Chez la plupart des zoisos, trois sont tournés vers l’avant et le quatrième est tourné vers l’arrière. Chez les pics, il y a deux doigts vers l’avant et deux doigts vers l’arrière. C’est mieux pour grimper. Surtout que les doigts sont presque de taille égale. Les plumes de la queue, appelées rectrices, sont très solides. Comme ça, les pics peuvent s’appuyer contre le tronc avec les rectrices. »
Max : « Merci petit Sam. Léo, tu parlais de la communication chez les pics. Pourrais-tu nous imiter Picpic ? »
Léo : « Picpic, on dirait qu’il rigole pour se moquer de nous. »
Max : « Merci Léo. Vous pensez qu’on peut illustrer le pic épeiche avec les fotos que bonome a prises au Royaume des Sangliers ? »
Samuel : « Rho oui ! »
Léo : « Tu précises bien que ce sont des archives Maxou. »
Max : « D’accord. »
Pics épeiches, Dendrocopos major, Picidés
Léo : « Il nous reste une seul zoiso à présenter. On l’a pas beaucoup vu mais il fait des passages quand même. »
Samuel : « Pour le voir, il faut lever les yeux. »
Faucon crécerelle, Falco tinnunculus, Falconidés
Faucon crécerelle, Falco tinnunculus, Falconidés
Max : « C’est un faucon. Probablement une crécerelle. C’est le roi du vol stationnaire. Grâce à sa perception dans l’ultra-violet elle repère bien les petits rongeurs. »
Léo : « Il faut dire que les petits rongeurs sont pas très malins. Ils font pipi partout pour marquer leur chemin. »
Samuel : « Or, l’urée contenue dans l’urine, émet dans l’ultra-violet. Donc la crécerelle a juste à suivre la piste toute fraîche pour retrouver le petit rongeur. »
Max : « Ah oui ! On dit LA crécerelle parce que c’est féminin même si c’est un mâle. Mais on dit bien UN faucon. »
Léo : « Et bien voilà, nous voici au terme de notre présentation de l’avifaune du jardin de la Villa Sainte-Anne. »
Max : « Il nous reste à parler des Mammifères. »
Samuel : « Il y a bien évidemment des lapins. »
Léo : « Une famille complète, avec des petits. »
Lapin de garenne, Oryctolagus cuniculus, Léporidés
Lapin de garenne, Oryctolagus cuniculus, Léporidés
Max : « Et il y a des écureuils roux 🙂 Ils sont mignons les écureuils roux. »
Écureuil roux, Sciurus vulgaris, Sciuridés
Écureuil roux, Sciurus vulgaris, Sciuridés
Écureuil roux, Sciurus vulgaris, Sciuridés
Écureuil roux, Sciurus vulgaris, Sciuridés
Léo : « Ils viennent manger sur la pelouse, au pied du conifère sur la pelouse. »
Samuel : « Les écureuils se nourrissent volontiers des graines des Gymnospermes. »
Max : « Des amandes des fruits à coques aussi. Eux peuvent pas donner de coups de bec pour écaler la noisette. Ils font une fente verticale avec leur dents puis quand ils peuvent ils écartent fort avec leurs petites pattes antérieures pour casser l’écale en deux. Ensuite ils se régalent de l’amande. »
Samuel : « Et puis on a vu une fouine. Ou bien une martre. Elle se balade le soir. Même que la famille de corneilles lui a crié fort dessus ! »
Max : « Le problème est que bonome a pas fotoé. »
Léo : « Si, il a fotoé. Mais la carte mémoire de l’appareil était dans l’ordinateur. »
Max : « Oui ben on a pas de foto quand même. »
Léo : « Cette fois nous avons terminé de parler des zanimos. »
Samuel : « On peut dire que la faune est bien variée ici. »
Max : « Et nous avons même pas étudié les Insectes ! »
Léo : « On peut pas tout faire. »
Samuel : « Et puis le soir le soleil se couche. »
Max : « Et c’est très beau. »
Le coucher de soleil
Léo : « Mais comme ça, c’est encore plus beau 🙂 »
Le coucher de soleil
Le coucher de soleil
Le coucher de soleil
Le coucher de soleil
Max : « Et puis quand le soleil se couche, la lune se lève. »
Samuel : « Et c’est très beau aussi. »
La lune
La lune
La lune
La lune
Léo : « La lune, on la préfère comme ça nous. »
La luneLa luneLa lune
Max : « Cette fois c’est vraiment terminé. On a plus rien à dire sur le jardin. Ce fut une affaire rondement menée 🙂 »
Samuel : « Il faut faire la conclusion ! »
Max : « Léo, je te laisse la parole. »
Léo : « On conclusion nous pouvons dire que ce jardin est un très beau jardin 🙂 »
Chers Françoise et Yves, nous vous remercions encore de nous avoir prêté votre cabane au Pays des Mamonites. Maintenant vous savez ce qu’on voit quand on y va 🙂
Et pour ceux qui veulent lire, ou relire, nos aventures géologiques aux Vaches-Noires, il suffit de cliquer juste en dessus.
Léo : « Soyez les bienvenus dans notre bulletin d’informations en direct-différé ! »
Samuel : « En très différé même 🙂 Il s’agit plutôt d’un rattrapage. »
Max : « Parce qu’on s’était laissés débordés. »
Léo : « Mais comme on avait vu des beaux zoisos ces jours là, on fait quand même un article. »
Samuel : « Commençons par une longue promenade du Royaume des Milans au Royaume des Fauvettes. »
Du Royaume des Milans au Royaume des Fauvettes
Max : « On est trop en retard pour tout vous montrer. »
Samuel : « Encore une fois on va tout résumer en commençant par les Lépidoptères. »
Max : « Ça c’est une belle-dame 🙂 »
Belle-dame, Vanessa cardui, Nymphalidés
Belle-dame, Vanessa cardui, Nymphalidés
Léo : « Vanessa cardui, Nymphalidés. »
Samuel : « Comme le bout de ses ailes est abîmé on pense qu’elle date pas de l’année. On vous rappelle que beaucoup de papillons hibernent. »
Léo : « Alors que d’autres migrent. »
Max : « Le suivant est la carte géographique. On vous a montré la forme jaune il y a pas longtemps. »
Carte géographique, Araschnia levana, forme prorsa, Nymphalidés
Samuel : « En fait, la première génération de l’année est jaune et ensuite ils sont noirs. Il y a la forme prorsa et l’autre je sais plus. »
Léo : « C’est la forme levana ou forme printanière. La forme prorsa est parfois appelée forme estivale. »
Max : « Merci pour ces précisions petit Sam. C’est tout pour les Lépidoptères. Passons aux Odonates. Nous vous en montrons souvent l’été. Nous, on aime beaucoup les Odonates. »
Léo : « C’est pour cela que nous allons faire une page spéciale. Quand on aura le temps… »
Max : « Le plus grand des Odonates, en France, c’est l’anax empereur. C’est un patrouilleur qui se pose rarement. »
Samuel : « On peut parfois en voir posé mais la meilleure occasion c’est quand la femelle pond. Comme là. »
Anax empereur femelle en ponte, Anax imperator, Aeshnidés
Léo : « Précisons que la femelle de l’anax empereur est la seule femelle de la famille des Aeshnidés qui pond seul. »
Max : « C’est pratique pour l’identifier. Si vous avez la chance de voir une femelle anax empereur en train de pondre, vous avez tout ce qu’il faut pour l’identifier ensuite. »
Samuel : « Comme Odonates fréquent en ce moment, il y a les orthétrums réticulés. Il y en a plein. Tout seul, en tandem, des mâles, des femelles, des juvéniles… »
Max : « Sur cette première foto, il y a le couple en tandem. »
Orthétrums réticulés in copula, Orthetrum cancellatum, Libellulidés
Léo : « Nous vous rappelons que, lorsqu’ils sont dans cette position, c’est qu’ils sont en train de s’accoupler. »
Max : « Même qu’ils peuvent voler comme ça. Regardez 🙂 »
Orthétrums réticulés en tandem, Orthetrum cancellatum, Libellulidés
Léo : « Pour terminer avec les orthétrums réticulés voici le mâle et un individu de type femelle. »
Samuel : « Bleu métallisé comme ça c’est le mâle. La femelle est verte. »
Max : « Et elle a pas de bande foncé sur l’aile. »
Léo : « Vous noterez que la bande foncée s’arrête avant le bout de l’aile. Si par hasard vous croisez un caloptéryx qui a la bande foncée qui atteint le bout de l’aile c’est que vous êtes en présence d’un caloptéryx vierge sous espèce méridionale. »
Max : « Autant dire que ça arrive pas tous les jours 🙂 »
Léo : « Voilà pour les Odonates de cette sortie. Passons aux zoisos. »
Samuel : « Juste quelques uns, comme ça, parce qu’ils sont un peu rares ou qu’on aime bien les fotos. »
Max : « Le premier zoiso est pas très rare : c’est une bergeronnette grise. Mais elle transportait du manger pour ses petits. »
Bergeronnette grise, Motacilla alba, Motacillidés
Samuel : « Au menu : des demoiselles ! »
Max : « Voilà, on présente des Odonates et ensuite les Odonates servent de repas aux zoisos 🙂 »
Léo : « C’est comme ça la nature. Mangé et être mangé… »
Max : « Ensuite on a vu des sternes pierregarins. Un couple. »
Samuel : « On les connaît pas bien celles-là. On sait pas où elles habitent. Mais elles nous ont bien plu sur leur poteau 🙂 »
Sterne pierregarin, Sterna hirundo, Laridés
Max : « L’une d’elle s’est envolée à notre approche. »
Léo : « Et l’autre nous a crié dessus rholala ! »
Sterne pierregarin, Sterna hirundo, Laridés
Samuel : « On voulait pas les embêter nous les sternes ! »
Max : « Mais elle a crié très fort quand même et puis elle est partie. »
Léo : « Plus tard, en cheminant sur les chemins, nos oreilles ont été attirées par un drôle de chant qu’on connaît pas par ici. »
Max : « Bonome a bien cherché et on les as vus ! »
Samuel : « En vrai, la foto qu’on va vous présenter a été faite au retour. »
Léo : « Ils étaient encore là les bruants proyers 🙂 »
Bruant proyer, Emberiza calandra, Embérizidés
Max : « C’est la première fois qu’on en voit en Île de France. »
Léo : « Encore plus loin, juste à côté du Lac Nord, nos oreilles ont encore été attirées. »
Samuel : « Naturaliste ça se fait avec tous les sens. La vue, mais aussi l’ouïe. »
Max : « Parfois le goût. »
Léo : « Souvent l’odorat aussi. »
Samuel : « Le toucher ça arrive aussi. Surtout pour les caresses du vent sur nos visages 🙂 »
Max : « Mais revenons à nos oreilles. »
Léo : « On a bien reconnu les rousserolles verderolles 🙂 »
Léo : « Avant de passer à une autre inspection je voudrais vous montrer deux fotos. »
Samuel : « C’est cousin Max qui a découvert un bloc fossilifère ! »
Max : « On va essayer de trouver la carte géologique de par chez nous pour pouvoir dater les roches. »
Léo : « Ensuite on pourra essayer d’identifier les fossiles. »
Samuel : « Pour le moment on sait juste que c’est un calcaire tertiaire probablement marin. »
Max : « Passons à l’inspection suivante. C’était au Grand Étang, un petit passage rapide je sais plus quand. »
Le Grand Étang…
Léo : « Il me semble que c’était le 2 juillet en rentrant de la schola. »
Samuel : « On s’en fiche ! En arrivant, on a vu une aigrette garzette qui faisait la sieste. »
Max : « Nous, on l’avait faite juste avant 🙂 »
Léo : « C’est la première fois qu’on voit une aigrette garzette faire la sieste. »
Aigrette garzette, Egretta garzetta, Ardéidés
Max : « En se réveillant, elle a fait comme nous : elle s’est étirée 🙂 »
Aigrette garzette, Egretta garzetta, Ardéidés
Aigrette garzette, Egretta garzetta, Ardéidés
Aigrette garzette, Egretta garzetta, Ardéidés
Aigrette garzette, Egretta garzetta, Ardéidés
Aigrette garzette, Egretta garzetta, Ardéidés
Aigrette garzette, Egretta garzetta, Ardéidés
Samuel : « Mais on a eu une autre surprise encore plus surprenante en cette saison ! Regardez ! »
Garrots à oeil d’or, Bucephala clangula, Anatidés
Garrots à oeil d’or, Bucephala clangula, Anatidés
Léo : « Des garrots à œil d’or ! En début d’été ! Normalement ils viennent ici l’hiver et au printemps ils repartent vers le nord de l’Europe ! »
Max : « Mais pas eux 🙂 Nous, on est toujours contents de voir des garrots. »
Léo : « On pense que ce sont des première année. »
Garrots à œil d’or, Bucephala clangula, Anatidés
Garrots à œil d’or, Bucephala clangula, Anatidés
Samuel : « Ils ressemblent aux femelles. Chez beaucoup de zoisos les jeunes ressemblent aux femelles. »
Max : « Comme chez les Odonates 🙂 »
Léo : « Ensuite on a vu un jeune oison. Mais on sait pas bien qui c’est. »
Un pouillot ?
Un pouillot ?
