Mai, le 12 – 1. Le Marais

Max : « Bonjour à tous ! »

Léo : « C’est encore nous ! »

Samuel : « Nous sommes en direct-différé depuis le Marais ! »

Max : « Vous nous direz : ‘Pfff ! Vous y allez tout le temps ! On connaît par cœur les zoisos de ce Royaume. »

Léo : « C’est parce que vous avez pas encore compris qu’on peut pas prévoir ce qu’on va voir au Pays des Zoisos 🙂 »

Samuel : « Cousin Max meurt d’envie de vous dire qu’on a vu de beaux zoisos mais il ose plus de peur de vous lasser. »

Max : « Je dis plus rien moi. Je présente ce qu’on voit en direct-différé. On commence ? »

Léo : « C’est parti ! »

Samuel : « Précisons que bonome avait prévu une longue journée. Mais, au Marais, il voulait prendre son temps pour bien observer. »

Max : « On a tout de suite entendu une rousserolle effarvatte. »

Léo : « Noooon ? »

Max : « Si si 🙂 »

Samuel : « Même qu’on pensait qu’on l’entendrait mais qu’on la verrait même pas ! »

Max : « Comme d’habitude. »

Léo : « Mais elle était juste là la rousserolle effarvatte. »

Max : « Et bonome l’a fotoée à en user son appareil 🙂 »

Rousserolle effarvatte Acrocephalus scirpaceus Acrocéphalidés

Léo : « En écoutant bien on en a entendu au moins trois ! »

Max : « Mais il y en a forcément plus dans le Marais. »

Samuel : « On s’est mis à les chercher. »

Léo : « Et on a vu un bruant des roseaux. Un mâle nuptial. Mais bonome a tout raté les fotos. »

Max : « Et on peut pas le montrer ! Grrr !!! »

Samuel : « Il y a des hirondelles rustiques… »

Max : « Il y en a plein ! Et pas seulement des rustiques ! Au Grand Étang on a vu des rustiques, des fenêtres, des rivages et des martinets noirs ! »

Samuel : « Oui mais là il y a des hirondelles rustiques… »

Max : « Ben oui ! »

Samuel : « Même qu’elles prennent de la boue pour construire leur nid… »

Hirondelle rustique, Hirundo rustica, Hirundinidés

Max : « Bien vu petit Sam ! Je pensais que tu parlais des zoisos en vol. »

Léo : « Ça c’est une bonne nouvelle. Mais il y en a quand même plus beaucoup des hirondelles. Il y en a dans les Royaumes mais il devrait en avoir en ville aussi ! »

Max : « Et on voit plus beaucoup de grands rassemblements pré-migratoires sur les fils électriques… Léo, tu as vu quelque chose ? »

Léo : « Oui… Au début j’ai cru que c’était un chevalier culblanc mais il est trop petit. On dirait bien un bécasseau mais je sais pas lequel… »

Max : « Bonome, tu as un super-méga-zoom il me semble ? »

Le chevalier : « J’ai ! »

Le chevalier : « Alors Léo ? Ton diagnostique ? »

Léo : « Je sais pas… On dirait un peu un bécasseau variable en plumage internuptial mais ça colle pas quand même… »

Max : « En plus les bécasseaux variables qu’on a vus hier étaient en plumage nuptial. »

Samuel : « Pas encore tout à fait pour l’un d’entre eux. »

Max : « C’est vrai… »

Léo : « Le bec est courbé mais trop court pour un variable. Et puis le gris descend trop sur le plastron. Les pattes… Vous avez vu les pattes ? »

Max : « Elles sont… Je sais pas comment dire… »

Samuel : « Kaki ! Elles sont kaki ! »

Léo : « Oui… Chez le variable elles sont noires. C’est pas un bécasseau variable… »

Max : « Ben alors c’est qui ce bécasseau ? »

Léo : « Bonome, tu peux faire d’autres fotos s’il te plaît ? »

Bécasseau de Temminck Calidris temminckii Scolopacidés

Léo : « C’est définitivement pas un variable… »

Max : « Bonome, tu aides pas ton petitours ? »

Le chevalier : « Où as-tu vu que Léo avait besoin d’aide ? »

Samuel : « Vous avez remarqué comme il a l’air absent ? »

Max : « Il est dans sa tête ! Il s’est bonomisé ! Léo ! Sors de ta tête immédiatement ! »

Léo : « 🙂 Je me bonomise 🙂 C’est possible que ce soit un bécasseau de Temminck ? »

