Le Royaume des Sangliers

Max : « Bonjour à tous ! »

Léo : « Nous revoici en direct-différé pour un nouveau bulletin d’informations en direct-différé ! »

Samuel : « De quoi allons-nous vous parler aujourd’hui ? »

Max : « Une sortie arthropodologie était prévue ce mercredi 17 juin. »

Léo : « Pour ce faire, bonome avait décidé de nous emmener au Royaume des Sangliers. »

Samuel : « Toutefois l’arthropodologie n’exclut pas la zoisologie ! »

Max : « Et là, zutalor ! Pas de zoisos ! »

Léo : « Ou très peu… »

Samuel : « Et peu d’Arthropodes… »

Max : « Alors bonome nous a pochés et a cavalé jusqu’à notre monture pour filer au Grand Étang et au Petit Royaume Sauvage. »

Léo : « Nous vous racontons ça de ce pas 🙂 »

Le Royaume des Sangliers…

Max : « Dès notre arrivée, nous eûmes une belle surprise. »

Léo : « Un Mammifère a traversé le chemin juste devant nous avant de s’immobiliser dans la végétation. »

Samuel : « Bonome a réagi un peu tard et le manque de lumière a fait qu’il a pas réussi à faire la mise au point sur le zanimo avant qu’il détale comme un lapin. »

Max : « Mais c’était pas un lapin. »

Léo : « Il est fort probable que ce fût un putois ! »

Max : « Oui oui ! On a bien vu ! Un putois en pleine journée ! »

Samuel : « Mustela putoris, Mustellidés ! »

Max : « On a pas publié dans Faune IDF parce que sans foto on peut pas justifier l’obs. »

Léo : « On aime pas quand on peut pas justifier. Surtout que c’est un zanimo qu’on voit pour la première fois. »

Samuel : « Puisque nous parlons des Mammifères signalons tout de suite les rats surmulots. On les voit presque toujours ici sur les berges des mares et du ‘Canal’. »

Max : « Voilà pour les Mammifères… Passons aux zoisos. »

Léo : « Ça va aller vite ! Bonome a presque rien fotoé ! »

Max : « Parce qu’on a presque rien vu ! »

Samuel : « Relevé à l’oreille 🙂 »

Max : « Question fotos il y a cette petite mésange charbonnière… »

Mésange charbonnière (Parus major, Paridés)

Mésange charbonnière (Parus major, Paridés)

Samuel : « Code 50 chez les charbos ! »

Léo : « Et code 50 chez les grébus ! »

Grèbe huppé (Podiceps cristatus, Podicipédidés)

Grèbe huppé (Podiceps cristatus, Podicipédidés)

Grèbe huppé (Podiceps cristatus, Podicipédidés)

Grèbe huppé (Podiceps cristatus, Podicipédidés)

Max : « Chez les foulques et les poules d’eau également. »

Léo : « Sinon… Ben on a pas d’autres fotos. »

Samuel : « Nous avons vu les zoisos classiques des Royaumes forestiers : mésanges bleues et charbonnières, merles, rougegorges, fauvettes gisettes et à tête noire… »

Max : « On peut pas tout vous dire. Mais rien d’exceptionnel. »

Léo : « Je signale l’absence d’effarvatte dans les roselières. »

Max : « C’est la deuxième fois en deux articles que nous signalons l’absence d’effarvatte… »

Samuel : « C’est pas une bonne nouvelle ça… »

Max : « Ben non… Peut-être sont-elles trop occupées à nidifier… »

Léo : « Impossible de vous le dire sans entrer dans la roselière et ça c’est hors de question ! »

Max : « Ben oui ! Déjà, ça dérangerait les zanimos et on veut pas déranger les zanimos ! Et puis on risquerait de ploufer et même si on sait nager maintenant, on risquerait de se faire glouber par un brochet ! »

Léo : « Et ça nous intéresse pas vraiment de nous faire glouber par des brochets. On a pas envie. »

Samuel : « 🙂 Passons maintenant à l’arthropodologie. »

Max : « Nous allons vous présenter quelques zanimos dans l’ordre de leur apparition sur  scène».