Samuel : « On hypothèse que c’est un jeune pouillot. Peut-être un véloce. »
Léo : « Ou alors un fitis puisqu’il y en a là. »
Max : « On a envoyé des fotos au valideur des zoisos mais il a pas répondu. Il doit être en vacances. »
Léo : « On vous dira si il nous répond un jour. »
Max : « Voilà pour cette sortie au Grand Étang. »
Samuel : « Le lendemain, bonome nous a emmenés au Royaume des Tariers. »
Max : « Parce qu’il y avait pas schola 🙂 »
Le Royaume des Tariers
Max : « Le Royaume des Tariers a, en son centre, un petit point d’eau dont la taille varie en fonction des saisons. »
Léo : « Ça dépend plus des précipitations que des saisons Maxou. »
Max : « Oui, c’est vrai. Sauf qu’en général les précipitations dépendent un peu de la saison. »
Samuel : « Vous avez raison tous les deux 🙂 »
Max : « Ça c’est petit Sam 🙂 Je parlais de la taille du point d’eau qui varie parce que ça a une influence sur la végétation. Ça se voit bien. Regardez. »
Royaume des Tariers, une végétation en anneaux
Max : « Il y a des bandes de végétation. »
Léo : « En raison de la différence d’humidité du sol et de la fréquence de la présence d’eau. »
Samuel : « Le problème est qu’en ce moment c’est très sec. Il y a presque plus d’eau, même au centre. »
Max : « C’est trop sec ! Et en plus, il a pas plu depuis qu’on y est allés ! »
Léo : « Et il a fait très chaud ! Le point d’eau va finir par disparaître ! »
Samuel : « Mais on y peu rien. C’est comme ça… »
Max : « Au Royaume des Tariers, on a vu des tariers 🙂 »
Léo : « Mais seulement des tariers pâtres. Des adultes et des juvéniles. »
Tarier patre mâle adulte, Saxicola rubicola, Muscicapidés
Tarier patre juvénile, Saxicola rubicola, Muscicapidés
Tarier patre juvénile, Saxicola rubicola, Muscicapidés
Tarier patre juvénile, Saxicola rubicola, Muscicapidés
Samuel : « On a entendu au moins une rousserolle effarvatte. Mais on l’a pas vue. »
Max : « Comme il y avait pas beaucoup des zoisos on été un peu déçu quand même. »
Léo : « Alors bonome nous a emmenés au Marais 🙂 »
Le Marais…
Max : « On a été accueillis par des paons du jour. »
Paon du jour, Inachis io, Nymphalidés
Léo : « Mais surtout on a vu blongios 🙂 »
Samuel : « Il se baladait juste là pour trouver du manger. »
Max : « Malheureusement bonome a pas bien réussi ses fotos. Il en a fait plein mais c’était pas la bonne lumière. C’est compliqué de fotoer. »
Léo : « On s’en fiche des fotos ! Blongios va bien ! »
Samuel : « On a vu blongiote aussi mais seulement en vol. »
Max : « On espère qu’ils vont faire des œufs ! »
Samuel : « J’aimerais bien voir des petits blongios moi ! »
Max : « Nous aussi Samuel, nous aussi 🙂 »
Léo : « Ben oui, quand même ! »
Max : « Sinon, on a vu le petit gravelot et deux mandarins type femelle. »
Canards mandarins type femelle, Aix galericulata, Anatidés
Samuel : « Ce sont peut-être des petits du Royaume des Mandarins. Madame Viviane en a vu beaucoup des mandarins. »
Léo : « Il y en a tellement qu’ils sont obligés de quitter le mare maternelle 🙂 »
Max : « Passons à la suite… »
Le Grand Étang…
Max : « Au Grand Étang, il y a deux observatoires séparés de huit minutes de marche pour notre chevalier aux grandes pattes. »
Samuel : « Tringa megapus 🙂 »
Max : « Mais cette fois, il a pas mis huit minutes. Il a flâné notre bonome. »
Léo : « Il voulait voir des Odonates 🙂 »
Max : « Après les zoisos, les Odonates sont nos zanimos préférés ! »
Samuel : « Ben, et goupil ? »
Max : « Goupil c’est pas un groupe ! Et c’est notre ami ! »
Léo : « Dites, on va pas se chamailler pendant notre bulletin d’informations ! »
Max : « On se chamaille même pas ! »
Léo : « Alors on présente les Odonates que nous avons rencontré. Qui commence ? »
Max : « Petit Sam, tu veux commencer ? »
Samuel : « Je veux bien. C’est un Zygoptère. Une demoiselle au yeux rouges. Donc c’est un mâle. On le voit pas bien sur la foto mais c’est une naïade au corps vert. »
Naïade au corps vert, Erythromma viridulum, Coanagrionidés
Samuel : « On vous a déjà présenté la naïade au yeux rouge. Elle est plus précoce. Là, on est dans la courte période pendant laquelle on peut rencontrer les deux en même temps. Voilà ! »
Max : « Merci petit Sam. Léo ? »
Léo : « Voici un orthétrum réticulé. Son abdomen est couvert d’une pruine bleuâtre qui fait disparaître les tâches jaunes sur les côtés. C’est donc un individu un peu âgé déjà. »
Léo : « Voilà pour l’orthétrum réticulé. J’espère que nous allons voir d’autres orthétrums bientôt. A toi Maxou. »
Max : « C’est donc à moi de présenter l’onychogomphe à pince 🙂 »
Onychogomphe à pinces, Onychogomphus forcipatus, Gomphidés
Onychogomphe à pinces, Onychogomphus forcipatus, Gomphidés
Onychogomphe à pinces, Onychogomphus forcipatus, Gomphidés
Max : « Des onychogomphes à pinces on en avait jamais vus. Et là, on en croise partout où on va. »
Léo : « Peut-être qu’on faisait pas bien attention avant. »
Samuel : « Ou alors il y a des années plus riches en onychogomphes. »
Max : « Moi je crois qu’on fait des progrès. On est beaucoup plus attentif depuis qu’on fait des relevés pour Faune IDF. On passe aux zoisos ? »
Léo : « Ben oui ! J’aime bien la foto du héron cendré juvénile 🙂 »
Héron cendré, Ardea cinerea, Ardéidés
Samuel : « Il a les plumes de la tête hérissées est il est en train de se gratter 🙂 »
Max : « Moi j’aime bien le gros plan. »
Héron cendré, Ardea cinerea, Ardéidés
Léo : « Je rappelle que les juvéniles ont la calotte grise. Chez les adultes, la calotte est blanche avec une raie noire. »
Samuel : « On a vu au moins deux juvéniles et deux adultes. »
Max : « Et des fuligules morillons aussi. C’est rare en cette saison. »
Léo : « Eux aussi faisaient la sieste. »
Fuligule morillon, Aythya fuligula, Anatidés
Max : « Il y en a juste un qui a levé la tête un peu. Il a regardé par ci et par là. Il avait l’air de plus savoir où il était. Mais ça l’a pas vraiment inquiété et il a repris sa sieste. »
Fuligules morillons, Aythya fuligula, Anatidés
Samuel : « Bon, on peut passer au Petit Royaume Sauvage maintenant. »
Max : « Chers lecteurs, nous vous retrouvons dans quelques instants au Petit Royaume Sauvage. »
Le Petit Royaume Sauvage…
Max : « Voilà ! Nous y sommes ! »
Léo : « Allez, on se dépêche ! »
Samuel : « Tu en as assez cousin Léo ? »
Léo : « Je fatigue un peu, et demain matin on va fossiler alors je voudrais aller me coucher moi. »
Max : « Chers lecteurs, sachez que nous en sommes à notre deuxième jour en Normandie au moment où nous écrivons ces lignes. Et on a vu quelques beaux zoisos. »
Samuel : « On dira plus tard cousin Max ! Moi aussi je voudrais dodoer. »
Max : « Alors on se dépêche. On commence comme d’habitude par les Lépidoptères avec ce beau procris. »
Fadet commun ou procris, Coenonympha pamphilus, Nymphalidés
Léo : « Chez les Odonates… Restons dans le classique avec ce crocothémis écarlate. »
Samuel : « Moi je pense que c’est une famille. Le mâle, la femelle et au moins un petit ! »
Max : « Je dirais bien qu’on retournera voir mais avec la Normandie puis la Charentmaritimie… »
Léo : « Les petits seront majeurs à notre retour 🙂 »
Max : « Ils auront quitté le cocon familial 🙂 »
Samuel : « 🙂 On arrive à la surprise du jour ! »
Léo : « Rhooo !!! »
Bondrée apivore, Pernis apivorus, Accipitridés
Bondrée apivore, Pernis apivorus, Accipitridés
Bondrée apivore, Pernis apivorus, Accipitridés
Bondrée apivore, Pernis apivorus, Accipitridés
Max : « Sur le terrain, on s’était pas rendu compte. Bonome avait fotoé un rapace et on pensait que c’était une buse variable. Il y en a quelques unes ici. »
Léo : « Il y a surtout des milans noirs ici. »
Samuel : « Et des faucons ! Un couple de crécerelles et quelques hobereaux ! »
Max : « Revenons aux fotos de bonome. C’est en les regardant qu’on a été surpris. Elle était étrange cette buse. »
Samuel : « Forcément ! C’est pas une buse ! »
Léo : « Ce qui nous a dérouté c’est l’œil jaune. »
Max : « Et la queue rayée. »
Samuel : « La tête aussi. On dirait un peu une tête de pigeon mais avec un bec crochu. »
Max : « Alors on a sorti nos beaux livres de zoisos et on a cherché. »
Samuel : « C’est cousin Léo qui a proposé le bondrée apivore le premier. »
Max : « Il est fort ce Léo. »
Léo : « Du coup on a appelé bonome pour qu’il vérifie. »
Samuel : « Il était d’accord. Mais en publiant dans Faune IDF on a mis ‘à confirmer’ dans les commentaires. »
Max : « Personne a confirmé. Mais comme on a pas reçu de message nous disant qu’on avait dit des erreurs c’est qu’on avait bon 🙂 »
Léo : « On a donc vraiment vu une bondrée apivore 🙂 »
Max : « C’est sur cette bonne nouvelle que nous disons au revoir ! »
Léo : « Nous voici en direct-différé encore une fois ! »
Samuel : « Mais pas en retard ! »
Max : « Ben non 🙂 Nous allons vous faire un petit résumé de la sortie d’aujourd’hui ! »
Léo : « Normalement, on devait pas inspecter mais bonome a eu envie de prendre l’air. Il tient pas en place ce bonome. »
Samuel : « Alors nous on en a profité 🙂 »
Max : « Petite sortie classique : Grand Étang, Petit Royaume Sauvage puis encore Grand Étang. »
Léo : « On vous raconte ça de ce pas 🙂 »
Samuel : « Nous commençons par quelques Lépidoptères. »
Léo : « Pour les étourdis qui ont oublié : les Lépidoptères sont les papillons 🙂 »
Max : « Nous en avons vu quelques uns. Comme ce citron. »
Citron (Gonopteryx rhamni, Piéridés) sur cabaret des zoisos (Dipsacus fullonum, Dipsacacées)
Léo : « Il est pas très rare ce papillon. Mais on est toujours content d’en voir. Là, il butine un cabaret des zoisos, Dipsacus fullonum, Dipsacacées. Ou Caprifoliacées. Ça dépend de la classification. Je pense qu’il faudrait dire Caprifoliacées parce que c’est selon une classification phylogénétique. »
Samuel : « Alors il faut prendre cette classification ! C’est mieux quand c’est phylogénétique comme ça on tient compte de l’évolution. »
Max : « Petit Sam a raison ! »
Léo : « D’accord. Alors ce Gonopteryx rhamni, Piéridés, butine un Dipsacus fullonum, Caprifoliacées. »
Max : « Voilà ! Comme ça c’est bien ! »
Samuel : « 🙂 »
Léo : « Ensuite on a vu un petit mars changeant ! C’est pas tous les jours qu’on en voit ! »
Max : « Il s’est laissé fotoé 🙂 »
Petit Mars changeant, Apatura ilia, Nymphalidés
Petit Mars changeant, Apatura ilia, Nymphalidés
Petit Mars changeant, Apatura ilia, Nymphalidés
Petit Mars changeant, Apatura ilia, Nymphalidés
Samuel : « Plus tard on en a vu un autre ! Mais de la forme jaune ! Les deux petits Mars changeant le même jour ! Et vlan ! »
Max : « Et vlan 🙂 Ça c’est petit Sam 🙂 »
Petit Mars changeant, Apatura ilia, Nymphalidés
Léo : « Juste avant de partir nous avons rencontré une sésie de l’oseille. Elle se voit bien avec sa livrée rouge. »
Sésie de l’oseille, Pyropteron chrysidiformis, Sésidés
Max : « On avait déjà une autre sésie un jour. Je me souviens plus laquelle. Jaune et noire comme un Hyménoptère à aiguillon. »
Samuel : « La sésie de l’oseille est visible seulement au début de l’été. Elle se dépêche de se reproduire et les larves dévorent l’intérieur des végétos. »
Léo : « Elles passent l’hiver comme ça, et les végétos se dessèchent… »
Max : « Avant de passer aux nouvelles des Odonates, un petit dytique… »
Dytique indéterminé
Dytique indéterminé
Samuel : « C’est compliqué les dytiques. Pour déterminer l’espèce il faudrait le prendre en main mais on voulait pas l’embêter ce dytique. »
Léo : « Il est sorti de l’eau, a fait sa toilette et le temps de cligner des yeux il avait reploufé. »
Max : « Si on a le temps on étudiera ces fotos pour essayer de savoir qui c’est ce dytique. »
Léo : « Pour le moment, passons aux Odonates. »
Max : « Il y en a beaucoup sur le chemin qui relie les deux observatoires au Grand Etang. »
Samuel : « Il y en a un qui me plaît beaucoup. »
Max : « Je crois savoir 🙂 C’est l’onychogompe à pinces ? »
Samuel : « Ouiii 🙂 »
Léo : « On l’a vu plusieurs fois ces dernières semaines. Je sais plus si on vous l’a déjà présenté. »
Max : « En voici un. »
Onychogomphe à pinces, Onychogomphus forcipatus, Gomphidés
Samuel : « Mais les plus visibles étaient les crocothémis écarlates, les orthétrums réticulés et les caloptéryx éclatants. »
Léo : « Avec quelques anax napolitains. »
Max : « Plus des tas de demoiselles mais c’est moins facile à identifier en vol une demoiselle à cause que c’est plus petit. »
Léo : « On montre qui ? »
Max : « Bonome a fait de belles fotos des orthétrums réticulés. Il y a un mâle adulte et un type femelle. »
Samuel : « Mais on va pas s’étendre sur les Odonates. On va vous écrire de beaux articles plus tard. »
Max : « On a commencé à prendre des notes pour expliquer les Odonates. On a appris des tas de choses déjà. »
Léo : « Pour le moment, passons aux zoisos. »
Samuel : « Pour une fois, bonome voulait pas en rencontrer beaucoup. Pour pas faire beaucoup de fotos et simplifier le travail de rédaction de l’article. »
Max : « Il a quand même fotoé cette petite mésange charbonnière. »
Mésange charbonnière, Parus major, Paridés
Mésange charbonnière, Parus major, Paridés