Le chevalier : « Il y en a quelques uns signalés dans la région. »

Léo : « Alors je dirais ça. Bécasseau de Temminck, Calidris temminckii, Scolopacidés. »

Samuel : « Cousin Léo, je suis très fier d’être ton cousin. »

Léo : « Merci petit Sam 🙂 »

Le chevalier : « Nous vérifierons quand même en rentrant. Et je vais encore avoir à rédiger une description dans Faune IDF. »

Max : « Pourquoi ? »

Le chevalier : « C’est une espèce rare soumise à homologation par le CHR. »

Max : « Léo la fera 🙂 Et puis avec les fotos la description est pas vraiment utile. »

Léo : « Un bécasseau de Temminck… »

Samuel : « Cousin Max, tu ronchonnais parce qu’on voyait pas assez de bécasseaux et là, en deux jours, on a vu le bécasseau minute, le variable en plumage nuptial et le bécasseau de Temminck ! Et vlan les bécasseaux ! »

Le bécasseau de Temminck est un petit bécasseau migrateur qui se déplace seul ou en petits groupes. Ils passent en France lors de leur migration de printemps vers Avril/Mai. On peut également les voir lors de la migration de retour entre Août et Octobre. Ils passent l’été dans une fine bande couvrant tout le nord de l’Eurasie depuis l’Écosse jusqu’à la Sibérie. L’hiver ils se rendent au nord de l’Afrique subsaharienne ou dans la frange littorale de l’Asie du Pakistan à la Chine. On en trouve également sur l’île principale d’Indonésie.

Source : www.ornithomedia.com

Léo : « Il y a un héron cendré ! »

Héron cendré Ardea cinerea, Ardéidés

Max : « Il s’est posé ! Bonome, on va voir le héron ! »

Héron cinerea 🙂

Le chevalier : « C’est ce que j’aime chez vous mes petizours. Vous connaissez des tas de zoisos mais vous continuez à vous émerveiller d’un héron cendré. »

Max : « Ben, c’est un beau zoiso le héron cendré ! C’est pas parce qu’on le connaît bien qu’on va le négliger ! »

Samuel : « D’accord avec cousin Max ! »

Le chevalier : « 🙂 Je propose que nous allions dans le nouvel observatoire. »

Max : « On y va bonome ! »

Au nouvel observatoire…

Max : « D’habitude, en chemin, on voit des passereaux dans l’Allée des Mélèzes. Aujourd’hui on a rien vu du tout… »

Léo : « Ça peut arriver tu sais. »

Max : « Ben oui mais c’est dommage. »

Samuel : « Chevalier guignette en vue ! Là ! »

Chevalier guignette Actitis hypoleucos, Scolopacidés

Max : « Encore une bonne nouvelle ! »

Léo : « Les guignettes arrivent ! Il y en a de plus en plus 🙂 »

Samuel : « Cousin Léo, regarde un peu en arrière du guignette. »

Léo : « Je vois… »

Max : « C’est encore un Temminck ? »

Léo : « Je pense. Mais cette fois en plumage nuptial si je dis pas des erreurs. »

Max : « Alors on aurait vu deux bécasseaux de Temminck en deux plumages différents ? »

Le chevalier : « Il faut le croire 🙂 »

Max : « On va voir si les sternes sont là ? »

Samuel : « Il y en avait en vol. »

Max : « Ben on va voir si l’autre couve ! Pfff ! »

Le chevalier : « C’est parti ! »

Max : « L’avantage avec toi c’est qu’on y est en deux enjambées 🙂 Megapus 🙂 Bah.. C’est étrange ça… »

Sterne pierregarin et bernache du Canada

Léo : « La sterne a l’air d’être en train de couver et elle tolère une bernache du Canada sur la barge ! »

Samuel : « L’autre adulte fait des piqués mais la bernache régit pas… »

Max : « Elle couverait elle aussi ? »

Léo : « Ou alors elle est malade… »

Max : « Vous pensez vraiment que la sterne couve ? »

Léo : « Ça y ressemble bien. »

Samuel : « Code atlas 18 ! »

Max : « Tiens, un grébou ! »

Grébou Tachybaptus ruficollis, Podicipédidés

Léo : « Il a ploufé ! »

Samuel : « On en voit pas beaucoup en ce moment. »

Max : « On en voit pas au Grand Étang et ici il y en a… deux je pense. »

Léo : « Ça fait pas beaucoup… »

