166 – Le xylocope violet

Juillet de l’an IV, ou V… Les deux en fait 🙂

Max : « Amis lecteurs bonjour ! »

Léo et Samuel : « Bonjour aussi ! »

Max : « Nous prenons l’antenne pour un reportage en direct du jardin de la cabane de Charentmaritimie ! »

Léo : « En direct ? »

Samuel : « Ça fait trois semaines qu’on est rentrés chez nous ! »

Léo : « C’est plus du direct ça… »

Max : « Chut ! Les lecteurs le savent pas ! »

Léo : « Parce que tu comptes leur mentir ? »

Samuel : « Quelle déontologie ! »

Max : « Bon d’accord. C’est pas du direct. Mais je dis quoi alors ? »

Léo : « Que cet été on a vu un beau zanimo et qu’on a fait un reportage dessus. »

Samuel : « Un très beau zanimo même ! »

Max : « Amis lecteurs comme viennent de le dire mes deux cousins adorés cet été, et l’été dernier, nous avons pu observer un très beau zanimo ! Nous envoyâmes notre cher bonome faire un reportage fotographique afin de vous présenter le mieux possible ce très beau zanimo ! »

Léo : « Ben voilà ! Sans mensonges ! »

Samuel : « Et en saluant au passage le chevalier. Il est si gentil avec nous. »

Max : « Oui, et là il a planqué des heures pour faire ses fotos. »

Léo : « Oui oui, notre cher bonomou 🙂 Et si on commençait ? »

Max : « Je peux ? »

Léo : « Tu peux 🙂 »

Max : « Alors commençons par le commencement. Nous étions en train de nous promener dans le jardin sous la protection de notre chère mounette… »

Samuel : « Elle a beaucoup maigri Mounette. Ça lui va bien. »

Léo : « Et c’est mieux pour sa santé. »

Samuel : « Elle est gentille Mounette. »

Max : « Dites… »

Léo : « Ah oui, pardon Maxou. »

Max : « Nous nous promenions donc dans le jardin sous la protection de Mounette quand nos regards furent attirés par de petits tas de sciure présents un peu partout sur les réserves de bois. Voyez par vous mêmes… »

Léo : « Chose étrange, sur cette fotographie ce sont surtout les trous percés dans le bois qui attirent l’attention. »

Samuel : « Alors que dans la réalité ce sont les petits tas de sciure que nous remarquâmes. »

Max : « Zoomons sur ces petits tas… »

Léo : « Nous nous interrogeâmes donc. »

Samuel : « Quelle pouvait être l’origine de ces petits tas de sciure ? »

Max : « Forcément nous cherchâmes au-dessus de ces tas. »

Léo : « Et nous vîmes les trous parfaitement circulaires forés dans les bûches. »

Samuel : « Un examen plus attentif nous fît comprendre qu’il s’agissait de véritables galeries plus que de simples trous ! »

Léo : « De nouveau nous nous interrogeâmes ! »

Max : « Qui avait donc bien pu percer ces galeries ? »

Samuel : « Bonne question ! »

Léo : « On pourrait le dire ! »

Max : « Hé ! Ho ! On l’a pas su tout de suite nous ! On a dû en-quê-ter ! »

Samuel : « On s’est cachés pour observer sans être vu. »

Max : « On a envoyé bonome fotoer ! »

Samuel : « Et on a vu ça ! »

Max : « Bon, nous ça nous disait rien non plus. »

Léo : « Rassure toi ami lecteur ! »

Samuel : « Si tu vois pas tout de suite, c’est pas grave ! »

Max : « Il y a que bonome qui s’exclame : ‘Ah ben oui ! Un xylocope violet évidemment ! L’abeille charpentière’. »

Léo : « Bon, nous, on était pas plus avancé. »

Samuel : « Mais on avait un nom ! »

Léo : « Il nous était possible de faire des recherches. »

Max : « Voilà ami lecteur ! Maintenant tu lèves tes fesses de ton fauteuil et tu vas te documenter sur le xylocope violet au lieu de faire du gras ! Au travail ! »

Léo : « Maaax ! »

Max : « Oh mais je plaisante ! On va le terminer ce reportage ! »

Samuel : « C’était rigolo cousin Max ! Bravo ! »

Léo : « Oui, si on veut… »

Samuel : « Mais si ! Bon, après on a continué à observer. Mais ils voulaient pas sortir les xylocopes violets. A cause qu’on était là. »

Max : « Il y en a un qui sortait juste là tête, comme ça, pour voir si on était encore là. »

Léo : « Un autre aussi ! »