Samuel : « Elle avait pas l’air en forme. Il me semble que ça la démangeait beaucoup. Et j’ai cru voir qu’elle était un peu déplumée par endroits. »
Max : « Elle a peut-être des parasites. Pfff ! »
Léo : « Pauvre petite mésange… »
Max : « Je sais pas si vous vous souvenez, mais il y a quelques temps de cela on vous avait parlé d’un cygne tout énervé qui avait chassé toutes les bernaches. »
Samuel : « Moi je me souviens 🙂 »
Max : « Il me semble qu’on l’a revu. Il était encore tout énervé et cette fois il a chassé les autres cygnes. Au début il nageait vite avec les ailes un peu écartées. »
Léo : « C’est une posture d’intimidation. »
Max : « Mais les autres cygnes partaient pas assez vite à son goût et il a fait un décollage d’intimidation 🙂 »
Cygne tuberculé, Cygnus olor, Anséridés
Cygne tuberculé, Cygnus olor, Anséridés
Cygne tuberculé, Cygnus olor, Anséridés
Cygne tuberculé, Cygnus olor, Anséridés
Cygne tuberculé, Cygnus olor, Anséridés
Cygne tuberculé, Cygnus olor, Anséridés
Samuel : « On a mis six fotos pour bien montrer comment il prend appui sur l’eau avec ses pattes. »
Max : « Mais bon, la belle surprise c’était pas ça. »
Léo : « Elle était bien la belle surprise. »
Samuel : « C’était au deuxième passage au Grand Étang. »
Max : « Bonome l’a vue tout de suite. Il est rentré dans l’observatoire, a jeté un œil puis s’est mis à fotoer immédiatement. »
Max : « Mais c’est pas ma rencontre préférée de la journée. »
Léo : « Je vois 🙂 »
Samuel : « Tu préfères le milan noir cousin Max ? »
Max : « Oui. Les fotos sont sombres mais je les aime beaucoup. »
Léo : « Moi aussi. »
Samuel : « Pareil 🙂 »
Milan noir, Milvus migrans, Accipitridés
Milan noir, Milvus migrans, Accipitridés
Milan noir, Milvus migrans, Accipitridés
Milan noir, Milvus migrans, Accipitridés
Max : « Voilà ! C’est tout pour aujourd’hui ! »
Léo : « Mais non ! Tu oublies le lézard des murailles ! »
Max : « Ah oui ! Oups ! Désolé pardon… Voici donc un lézard des murailles 🙂 »
Lézard des murailles, Podarcis muralis, Lacertidés
Lézard des murailles, Podarcis muralis, Lacertidés
Max : « Cette fois c’est terminé pour aujourd’hui. »
Léo : « Nous espérons que ce petit bulletin d’informations vous a plu 🙂 »
Samuel : « Nous, nous nous sommes régalés 🙂 »
Max : « Maintenant on va au lit. Parce que demain on se lève tôt. »
Léo : « On file en Normandie ! »
Samuel : « Au Pays des Mamonites ! »
Léo : « On va fossiler et zoisoter 🙂 »
Max : « Mais on va pas refaire des articles. On vous a déjà tout expliqué. Je vous incite d’ailleurs à relire les articles que nous avions gravé. Le lien est juste en dessous. »
Samuel : « La nature est gentille avec les zoms. Il font rien qu’à la polluer et la contraindre mais les zoisos sauvages s’installent en ville et font des petits. »
Léo : « Oulala petit Sam ! Il faut pas lancer Max sur ce sujet ! Tu sais bien ! »
Max : « J’ai même pas envie de m’énerver. Ça sert à rien. Jémpaléjen piçétou. Si je me souviens bien, il y avait deux petites poules d’eau. »
Léo : « Exact ! On a une foto des deux dans le nid ! Même qu’on voit qu’elles ont quelques jours d’écart. »
Max : « Je propose d’en terminer avec le Royaume des Cygnes Noirs avec le pic. »
Léo : « Oh oui ! C’était une bonne surprise ! »
Samuel : « Rappelons que la première fois que nous allâmes dans ce Royaume nous vîmes un couple de picpics et une maison de pic épeiche. »
Léo : « Là, on a pas vu de picpic. »
Max : « Et on a pas retrouvé la maison des pics épeiches… »
Samuel : « Mais on a vu lui ! »
Pic mar, Dendrocopos medius, Picidés
Pic mar, Dendrocopos medius, Picidés
Max : « C’est un pic mar ! En pleine ville ! »
Léo : « Dans un Royaume situé en ville plutôt ! Il est pas directement dans la ville le pic mar. »
Samuel : « Voilà pour les principales informations concernant le Royaume des Cygnes Noirs. »
Max : « Après, nous sommes allés au Marais. »
Léo : « On a pas vu beaucoup des zoisos. »
Samuel : « Blongiote est passée nous voir. »
Max : « Hé ! Mais on a un article à écrire sur blongios ! On a des tas de fotos qu’on avait pas utilisées dans les précédent articles ! »
Léo : « Oui, on s’était dit qu’on écrirait cet article plus tard. »
Max : « Et on l’a pas fait ! Pfff ! »
Samuel : « Cousin Max, tu as pas dit qu’on ferait une page spéciale avec nos monographies ? »
Léo : « Précisons à nos lecteurs que les monographies sont des articles qui parlent d’un seul zanimo. »
Max : « Merci Léo. Oui, j’avais dit ça… »
Samuel : « Alors on fera cet article sur blongios à ce moment là. »
Max : « Oui petit Sam. (à Léo) Il a toujours des bonnes idées ce petit Sam 🙂 »
Léo : « Ouiii 🙂 Bravo petit Sam ! Bravo ! »
Samuel : « Arrêtez ! Vous me gênez ! »
Max : « Revenons au Marais… »
Léo : « Ça va aller vite ! On a gardé une foto de héron cendré et une autre d’une fauvette grisette. »
Samuel : « Le héron cendré était très beau tout seul, comme ça. »
Héron cendré juvénile, Ardea cinerea, Ardéidés
Max : « Et la fauvette grisette faisait le code 15 ! Adulte transportant un sac fécal ! »
Fauvette grisette, Sylvia communis, Sylviidés
Léo : « Ensuite on est allés au Royaume des Sangliers pour essayer de revoir les petits pics épeiches dans leur nid. »
Max : « Mais ils étaient plus là… »
Samuel : « On s’est dit aussi qu’on vous faisait pas visiter les Royaumes. On vous montre les zanimos mais pas les Royaumes. »
Léo : « Le Royaume des Sangliers à comme caractéristique de posséder tout un système de canaux qui dirigent l’eau vers les mares et les étangs qui sont disposés en terrasse. »
Max : « Il y a quatre mares et un étang suivi d’un canal. »
Léo : « On connaît pas du tout l’histoire de ce Royaume mais ça doit être intéressant. Si on était pas aussi en retard on ferait des recherches. »
Samuel : « On verra ça plus tard. Pour le moment on vous fait une petite visite. »
Max : « Là, c’est la partie haute. Il y a des petits rus qui serpentent sous le couvert forestier. »
Léo : « Plus bas, il y a la Fontaine du Frère Jean. »
Samuel : « On se balade et on tombe dessus d’un coup ! »
La fontaine du Frère Jean
La fontaine du Frère Jean
Max : « Ça, on voit pas bien. Mais il y a des murets qui canalisent l’eau. C’est pas vraiment entretenu alors la végétation colonise le milieu… C’est dommage. »
Max : « Ce jour là, on a étudié les Odonates. On vous montre pas les fotos parce que pendant les vacances on va faire une page sur les Odonates. »
Léo : « Il y aura deux articles dans cette page : l’un parlera des Zygoptères et l’autre des Anisoptères. »
Max : « On vous a déjà un peu expliqué. Là, on va mettre toutes les belles fotos de bonome ! »
Samuel : « Avec toutes les espèces qu’on a fotoées ! »
Max : « Ça va être un peu long à faire alors soyez patients chers lecteurs ! »
Léo : « Comme vous pouvez le voir, on a des tas de projets. »
Max : « Ce qui nous manque c’est le temps de les mettre en œuvre… »
Samuel : « Pour le moment, continuons cet article ! Je sais plus quel jours, nous sommes allés au Royaume des Écureuil et au Royaume des Mandarins. »
Max : « Pour terminer sur ces beaux Royaumes, quelques Arthropodes. »
Léo : « Tout d’abord deux papillons… »
Petit Sylvain, Limenitis camilla, Nymphalidés
Max : « Le premier est un petit sylvain. Bonome a publié rapidement sur Faune IDF et il avait pas bien vérifié. Du coup, il a dit une erreur. »
Léo : « Et le valideur des papillons lui a écrit pour corriger. »
Samuel : « Mais l’échange de pigeons-électroniques ayant été très courtois, bonome était même pas énervé de s’être trompé. »
Max : « Le gentil monsieur a bien dit que ça arrivait de dire des erreurs, à lui aussi d’ailleurs, et qu’il comptait pas les erreurs des uns et des autres. »
Léo : « Nous on a trouvé ça très gentil et très pédagogue. »
Max : « Pour le second, bonome a pris son temps pour publier. Il a bien tout vérifier. C’était quelques jours plus tard il me semble. »
Samuel : « Oui. Et bonome a publié que le lendemain après s’être beaucoup gratté la tête en mmmmant. »
Max : « Et il a pas dit d’erreur ! »
Léo : « Il est fort bonome ! Parce que la foto est pas terrible… »
Tabacd’Espagne, Argynnis paphia, Nymphalidés
Samuel : « Pour l’araignée, ça a été plus vite. Parce que celle-là, bonome la connaît bien. »
Pisaure admirable, Pisaura mirabilis, Pisauridés
Max : « C’est la pisaure admirable. Mais les araignées ont peu pas les publier dans Faune IDF. C’est pas prévu. Alors il faut aller dans Faune France. »
Samuel : « Mais après c’est dans Faune IDF quand même. »
Léo : « Quand on vous dit que c’est du travail d’inspecter ! »
Max : « C’est pas seulement l’inspection. Après il faut trier les fotos, les retrier, en choisir pour publication dans Faune IDF, les recadrer puis publier. Ensuite on vérifie encore. Et après, il faut choisir les fotos pour l’article et le graver. Mais c’est pas fini ! Il faut publier l’article ! »
Samuel : « C’est long tout ça oulala ! »
Max : « Mais c’est bien de publier. Comme ça la LPO est au courant des zanimos ! »
Léo : « Et elle peut s’occuper de la protection des zanimos. »
Max : « Si je me souviens bien, ensuite on est allés au Grand Étang. »
Léo : « Tout à fait ! »
Samuel : « Absolument ! »
Max : « Il y avait pas beaucoup des zoisos mais on a eu deux belles surprises ! »
Léo : « La première c’était dès notre arrivée ! »
Tadorne casarca, Tadorna ferruginea, Anatidés
Tadorne casarca, Tadorna ferruginea, Anatidés
Samuel : « Un tadorne casarca ! »
Max : « On en avait déjà vus en Charentmaritimie mais jamais par chez nous ! »
Samuel : « Le tadorne casarca est encore une espèce férale. »
Léo : « Introduite par les zoms. »
Max : « Par contre, l’oedicnème criard est pas du tout féral ! »
Samuel : « Il est là de façon tout à fait naturelle ! »
Léo : « Et nous on est toujours contents de le voir 🙂 »
Oedicnème criard, Burhinus oedicnemus, Burhinidés
Oedicnème criard, Burhinus oedicnemus, Burhinidés
Oedicnème criard, Burhinus oedicnemus, Burhinidés
Oedicnème criard, Burhinus oedicnemus, Burhinidés
Max : « Il était déjà un peu tard, la lumière déclinait et on avait déjà eu deux belles surprises. »
Léo : « Mais on voulait quand même pas rentrer. »
Samuel : « Alors on a demandé à notre cher bonome de faire un court passage au Petit Royaume Sauvage. »
Max : « Il était tout fatigué mais il a accepté. »
Léo : « Il peut rien nous refuser notre bonome. Mais on abuse pas. Quand il a voulu rentrer on a rien dit. »
Samuel : « On était d’accord. »
Max : « Qu’est ce qu’on a vu ce jour là ? Je me souviens plus. »
Léo : « Le paysage… »
Le Petit Royaume Sauvage
Samuel : « Et puis le jeune milan noir… »
Milan noir juvénile, Milvus migrans, Accipitridés
Max : « Oui ! Je me souviens maintenant ! Après on est allé le long du ru pour faire un peu d’Arthropodologie 🙂 »
Samuel : « Il y avait quelques papillons comme ce demi-deuil. »
Demi-deuil, Melanargia galathea, Nymphalidés
Max : « Le nom est étrange. C’est parce qu’il est noir et blanc. Quand ils sont en deuil, les zoms s’habillent en noir. Ce papillon est à moitié noir alors il est à moitié en deuil. »
Léo : « Après, on a vu une araignée indéterminée. »
Araignée indéterminée
Araignée indéterminée
Max : « C’est sûrement une épeire. Mais on sait pas laquelle. »
Léo : « Il faudrait qu’on se procure un beau livre d’araignées… »
Samuel : « Bonome doit en avoir un dans sa tête 🙂 »
Max : « Pas sûr. Il est pas très fort en araignées je crois. »
Léo : « Il peut pas tout savoir. »
Max : « Ben non. Bon, ben voilà, on a terminé notre petit résumé. »
Samuel : « Pas tout à fait ! Au moment de rentrer, bonome a vu un truc voler alors il est allé voir. »
Léo : « Et c’était un lucane cerf-volant 🙂 »
Lucane cerf-volant, Lucanus cervus, Lucanidés
Max : « Cette fois c’est terminé. Mais on se retrouve bientôt. »
Léo : « On a un autre petit résumé à vous faire. »
Max : « Comme souvent nous sommes en retard alors nous allons nous dépêcher. Mais sans bâcler ! »
Samuel : « Nous resterons des professionnels au service de l’information ! »
Léo : « Commençons pas vous annoncer le programme de ce bulletin d’informations en direct-différé ! »
Max : « Nous voulions voir des Odonates et des poissons pour changer un peu. »
Samuel : « Alors nous avons demandé à notre bonome adoré où nous pourrions aller. »
Léo : « Il a décidé de nous emmener au Royaume des Sangliers. »
Max : « Je sais pas si vous vous souvenez de ce Royaume. Nous y étions allés il y a quelque temps alors qu’il y avait eu une battue pour y réduire la population de sangliers. »
Samuel : « J’étais pas encore là moi. »
Max : « Et nous, on avait eu peur à cause des sangliers ! »
Léo : « Mais là, on a été très courageux et on a même pas eu peur ! »
Samuel : « On savait que bonome nous protégerait avec son couteau ! »
Max : « Bon, vous vous doutez bien qu’ensuite on a eu envie de continuer d’inspecter. »
Léo : « C’est comme ça que nous allâmes à nos endroits habituels : Petit Royaume Sauvage et Grand Étang. »
Samuel : « C’est parti pour les Odonates ! »
Max : « On en a vu quelques uns mais ils sont difficiles à fotoer. Je vous rappelle que les Odonates sont découpés en Demoiselles ou Zygoptères, et Messieurs ou Anisoptères. »
