La pause

Max « Nous revoici ! »

Léo : « Nous sommes entré dans la carrière pour faire la pause. »

Samuel : « Cher bonome, pourriez-vous nous expliquer où nous sommes ? »

Le chevalier : « Nous sommes dans la carrière. »

Max : « D’accord… Bonome, tu sors de ton mutisme et tu expliques ! Genre long exposé interminable et soporifique. Tu sais faire ça toi ! »

Léo : « S’il te plaît bonome. »

Le chevalier : « Si vous voulez. Interminable et soporifique ? »

Léo : « Oui ! »

Samuel : « Tu peux même faire la géologie 🙂 »

Le chevalier : « Nous sommes au Val de joie. Il y a un village juste derrière. Il est nommé Vallis jocosa en 1202 puis Vallis gaudii ensuite. »

Max : « Le Val de Joie ? C’est vrai que c’est charmant ici. On se croirait en vacances à dix minutes de chevauchée de la cabane. On peut peut-être montrer un peu… »

Le paysage

Max : « On voit pas bien que c’est vallonné. Une autre foto… »

La Butte de la Justice

Le chevalier : « Là tu montres la Butte de la Justice. »

Léo : « La Butte de la Justice ? C’est quoi ? »

Le chevalier : « C’est là, en haut de la butte, que les décisions de justice étaient exécutées. Les habitants des villages alentours étaient rassemblés sur les pentes de la butte pour assister à l’action dans un but d’exemplarité. »

Max : « Oui, c’est surtout le zom qui était exécuté. Plus que la décision de justice… »

Samuel : « On revient à la carrière ? »

Le chevalier : « Oui mon petitours. C’est peut-être le moment de montrer les fotos. »

Max : « Oui mon bonome. Mais elles sont surexposées. On voit pas bien. »

La carrière

La carrière

La carrière

La carrière

La carrière

Le chevalier : « Effectivement, elles sont surexposées. »

Léo : « C’est dommage qu’on a pas nos casques. J’aurais bien aimé que tu nous fotoes sur le gypse. »

Max : « Parce qu’on a bien vu que c’est le gypse ici. »

Le chevalier : « Un peu plus loin, il y a une autre ancienne carrière nommée la Thuillerie. De l’argile y était exploitée pour la fabrication de tuile. »

Léo : « Et le gypse, il servait à quoi ? »

Le chevalier : « Il me semble qu’ici, il était taillé pour faire des blocs de construction. Et un peu de plâtre… »

Max : « Avec le gypse on faisait les murs. Puis on allait dans le bois pour couper des arbres et faire une charpente et ensuite, avec l’argile, on pouvait faire les tuiles. Et après on avait une maison. Et on pouvait mettre le plâtre sur les murs. Hoplà ! »

Samuel : « Ça c’est de la géologie appliquée. C’est pas vraiment la géologie. »

Le chevalier : « J’y arrive. Vous voulez voir la carte géologique ? »

Max : « Tu en as une ? Montre ! »

Carte géologique du Royaume des Geais (BRGM)

Max : « Bonome, le Val de Joie c’est de l’autre côté de la butte ! »

Le chevalier : « Ah oui 🙂 »

Léo : « Alors… On voit pas bien… e7AG… e7b… g1a et g2b… Le symbole comme ça je connais pas. »

Samuel : « On attend les explications ! »

Le chevalier : « J’y viens 🙂 Commençons par le plus général. »

Léo : « Et après tu affines ! J’aime bien quand tu affines 🙂 »

Le chevalier : « D’accord 🙂 Nous sommes donc au Ludien. Entre 37,8 et 33,9 millions d’années avant nos jours. Autant dire que nous sommes à la fin de l’Éocène. Le bassin de la Ville-Capitale forme une vaste cuvette dont le centre s’enfonce. C’est qui s’appelle la subsidence. »

Léo : « Tu expliques la subsidence s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Vous savez que la croûte terrestre est la partie supérieure de la lithosphère. La lithosphère repose sur l’asthénosphère. »

Max : « Même que l’asthénosphère est légèrement plus molle que la lithosphère. »