Léo : « Pas de classement systématique pour cette fois. »

Samuel : « Tout a commencé au bord de la première mare dans une haie d’aulnes. »

Max : « Qu’y vîmes-nous ? »

Léo : « Elles ! »

Galéruque de l’aulne (Agelastica alni, Chrysomélidés)

Samuel : « Nous en avions déjà vu au Royaume des Tariers. »

Léo : « C’était plutôt au Royaume des Alouettes petit Sam. »

Samuel : « Ah oui, tu as raison cousin Léo. »

Max : « Nous avions alors cherché dans les chenilles de papillons mais nos recherches furent vaines ! »

Léo : « Aucune identification ! Rien ! Pas la moindre hypothèse ! »

Samuel : « Forcément ! Ce sont pas des chenilles ! »

Max : « Mais ça on le savait pas ! »

Léo : « Vous vous souvenez peut-être que bonome nous a parlé des fausses-chenilles des Symphites dans le dernier article. »

Max : « Ça nous a ouvert des perspectives et nous avons modifié nos recherches. »

Léo : « Ce qui nous a permis de trouver ! »

Samuel : « Ce sont bien des fausses-chenilles. Toutefois elles donnent pas un Symphite mais un Coléoptère ! »

Max : « La galéruque de l’aulne ou agélastique de l’aulne (Agelastica alni, Chrysomélidés). »

Léo : « Agélastique ça veut pas dire que l’âge peut s’étirer 🙂 »

Max : « Léo… Tu te mets aux saproblagues ? »

Léo : « Ouiiii 🙂 »

Max : « Elle est très sapro celle-là ! »

Léo : « Pas pire que les tiennes 🙂 »

Samuel : « Chers lecteurs, vous vous demandez certainement à quoi ressemble la galéruque de l’aulne à l’état adulte. Ça tombe bien, il y en avait un juste à côté d’adulte. Le voici. »

Galéruque de l’aulne (Agelastica alni, Chrysomélidés)

Léo : « Comme l’a dit plus haut Maxou, la galéruque de l’aulne est un Chrysomélidé. »

Max : « Vous nous direz à quoi reconnaît-on les Chrysomélidés ? »

Samuel : « C’est une excellente question ! »

Max : « Je pourrais dire : à la gueule ! »

Samuel : « Mais c’est pas très poli. Il faut pas dire ça. Les naturalistes disent : à l’habitus ! »

Max : « Ah oui… C’est un peu plus poli. Mais ça veut dire pareil. On le reconnaît parce qu’on le reconnaît. »

Léo : « Faisons un peu plus scientifique. Quels sont les critères d’identification des Chrysomélidés ? »

Max : « Ils sont souvent arrondis comme cette galéruque. Ils ont pas des poils et leur couleur est souvent métallisée. »

Samuel : « La tête a l’air courte. Elle dépasse à peine du pronotum. »

Léo : « Les yeux sont bien développés. »

Max : « Les antennes sont filiformes mais pas très longues. »

Samuel : « Et le tarse a que quatre articles. »

Léo : « On parle de cryptopentamèrie parce qu’en vrai le troisième article est plus ou moins fusionné avec le quatrième.

Léo : « Avec tout ça vous devriez reconnaître un Chrysomélidé. »

Max : « Sinon, on peut rien faire pour vous ! »

Samuel : « J’ai une anecdote sur les Chrysomélidés. Ça va te plaire cousin Max 🙂 »

Léo : « Raconte petit Sam. »

Samuel : « Les larves des Chrysomélidés ont l’habitude de se couvrir de leurs propres excréments 🙂 Il y en a même qui se font des fourreaux avec leurs déjections. »

Max : « ‘Leurs propres excréments’… Comment ça s’appelle ça ? Un oxymore ? »

Léo : « C’est bien ça 🙂 Pourquoi elles font ça petit Sam ? Tu sais ? »