Léo : « Les livres d’Odonates commencent toujours par les Demoiselles. Est-ce par galanterie ? »
Samuel : « On sait pas 🙂 Mais on va faire comme eux. »
Max : « Eux, ce sont des agrions jouvencelles in copula. C’est étrange l’accouplement chez les Odonates. On vous l’a déjà expliqué mais une révision s’impose. »
Léo : « C’est parce que le mâle a un organe copulatoire secondaire situé sur le second segment abdominal. Il y place ses spermatozoïdes puis il attrape la femelle par le cou grâce aux pinces situées au bout de son abdomen. »
Samuel : « Ensuite, la femme replie son abdomen pour s’inséminer elle-même. »
Max : « Ce qui explique qu’ils se retrouvent dans ces positions étranges. »
Léo : « Sinon, on a surtout observé des Anisoptères, comme ces libellules à quatre tâches. »
Libellule à quatre tâches, Libellula quadrimaculata, Libellulidés
Libellule à quatre tâches, Libellula quadrimaculata, Libellulidés
Libellule à quatre tâches, Libellula quadrimaculata, Libellulidés
Libellule à quatre tâches, Libellula quadrimaculata, Libellulidés
Samuel : « On sait pas vraiment si ce sont des femelles adultes ou des juvéniles. Chez les Zygoptères les juvéniles ressemblent souvent aux femelles adultes. »
Léo : « On a pas encore vraiment pris le temps d’étudier ça en détail. »
Max : « Comme libellule, il y a aussi la libellule fauve. On en a vu jusque quatre en même temps ! Mais il y en a beaucoup plus que ça ! »
Libellule fauve, Libellula fulva, Libellulidés
Libellule fauve, Libellula fulva, Libellulidés
Léo : « Elles aussi sont in copula 🙂 »
Libellule fauve, Libellula fulva, Libellulidés
Libellule fauve, Libellula fulva, Libellulidés
Libellule fauve, Libellula fulva, Libellulidés
Samuel : « On peut expliquer la ponte peut-être. C’est pas pareil chez tous les Odonates. Mais la ponte a souvent lieu juste après l’accouplement. La ponte peut se faire en tandem. C’est quand le mâle reste accroché à la femelle pendant qu’elle pond pour être sûr qu’elle se fasse pas féconder par un autre mâle. Ou alors, la femelle pond seule. Là aussi il y a plusieurs possibilités. La ponte peut se faire dans l’eau, dans des végétos immergés, dans l’écorce de végétos aériens… »
Max : « Ensuite il y a la larve. La larve peut vivre jusqu’à quatre ans dans l’eau ! »
Léo : « Puis elle grimpe le long d’un végéto et la métamorphose se fait en quelques heures. L’adulte sort du cocon. On appelle ça l’émergence. »
Max : « On en a jamais vu. Mais on connaît un peu les exuvies. J’en ai dans ma collection. »
Léo : « Oulala ! Max ! Si bonome t’entendait parler de ta collection ! »
Samuel : « ‘Max, des objets hétéroclites posés en vrac sur une étagère et prenant la poussière ne constituent pas ce que j’appelle une collection !’ »
Léo : « C’est à peu près ce qu’il dirait 🙂 »
Max : « C’est vrai que j’accumule mais que je prends pas le temps de tout classer… »
Samuel : « Finissons nos Odonates. On a vu l’orthétrum réticulé aussi. »
Samuel : « Ou alors quand elles ont une pince d’écrevisse rouge de Louisiane dans le bec ! »
Pince d’écrevisse rouge de Louisiane dans le bec d’une poule-d’eau
Léo : « C’est sûr que c’est pas commun ça 🙂 »
Max : « On sait que c’est une pince d’écrevisse rouge de Louisiane parce qu’on en a déjà vu ! Et elles tolèrent pas d’autres espèces sur leur territoire. »
Samuel : « Elles sont beaucoup plus compétitives alors quand elles sont là les autres espèces disparaissent… »
Max : « Bon, terminons cette séquence avec un chant… »
Léo : « Vous le reconnaissez ? Nous on est pas tout à fait sûrs mais ça doit être une rousserolle effarvatte. »
Max : « Si c’est bien ça on en a vu et entendu au moins six ! »
Samuel : « Ce qui veut dire qu’il y a plus, forcément. Ce serait surprenant qu’on les ait toutes vues. »
Max : « D’accord avec petit Sam ! On passe à la suite ? »
Léo : « Et si on le racontait comme ça s’est passé ? »
Samuel : « Moi je veux bien ! »
Max : « On peut essayer. »
Dimanche 16 juin vers 17h au Royaume des Sangliers…
Max : « Bon, moi j’en ai assez d’observer les Odonates sur ce ponton. »
Léo : « Surtout qu’on est en plein soleil ! Je commence à avoir trop chaud. »
Max : « Bonome, on va faire un tour dans la forêt ? On sera à l’ombre et on aura un peu moins chaud. »
Le chevalier : « Si vous voulez. Pochez vous. »
Samuel : « On est installés ! »
Max : « C’est parti Megapus ! »
Léo : « Il y a un pic épeiche ! »
Le chevalier : « Vu ! … Fotoé ! »
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Max : « Bravo bonome ! »
Le chevalier : « Chut ! Écoutez ! »
Léo : « Je reconnais pas… »
Samuel : « Ça, c’est un petit qui piaille pour avoir du manger ! »
Max : « Un petit qui ? Et iléou ? »
Le chevalier : « Chuuut ! Mmmmmm… Il doit être dans cet arbre mort… Oui ! »
Max : « Bonome ! Tu vas où là ! Le zoiso est là et toi tu pars à l’opposé ! Et dans les ronces en plus ! Non mais tu vas pas bien dans ta tête toi ! »
Léo : « Maxou, bonome cherche un bon angle pour fotoer ! »
Max : « C’est pas une raison pour aller dans les ronces ! »
Le chevalier : « Allez-vous donc vous taire ! »
Max : « Un adulte ! Il nourrit le petit ! »
Léo : « Fotoé ? »
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Le chevalier : « Oui, mais nous sommes trop près et la lumière n’est pas terrible. Je vais essayer de trouver un autre angle… »
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Max : « Tu vois que c’était pas la peine de te griffer les jambes et les cuisses dans les ronces ! »
Le chevalier : « Je voulais essayer… Mmmm… Oui, ici, ça devrait aller. »
Samuel : « Sur le ponton en plein soleil… Exactement au même endroit que pour observer les Odonates… »
Léo : « Un adulte arrive ! »
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Max : « Il va nourrir son petit ! »
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Max : « Le parent est parti ! »
Léo : « Bonome, tu fotoes le petit qui sort la tête ? »
Le chevalier : « J’essaye mon Léo. Je fais de mon mieux. »
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Samuel : « Ta position a pas l’air confortable. »
Le chevalier : « Le nid est loin et il vaut mieux que je m’appuie pour fotoer mais la rambarde est un peu basse. Ce n’est effectivement pas confortable. J’ai mal au cou et à l’épaule comme ça. »
Max : « Le parent revient ! Le rate pas bonome ! Le rate pas ! »
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Pic épeiche, Dendrocopos major, Picidés
Le chevalier : « Max, mon petitours, je pense que je ne l’ai pas raté 🙂 »
Max : « Bravo mon bonome ! Bon, si on allait ailleurs ? »
Le chevalier : « Où voulez-vous aller ? »
Max : « Léo ? Petit Sam ? »
Samuel : « Je sais pas trop… »
Léo : « Moi non plus… A cette heure ci… »
Max : « Bon, quand on sait pas trop où aller ça se termine toujours pareil ! Bonome, en route pour le Grand Étang ! »
Plus tard…
Max : « Bonome, tu t’arrêtes où, là ? »
Le chevalier : « Ben ici Maxou 🙂 »
Max : « Ben voilà ! Tu recommences ! Ici, c’est pas accessible. Soit il y a des ronces et des orties, soit c’est la vase que tu vas t’enfoncer jusqu’aux aisselles ! Faut pas aller là bonome ! »
Le chevalier : « J’ai envie de voir. »
Max : « Il a envie de voir… Mais c’est tout vu ! »
Léo : « Maxou, tu le connais quand même ! Tu crois qu’il va t’écouter ? »
Max : « Il devrait ! »
Léo : « Max, il sait qu’il va marcher dans les végétos, dont les ronces et les orties, qu’il va s’envaser les pieds, qu’il va se faire dévorer par les moustiques… Il sait AUSSI que ça sert à rien parce qu’on va rien voir du tout. »
Max : « En conclusion, nous pouvons dire que notre cher bonome va pas bien dans sa tête. »
Samuel : « Ça sent bon. »
Le chevalier : « Ce sont les Lamiacées petit Sam : les menthes, les mélisses et toutes celles dont je ne retiens jamais les noms… »
Samuel : « J’aime beaucoup. »
Le chevalier : « Moi aussi 🙂 »
Samuel : « Tu te griffes pas trop les jambes bonome ? Pour ta première sortie en bermuda… »
Le chevalier : « Pas grave… Regarde moi ça mon petitours… »
Le Petit Royaume Sauvage dans sa partie sauvage
Samuel : « C’est magnifique. Merci bonome. »
Max : « Petit Sam, tu l’encourages là ! Oui, c’est magnifique mais il pourrait se perdre ! Se blesser ! Se faire piquer par des zanimos qui transmettent des maladies ! »
Léo : « Maxou. »
Max : « Oui Léo. »
Léo : « Il est comme ça bonome. C’est un détour d’une heure. L’aller et le retour c’est juste de la marche sans rien voir. Pour arriver ici il y a au moins 10 minutes dans les végétos et la vase. Mais pour bonome, ce paysage vaut tout l’or du monde. Et pour toi aussi d’ailleurs. Je le sais bien. »
Max : « Alors on le laisse faire ? »
Léo : « On a pas vraiment le choix. On y est ! »
Max : « Bonome, fais une pause. Assieds toi et gratouille nous le front. »
Le chevalier : « C’est si gentiment demandé 🙂 »
Les petizours : « Rrrroooonnnn rrrroooonnnn… »
Au Grand Étang…
Léo : « Oulala ! Regardez la mouette qui rigole ! »
Samuel : « Elle est toute déplumée ! La pauvre ! »
Une mouette qui rigole déplumée, Chroicocephalus ridibundus, Laridés
Une mouette qui rigole déplumée, Chroicocephalus ridibundus, Laridés
Max : « Elle doit avoir la maladie. Mais on peut rien faire… »
Léo : « Ses copines mouettes se méfient. Elles la laissent un peu à l’écart. »
Des mouettes qui rigolent, Chroicocephalus ridibundus, Laridés
Samuel : « Elle est en quarantaine. C’est peut-être pas grave mais elles ont raison les autres mouettes qui rigolent. On sait jamais… »
Max : « Il y a pas beaucoup des zoisos. Ça fait longtemps que je l’ai pas vu aussi calme ce Grand Étang… »
Léo : « C’est vrai. C’est étrange. Ils sont où les zoisos ? »
Max : « Je dirais bien qu’ils sont partis au Royaume Secret mais j’attirerais encore vos sarcasmes. »
Samuel : « Je commence à y croire, moi, au Royaume Secret. Il faut bien qu’ils soient quelque part les zoisos. Et ils doivent en avoir assez d’être observés. Surtout quand un zoiso rare est signalé. Tous les ornithos viennent le voir ! »
Max : « Et les zoisos sont pas tranquilles dans ce Royaume ! Alors ils vont au Royaume Secret ! »
Léo : « 🙂 Bonome, regarde parmi les foulques là-bas… »
Le chevalier : « Bien vu Léo ! »
Un fuligule milouin mâle (Aythya ferina, Anatidés) parmi les foulques macroules (Fulica atra, Rallidés)
Max : « Un fuligule milouin en plumage nuptial ! Qu’est ce qu’il fait là ! »
Léo : « Il a oublié de migrer. »
Samuel : « Héron cendré à contre-jour ! »
Héron cendré, Ardea cinerea, Ardéidés
Max : « On aime beaucoup les hérons cendrés nous, mais pour en arriver à les fotoer comme ça c’est vraiment qu’il y a pas beaucoup des zoisos… »
Samuel : « Il y a goupil ! »
Léo : « Ouhou ! Goupil ! On est lààààà ! »
Max : « Tu vas lui faire peur ! »
Léo : « Meu non ! Je voudrais qu’on se domestique l’un l’autre et qu’on deviennent amis. »
Max : « Mouai… »
Samuel : « Bonome, montre les fotos s’il te plaît. »
Goupil, Vulpes vulpes, Canidés
Goupil, Vulpes vulpes, Canidés
Samuel : « Il a pas la queue rase et il est pas famélique… »
Max : « C’est pas le même que la dernière fois. »
Léo : « Et la dernière fois c’était pas le même que celui de la fois précédente… »
Samuel : « Je rappelle à nos lecteurs que nous connaissons pas bien les pouillots. Sauf avec les oreilles 🙂 On reconnaît bien leur chant maintenant mais si le zoiso chante pas au moment où on l’observe on a parfois des doutes. Comme là… »
Léo : « J’ai entendu des véloces mais plus loin. Ça doit être un fitis… »
Max : « Il y a des fauvettes grisettes… Je dirais même qu’il y a un couple avec des petits. »
Fauvette grisette, Sylvia communis, Sylviidés
Fauvette grisette, Sylvia communis, Sylviidés
Fauvette grisette, Sylvia communis, Sylviidés
Fauvette grisette, Sylvia communis, Sylviidés
Samuel : « Et là c’est un pouillot fatigué. »
Un pouillot fatigué
Max : « Phylloscopus fatigus 🙂 »
Le chevalier : « Moi aussi je fatigue. »
Léo : « Alors on rentre bonome. Allez, c’est parti ! »
Un peu plus tard, en arrivant à l’autre observatoire où est la monture de notre petite troupe…
Max : « Pauvre Gemini Criquet… Il est tout mort et il va se faire dévorer… »
Léo : « Mais son sacrifice aura pas été vain ! »
Samuel : « Un petit hypolaïs aura grandi grâce à lui ! »
Le chevalier : « Les machins, pochez-vous ! »
Max : « On est pas des machins ! »
Léo : « On est des petizours ! »
Max : « C’est quand même pas difficile à retenir ! Pe-ti-zours ! »
Le chevalier : « D’accord. En route les machins ! »
Au Petit Royaume Sauvage…
Le chevalier : « Juste un petit passage ! »
Max : « Oui bonome. »
Léo : « Bien bonome. »
Samuel : « Merci bonome ! »
Bon, en fait on est restés un peu plus longtemps qu’un petit passage. Bonome se baladait de gauche à droite, comme ça, puis il a fini par s’asseoir sur une souche en observant les tariers pâtres…
Puis il s’est levé pour aller voir les milans noirs, là où on pense qu’il y a le nid. Je crois qu’on avait bon, qu’il y avait bien un nid. Parce que les milans noirs, ça vit pas en groupe. Sauf si le groupe c’est la famille.