Samuel : « Au total on en a compté 6 de xylocopes violets. Mais on sait pas si il y en avait plus ou pas. »

Max : « La réserve à bois est un immeuble à xylocopes violets 🙂 »

Léo : « Puis ils ont compris qu’on allait pas les embêter alors ils ont repris leurs allers-retours… »

Max : « Bon, superbonome a pas bien réussi les fotos. Mais on sait pas lequel va s’envoler ou dans quelle galerie ils vont rentrer… »

Léo : « Et ils se sont remis au travail ! »

Samuel : « On les a pas vu creuser parce qu’on est trop grands pour rentrer dans les galeries nous. »

Max : « Nous, trop grands 🙂 »

Léo : « On les a vus rejeter la sciure. Pour ça, ils reculent jusqu’à l’ouverture et la repoussent dans le vide. Et tout ça à reculons. »

Samuel : « Le chevalier a fotoé mais on voit pas bien. »

Léo : « C’est pas la faute de bonome ! »

Max : « Mais non, c’est pas sa faute Léo. On montre quand même. »

Max : « Bien, que savons-nous de ce zanimo à ce stade ? »

Léo : « Moi m’sieur ! Moi ! »

Max : « Je t’écoute Léo. »

Léo : « On sait que c’est un très beau zanimo 🙂 »

Max : « Certes ! Quoi d’autres ? »

Samuel : « On sait que ce zanimo est un insecte et qu’il perce des galeries dans le bois pour y habiter. Et je suppose que c’est dans les galeries qu’il pond ses œufs et qu’il prend soin de ses petits. »

Léo : « On sait aussi que si il y a des xylocopes violets dans ton grenier ami lecteur c’est pas une bonne nouvelle. Parce que ta charpente va être transformée en sciure et ta maison va s’effondrer ! Badaboum ta maison ! »

Max : « Léo, ne dénigre pas les xylocopes s’il te plaît ! Si on lui donne des bûches, il creuse les bûches et pas les charpentes. »

Samuel : « On sait quand même pas grand-chose encore… »

Max : « C’est ce que nous nous dîmes ! »

Léo : « Alors nous continuâmes notre enquête ! »

Samuel : « Ben oui ! Si on veut savoir il faut enquêter ! »

Max : « Au lieu de rester assis dans son fauteuil à faire du gras ! »

Léo : « Max, je pense pas que se soit une bonne idée de parler comme ça à ton ami lecteur. »

Max : « Mon ami lecteur est quelqu’un d’intelligent puisqu’il a le bon goût de me lire. Et tout le monde sait qu’intelligence et humour vont de pair ! »

Léo : « Mouai… »

Samuel : « Sinon on peut parler du xylocope violet… »

Max : « Dans un article spécial xylocope violet ? Bonne idée petit Sam ! »

Léo : « Après un long moment d’observation statique qui nous valut des fourmis dans les pattes… »

Max : « Des vraies fourmis ! Elles nous marchaient dessus 🙂 »

Léo : « Après un long moment d’observation statique qui nous valut des fourmis dans les pattes et sur les pattes… »

Max : « Elles sont toutes petites les fourmis là-bas ! »

Léo : « Après un long moment d’observation statique qui nous valut des fourmis dans les pattes et des toutes petites fourmis sur les pattes… »

Max : « Tu vas te répéter encore longtemps Léo ? »

Samuel : « Cousin Max, il me semble que tes interruptions intempestives énervent cousin Léo. Si je peux me permettre. »

Max : « Moi ? J’énerve mon Léo ? »

Léo : « Max, Maxou, mon cher cousin… »

Max : « Oui Léo 🙂 »

Léo : «Mon Maxou, si tu m’interromps encore une fois je te botte les fesses tellement fort que tu rejoins les xylocopes violets de Charentmaritimie en un seul bond ! »

Max : « A partir d’ici ? »

Léo : « A partir d’ici ! »

Max : « Ah oui quand même… »

Samuel : « Comme je connais cousin Léo il le ferait cousin Max. Fais attention à ton popotin ! »

Max : « D’ici à tout là-bas en un coup de patte aux fesses ? »

Léo : « Oui. Un seul. »

Max : « Je n’interromps plus. »

Samuel : « C’est plus prudent. »

Max : « J’écoute sagement. »

Samuel : « Il vaut mieux. »

Léo : « Où en étais-je ? »

Max : « Au long moment d’observation statique. »

Léo : « Ah oui ! Après un long moment d’observation statique qui nous valut des fourmis dans les pattes et des toutes petites fourmis sur les pattes, nous eûmes la chance de voir enfin un xylocope sortir. »