Samuel : « Probablement pour se protéger du soleil. Elles vivent sur les végétos en plein soleil. Ce serait pour pas se dessécher. »

Max : « Merci pour ces précisions petit Sam. Effectivement, ton anecdote me plaît bien 🙂 »

Léo : « Ensuite, nous avons vu une punaise verte. »

Punaise verte (Palomena prasina, Pentatomidés)

Max : « Stade larvaire qu’on sait pas lequel c’est. Par contre, on sait bien que c’est Palomena prasina, Pentatomidés. »

Samuel : « La récolte d’Odonates a été très maigre. Quelques orthétrums réticulés comme celui-ci… »

Orthétrum réticulé (Orthetrum cancellatum, Libellulidés)

Max : « Nous en avons pas vu au bord des mares. Rien ! Et aucune exuvie ! »

Léo : « Bonome était déçu. C’est un peu notre endroit à Odonates normalement. »

Samuel : « C’est peut-être trop tôt… »

Max : « En relevant la tête après avoir fotoé l’orthétrum bonome a fotoé ça ! »

Andricus fecundatrix, Cynipidés

Léo : « C’est sur un chêne. »

Samuel : « Une galle en forme d’artichaut. »

Max : « C’est pas facile les galles. Nous vous rappelons que les galles sont des réactions des végétos à un œuf pondu par un insecte dans l’un de ses organes. »

Léo : « Il y a des tas de galles. »

Max : « Nous vous avons déjà présenté plusieurs. »

Samuel : « Cette galle en artichaut sur un chêne est probablement provoquée par un Cynipidés : Andricus fecundatrix. Il a pas de nom courant cet insecte. »

Léo : « Beaucoup de Cynipidés provoquent des galles. »

Max : « Ce sont de tout petits Hyménoptères les cynips. Ensuite… Ah oui ! Lui ! »

Ver luisant (Lampyris noctiluca, Lampyridés)

Léo : « C’est un ver luisant. Lampyris noctiluca, Lampyridés. »

Max : « C’est dommage qu’il luise pas… »

Samuel : « C’est la nuit qu’il luit. »

Max : « Mais il nuit pas la nuit quand il luit lui 🙂 »

Léo : « 🙂 Là, c’est un mâle. »

Samuel : « On le sait parce que la femelle ressemble énormément à la larve. Elle se transforme pas en fait. Ou très très peu. »

Léo : « C’est ce qu’on appelle la néoténie. »

Max : « La néoténie c’est quand un zanimo peut se reproduire à l’état larvaire et qu’il atteint pas le stade imago. »

Léo : « Mâles et femelles sont capables de bioluminescence. Ils émettent de la lumière. »

Samuel : « Une femelle qui reste à l’état de larve qui ressemble à un ver et la bioluminescence. Voilà ! Vous savez pourquoi on parle de ver luisant alors qu’il s’agit bien d’un Coléoptère. »

Max : « La bioluminescence s’observe chez environ 300 espèces de zanimos, dans beaucoup de taxons. Ça marche toujours pareil. Une molécule, la luciférine, est oxydée par un enzyme, la luciférase. La réaction chimique s’accompagne de l’émission de photons et donc de lumière. »

Samuel : « C’est pareil chez les méduses par exemple. »

Léo : « La luciférase est beaucoup utilisée en génétique. Enfin, c’est plutôt le gène qui est utilisé. J’explique. Les généticiens aiment bien transférer des gènes d’une espèce à l’autre. Ce sont les fameux O.G.M. pour organismes génétiquement modifiés. C’est intéressant pour la recherche. Je dirai pas ce que j’en pense pour l’agriculture parce que j’ai pas envie de m’énerver. Mais en laboratoire, pour tout comprendre, c’est intéressant. Le problème quand on transfère un gène d’une espèce à une autre, c’est qu’on sait pas si le gène s’est bien intégré à la molécule d’A.D.N. de l’hôte. C’est embêtant. Alors les généticiens couplent le gène à transférer au gène de la luciférase. Ensuite ils donnent de la luciférine aux cellules modifiées et si elles luisent c’est que le transfert s’est bien passé. »