Milans noirs, Milvus migrans, Accipitridés
Milans noirs, Milvus migrans, Accipitridés
Milans noirs, Milvus migrans, Accipitridés
Sept milans noirs d’un coup ! Et vlan les milans noirs ! On voit pas le septième parce qu’il est un peu en retrait. C’est le timide de la famille 🙂 En toute logique, il y a la maman, le papa et les cinq petits 🙂 On peut dire que la nidification est réussie 🙂
Voilà, on se quitte avec une grenouille verte indéterminée.
Ah oui, la semaine prochaine on va pas faire le bulletin d’informations en direct-différé. On a bien inspecté mais on a rien vu d’exceptionnel. On est retournés voir des Odonates. Alors on va faire une page spéciale Odonates mais à notre rythme. C’est compliqué de faire une page spéciale. Alors soyez patients amis lecteurs ! Vous nous retrouverez quand même bientôt !
Max : « C’est une impression. On sait même pas si les pouillots véloces se reproduisent ici. C’est probable puisqu’ils sont ici pendant la période de nidification et qu’ils font des codes atlas. »
Léo : « Mais on en sait pas plus. »
Samuel : « Les milans noirs, c’est sûr qu’ils nichent ici. Là, pas loin, dans le coin. On en est certains maintenant. Mais on s’est jamais approchés pour voir le nid pour pas les déranger. »
Milan noir, Milvus migrans, Accipitridés
Milan noir, Milvus migrans, Accipitridés
Max : « C’est un beau zoiso le milan noir. »
Léo : « Passons aux fuligules milouins. Il y en a peu en cette saison. »
Samuel : « Vous vous demandez donc pourquoi on vous en parle. »
Max : « Regardez 🙂 »
Fuligules milouins, Aythya ferina, Anatidés
Max : « Il y a un poussin ! C’est un poussin de fuligule milouin ! »
Samuel : « Rhooo la chaaance ! »
Léo : « C’est la première fois qu’on en voit ! »
Max : « On se demandait si les milouins se reproduisaient ici. Mais maintenant on le sait ! »
Samuel : « C’est rare mais ça arrive 🙂 »
Max : « Bien, c’est sur cette bonne nouvelle que nous quittons le Petit Royaume Sauvage pour nous rendre au Grand Étang ! »
Léo : « Voilà ! On y est 🙂 »
Samuel : « On va vite, nous 🙂 »
Max : « Oui, nous allons faire vite ici aussi. »
Léo : « Mais on montre quand même cette foto de grébu. »
Grébu, Podiceps cristatus, Podicipédidés
Léo : « C’est notre ami grébu. Et il était rigolo comme ça, avec juste sa tête qui dépassait derrière le tronc d’arbre mort. »
Samuel : « Ensuite on a revu la femelle moineau domestique qui faisait le code 16. »
Max : « Elle transportait des insectes dans son bec pour ses petits. »
Léo : « Ça c’est une bonne nouvelle. Parce que les moineaux domestiques font partie des zoisos dont les populations diminuent le plus. »
Samuel : « On les voit de moins en moins dans les campagnes. Ils sont plutôt en ville. »
Max : « Bonome dirait que ce sont des commensaux des zoms. Mais personne connaît le commensalisme. »
Léo : « Max, tu arrêtais pas d’en parler à tes débuts 🙂 »
Samuel : « Dites les duettistes, vous allez pas recommencer ! Restons sur notre bonne nouvelle. Il y a au moins un couple de moineaux qui a des petits au Grand Étang ! »
Léo : « Allez, on enchaîne ! Je suis pressé de graver les articles suivants moi ! Au travail ! »
Max : « Oui Léo. On enchaîne ! C’est quoi après ? »
Samuel : « Les tadornes de Belon ! »
Max : « Rhoooo oui ! Elles étaient loin, mais on les a vues quand même ! »
Tadornes de Belon, Tadorna tadorna, Anatidés
Léo : « C’est pas tous les jours qu’il y en a ici ! C’est pas la Charentmaritimie ici 🙂 »
Samuel : « Passons à la mouette qui rigole. »
Max : « Vous nous direz : ‘Alors eux ! Ils sont pressés. Ils voient des tas de zoisos et ils nous montrent une mouette qui rigole… Ils vont vraiment pas bien dans leur tête ces petizours.’ Mais regardez la au lieu de médire dans vos têtes ! »
Jeune mouette qui rigole, Chroicocephalus ridibundus, Laridés
Jeune mouette qui rigole, Chroicocephalus ridibundus, Laridés
Jeune mouette qui rigole, Chroicocephalus ridibundus, Laridés
Jeune mouette qui rigole, Chroicocephalus ridibundus, Laridés
Léo : « C’est une toute jeune ! Elle a juste quelques semaines ! »
Max : « Vous en aviez déjà vu des jeunes comme elle ? Pfff ! Même pas vrai ! »
Max : « Ça faisait longtemps qu’on avait pas vu des chevaliers. Mais des chevaliers Scolopacidés, pas des chevaliers comme bonome 🙂 »
Léo : « Notre bonomou, c’est le plus grand des chevaliers 🙂 »
Samuel : « On oublie parfois de le lui dire. »
Max : « On ronchonne. On le moque. On l’appelle le grand dadais, le grand machin… »
Léo : « Mais on l’aime notre bonome 🙂 »
Samuel : « Mais revenons à nos zoisos. En ce moment, aux pieds de l’observatoire, les plantes annuelles se sont bien développées. C’est pour ça que l’observatoire est sur pilotis. »
Max : « Comme ça on voit au-dessus des plantes annuelles qu’on sait pas qui c’est. On oublie de faire la botanique. »
Léo : « Et on a même pas envie de chercher qui c’est ces végétos. »
Samuel : « On sait quand même que les passereaux aiment bien s’y balader. Ils y trouvent du manger. »
Max : « Des insectes adultes, des chenilles… »
Léo : « Ils peuvent s’y cacher ou s’y reposer. »
Samuel : « Et ils nous oublient. En fait, ils savent même pas qu’on les observe depuis l’observatoire. »
Max : « Ils vivent leur vie tranquillement à quelques décimètres de nous. »
Léo : « Aujourd’hui, bonome a pas fotoé les fauvettes grisettes. »
Max : « On lui a dit de se calmer avec les fotos de grisettes ! »
Samuel : « Mais il a pas raté les hypolaïs polyglotte 🙂 »
Max : « Nous, on sait déjà qu’il en a fait de plus belles encore durant l’inspection suivante 🙂 »
Samuel : « Rho oui ! »
Léo : « Passons aux nouvelles de goupil. On vous l’a montré la dernière fois. Même qu’il y avait un film. »
Max : « Et ben on l’a revu goupil 🙂 »
Léo : « On pense même que c’est pas le même. A cause que si on l’observe bien, il a la queue toute rase. Regardez… »
Goupil, Vulpes vulpes, Canidés
Goupil, Vulpes vulpes, Canidés
Goupil, Vulpes vulpes, Canidés
Goupil, Vulpes vulpes, Canidés
Goupil, Vulpes vulpes, Canidés
Goupil, Vulpes vulpes, Canidés
Max : « Et c’est pas parce qu’elle est mouillée. Elle est comme ça. On est un peu inquiets pour ce goupil. Il est pas très épais. »
Léo : « On se demande si il va bien. »
Samuel : « On voudrait bien lui apporter du manger pour qu’il prenne des forces. »
Max : « Bon, en fait, on en a vu un autre, c’est sûr ! »
Léo : « Avec la queue pas rase. »
Samuel : « Ce qui voudrait dire qu’il y a deux goupils ! »
Max : « Mais cette information est à prendre au conditionnel. On doit poursuivre l’enquête. »
Léo : « Si on continue à le croiser à chacune de nos venues, il faudra rebaptiser le Grand Étang. »
Max : « Ce sera le Royaume de Goupil ! »
Samuel : « Rholala ! »
Léo : « N’empêche qu’on en voit souvent des renards roux. Dans chaque Royaume que nous inspectons on en voit ! »
Max : « Ou alors on voit leurs laissées. »
Samuel : « Le problème c’est que les renards sont encore classés parmi les zanimos nuisibles ! Pfff ! »
Max : « Je répète ce que j’ai déjà dit. Ce sont les préfets qui décident si la chasse au renard est autorisée dans leur département. »
Léo : « J’arrive pas à imaginer qu’il y en ait trop dans certains départements… »
Max : « Dites les goupils, si vous savez pas où aller quand vous êtes chassés, venez vous réfugier dans notre cabane ! On vous accueille nous ! On se serrera ! »
Samuel : « Pour des raisons d’hygiène on vous donnera un bain à votre arrivée. Et après vous ferez comme chez vous ! »
Max : « On vous donnera du chocolat ! Vous avez entendu les goupils ? On vous attend. »
Léo : « Allez, on termine le Grand Étang. »
Samuel : « On a vu un chat ! Mais il a pas voulu qu’on s’approche de lui… »
Chat domestique, Felis silvestris catus, Félidés
Max : « On devrait demander à Mounette qu’elle nous fasse une lettre de recommandation pour les autres chats ! »
Léo : « Les chats ça sait pas lire ! »
Samuel : « Et Mounette elle sait pas écrire ! »
Max : « Ah oui… Tant pis. Pas de lettre de recommandation alors… »
Léo : « Terminons cette première partie de notre bulletin d’information avec deux Arthropodes. »
Samuel : « On vous rappelle pas ce qu’est un Arthropode parce qu’on a pas envie 🙂 »
Max : « Et puis peut-être qu’un jour on fera une page spéciale Arthropodes. Pour présenter les Odonates surtout. »
Léo : « Les Coléoptères aussi ! »
Samuel : « Les Araignées également. »
Max : « Peut-être les punaises… »
Léo : « En gros, dans la page spéciale Arthropodes on montrera des Arthropodes 🙂 Voilà un petit échantillon… »
Épeire des marais femelle, Larinoides cornutus, Aranéidés
Max : « C’est une épeire des marais. On connaît pas le nom en scientifique. On cherchera plus tard. »
Samuel : « Mais on aimait bien cette foto alors on l’a mise. »
Léo : « Pour terminer, regardez ça… »
Pièges en entonnoirs de larves de fourmilions, Myrmeléontidés
Max : « Ah bah oui ! C’est comme ça la nature ! Il y a comme des entonnoirs dans le sol. »
Léo : « Seul les esprits curieux se demandent ce que ça peut bien être. »
Samuel : « Et seul bonome sait tout de suite avant même de regarder 🙂 »
Max : « C’est la larve du fourmilion qui fait ça. »
Léo : « Parce que cette larve est prédatrice ET paresseuse. »
Samuel : « Elle a pas envie de courir après ses proies. C’est trop fatiguant. »
Max : « Du coup, elle creuse un entonnoir et s’ensable au centre. A quoi ça sert ? Mais c’est évident ! »
Léo : « C’est évident quand on le sait Max ! »
Max : « Oui Léo. J’explique. C’est un entonnoir en sable. Imaginons une fourmi qui s’y aventure. La pente fait que les grains de sable sont en équilibre instable. Si la fourmi passe, elle déclenche une avalanche de grain de sable et cette avalanche peut l’entraîner au fond de l’entonnoir. »
Samuel : « Et la larve du fourmilion lui saute dessus et l’attrape avec ses crochets buccaux. »
Léo : « Si par hasard la fourmi glisse pas, la larve jette des grains de sable pour provoquer l’avalanche ! »
Max : « Pauvre petite fourmi ! Ses chances de survie sont faibles… »
Samuel : « Et si personne passe, c’est pas bien grave. La larve peut attendre des jours ! »
Max : « En attendant, elle jeûne. »
Léo : « Si vous zoomez bien sur la foto, vous verrez une tête de larve qui dépasse au fond de l’entonnoir situé en bas à gauche. »
Samuel : « A côté du petit caillou. On voit distinctement une mandibule ! »
Max : « Mais on a pas de vraies fotos de la larve ni de l’adulte. »
Léo : « Rien ne vous empêche de chercher par vous même des images en demandant à monsieur Internet. »
Samuel : « On va quand même pas tout faire à votre place ! »
Léo : « Bien, ben nous en avons fini avec les informations du Grand Étang. On passe au Royaume des Fauvettes ? »
Max : « Oui Léo ! Vous vous souvenez que ce Royaume comporte trois étangs ! L’étang Principal, le Lac nord et le Petit Lac. Cette fois nous sommes allés explorer les rives de ces deux étangs annexes ! »
Samuel : « Commençons pas le Lac Nord ! Première belle surprise ! »
Grébus, Podiceps cristatus, Podicipédidés
Grébus, Podiceps cristatus, Podicipédidés
Grébus, Podiceps cristatus, Podicipédidés
Max : « Des bébés grébus qui font du parent-stop ! »