Le chevalier : « Exact Max 🙂 Les sédiments qui se sont accumulés dans le bassin ont alourdi la lithosphère et elle s’est enfoncée dans l’asthénosphère. Au début du Ludien, la mer envahit le bassin par l’Ouest jusqu’à la Champagne où se trouve la ville de Ludes. »

Léo : « C’est là qu’il y a le stratotype du Ludien ! »

Le chevalier : « Oui Léo. A son retour, la mer va déposer une fine couche d’argile riche en un mollusque bivalves : Pholadomya ludensis. Cette première formation du Ludien porte donc le nom de Marnes à Phalodomya ludensis. Ensuite, la mer se retire. Le bassin devient donc une vaste dépression peu profonde dans laquelle viennent se jeter les cours d’eau venant de l’Est de la France. Or les Vosges commencent à se soulever. »

Samuel : « Les Vosges se soulèvent ? Comment ça ? »

Le chevalier : « C’est un peu compliqué… Par où commencer… C’est lié à la formation des Alpes il me semble. Je passe sur la déchirure du Trias puis l’accrétion océanique pendant le Jurassique. L’ouverture de l’Atlantique nord au Crétacé provoque l’arrêt de l’expansion océanique de Téthys puis sa subduction jusqu’à l’Éocène. C’est la marge sud-ouest de ‘l’Europe’ qui plonge sous la microplaque adriatique. En arrière la lithosphère est affectée. Elle s’étire et un gigantesque rift apparaît. C’est le rift ouest-européen. »

Samuel : « Il va de où à où ce gigantesque rift ? »

Le chevalier : « Regarde 🙂 Ça c’est pour la France… »

La partie française du rift Ouest européen. Il comprend le sillon rhodanien entre les Massif Central et les Alpes et le fossé rhénan. Ces deux fossés sont reliés par une zone de faille le long du bombement morvano-vosgien.

Le chevalier : « Il se prolonge jusqu’au nord de l’Allemagne. »

Max : « Bonome, tu sais que je suis maître-assistant à la schola. Je donne des cours moi aussi. »

Léo : « Samuel et moi sommes tes élèves 🙂 »

Max : « D’excellents élèves 🙂 Un rift, ça commence par un plissement de la lithosphère. »

Le chevalier : « Exact Maxou 🙂 C’est à cela que je faisais allusion quand je disais que les Vosges commençaient à se soulever. »

Samuel : « D’accord ! J’ai compris maintenant. »

Le chevalier : « Alors je peux continuer. Sur les flancs du plissement affleurent de grandes masses de gypse datant du Trias. C’est le fameux Keuper du Trias germanique. Ah oui ! Avant ce bombement le bassin de la Ville-Capitale se prolonge très à l’Est. Jusqu’à l’Oural en fait. Le bombement Vosgien va couper ce gigantesque bassin en Bassin de la Ville-Capitale et Bassin Germanique. Je reviens à notre histoire. Les cours d’eau venant de l’Est apportent de grandes quantités de gypse dissous. »

Léo : « Et dans le bassin bien sec, l’eau s’évapore et le gypse précipite ! »

Le chevalier : « 🙂 De temps en temps, je ne sais pas pourquoi, l’apport de gypse cesse ou ralentit et ce sont des marnes qui se déposent. »

Samuel : « Les cours d’eau apportent plus d’argiles fines que de gypse. »

Léo : « Ce serait pas lié à des variations climatiques ? »

Le chevalier : « Probable. Ou plutôt à des retours de la mer… Pendant le Ludien inférieur trois masses de gypse séparées par des lits marneux se mettent en place. Ensuite, les apports de marnes dominent la sédimentation. Ce seront des marnes qui se formeront : les Marnes bleues d’Argenteuil puis les marnes blanches de Pantin. Ces dernières terminent la sédimentation Ludienne et Éocène. »

Max : « Bonome, aurais-tu une colonne stratigraphique ? »

Le chevalier : « Je peux trouver ça… Alors… Cette colonne a été faite à partir de la célèbre Carrière Lambert à l’Ouest de la Ville-Capitale. »

Colonne stratigraphique

Léo : « Tu as tout dit là ? »

Le chevalier : « Il me semble bien. »

Léo : « e7AG, e7b, g1a et g1b ? »

Le chevalier : « Ah non 🙂 Je n’ai parlé que du Ludien e7AG (Masses et Marnes du Gypse) et e7b (Marnes bleues d’Argenteuil et Marnes blanches de Pantin. »