Max : « Merci beaucoup mon cher Léo. »

Samuel : « Cousin Léo, tu vas finir dans un laboratoire avec une blouse blanche et une longue barbe blanche. »

Léo : « Ben non 🙂 Je suis naturaliste moi. Je vais dans la nature. Mais quelques stages en laboratoire ça me plairait bien. »

Max : « Ça peut avoir une longue barbe blanche un petitours juvénile ? »

Léo : « On s’égare là 🙂 »

Samuel : « Cousin Léo a raison ! Revenons à nos zanimos. Nous en sommes… »

Max : « Aux téléphores fauves ! Pour une fois bonome en a fotoé un tout seul. Il est pas in copula. C’est difficile de trouver des téléphores fauves qui sont pas in copula. »

Léo : « Ils perpétuent bien leur espèce 🙂 »

Téléphore fauve (Rhagonycha fulva, Cantharidés)

Max : « Précisons que toutes les bestioles que nous vous présentons maintenant ont été fotoées sur les sommités fleuries de quelques plantes. »

Léo : « Les ombelles de la grande berce. La grande berce est une Apiacées. Autrefois on disait les ombellifères parce que leurs fleurs sont disposées en ombelles. »

Samuel : « Une ombelle c’est quand il y a des tas de fleurs côte à côte a peu près dans le même plan. »

Max : « Parfois l’ombelle est un peu en dôme. »

Léo : « Les Apiacées attirent de très nombreux insectes qui se régalent du pollen. »

Max : « Mais il faut faire attention parce qu’il y a la grande ciguë comme Apiacée. Et la grande ciguë est très mortelle oulala ! »

Léo : « Très mortelle ? Ça se dit ? »

Max : « Ben je sais pas. J’ai improvisé. Mais c’est pour bien prévenir nos lecteurs qu’il faut pas toucher les Apiacées quand on les connaît pas. Elles fabriquent toutes des molécules aromatiques parfois à l’odeur agréable. Mais dans la grande ciguë il y a du poisson qui est fort toxique. Pas la peine de mâchouiller toute la plante. Je la touche puis je porte les doigts à la bouche et argh ! »

Léo : « Chose étrange, les Insectes s’en fichent. »

Samuel : « Surtout ceux qui sont sur la grande berce 🙂 »

Max : « Comme cet oedemère ochracé. »

Oedemère ochracé (Oedemera podagrariae,Oedemerides)

Léo : « On vous a déjà montré un oedemère noble. »

Max : « Ce sont de beaux Insectes les Oedeméridés. »

Samuel : « Il faudrait qu’on les révise. »

Max : « Petit Sam, on va TOUT réviser en faisant la Faune de Max. »

Léo : « On va faire un article par zanimo ? »

Max : « Ben oui ! »

Léo : « Max, tu sais qu’on a vu 222 espèces de zoisos, 37 d’Odonates, 40 de Rhopalocères… »

Max : « Oui 🙂 Plus tous les autres groupes. Je sais. »

Léo : « Et je suppose que tu vas vouloir écrire des articles pour présenter les groupes, les familles… »

Max : « Les classifications aussi. »

Samuel : « Là, on est déjà à 500 articles cousin Max. »

Léo : « 500 articles à graver ! »

Max : « Je sais. Mais on est pas pressés. On continue l’arthropodologie ou pas ? »

Samuel : « Ben oui ! Après, il y a les graphosomes d’Italie. »

Graphosome d’Italie (Graphosoma italicum, Pentatomidés)

Léo : « Eux sont in copula 🙂 »

Max : « Il y en a un peu partout où on va des graphosomes d’Italie. C’est pas une espèce en danger dans la région. »

Samuel : « C’est une espèce introduite par les zoms. Il devrait pas y en avoir ici puisqu’il vient d’Italie. »

Max : « On va pas s’attarder sur cette espèce. On en a déjà souvent parlé. Passons à la suite. »

Léo : « Illustrons la notion de chaîne alimentaire. »