Léo : « Il y a deux bébés sur le dos de cet adulte ! »
Samuel : « Comme on les connaît pas bien ces grébus, ils se sont éloignés un peu à notre arrivée. »
Max : « On les a quand même félicités pour les naissances 🙂 »
Léo : « Des bébés grébus ! La chaaance ! »
Max : « Moi, ça fait maintenant quatre ans que j’en vois ! Ben je me lasse même pas ! »
Léo : « Je sais pas qui pourrait se lasser de voir ça ! C’est seulement pendant une courte période ! »
Samuel : « Et on en voit pas partout ! Il faut être là au bon moment ! »
Max : « Peut-être quand on aura 15 milliards d’années nous aussi… »
Léo : « Bonome a déjà 15 milliards d’années ! Et c’est lui le plus enthousiaste quand il voit des bébés grébus faire du parent-stop ! »
Samuel : « Il est concentré sur la prise de fotos mais on voit bien qu’il a son sourire en coin, comme ça ! »
Max : « Et après il reste assis en souriant. »
Léo : « Il resterait là des heures ! »
Samuel : « C’est en s’asseyant qu’il a découvert la deuxième surprise ! »
Max : « Bon, on vous passe les explications incompréhensibles de bonome pour identifier l’espèce. »
Léo : « Il y avait un truc comme ‘ergot sur le carpopodite’. »
Max : « Oulala ! Pas seulement ! »
Samuel : « Moi, j’ai pas retenu. »
Léo : « Pourtant vous savez tous que petit Sam a une mémoire prodigieuse ! »
Max : « Il est encore plus autiste que Léo 🙂 »
Léo : « Ah non ! Oulala Max tu m’énerves ! Je suis pas autiste ! Et petit Sam est pas autiste ! Tu arrêtes avec les autistes sinon je te fais avaler l’écrevisse américaine ! Gloub l’écrevisse ! »
Max : « Avec la cuticule minéralisée ? »
Léo : « Avec les pinces, les antennes, tout ! Et je pousse fort avec ma patte pour être sûr que tu avales bien toute l’écrevisse américaine ! »
Max : « J’ai de la chance que ce soit pas une écrevisse rouge de Louisiane alors 🙂 »
Samuel : « Pour les lecteurs qui connaissent pas bien les écrevisses je précise qu’une écrevisse de Louisiane peut être deux fois plus grande qu’une américaine. »
Léo : « Max, Maxou, mon cher cousin… »
Max : « Ouiiii 🙂 »
Léo : « ON EST PAS AUTISTES ! »
Max : « D’accord 🙂 Mes cousins adorés, vous êtes pas autistes ! Vous êtes très doués. »
Samuel : « Cousin Léo, cousin Max va pas bien ! Il a la fièvre ! Parce que sinon il nous dirait pas quelque chose de gentil ! Il faut appeler le docteur ! »
Léo : « Cousin Max sait qu’il m’énerve ! Et il a peur de terminer sa carrière de naturaliste dans l’estomac d’un brochet ! »
Max : « Ni l’un ni l’autre ! Médisant ! »
Le chevalier : « Mes petizours à moi, il me semble que vous vous égarez… »
Léo : « Reprenons ! »
Samuel : « Merci de nous remettre sur le droit chemin bonome 🙂 »
Max : « On en est où ? »
Léo : « Le Lac Nord. Après les bébés grébus et l’écrevisse américaine… »
Samuel : « Les coccinelles ! On a vu des coccinelles ! »
Max : « Ah oui ! Très intéressant ça ! Qui veut faire un petit rappel ? »
Samuel : « Moi ! Moi ! »
Max : « D’accord petit Sam ! Nous t’écoutons ! »
Samuel : « Merci cousin Max. La coccinelle est un Insecte Coléoptère. Parce qu’elle a une cuticule externe, des pattes articulées et une paire d’antennes et puis aussi parce que ses ailes antérieures servent pas au vol. Elles sont dures et rigides et forment un étui pour les ailes postérieures, membraneuses, qui servent au vol. Et en grékancien ailes en étui se dit Coléoptère ! CQFD ! »
Max : « Si je peux me permettre, tu aurais dû commencer par décrire puis dire la classification après ! »
Samuel : « Oui mais j’ai fait comme ça ! Les Coléoptères sont des holométaboles c’est à dire qu’ils font la métamorphose complète en quatre phases. Il y a l’œuf, la larve, la nymphe et l’adulte souvent appelé imago. »
Léo : « La nymphe est un stade fixé, immobile. »
Max : « On vous dit à cause qu’on a fait de bien belles observations. Regardez ça… »
Larve de coccinelle
Larve de coccinelle
Nymphe de coccinelle
Imago de coccinelle à sept points, Coccinella septempunctata, Coccinellidés
Samuel : « On a pas les œufs. Mais vous avez reconnu les larves de coccinelles, les nymphes de coccinelles et les imagos. »
Léo : « Tout d’un coup ! »
Max : « On est pas bien sûrs des espèces. Je vous rappelle qu’ici il y a deux espèces très fréquentes : la coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata) et la coccinelle asiatique (Harmonia axydiris) qui est invasive. »
Léo : « Et on reconnaît pas encore les larves et les nymphes. Mais on sait que ce sont des larves et des nymphes de coccinelles ! »
Max : « On est pas des béotiens ! »
Samuel : « Ni des ignares ! »
Léo : « On a des sacados nous 🙂 »
Max : « Passons maintenant à l’inspection des étangs du Royaume des Fauvettes. On arrive par ce côté là de l’étang principal, là où se trouvent les sternes. »
Samuel : « La dernière fois on vous a dit qu’il y avait un couple mais on a montré qu’un individu. »
Léo : « Alors il est de notre devoir de vous montrer le couple ! »
Max : « Il est là 🙂 »
Sterne pierregarin, Sterna hirundo, Laridés
Sterne pierregarin, Sterna hirundo, Laridés
Sterne pierregarin, Sterna hirundo, Laridés
Sterne pierregarin, Sterna hirundo, Laridés
Léo : « Ensuite, on a fait le tour de l’Étang Principal et on est arrivés au bel endroit. »
Le Bel Endroit
Samuel : « C’est là qu’on avait vu la toute petite foulque toute neuve 🙂 »
Max : « Elle va bien ! Elle a grandi depuis. »
Léo : « Elles vont bien ! Elles sont plusieurs ! Au moins deux ! »
Max : « Tu as raison Léo. Mais cette fois on les a pas fotoées. Mais on a vu les cygnes ! On vous avait dit qu’il y avait un couple avec un petit. Il est tout mignon ce petit. »
Cygnes tuberculés, Cygnus olor, Anséridés
Cygnes tuberculés, Cygnus olor, Anséridés
Samuel : « Vous avez vu la tendresse qui se dégage de cette foto ? »
Max : « C’est impressionnant. »
Léo : « C’est bien la preuve que les zanimos sont pas des bêtes ! »
Max : « C’est évident ! »
Samuel : « Passons aux grébus… »
Grébus, Podiceps cristatus, Podicipédidés
Léo : « Le petit est un peu plus âgé que ceux du Lac Nord. »
Grébu ado, Podiceps cristatus, Podicipédidés
Grébu ado, Podiceps cristatus, Podicipédidés
Grébu ado, Podiceps cristatus, Podicipédidés
Grébu ado, Podiceps cristatus, Podicipédidés
Samuel : « C’est un ado lui 🙂 »
Max : « Ensuite on est allés inspecter le Petit Lac. »
Léo : « On y a vu des Odonates mais pas beaucoup des zoisos. »
Samuel : « C’est pas grave parce que parfois la qualité dépasse la quantité ! »
Max : « Ce qui fût le cas ! »
Léo : « Notre ami est venu nous voir ! »
Martin 🙂 , Alcedo atthis, Alcédinidés
Max : « C’est notre ami Martin ! »
Samuel : « On est bien contents qu’il soit venu ! »
Léo : « Ça faisait longtemps qu’on l’avait pas vu et il nous manquait. »
Max : « On a papoté un peu ensemble mais on vous répétera pas ce qu’on s’est dit ! »
Léo : « Ben non ! »
Samuel : « C’est secret. Parce que c’est notre ami. »
Max : « Terminons la partie zoisos de notre bulletin d’informations avec un hypolaïs qui parle toutes les langues ! »
Max : « Nous revoici pour le troisième épisode de notre sortie de ce week-end ! »
Léo : « Pour aller plus vite nous avons regroupé les fotos prises au Grand Étang et celles prises au Petit Royaume Sauvage. »
Samuel : « Nous les avons regroupées par ordres. »
Max : « Parce qu’on est très en retard ! »
Léo : « On a d’autres articles à écrire ! »
Samuel : « Alors commençons de ce pas par les Ansériformes ! »
Max : « Que se passe-t-il en Ansériformie ? »
Léo : « Globalement c’est assez calme et nous vîmes assez peu d’Anatidés. »
Samuel : « Un couple de chipeaux au Petit Royaume Sauvage. »
Madame Chipeau, Anas strepera, Anatidés
Monsieur Chipeau, Anas strepera, Anatidés
Madame et monsieur Chipeau, Anas strepera, Antidés
Max : « Monsieur et madame Chipeaux ont pas l’air de vouloir faire des œufs. C’est bien dommage… »
Léo : « Madame Milouin est apparemment toute seule. Elle pourra pas faire des œufs non plus ! »
Madame milouin, Aythya ferina, Anatidés
Samuel : « Elle est pas toute seule cousin Max ! Il y a d’autres milouins au Grand Etang ! Même qu’ils étaient avec des mâles nettes rousses ! »
Nettes rousses, Netta rufina, et fuligules milouins, Aythya ferina, Anatidés
Léo : « Toujours aucune nouvelle de notre charmant petit couple de nettes rousses. »
Max : « Vous vous en souvenez ? Madame Rousse a une grosseur à la base du cou. Si vous la voyez, prévenez nous ! »
Samuel : « On voudrait savoir comment va ce charmant petit couple. Ont-ils fait des œufs ? »
Max : « Ben oui ! On les a fotoés ! »
Léo : « Ont-ils eu des petits alors ? Où sont-ils ? »
Samuel : « Nous retournerons bientôt au Grand Étang pour essayer d’avoir de leurs nouvelles. »
Max : « Puisqu’il se passe pas grand-chose en Anatidie, passons à l’Anséridie. Profitons de ce calme relatif pour vous présenter la bernache du Canada la plus connue du Grand Étang ! »
Léo : « Tout le monde la connaît ! »
Samuel : « Forcément ! Elle est très reconnaissable ! Voyez par vous-même ! »
Bernache du Canada, Branta canadensis, Anséridés
Bernache du Canada, Branta canadensis, Anséridés
Léo : « Cette bernache du Canada a des problèmes de pigmentation au niveau du visage. Du coup, on la reconnaît bien ! »
Samuel : « On l’a déjà vue l’an dernier ! »
Max : « C’est pratique pour le suivi des zoisos ! »
Léo : « Passons aux cygnes tuberculés. Le couple présent au Petit Royaume sauvage se reposait tout là-bas quand on y est allés ! Mais on a bien vu les deux petits ! »
Cygnes tuberculés, Cygnus olor, Anséridés avec une aigrette garzette, Egretta garzetta, Ardéidés
Samuel : « Ils vont bien ces petits. »
Max : « Ils ont même adopté une aigrette garzette ! »
Léo : « Je suis pas sûr qu’ils l’aient adoptée ! Elle s’est posée là et ils la tolèrent ! »
Samuel : « Au Grand Étang, il y a une douzaine d’adultes. Nous avions signalé deux code 18 ! »
Max : « Nid vu avec un adulte couvant ! »
Léo : « On a pas d’images mais les petits sont nés ! Une famille en a deux et l’autre en a au moins cinq ! »
Max : « Mais l’actualité chez les cygnes est moins rigolote. Il y avait un mâle adulte très énervé ! »
Samuel : « Oulala oui ! Il y avait une troupe de 8 à 10 bernaches du Canada sur la pointe juste en face de l’observatoire. Elles étaient sages ces bernaches et elles embêtaient personne. Mais le cygne les a toutes chassées ! »
Max : « On a filmé pour avoir des preuves ! Si les bernaches veulent porter plainte on veut bien être témoins ! »
Léo : « Montre les images Maxou ! »
Max : « Vous avez vu ? »
Léo : « Il était très énervé ce cygne tuberculé ! »
Samuel : « Pourtant il a pas de nid dans le secteur ! »
Max : « On sait même pas si il est en couple. »
Léo : « A part ça on a vu des foulques. »
Samuel : « Il y en a plein ! Certaines ont des petits, d’autres couvent encore. »
Max : « On a bien aimé celle-ci. Apparemment elle se prépare à faire des œufs… »
Foulque macroule, Fulica atra, Rallidés
Léo : « Et puis il y a les cormorans. On a toujours pas étudié la colonie. Je pense qu’on le fera pas cette année. On observe seulement les grands cormorans qui viennent sur la pointe devant l’observatoire au Grand Étang. »