Léo : « Et tu parles pas de g1a et g1b ? »

Le chevalier : « C’est le Stampien ! »

Max : « Et alors ? Pourquoi tu parlerais pas du Stampien ? »

Samuel : « Je propose que tu affines maintenant. Là, tu as expliqué en gros. »

Léo : « Oui ! Affines bonome ! »

Le chevalier : « Euh… Ça veut dire que je dois faire couche par couche pour le Ludien et le Stampien ? »

Max : « Ben oui ! »

Samuel : « Maintenant on a compris le principe. Des fois il y a la mer, d’autres fois non. Si les cours d’eau amènent du gypse solubilisé de l’Est de la France, il se forme du gypse. Sinon ce sont des Marnes. »

Max : « Maintenant on veut le détail couche par couches. »

Léo : « Si je me souviens bien, ça commence par les Marnes à Phalodomyes du ludien. »

Ludien inférieur e7a : Marnes à Pholadomya ludensis

Le chevalier : « Effectivement. La mer envahit le bassin et la faible profondeur et les faibles courants permettent le dépôt des particules les plus fines. Des mollusques marins s’installent et les plus fréquents sont ces pholadomya. Ces marnes sont parfois appelées marnes infragypseuses. »

Léo : « Ensuite la mer se retire et ce sont les cours d’eau venant des Vosges qui alimentent le bassin de sédimentation. »

Ludien inférieur e7AG : Masses et Marnes du Gypse…

Le chevalier : « Une première masse de gypse se dépose. Ne me demandez pas pourquoi elle est appelée Troisième Masse de Gypse. Épaisse de 3 mètres environ elle est composée de gypse saccharoïde avec quelques lits de gypse pied d’alouette et des passées de marnes blanches. »

Max : « C’est quoi le gypse saccharoïde ? »

Le chevalier : « Du gypse qui a l’aspect de sucre cristallisé. »

Samuel : « Comme le gros bloc que tu as sur l’étagère ? »

Le chevalier : « Exactement. »

Max : « Tu feras une foto pour mon blog bonome. »

Gypse saccharoïde

Léo : « Et le gypse pied d’alouette ? »

Le chevalier : « C’est ça ! »

Gypse pied d’alouette

Max : « D’accord. Ensuite ? »

Le chevalier : « Les Marnes à lucines épaisses de 3 à 4 m. Ce sont des marnes de couleurs variées assez peu fossilifères. Toutefois on y trouve quelques Mollusques marins ce qui semble indiquer que la mer arrivait parfois au centre du bassin. »

Léo : « Puis de nouveau du gypse… »

Le chevalier : « C’est la Deuxième Masse de Gypse. Son épaisseur varie de 4 à 7 mètres. On y retrouve du gypse saccharoïde, des lits de gypse pied d’alouette et des passées marneuses. A son sommet, on peut observer des ripples-marks. »

Max : « C’est possible les ripple-marks dans le gypse ? »

Le chevalier : « Puisqu’on peut en observer 🙂 Au-dessus se trouvent les Marnes d’Entre Deux Masses. Formées de trois couches principales – marnes calcaires, marnes magnésiennes et marnes gypseuses – elles sont connues pour les beaux cristaux de gypse en fer de lance qu’elles renferment. »

Max : « Je mets la foto du gypse en fer de lance de ta collection ! »

Gypse fer de lance

Le chevalier : « Nous arrivons maintenant à la Première Masse de Gypse ou Haute Masse. C’est la plus épaisse puisqu’elle peut atteindre 17 mètres. C’est cette Haute Masse qui est exploitée dans le secteur. »

Max : « Dans cette carrière ? »

Le chevalier : « Possible… Mais surtout dans les carrières de l’autre côté de la butte. »

Léo : « Celle où on est allés alors qu’on avait pas le droit ? »

Le chevalier : « Oui 🙂 Et les carrières encore exploitées actuellement. Regardez l’intérieur de ces carrières… »

Carrière de gypse. Les individus en bas de la foto donnent l’échelle.