Max : « Bonne idée ! Une chaîne alimentaire commence presque toujours par un végéto. Les végétos produisent leur propre matière à partir de matière minérale : l’eau, les sels minéraux et le dioxyde de carbone. On parle de producteur primaire. »

Samuel : « Ensuite, il y a des producteurs secondaires. Ils se nourrissent de matière organique d’origine végétale pour les phytophages ou animale pour les zoophages. »

Max : « Ici, nous avons un début de chaîne alimentaire. La grande berce et les incestes qui se nourrissent de son pollen. »

Léo : « Il manque un troisième maillon ! »

Max : « Le voici ! »

Thomise variable (Minusema vatia, Thomisidés)

Thomise variable (Minusema vatia, Thomisidés)

Léo : « Ce sont deux thomises variables qui ont attrapé une mouche chacune. »

Max : « Minusema vatia, Thomisidés. »

Samuel : « Les Thomisidés sont parfois appelées araignées-crabes. »

Léo : « Elles chassent pas avec des toiles. »

Samuel : « Elles chassent à l’affût. Elles ont les deux paires de pattes antérieures très longues. Elles restent immobiles avec ces deux paires de pattes écartées et quand un insecte approche, elles leur sautent dessus et leur injectent leur venin-suc digestif avec leurs chélicères. »

Max : « La thomise variable est appelée ainsi car elle peut changer de couleur. Je l’ai déjà expliqué il y a longtemps. Elle prend la couleur de la fleur sur laquelle elle se trouve en quelques heures. Sur la première foto, elle est blanche. Si on la transporte sur une fleur jaune, les pigments jaunes qu’elle a cachés vont se disperser un peu partout et elle sera jaune. »

Léo : « Elles sont pas faciles à voir les thomises variables. »

Samuel : « Souvent, on repère la proie toute morte avant de voir l’araignée. »

Max : « Voilà pour une courte chaîne alimentaire. Grande berce → mouche → thomise variable. »

Léo : « Le flèche se lit : ‘est mangé par’. »

Samuel : « On a vu une autre araignée du genre Philodromus. »

Philodromus sp. Philodromidés

Max : « J’espère que les valideurs des araignées vont se manifester. »

Léo : « Tu veux qu’ils nous signalent qu’on a dit des erreurs ? »

Max : « Ce serait pas agréable. Je trouve même que c’est un peu vexant parfois de se faire corriger. Mais ça montrerait qu’ils valident vraiment les valideurs. Parce que là, j’ai un peu l’impression que personne vérifie les obs. Comment on fait pour savoir si on a bon si personne vérifie ? »

Léo : « On verra bien. »

Samuel : « Philodromus on la connaît pas. On peut rien en dire. »

Max : « Alors passons à la suite. »

Léo : « Nous revenons aux Insectes avec ce joli petit Coléoptère. »

Mordella aculeata (Mordellidés)

Samuel : « Il s’agit de Mordella aculeata de la famille des Mordéllidés. »

Léo : « Là non plus nous avons pas grand-chose à dire. A part que c’est une espèce qui s’observe fréquemment sur les ombelles des Apiacées. »

Max : « Je rappelle que les ombelles des Apiacées sont de bons endroits pour débuter l’entomologie. »

Léo : « On peut y voir des tas de mouches… »

Samuel : « Comme ce Tachinidé. »

Tachina fera (Tachinidés)

Léo : « Si on dit pas des erreurs ce serait Tachinida fera. »

Samuel : « Je signale au passage que beaucoup de mouches sont de très bons pollinisateurs. »

Max : « Tous les zanimos que les zoms appellent des bestioles sont de très bons pollinisateurs. Sans eux, il y auraient plus de végétos. »

Léo : « Or, les végétos sont au début des chaînes alimentaires. »

Max : « Pfff… La plupart des zoms connaissent la nature que parce qu’ils font des barbecues dans leur jardin et que ça attire les bestioles. Évidemment, dès qu’une bestiole arrive c’est une catastrophe. En plus, ils savent bien que c’est dangereux. Ils ont été piqués une fois ou alors ils connaissent quelqu’un qui a été piqué et ça fait très mal oulala ! On peut même mouriiiiiir ! »