Samuel : « On les connaît bien les grands cormorans, alors on les surveille un peu mais si ils font rien de particulier on fotoe pas et on en parle pas. »
Max : « Mais là, il y en a un qui avait pêché une écrevisse. »
Léo : « Alors on vous le montre. »
Grand cormoran, Phalacrocorax carbo, Phalacrocoracidés
Grand cormoran, Phalacrocorax carbo, Phalacrocoracidés
Max : « Nous pouvons passer aux nouvelles de Laridie. Léo, que se passe-t-il en Laridie ? »
Léo : « Ben rien. Il y a des goélands bruns, quelques uns, et des leucophées, plusieurs centaines. »
Goéland brun 3A, Larus fuscus, Laridés
Goéland leucophée, Larus michahellis, Laridés
Goéland leucophée, Larus michahellis, Laridés
Goéland leucophée, Larus michahellis, Laridés
Léo : « Même les sternes font rien de spécial. »
Sterne pierregarin, Sterna hirundo, Laridés
Sterne pierregarin, Sterna hirundo, Laridés
Samuel : « On se demande même pourquoi on a décidé de faire ce bulletin d’informations… »
Max : « Parce que nous sommes des professionnels cher petit Sam ! »
Léo : « Et puis il y a quand même eu quelques belles surprises. »
Max : « Passons aux Passereaux. Vîmes-nous des Passereaux petit Sam ? »
Sam : « Assez peu. Mais ils en valaient la peine. Commençons par les jeunes bergeronnettes grises. »
Samuel : « Nous entendons des mâles chanteurs mais ne pouvons pas vous en dire plus. »
Max : « Il est temps de passer aux nouvelles des rapaces. »
Léo : « Il y a toujours deux ou trois milans noirs au Petit Royaume Sauvage. »
Milan noir, Milvus migrans, Accipitridés
Milan noir, Milvus migrans, Accipitridés
Max : « Nous supposons toujours qu’un couple nidifie là. Mais on peut pas aller voir. C’est interdit. Et si le nid est bien où on le pense, on peut pas le voir à cause des feuilles dans les arbres. »
Léo : « Et puis parce que c’est trop loin. Même pour le super-méga-zoom. »
Samuel : « Mais on voit souvent des adultes se percher non loin du lieu supposé de leur nid. »
Max : « Et il y a eu cette femelle crécerelle qui tournait autour du Royaume. »
Léo : « Au-dessus du Royaume serait plus juste ! »
Samuel : « Bonome a fait des dizaines de fotos de cette femelle qui tournait au-dessus de nous. »
Max : « Et il y en a une seule à peu près présentable. »
Léo : « En direct-différé depuis le Royaume des Fauvettes dont nous avons déjà tant parlé ! »
Samuel : « Il est temps de vous le présenter 🙂 »
Max : « Comment dire ? Mmmm… »
Léo : « Tu mmmmes en te grattant la tête ? »
Max : « Zutalor ! »
Samuel : « Tu te bonomises cousin Max ! Attention à toi ! Tu vas plus aimer les gens… »
Max : « Je me reprends ! Le Royaume des Fauvettes est un royaume composite. Il y a, en son centre, un bel étang dont les berges sont peu accessibles. »
Léo : « On peut aller au bord de l’eau ici ou là mais pas partout. »
Max : « Et puis il y a un petit étang dit Le Lac Nord, au nord, et un autre dit Le Petit Lac, au sud. Et encore plus au sud il y a Le Grand Fleuve d’Ici. »
Samuel : « Ce sont même pas des lacs ! Ce sont des étangs ! »
Max : « Ben oui mais les gens comprennent rien ! Ils continuent de penser que c’est à cause de la taille ! Alors que j’ai déjà expliqué que ça dépend uniquement de la profondeur et de la présence d’une thermocline permanente ! Si c’est profond, l’eau du fond est froide et c’est un lac. Si c’est pas profond, l’eau du fond est en gros comme l’eau du dessus et c’est un étang. C’est quand même pas difficile ! »
Léo : « Maxou, tu en es seulement au début de la présentation du Royaume des Fauvettes et tu t’énerves déjà ! »
Max : « Je m’énerve pas, j’explique ! Bon, sinon, il y a aussi une prairie irrégulièrement fauchée avec des bosquets d’arbustes. Et ça c’est bien pour les passereaux et les insectes. »
Léo : « Et puis c’est très arbustif entre l’étang principal et le Petit Lac. »
Samuel : « Nous, on a parcouru le chemin qui fait le tour de l’étang principal. Et c’était drôlement bien 🙂 »
Max : « Pour résumer, le Royaume des Fauvettes est un Royaume comportant différents milieux de vie et il est donc très riche en êtres vivants. Nous pouvons commencer. »
Léo : « Débutons par la vie aquatique. »
Samuel : « Il y a trois étangs mais c’est pas les milieux aquatiques qu’on a le plus observés. »
Max : « On a fait vite fait. Mais on peut vous montrer un peu. Foto sivouplé ! »
Vue partielle du principal étang du Royaume des Fauvettes
Max : « C’est beau non ? »
Léo : « Rholala oui ! »
Samuel : « Moi j’aime beaucoup. »
Max : « Vous allez nous dire qu’on vous parle beaucoup de la vie sur les étangs. Et alors ? »
Léo : « Donc, les nouvelles de l’Étang Principal du Royaume des Fauvettes. »
Samuel : « Il y a un couple de sternes pierregarin ! Code 4 ! »
Sterne pierregarin, Sterna hirundo, Laridés
Max : « Code 4 c’est quand il y a un couple présent dans son territoire en période de nidification. »
Léo : « Là, c’est bien un couple. »
Samuel : « On sait pas où elles vont nicher. »
Max : « Mais elles ont l’air d’avoir envie de faire des œufs 🙂 »
Léo : « Il faut vous dépêcher les sternes ! Comme ça vous pourrez faire une seconde couvée ! »
Max : « C’est Dieu qui l’a dit ! Il faut croître et se multiplier selon son espèce ! »
Samuel : « Vous allez pas contredire Dieu quand même ! »
Léo : « Alors vous croissez et vous vous multipliez selon votre espèce ! Vous faites des bébés sternes et puis c’est tout ! »
Max : « Les grébus l’ont fait eux ! »
Léo : « Euh… Les grébus ont pas fait des bébés sternes… »
Max : « Ben non ! Ils ont fait selon leur espèce ! Léo, voyons ! »
Léo : « Lui, il est déjà ado ! »
Grébu ado, Podiceps cristatus, Podicipédidés
Grébu ado, Podiceps cristatus, Podicipédidés
Samuel : « Et les parents vont pouvoir faire une seconde couvée ! »
Max : « Bon, en période nuptiale il y a parfois des conflits. Comme quand un couple avec son ado se balade et arrive par mégarde chez un autre couple. »
Léo : « Là, ça bagarre ! »
Bagarre de grébus
Bagarre de grébus
Samuel : « Mais ça dure pas longtemps. Les intrus repartent et les autochtones reprennent leurs activités. »
Léo : « Il y a une nette rousse aussi. Un mâle isolé. »
Nette rousse mâle adulte, Netta rufina, Anatidés
Samuel : « On lui a dit qu’il y avait d’autres nettes rousses au Petit Royaume Sauvage et au Grand Étang. Comme ça, si il en a assez d’être seul, il peut rejoindre ses congénères. »
Max : « On lui a même proposé de l’emmener puisqu’on savait qu’on irait dans ces Royaumes après. »
Léo : « Il a pas voulu venir avec nous. Il faut dire que c’est pas loin et qu’il peut y aller en quelques coups d’ailes. »
Max : « Pour terminer ce rapide tour d’horizon des zoisos de l’étang, nous voudrions vous montrer elle 🙂 »
Foulque macroule poussin, Fulica atra, Rallidés
Foulque macroule poussin, Fulica atra, Rallidés
Léo : « Elle est toute neuve cette petite foulque 🙂 »
Samuel : « Quelques heures à peine. Si on était arrivés dès potron-minet elle aurait encore été dans son œuf. »
Max : « Et on l’aurait pas vue ! Il y a aussi un couple de cygnes avec un petit, quelques colverts, des hérons cendrés… »
Léo : « Autant dire que tout va bien pour les zoisos aquatiques. »
Samuel : « Passons donc aux nouvelles d’Arthropodie aquatique. »
Max : « Nous vous rappelons que les Arthropodes sont des zanimos qui ont une cuticule externe faite de chitine pouvant être minéralisée par des cristaux de carbonate de calcium et qu’ils ont des pattes articulées. C’est d’ailleurs de là que leur vient leur nom d’arthropodes. Du grékancien Arthro-machin qui veut dire articulation et podos, singulier pous, qui veut dire pied. Hoplà ! »
Léo : « Non mais tu t’entends écrire ? »
Max : « Quoi encore ? »
Léo : « La cuticule, la chitine, minéralisée, carbonate de calcium, le grékancien… »
Samuel : « Cousin Max, je crois que tu es gravement atteint ! »
Léo : « Bonomite aiguë ! Il y a urgence ! Il faut procéder à l’ablation de ton grékancien ! »
Max : « Vous êtes trop bêtes ! Revenons aux Arthropodes. Ils comprennent les Insectes, les Crustacés, les Myriapodes, les Arachnides… Et nous eûmes l’occasion d’en observer quelques uns au bord de l’eau. »
Léo : « D’abord les Odonates. »
Samuel : « On vous réexplique pas les Odonates. Cf. l’article précédent. »
Max : « C’est donc un orthétrum réticulé. Ça se voit bien. Il a l’habitude de se poser comme ça sur la berge dégagée. Sinon, il patrouille à toute vitesse et on arrive pas à le fotoer. »
Max : « L’agrion élégant mais c’est mieux de dire ischnure élégante. Son abdomen est tout noir. C’est pas suffisant comme critère mais c’est un premier pas. »
Samuel : « Ensuite, il faut vérifier que le 8ème segment abdominal est bien bleu. S8 ? Bleu ! »
Léo : « Les cerques divergent-ils ? »
Max : « Ben oui ! Ça se voit que les cerques divergent ! »
Samuel : « Pour ceux qui savent pas, les cerques sont les espèces de pointes au bout de l’abdomen. »
Max : « C’est donc bien l’ischnure élégante alias Ischnura elegans, Coenagrionidés. »
Léo : « Suivant ! »
Naïade aux yeux rouges, Erythromma najas, Coenagrionidés
Max : « Caractère distinctif ? »
Léo : « Les yeux rouges ! »
Samuel : « Alors il y a deux possibilités mais ce sont deux naïades ! »
Léo : « Naïade aux yeux rouges ou naïade au corps vert. »
Max : « Diagnostique différentiel ? »
Léo : « Pas de bande antéhumérale. C’est tout noir sur le thorax. »
Samuel : « Pas de X noir au bout de l’abdomen. »
Max : « Alors ? »
Samuel et Léo : « Naïade aux yeux rouges ! »
Max : « Erythromma najas, Coenagrionidés ! Bravo ! Je précise qu’en ce moment ce sont surtout les E. najas. Plus tard, ce sera E. viridulum. La période pendant laquelle on peut observer les deux espèces est très courte. »
Léo : « Il y en a d’autres des Odonates ? »
Max : « Ben non. »
Samuel : « Zutalor ! »
Léo : « En fait, j’aime bien identifier les Odonates 🙂 »
Max : « Oui, c’est rigolo. On demandera à bonome d’en fotoer plus. »
Samuel : « On continue l’Arthropodie aquatique. »
Léo : « Avec la belle surprise ! »
Un dytique
Un dytique
Max : « Bon, on peut déjà vous dire que c’est un dytique. J’en ai présenté un à mes début. »
Léo : « Et l’espèce ? Tu connais ? »
Max : « Non. On demande à bonome ? »
Samuel : « Il est occupé. »
Max : « Meu non ! BONOM’ ! BOOOOONOOOOOOOM’ ! »
Le chevalier : « Oui Maxou. Que puis-je faire pour vous ? Vous gravez ? »
Max : « On grave grave 🙂 Tu t’y connais en dytiques ? »
Le chevalier : « Les Dysticidés… »
Max : « C’est qui lui ? »
Cybister lateralimarginalis, Dysticidés
Cybister lateralimarginalis, Dysticidés
Le chevalier : « Je me souviens… Je prends le gros livres d’insectes… Montre encore s’il te plaît… »
Le chevalier : « Le protonum ne semble pas encadré de clair. »
Max : « Protonum toi même ! »
Le chevalier : « C’est le stergite dorsal du prothorax. Le prothorax porte la tête et la première paire de pattes. Mais jamais d’ailes. Il comporte le protonum, le prosternum et les propleurons. »
Max : « Bien sûr ! Évidemment ! »
Léo : « On le savait ! »
Samuel : « On allait le dire ! »
Le chevalier : « Bien 🙂 Alors… Dytiscus dimidiatus correspondrait mais ses élytres sont striées longitudinalement… Cybister lateralimarginalis peut-être… »
Max : « Tu es sûr ?