Max : « Oulala ! »

Le chevalier : « Des camions y circulent 🙂 Cette Haute Masse est constituée presque uniquement de gypse saccharoïde. C’est dans cette couche Cuvier a découvert de beaux fossiles. »

Samuel : « Ici ? »

Le chevalier : « Non, à la Ville-Capitale, sur les flancs du Mont-des-Martyrs. »

Léo : « On trouve quoi comme fossiles ? »

Le chevalier : « Des Vertébrés de grande taille 🙂 Le plus connu est le Paléothérium. »

Max : « Tu nous montres ? »

Fossile de paleotherium découvert par le grand Cuvier au Mont-des-Martyrs (conservé au Muséum d’histoire naturelle de la Ville-Capitale).

Max : « C’est celui découvert par le grand Cuvier ! On l’a vu au Muséum de la Ville-Capitale ! »

Samuel : « Il y en a ici ? »

Le chevalier : « Peut-être quelque part dans la butte 🙂 »

Max : « On va tout creuser alors 🙂 »

Le chevalier : « Avec vos petites pattes ? »

Max : « Tu sais pas de quoi sont capables des petizours naturalistes en quête de beaux fossiles ! »

Le chevalier : « D’accord 🙂 Un détail qui va vous plaire ! Pas loin d’ici (Le Pin) on a découvert des empreintes de pas d’oiseaux 🙂 »

Max : « On y va quand ?! »

Le chevalier : « 🙂 Nous n’irons pas Maxou. »

Max : « Zutalor ! Des empreintes de pas de zoisos bonome ! Tu te rends compte ? »

Le chevalier : « Je me rends compte oui 🙂 Passons maintenant au Ludien supérieur.

Ludien supérieur e7b : Marnes Supragypseuses…

Samuel : « Par quoi elles commencent déjà ? »

Le chevalier : « Les Marnes bleues d’Argenteuil. Je ne sais pas quoi en dire. Elles sont d’origine lagunaire et très peu fossilifères. »

Max : « Dis qu’elles sont bleues 🙂 »

Le chevalier : « Et qu’elles sont épaisses d’une dizaine de mètres. Elles montrent le passage au Ludien supérieur. »

Samuel : « Si je résume le Ludien inférieur c’est le gypse et le ludien supérieur ce sont les marnes. »

Max : « Petit Sam résume toujours très bien 🙂 »

Le chevalier : « Effectivement 🙂 Le Ludien supérieur se termine par les Marnes Blanches de Pantin. On y trouve des niveaux d’oolithes calcaires et de calcaires siliceux. Au sommet, un banc renfermé une grande proportions de gypse. Ce banc est parfois appelé Calcaire Marabet par les carriers. Voilà donc pour le Ludien. Je vous rappelle qu’il est lagunaire et continental. La mer n’envahit qu’exceptionnellement le bassin de la Ville-Capitale. »

Stampien

Max : « Passons au Stampien ! Ça vient d’où Stampien ? »

Léo : « Je suppose que la mer revient. »

Le chevalier : « Une chose à la fois ! Stampien vient du nom latin d’une ville du située au sud de la Ville-Capitale : Stampae qui est devenu Étampes. Le Stampien est maintenant appelé Rupélien. Il dure de 33,9 à 28,1 millions d’années avant nos jours. Et oui, la mer revient 🙂 Mais pas tout de suite… »

Léo : « g1a et g1b ! »

Stampien g1a : Glaise à Cyrènes et Argiles Vertes de Romainville…

Le chevalier : « Nous sommes toujours dans le cadre d’une sédimentation laguno-lacustre. »

Max : « Bonome, une lagune c’est une étendue d’eau peu profonde séparée de la mer par un cordon littoral. C’est bien ça ? »

Le chevalier : « Oui Maxou. »

Max : « Le cordon littoral est jamais très grand. Il peut céder momentanément. Donc la mer revient. »

Le chevalier : « Oui mais c’est assez court à chaque fois. »

Samuel : « Mais suffisant pour alimenter une vaste lagune. »

Léo : « Et je suppose que les cours d’eau apportent plus de gypse depuis l’Est. »

Le chevalier : « Effectivement ce sont des apports argileux qui dominent. Les Glaises à Cyrènes sont épaisses d’un a deux mètres. Cyrena convexa y est abondant. On l’appelle maintenant Curbicula convexa. »