Samuel : « Et que fit-il ? »

Léo : « Il se mit en quête de nourriture ! »

Max : « Ben oui ! Il faut bien manger ! »

Léo : « Nous le suivîmes donc du regard. »

Samuel : « Mais il n’alla pas bien loin ! »

Max : « Il se rendit directement sur la rose trémière la plus proche pour la butiner. »

Sam : « Mais regardez plutôt ! »

Max : « Saaam ! Non ! Pas toi ! »

Léo : « Moi je trouve ça drôle 🙂 »

Samuel : « Moi aussi ! »

Max : « Les lecteurs qui ne connaissent pas Pluto, le chien de Mickey, vont pas comprendre ! »

Léo : « Max, tes lecteurs sont intelligents puisqu’ils ont le bon goût de te lire. »

Samuel : « Et ils sont forcément cultivés. »

Léo : « Alors ils connaissent Pluto ! »

Max : « Mouai. Sapro-blague. Reprenons. Mais regardez plutôt ! »

Léo : « Pouvons nous faire une parenthèse botanique ? »

Max : « Nous pouvons. »

Léo : « Alors il faut expliquer la rose trémière. »

Max : « Nous t’écoutons. »

Léo : « C’est une plante typique des jardins champêtres, bien que peu d’espèces soient vivaces (la plupart sont bisannuelles). Plantes à croissance rapide, on les classe généralement toutes dans la catégorie des vivaces herbacées en raison de leur grande taille, pouvant atteindre une hauteur de 1,5 à 2,5 , voire jusqu’à 3,5  et plus dans certaines régions. En Normandie certaines roses trémières sont remarquables par leur hauteur (plus de 4 ) et leur durée de floraison d’avril à septembre dans la région.
De port érigé, peu ramifiée, la plante a un feuillage caduc, les feuilles orbiculaires et palmatilobées possédant de 5 à 7 lobes, leur base est cordiforme, leur pédoncule pubescent et leurs marges crénelées. La tige vert clair est pubescente. Les oléoplastes contiennent en grande quantité de l’acide ricinoléique.

L’inflorescence est une grappe spiciforme et terminale. La floraison basifuge de la fin du printemps à l’été, voire jusqu’au début de l’automne, permet une longue floraison de chaque pied. Les très grandes fleurs (pétales de 3-5 cm, jusqu’à 12  lorsqu’elles sont ouvertes) ont l’aspect de gros pompons ou en corolles simples aux teintes très variées : blanc ou jaune, rose, pourpre, violet, orange… riches en nuances. Il existe même des variétés Nigra (noires, en fait violet très foncé dû une forte concentration d’anthocyanes). Plus elles sont sombres, plus elles contiennent de pigments et de tannins, et présentent davantage de propriétés médicinales. Le calicule est formé de 6 à 9 bractéoles involucrales poilues. Le tube staminal, caractéristique des Malvaceae, a 5 angles marqués. Les fruits sont formés d’un verticille de 15 à 20 akènes marqués (le méricarpes), sur le dos, d’un profond sillon bordé de 2 ailes. »

Max : « D’accord. Bien. Je vois. Alors monsieur Léo récite par cœur Wikimachin maintenant ? »

Léo : « Euh… »

Max : « Est-ce que tu veux que je fasse la liste des mots que personne a compris ? Les léoplasmes, les basifugues, les volucrales, le tube staminal, les merry capres… J’en oublie sûrement… Tu veux faire fuir mes lecteurs ? Pfff ! Qu’est ce qu’on va faire de toi Léo ? »

Samuel : « J’ai pas tout compris… »

Max : « TU TE PRENDS POUR BONOME ? TU PEUX PAS FAIRE SIMPLE ? »

Léo : « Simple ? A ton niveau ? D’accord. Les roses trémières s’appellent Alcea rosea et se sont des Malvacées. Les deux caractéristiques principales de cette famille sont la présence d’un calicule et un nombre très important d’étamines soudées partiellement en un tube qui entoure le pistil. »

Max : « Ben voilà ! C’est mieux ça ! Là on peut comprendre quelque chose ! »

Samuel : « Je préfère comme ça. »

Max : « Et qui dit grand nombre d’étamines dit beaucoup de pollen ! »

Samuel : « Nourriture favorite des xylocopes violets ! »

Léo : « Parce que les xylocopes sont pollinivores ! »

Max : « On en a vu une repartir de la fleur couvert de grain de pollen ! »

Samuel : « De la tête aux pattes ! »

Léo : « Il en avait partout ! »

Max : « Comme ça le partenaire reçoit du manger lors du retour dans la galerie creusée dans le bois. »