Samuel : « Cousin Max, tu t’énerves là ! »

Max : « Ben oui que je m’énerve ! Ils sont bêtes les zoms ! Ils ont peur des bestioles. Bonome a cherché plusieurs fois à savoir combien de morts font les zanimos chaque année en France. Les pires années il y en a une dizaine. Tout compris ! Même les collisions des automobiles avec des gros mammifères genre sangliers ou cerfs. Mais c’est des accidents de voiture ça ! Tiens, puisqu’on parle de voitures : 3800 morts par an environ. Et je parle pas des blessés graves ou moins graves. Et vous pensez qu’ils ont peur des automobiles les zoms ? Ben non ! C’est la guêpe qui est dangereuse et il faut la tuer ! »

Léo : « Maxou, tu as tout à fait raison. Mais oublie pas l’histoire évolutive des zoms. Ils ont dû apprendre à avoir peur de certains zanimos. Ce sont des peurs ancestrales qui ont permis la survie du plus grand nombre. »

Max : « Je sais bien ! Des peurs ancestrales ! Tu le dis toi-même ! Les zoms se trouvent plus intelligents que tout le reste de l’Univers ! Ils peuvent pas apprendre qu’une piqûre de guêpe bien que douloureuse est pas dangereuse. Sauf pour les personnes allergiques. Mais même là, il en faut au moins trois ou quatre en même temps. Tu imagines une attaque de guêpes toi ? »

Léo : « Si tu te jettes dans un nid 🙂 »

Max : « Oui ben là c’est la faute du zom ! Il faut être gravement bête dans sa tête pour s’attaquer à un nid ! »

Léo : « Maxou, on changera pas le monde. »

Max : « Alors il faut arrêter de parler de développement durable ou d’écologie. Ça sert à rien si on change pas de paradigme. »

Samuel : « De paradigme ? Tu utilises des mots compliqués que personne connaît à part toi pour faire croire que tu es intelligent et cultivé ? »

Léo : « Et vlan ! Bien joué petit Sam ! »

Max : « Oui 🙂 Bien joué petit Sam 🙂 Bon, on arrête de philosopher et on revient à nos bestioles. »

Léo : « Il y en a plus beaucoup. Une petite punaise… »

Deraeocoris ruber, Miridés

Samuel : « Deraeocoris ruber, Miridés. »

Max : « Il y en a beaucoup. Elle est mignonne cette petite punaise. »

Léo : « Comme les pennipattes bleuâtres… »

Pennipatte bleuâtre (Platycnemis pennipes, Platycnémidés)

Max : « Par contre, les azurés des nerpruns sont toujours isolés. Du coup, c’est pas facile de les compter. Il y en a un là, un autre là… »

Léo : « Ils se rassemblent parfois mais on a jamais vu. »

Max : « Pour terminer, une autre araignée… »

Pardosa sp.

Samuel : « On vous l’a déjà présentée. Il s’agit d’une araignée du genre Pardosa. Vous vous souvenez ? On vous l’a montrée dans l’article précédent. C’est l’araignée qui se déplace avec ses œufs sous son abdomen. »

Max : « Là, la toile qui entoure les œufs est grise. C’est signe qu’elle est âgée. Les petits vont bientôt sortir. »

Samuel : « J’espère qu’un jour on verra un adulte transportant ses petits sur son abdomen. »

Max : « Il y a des chances quand même ! Il y en a partout des Pardosa. »

Léo : « Bien… Nous avons présenté presque tous les zanimos rencontrés au Royaume des Sangliers… »

Max : « Ça fait pas beaucoup quand même. »

Samuel : « C’est pour cela que nous sommes allés voir ailleurs 🙂 »

Léo : « Je propose que nous nous retrouvions dans l’article suivant pour vous raconter ce que nous avons vu là-bas. »

Max : « A tout de suite ! »

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