Max : « Curbicula ? On connaît Curbicula ! Il y en a dans le Grand Fleuve ! Vous vous souvenez ? J’en ai trouvé sur les bords du Grand Fleuve pas loin du Royaume des Milans ! Dans la boue qui a été déposée sur les berges suite au dragage ! »

Samuel : « C’est vrai cousin Max ! »

Léo : « Alors on est en milieu fluviatile ou lacustre ! »

Le chevalier : « Surtout qu’on trouve également des planorbes 🙂 Des cérithes sont également abondants mais ce sont des fossiles marins il me semble. »

Léo : « C’est peut-être pendant que la mer envahit la lagune. Tu as dit que c’était possible. »

Le chevalier : « Tu dois avoir raison Léo. Ensuite il y a les Argiles Vertes de Romainville. Mais je n’ai rien à en dire. Sauf qu’elles sont épaisses de 6 à 7 mètres. »

Léo : « Alors on passe à g1b. »

Stampien g1b : Calcaire de Brie.

Le chevalier : « Je suis désolé mais je n’ai rien à en dire non plus. Ce calcaire forme le sommet des buttes du secteur mais il est fortement perturbé par les glissement des marnes et argiles sous-jacentes. Et il est recouvert de limons des plateaux et d’humus. »

Max : « On le voit pas alors ? »

Le chevalier : « Quasiment pas. »

Samuel : « Tu as tout dis ? »

Le chevalier : « Oui mon petit Sam. »

Samuel : « C’était biiieeen 🙂 »

Max : « Je savais pas qu’on pouvait faire la géologie juste à côté de la cabane 🙂 »

Léo : « Tu connais d’autres sites dans la région ? »

Le chevalier : « J’en ai exploré quelques uns autrefois… »

Max : « On pourra y aller ? »

Le chevalier : « Il y a environ une heure de chevauchée. Et vous savez que les carrières doivent être réhabilitées en fin d’exploitation. Je ne sais pas si les endroits que j’ai exploré sont encore accessibles… »

Max : « Le meilleur moyen de savoir est d’y aller bonome:) »

Le chevalier : « Peut-être… »

Samuel : « Cousin Léo, tu as l’air chiffonné ? Qu’est ce qu’il y a ? »

Léo : « Je comprends pas tout… Le gypse vient de la mer ou de la dissolution du gypse des contreforts des Vosges ? »

Le chevalier : « Bonne question Léo. J’ai lu les deux. Je penche pour un apport par les fleuves. »

Léo : « Mais la mer revient quand même ! »

Le chevalier : « Oui Léo. Si j’ai bien compris les marnes correspondent à des arrivées de la mer et le gypse à ses retraits. »

Léo : « Ça me paraît logique. Mais quand le gypse se forme dans des lagunes il doit y avoir des dépôts de sels aussi. Pourquoi on trouve que le gypse ? »

Le chevalier : « Ah… Oui ! Le sel est plus soluble. Il se dissous dès qu’il y a un apport d’eau et il ne reste que le gypse. »

Léo : « D’accord. »

Max : « Elle était bien cette pause 🙂 »

Léo : « C’est comme ça avec bonome. On fait une pause dans une carrière qu’il connaît même pas et on se retrouve au Ludien d’il y a trente millions d’années 🙂 »

Samuel : « Moi aussi j’ai une question ! »

Le chevalier : « Je t’écoute mon petitours. »

Samuel : « Il y a trois masses de gypse. C’est laquelle ici ? »

Le chevalier : « Pfff… Nous pouvons exclure la troisième. Elle n’est pas assez épaisse. Reste la Deuxième Masse de Gypse et la Haute Masse. Il me semble que la Thuillerie est au-dessus de cette carrière… »

Léo : « Tu hypothéses donc que ce serait la Deuxième Masse. »

Max : « Avec au-dessus les Marnes d’Entre Deux Masses puis la Haute Masse puis les Marnes Supragypseuses et encore le stampien ? Elle est assez haute pour mettre tout ça la colline ? »

Le chevalier : « Je ne sais pas Maxou. »

Max : « C’est pas grave bonome:) Tu peux pas tout savoir. Fin de la pause ? »

Léo : « D’accord ! »

Samuel : « On retourne arthropoder ! »

Continuer la promenade

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