Samuel : « Nous avons progressé ! Nous savons maintenant que les xylocopes sont pollinivores ! »

Léo : « Mais ils vont pas que sur les roses trémières. »

Max : « Ils butinent là et là… »

Max : « Léo, je te dispense de botanique. »

Léo : « Je connais pas cette plante à fleurs. »

Samuel : « Vous avez remarqué qu’on connaît les plantes sauvages mais pas les plantes des jardins ? »

Max : « C’est parce qu’on est naturalistes. »

Léo : « On est pas horticulteurs. »

Max : « Ni paysagistes. »

Samuel : « Oui oui. Revenons aux xylocopes. »

Léo : « Ils se nourrissent aussi de nectar. Mais ça on peut pas le fotoer. »

Max : « Après ça on a plus vu les xylocopes ce jour là. »

Léo : « Alors on a fait une pause dans notre enquête. »

Max : « Et le lendemain quelle ne fut pas notre surprise en sortant prendre le soleil ? »

Léo : « Une bien belle surprise ! »

Samuel : « Nous eûmes un visiteur ! »

 

Max : « Au début on a cru qu’il était tout mort. »

Léo : « Mais non. »

Samuel : « Il se réchauffait au soleil. »

Max : « Et on a appelé superbonome pour qu’il fotoe. »

Léo : « Alors ami lecteur, c’est pas un beau zanimo ça ? »

Samuel : « Ces fotos permettent surtout de bien étudier ce zanimo. »

Max : « Reprenons au début. »

Léo : « Ce zanimo a une cuticule, un squelette externe, et des pattes articulées. »

Max : « Il fait donc partie des Arthropodes. »

Samuel : « Son corps est en trois parties : tête, thorax et abdomen. »

Léo : « Il a une paire d’antenne sur la tête, deux paires d’ailes et trois paires de pattes au niveau du thorax. »

Max : « C’est donc un Insecte. »

Léo : « Et ce sont des Hyménoptères. Mais on sait pas bien les Hyménoptères. »

Max : « On pourrait faire des recherches. »

Samuel : « Ou alors on demande au chevalier. J’aime bien l’écouter expliquer. »

Max : « On fait WikiBonome ? »

Léo : « Ouiiii 🙂 »

Max : « D’accord. Bouchez-vous les oreilles. BOONOOOOOME ! BOOOONOOOOOMOU ! »

Le chevalier : « Oui Max, je suis là. »

Max : « Mon bonome 🙂 Quelle célérité 🙂 Mon bonome, nous avons besoin de quelques renseignements pour notre article sur les xylocopes. Veux-tu bien nous aider ? »

Le chevalier : « Je veux bien. »

Max : « J’en attendais pas moins de toi. Pourrais-tu commencer par nous expliquer les Hyménoptères ? »

Le chevalier : « Les Hyménoptères ? Que voulez-vous savoir ? »

Léo : « Comment on reconnaît les Hyménoptères ? »

Le chevalier : « Comme souvent il faut une conjonction de caractères. Je peux vous en donner quelques uns. »

Samuel : « Oh oui ! »

Le chevalier : « Commençons par les ailes. Il y en a deux paires. Les antérieures sont plus grandes que les postérieures. Et les deux paires sont réunies par un système d’attache. »

Léo : « Tu nous as déjà expliqué les ailes. Même que ce sont des ailes membraneuses. »

Le chevalier : « Exact Léo. »

Max : « Quoi d’autre ? »

Le chevalier : « Les pièces buccales : elles sont de type broyeur ou lécheur avec évidemment des formes intermédiaires. »

Max : « Ça aussi on sait déjà ! »

Léo : « Attendez ! Il y a une foto sur laquelle on voit un peu les pièces buccales ! Je cherche… Celle-là ! »

Le chevalier : « Belle foto:) Nous voyons les stylets sur les côtés. On devine la langue au centre. Mais les mâchoires qui servent à couper le bois ne se voient pas. »

Samuel : « Il a des sacrées mâchoires le xylocope pour forer le bois. »

Léo : « Il peuvent nous mordre ? »

Le chevalier : « Pas à ma connaissance. »

Max : « Tu sais d’autres choses sur les xylocopes. »

Le chevalier : « Savez-vous que les mâles sont haploïdes ? »

Samuel : « Haploïde ? C’est quoi haploïde ? »

Le chevalier : « Normalement les individus ont des paires de chromosomes. Mais pas les mâles des Hyménoptères. Ils n’ont qu’un seul chromosome au lieu d’avoir des paires. »

Léo : « C’est étrange. »