Le chevalier : « Non 🙂 »
Max : « Ah… Tu peux redire le nom ? »
Le chevalier : « Cybister lateralimarginalis. »
Max : « Tu veux pas le graver avec tous tes doigts ? »
Le chevalier : « Je veux ! Voilà ! »
Les petizours : « Merci bonomou ! »
Le chevalier : « 🙂 »
Max : « Pour terminer ces nouvelles d’Arthropodie aquatique je vous rappelle que comme tous les Insectes, les dytiques réalisent leurs échanges gazeux respiratoires avec l’air grâce à des trachées. »
Léo : « Mais comment font-ils donc puisqu’ils passent leur temps sous l’eau cher Max ? »
Max : « Bonne question mon cher Léo 🙂 Eh bien c’est très simple. Ils coincent une bulle sous leurs ailes dures appelées élytres. Et les trachées viennent s’ouvrir sous la bulle. La bulle est elle-même au contact de l’eau et il y a des échanges entre la bulle et l’eau. »
Samuel : « Si je comprends bien, le dytique prélève le dioxygène de la bulle mais ce dioxygène est remplacé par celui qui vient de l’eau. Et le dioxyde de carbone rejeté par le dytique reste pas dans la bulle mais va dans l’eau. »
Max : « Exactement ! Bravo ! »
Léo : « C’est beau la nature quand même ! »
Max : « Ben oui ! »
Samuel : « Passons aux nouvelles du chemin ! »
Max : « On donne des nouvelles du chemin ? Genre le chemin va bien ? Ça peut aller bien un chemin ? Je savais pas moi… »
Léo : « Samuel veut parler de ce qu’on trouve sur un chemin quand on ouvre les yeux ! »
Max : « Ah ouiiiii ! D’accoooord ! On peut voir des tas de choses fort intéressantes ! »
Samuel : « A commencer par ça ! »
Laissées de renard roux
Léo : « On en a vu régulièrement SUR le chemin. Pas à côté. Pas caché. Bien en évidence ! »
Max : « Vous vous demandez sûrement pourquoi on prend du caca en foto ? »
Samuel : « C’est pas n’importe quel caca ! »
Max : « C’est un message ! »
Léo : « C’est notre ami goupil qui signale sa présence ! »
Samuel : « Nous sommes sur son territoire. On le sait grâce à ce message. »
Max : « C’est pour ça qu’il laisse ses excréments bien en évidence ! »
Léo : « D’ailleurs, les excréments de renard s’appellent des laissées. »
Max : « Parce que c’est laissé là exprès ! »
Samuel : « J’espère qu’on le verra, goupil. Je l’aime bien moi. »
Léo : « Nous aussi. »
Max : « Peut-être qu’on deviendra amis un jour. Mais il faut être patient avec goupil. »
Léo : « Sinon on a trouvé un bloc fossilifère. En fait, il y en a un peu partout. »
Un bloc fossilifère
Max : « Il contient des fossiles de Mollusques Gastéropodes. »
Samuel : « Et des Bivalves ! »
Léo : « On pense, mais on est pas sûrs, que c’est un calcaire marin. »
Max : « De l’ère tertiaire évidemment. »
Léo : « Mais sans carte géologique et sans étude plus poussée on peut pas en dire plus. »
Samuel : « Du coup, on passe à la suite. »
Ophrys abeille, Ophrys apifera, Orchidacées
Samuel : « C’est une ophrys abeille. Vous connaissez déjà chers lecteurs mais comme c’est une très belle plante à fleur on vous la remontre. »
Max : « Dites, vous connaissez l’origine du mot ‘orchidée’ ? »
Léo : « Max, tu vas refaire le grékancien ? »
Max : « Bah, je suis bien obligé si je veux répondre à ma question ! »
Samuel : « Pauvre cousin Max… »
Max : « Alors lecteurs ? Je vous aide ! Les orchidées du genre orchis sont des plantes à bulbes. Vous voyez ? Non ? Toujours pas ? A quoi ressemble ce bulbe ? Ben oui ! A un testicule que ça se dit Orchis quelque chose en grékancien 🙂 »
Léo : « C’est pas très romantique ! Les orchidées sont de si belles fleurs ! »
Samuel : « Maintenant nos lecteurs vont les associer aux testicules ! Beurk ! »
Max : « Mes cousins, vous êtes orchidoclastes ! »
Léo : « Ah non ! Pas d’accord ! Tu insultes pas ! »
Samuel : « C’est pas gentil ça ! »
Max : « Mais ! Je rigooole ! C’était pour continuer à jouer à l’étymologie ! »
Léo : « Retire ce que tu viens de dire ! »
Samuel : « Immédiatement ! »
Max : « Je dois retirer ? »
Léo : « Tu dois ! »
Max : « Alors je retire. Chers lecteurs, retournez dans le passé et ne lisez pas mon anté-antépénultième réplique. S’il vous plaît merci. J’ai retiré. »
Léo : « Alors ça va. »
Samuel : « On peut passer à la suite. »
Léo : « Un insecte sur un capitule de pissenlit dont les nombreuses fleurs ont donné autant de fruits… »
Melanocoryphus albomaculatus sur Taraxacum sp.
Léo : « Le pissenlit est une Astéracées. »
Max : « Oui mais bonome m’a déjà expliqué qu’il y a des tas d’espèces réunies sous le nom de pissenlit. »
Samuel : « Alors on peut pas dire l’espèce ? »
Max : « Moi je sais pas. Le genre c’est Taraxacum. »
Léo : « C’est déjà pas mal. Et l’insecte ? »
Samuel : « C’est un hétéroptère. Une punaise. »
Max : « Il vaut mieux pas dire punaise petit Sam. C’est pas précis. »
Léo : « Tu connais, toi ? »
Max : « Ben non. »
Samuel : « Et comment on fait les infos si on connaît pas ? »
Max : « Super bonome ! BOOONO… »
Le chevalier (depuis l’autre bout de la cabane) : « Melanocoryphus albomaculatus, Lygaeidés. »
Max : « Quoi ça ? »
Le chevalier (même jeu) : « Melanocoryphus albomaculatus, Lygaediés. C’est le nom de la bestiole dont tu vas me demander le nom. »
Max : « Comment il sait que je vais lui demander ? Et comment il connaît le nom ? »
Le chevalier (même jeu) : « Ne demande pas à tes cousins comment je sais. Je sais et puis c’est tout ! »
Léo : « Il avait tout prévu ! »
Samuel : « Il savait qu’on allait le lui demander ! »
Léo : « Il a bien préparé son coup ! »
Le chevalier (Toujours depuis l’autre bout de la cabane) : « Là, je suppose que Samuel et Léo ont compris que j’avais bien préparé mon coup 🙂 Max, ne sois pas vexé et note ! »
Max : « Que je note quoi ? »
Léo : « Ben le nom qu’il va répéter ! »
Le chevalier : « Melanocoryphus albomaculatus, Lygaediés. »
Max (fort, pour le chevalier) : « Merci super bonome ! Bien joué ! »
Léo : « Il est trop fort notre bonome ! »
Le chevalier : « Merci Léo. »
Max (fort, pour le chevalier) : « Pourquoi ‘merci Léo‘ ? »
Le chevalier : « Parce qu’il vient de dire : ‘Il est trop fort bonome !’ »
Max (fort, pour le chevalier) : « Raté ! Il vient de dire : ‘Il est trop fort notre bonome !’ Et vlan ! »
Samuel et Léo : « 🙂 »
Max : « Ça m’angoisse quand même un peu… »
Léo : « Il nous connaît bien 🙂 »
Samuel : « C’est un peu comme si il nous avait faits 🙂 »
Max : « Mouai… On passe aux nouvelles des Passereaux ? »
Léo : « On en a vu des tas ! Il y en avait partout ! Et ils chantaient ! Et ils chantaient ! »
Samuel : « C’était très agréable oulala ! »
Max : « Sauf qu’on connaît pas encore les chants ! On entendait des tas de zoisos mais on savait pas qui c’était tant qu’on les voyait pas ! Ça va pas, ça ! »
Léo : « On y travaille, Maxou ! On va y arriver un jour ! »
Samuel : « Sois patient cousin Max ! »
Max : « Vous m’énervez à avoir toujours raison ! On commence ! »
Léo : « Avec les fauvettes ! »
Samuel : « Il y a des tas de fauvettes au Royaume des Fauvettes ! »
Max : « Même que c’est une femelle fauvette à tête noire qui nous a accueillis ! »
Fauvette à tête noire femelle, Sylvia atricapilla, Sylviidés
Fauvette à tête noire femelle, Sylvia atricapilla, Sylviidés
Léo : « Jusque là on avait vu presque que des mâles ! »
Samuel : « Je suppose que les femelles reviennent de migration après les mâles. C’est fréquent comme comportement. »
Max : « Ce qui veut dire que les couples se forment en ce moment ! »
Léo : « Ça va nidifier chez les têtes noires ! »
Samuel : « Chouette alors ! »
Max : « Continuons avec les fauvettes ! C’est leur Royaume après tout ! »
Léo : « On a vu des tas et des tas de fauvettes des jardins ! »
Samuel : « Avec des petits qui piaillaient pour avoir du manger ! »
Max : « On met plein de fotos ! »
Léo : « Ben oui ! C’est trop difficile de les choisir ! »
Fauvette des jardins, Sylvia borin, Sylviidés
Fauvette des jardins, Sylvia borin, Sylviidés
Fauvette des jardins, Sylvia borin, Sylviidés
Fauvette des jardins, Sylvia borin, Sylviidés
Fauvette des jardins, Sylvia borin, Sylviidés
Fauvette des jardins, Sylvia borin, Sylviidés
Fauvette des jardins, Sylvia borin, Sylviidés
Fauvette des jardins, Sylvia borin, Sylviidés
Samuel : « Tout ça de fauvettes des jardins ! »
Léo : « En fait, on en a vu surtout dans cette partie là du chemin. Peut-être qu’il y en a pas tant que ça ! »
Max : « On serait tombés sur le seul couple avec des petits de tout le Royaume ? »
Léo : « C’est peu probable. Mais on sait pas. »
Samuel : « J’ai un peu retenu une partie de leur chant. »
Max : « C’est pas facile les chants de fauvettes… »
Léo : « On va y arriver Maxou. »
Max : « Mais ça va prendre des années ! »
Samuel : « Dites, je peux intervenir ? »
Léo : « Bien sûr petit Sam. »
Samuel : « Quand je suis arrivé on demandait presque tout à bonome. Il nous expliquait patiemment. Là, on fait les bulletins d’informations sans lui. Les Odonates, les zoisos… On fait tout seuls ! On l’appelle ponctuellement pour quelques précisions mais pas plus. On a fait de gros progrès ! »
Léo : « Petit Sam a raison Maxou ! Ça va être pareil pour les chants ! On en connaît de plus en plus ! Regarde les pouillots ! »
Max : « Il y a des pouillots ? »
Léo : « Mais non buteo trois fois ! C’est imagé ! Il y a pas si longtemps, on connaissait rien aux pouillots. Maintenant, on distingue le véloce du fitis, et même du siffleur, juste à l’oreille ! On arrive et vlan les pouillots ! »
Samuel : « L’accenteur mouchet, les pinsons des arbres, les verdiers, même le rossignol philomèle ! On en a jamais vu mais on sait quand il est là ! »
Léo : « On a encore du travail avec les fauvettes. Les grives, les différentes espèces de rousserolles… »
Samuel : « Mais on progresse ! Alors on se remet au travail ! »
Max : « Vous avez raison ! Passons aux grisettes ! Il y a au moins deux couples ! »
Léo : « Ben oui ! L’un fait le code 10 et l’autre le code 16 ! »
Samuel : « 10 : adulte transportant des matériaux pour la nidification. »
Fauvette grisette, Sylvia communis, Sylviidés
Fauvette grisette, Sylvia communis, Sylviidés
Samuel : « Et code 16 : Adulte transportant de la nourriture pour les jeunes ! »
Fauvette grisette, Sylvia communis, Sylviidés
Léo : « Donc au moins deux couples et des juvéniles ! »
Max : « Ensuite on a vu des bandes de mésanges. Les mésanges, elles sont souvent en groupes plurispécifiques. Autant dire qu’elles sont toutes mélangées : les bleues, les charbonnières, les longuequeues… »
Léo : « Avec parfois des nonettes ! Mais pas là. »
Max : « Tu parlais des pouillots Léo. C’est vrai qu’on a vu ou entendu les trois espèces ! Le problème c’est qu’avec toutes les fotos on se souvient plus bien qui est qui. Parce qu’on les reconnaît à l’oreille. »
Samuel : « Les fotos des véloces je suis quasiment sûr ! »