Max : « Bonome, tu voudras bien aller au Royaume des Grèbes un jour ? »

Le chevalier : « Un jour, oui 🙂 »

Max : « D’accord. »

Le chevalier : « Pour le moment, faisons le tour de l’Étang des Bernaches. »

En cheminant sur le chemin on a observé les foulques, les colverts, les bernaches… Ici il y a une famille de cinq bernachons. Ils sont un peu plus vieux que ceux du Grand Étang. Une bergeronnette grise est venue faire sa toilette à deux pas de nous. Et puis il y avait des grands cormorans. Mais pas beaucoup. Il y avait pas beaucoup des zoisos en fait. En arrivant à la roselière de l’autre côté de l’Étang des Bernaches on a encore entendu des rousserolles effarvattes. Et puis il y a eu une fauvette grisette.

Fauvette grisette Sylvia communis, Sylviidés

Bonome a cru voir un phragmite des joncs alors on est restés en planque vingt bonnes minutes pour le voir. Mais on l’a même pas entendu. Aux zoisos c’est comme ça. Parfois on a tellement envie de voir un zoiso qu’on croit l’avoir vu. Ça arrive à tout le monde. Là, on a entendu des étourneaux sansonnets. Mais beaucoup d’étourneaux oulala ! Ils étaient dans un arbre tout en haut du grand escalier. Alors on est allés voir. Et on a eu bien raison d’y aller 🙂

Max : « Il y a des petits ! Regardez ! Il y a des petits ! Fotoe bonome, fotoe ! »

Étourneau sansonnet Sturnus vulgaris, Sturnidés

Léo : « Ils sont pas vieux ces petits 🙂 »

Samuel : « Ils piaillent en agitant les ailes pour avoir du manger ! »

Max : « Il y en a beaucoup en plus ! »

Léo : « Les parents sont tout agités ! »

Des étourneaux

Max : « Ils sont tout jeunes mais presque aussi grands que les adultes ! »

Samuel : « Moi j’aime bien quand on assiste à des scènes comme celle-ci. »

Max : « Pas la peine de faire du zoiso compliqué 🙂 »

Le chevalier : « Bon, on reste là. Vous me direz quand vous en aurez assez. »

Max : « Tu peux creuser un terrier bonome 🙂 »

Léo : « On en aura jamais assez 🙂 »

Le chevalier : « D’accord. Bien, je vous laisse là alors. Avec un peu de chance un étourneau adulte vous apportera du manger. »

Max : « Si on piaille en agitant les pattes 🙂 »

Léo : « 🙂 On se poche. »

On a tout retraversé le Royaume pour aller de l’autre côté de l’Étang des Bernaches. Et on a vu des petites foulques 🙂

Foulque macroule Fulica atra, Rallidés

La pointe au bout du bec ça s’appelle le diamant. C’est un machin tout dur qui sert à l’oisillon à casser sa coquille pour en sortir. Quand le diamant est bien visible comme là c’est que l’oisillon est vraiment très jeune. Il a quelques jours à peine.

Après bonome s’est assis et a attendu. Chers lecteurs, si vous connaissez bien mon blog vous savez pourquoi on est venus ici aujourd’hui. Et pourquoi bonome s’est assis par terre pour attendre. A vrai dire, on a pas attendu longtemps 🙂

Blongios nain mâle adulte, Ixobrychus minutus, Ardéidés

C’est notre ami blongios 🙂 C’est la première fois qu’on le voit cette année et on est bien contents. Il a pas papoté longtemps. C’est Petit Sam qui lui a souhaité la bienvenue et dit à quel point on était ravis de le revoir. Blongios a écouté en silence puis il est retourné dans la roselière. Il a des tas de trucs de blongios à faire alors on lui en veut pas. Il doit préparer son nid pour faire des œufs. Comme ça, il y aura des tas de petits blongios 🙂 Petit Sam a regardé dans ses fiches. C’est seulement la seconde observation de blongios cette année en Île de France 🙂 On l’attendait notre ami et il nous manquait.

Pour mémoire : Notre ami blongios (fotos vers la fin de l’article)

Léo : « Voilà amis lecteurs ! C’est terminé pour aujourd’hui ! »

Samuel : « La suite, avec les belles fotos du Grand Étang, on vous la montrera demain. »

Max : « Pour le moment on va aller se coucher. »

Léo : « Nous vous souhaitons bonne nuit et nous vous disons : à bientôt ! »

Continuer la promenade

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