Max : « C’est comme ça Léo. On y peut rien. »

Samuel : « Alors maintenant on sait les Hyménoptères 🙂 »

Léo : « Tu continues la classification s’il te plaît bonome ? »

Le chevalier : « L’abdomen est nettement séparé du thorax. Le xylocope est donc un Apocrite. Et il peut y avoir un aiguillon. Nous le placerons donc dans le groupe des Aculéates. »

Max : « Tout ça je retiens pas. J’y arrive pas. »

Léo : « Moi non plus. Il faudrait travailler plus les Hyménoptères. »

Samuel : « Reprenons la classification : Arthropodes, Insectes, Hyménoptères, Aculéates. »

Max : « Et après ? »

Le chevalier : « Les xylocopes récoltent du nectar et du pollen et sont couverts d’une toison abondante. Ce sont donc des Apoïdés. »

Max : « C’est une super-famille les Apoïdés ? »

Le chevalier : « Oui Maxou. »

Léo : « Et la famille alors ? »

Le chevalier : « Les Apidés. »

Max : « Bon, ça suffit la classification. »

Samuel : « On a tout dit ? »

Max : « On peut toujours trouver d’autre choses à dire. »

Léo : « On a même pas donné le nom scientifique du xylocope violet ? »

Max : « C’est vrai ça ! Bonome ? »

Le chevalier : « Xylocopa violacea, Apidés. »

Max : « Alors on peut faire la conclusion maintenant. »

Léo : « Petit Sam peut la dire ? »

Max : « Ben oui. Petit Sam, nous t’écoutons. »

Samuel : « En conclusion, nous pouvons dire que le xylocope violet est un beau zanimo ! »

Commençons par les galeries. Elles peuvent être ramifiées et mesurer jusqu’à plusieurs dizaines de centimètres de long. Les œufs sont pondus les uns derrière les autres. Le plus lointain est également le plus ancien. Il devrait donc éclore le premier et la larve en sortant serait bien embêtée ! Chose étrange et inexpliquée, la durée d’incubation est plus courte pour les œufs derniers pondus. Ce qui fait que c’est le dernier œuf pondu qui éclot le premier et tout va bien pour la larve du fond 🙂

Il existe un très léger dimorphisme sexuel chez les xylocopes violets. Le mâle a des anneaux jaunes à la base des antennes. Il me semble donc que notre bonome a fotoé que des femelles.

Les xylocopes hibernent au stade adulte d’octobre à Mai dans des anfractuosités. Ce sont les femelles qui initient le creusement des galeries dans lesquelles elles vont pondre.

Les xylocopes violets s’observent surtout dans le sud de la France. Leur nombre est en constante augmentation depuis quelques années et il semblerait qu’ils remontent petit à petit vers le nord en raison du réchauffement climatique.

Continuer la promenade

3 réflexions au sujet de « 166 – Le xylocope violet »

  1. Bonjour Max,
    Rholala j’ai failli poumer quand on a lu ton message avec Brindille 🙂 Merci Max et merci au grand chevalier 🙂 on est très honorés par ta proposition ! Nos modestes articles n’arriveront pas à la cheville de ta patte mais je mettrai tout mon cœur à leur réalisation 🙂 oui en Baie de Somme on a vu plein de phoques! L’un d’eux est très gentiment venu nous voir au bord de la plage ! Pis on a marché (enfin Brindille) tout le jour dans la réserve ornithologique du Parc du Marquenterre et Brindille a pris 2405 fotos de zoisos et elle a pensé à toi qui tries à chaque inspection autant de fotos 🙂
    Dès notre retour à la cabane de Brindille on va les regarder et je pense que je vais encore rholalaer et poumer 🙂
    À bientôt, serrage de pattes à tous 🙂
    Arthur

  2. Bonjour Arthur 🙂
    Merci pour ces souhaits. J’ai appris que tu étais dans la Somme et que tu avais vu des phoques et des tas de zoisos ! Rhoooo la chance ! Nous on est même jamais allés dans la Somme. Mais on va négocier avec Wikibonome 🙂
    Dis, si tu veux, je vais faire un page spéciale dans mon blog. Ce sera la page d’Arthur. J’y mettrais tes précédents articles et tu pourras nous raconter la Somme ! Mais c’est seulement si tu veux. On en reparlera.
    Bonnes vacances Arthur et gratouillis à Brindille 🙂

  3. Cher grand chevalier professeur alias Wikibonome et cher Max, maître assistant, Brindille et moi vous souhaitons une bonne rentrée à la schola 🙂
    Serrage de pattes à tous !
    Arthur

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