164 – Le Château des Angles

Jeudi 27 Juillet, An IV

Max : « Bonome, je peux te parler ? »

Le chevalier : « Bien sûr Maxou. »

Max : « Voilà, on a déjà beaucoup inspecté depuis qu’on est arrivés. »

Le chevalier : « Oui Max. »

Max : « On est allés un peu partout déjà. Je sais plus où emmener Boris moi. »

Le chevalier : « 🙂 »

Max : « Ça te fait sourire ? »

Le chevalier : « Disons que je connais bien ce problème. »

Max : « Je comprends 🙂 Tu sais plus où nous emmener non plus. »

Le chevalier : « Ça m’arrive. »

Max : « Qu’est ce qu’on va faire aujourd’hui alors ? »

Le chevalier : « Et si nous touristions ? »

Max : « Tu veux tourister ? »

Le chevalier : « Boris a beaucoup travaillé déjà. Il ne faudrait pas qu’il se lasse ou qu’il sature. Nous pourrions aller visiter un château. »

Max : « Un château du Moyen-Âge ? »

Le chevalier : « Oui Max. »

Max : « Rholala ! Bonne idée bonome ! Bonne idée ! Je cours prévenir les cousins ! Saute dans tes chaussettes et on y va ! LES COUSINS ! LES COUSINS ! AUJOURD’HUI ON VA AU MOYEN-ÂGE ! »

Pendant la chevauchée…

Max : « Bonome, on arrive bientôt ? »

Le chevalier : « Dans quelques minutes. »

Max : « Tu nous as rien dit sur ce château. »

Le chevalier : « Je vous expliquerai sur place. »

Max : « Tu peux au moins nous donner son nom et la date de sa construction. S’il te plaît. »

Le chevalier : « C’est le Château des Angles dont la construction a débuté à la fin du 12ème siècle. »

Max : « Vous avez entendu ? On va au 12ème siècle ! »

Samuel : « La chaaaance ! »

Léo : « Tu va voir Boris, bonome c’est un bon guide en Moyen-Âge. »

Max : « Ben oui, il y a vécu. Il connaît bien. »

Boris : « Il a vécu au Moyen-Âge ? »

Max : « Boris, bonome a au moins 15 milliards d’années ! Tu devrais savoir ! Alors il a vécu au Moyen-Âge, forcément. »

Samuel : « On arrive ! Regardez ! »

Léo : « Rhoooo ! »

Le chevalier : « Oui nous arrivons. Je parque notre monture et nous pourrons franchir le mur d’enceinte. Je compte sur vous pour être sages. »

Max : « Oui bonome. Parole de petitours ! »

Le chevalier : « Alors allons-y… »

Max : « On entre par l’échoppe-taverne… Tu vas te caféiner ? Mais ! Bonome, tu as dit des erreurs ! Regarde le château ! »

Le château

Le chevalier : « Je le vois Max. Quelle erreur ai-je dit ? »

Max : « Tu as dit que c’était le Château des Angles ! Mais c’est pas vrai ! Il est tout rond alors il a pas d’angles ! Ça peut pas être le Château des Angles ! »

Léo : « Max, je crois que tu te trompes d’Angles 🙂 Bonome parle des Angles pas des angles. »

Max : « C’est pas les bons angles ? »

Léo : « Non Maxou. Ces Angles là sont les Anglois. »

Max : « Ah ouiiiiii ! Les Anglois ! Mais pourquoi dis-tu les Angles alors ? »

Samuel : « Dites, si le chevalier explique tout on devrait s’asseoir. »

Max : « Bonne idée ! Bonome, va te chercher un café et explique un peu les Angles qui sont pas des angles mais des Anglois. »

Le chevalier : « Installez-vous, je reviens… »

Boris : « Je comprends pas bien moi. Pourquoi il y a des Anglois ici ? »

Max : « C’est à cause d’Aliénor. »

Boris : « Aliénor ? »

Max : « Oui, Aliénor d’Aquitaine, la bi-reine. »

Léo : « Max, explique à Boris. »

Max : « Je sais pas tout moi. Je vais voir ce que je peux faire. Bonome me corrigera si je dis des erreurs. On est en 1137 si je me souviens bien. Aliénor, duchesse d’Aquitaine, épouse Louis VII le jeune. Louis VII c’est un copain d’enfance du grand abbé Suger. »

Léo : « On parlera du grand abbé Suger une autre fois Max. »

Max : « Il faudra bien que j’en parle un peu. Donc Aliénor, duchesse d’Aquitaine, devient reine de France suite à son mariage avec Louis VII. »

Le chevalier : « Tu expliques à Boris Maxou ? »

Max : « Oui, vite fait. Tu me corriges si je dis des erreurs. J’en étais au mariage de Louis VII avec Aliénor. Aliénor a grandi en Aquitaine. On dit aussi la Guyenne des fois. Et là-bas il y a les troubadours, des fêtes, des divertissements… En arrivant à Paris Aliénor s’ennuie. Et puis Louis VII c’est pas un rigolo. Alors à force de s’ennuyer elle veut plus rester à Paris avec son mari. Mais bon, il y la deuxième croisade alors ils quittent la capitale. Mais pendant la croisade Aliénor s’entend bien avec son oncle Raymond de Poitiers. Ils passent beaucoup de temps ensemble. Et ça jase. Forcément. Louis VII l’emmène de force à Jérusalem. Mais elle veut pas. Alors elle menace Louis VII de dissoudre le mariage pour consanguinité. La consanguinité c’est quand on est un peu trop cousin pour se marier. Moi je comprends pas qu’elle veuille dissoudre le mariage à cause de ça ! Elle le savait bien qu’ils étaient consanguins quand même ! Enfin bref ! Le mariage va être dissous ! Suger est pas d’accord ! Il sait bien qu’il va y avoir des ennuis après. Parce que l’Aquitaine est pas passée dans le domaine royal avec le mariage. Je connais pas le droit médiéval mais je sais que le duché d’Aquitaine devait passer dans le domaine royal à la génération d’après. Donc quand Aliénor quitte Louis VII, elle repart avec l’Aquitaine. Le problème c’est qu’elle rencontre Henri. Celui qui planta des genêts. C’est pour ça qu’on l’appellera Henri Plantagenêt. Lui il est roi d’Angleterre. Et Aliénor l’épouse je sais plus quand. Du coup, l’Aquitaine devient anglaise et Aliénor est bi-reine 🙂 Or l’Aquitaine c’est en France. Et là les ennuis commencent. Parce que tout le monde veut l’Aquitaine ! Forcément ! Et il y a eu la guerre entre la France et l’Angleterre jusqu’à la bataille de… De Machin la bataille en 1554 si je dis pas des erreurs. »

Le chevalier : « La bataille de Castillon en 1543. Elle marque la fin de la Guerre de cent ans et le retour de l’Aquitaine dans le Royaume de France. »

Léo : « Rholala Max ! Tu connais bien l’histoire ! Je savais pas moi ! »

Samuel : « Tu connais tout ça cousin Max ! Waouh ! »

Boris : « Tu es historien aussi ? »

Max : « C’est bonome qui m’a initié. Des fois, pour changer un peu des sciences naturelles, je lis un peu d’histoire. Mais je retiens pas tout. »

Léo : « Donc ici c’est l’Aquitaine et le Pays des Angles. »

Max : « Quand on fait l’histoire. Parce que si on fait la géologie ici c’est le Gondwana 🙂 Tu as bu ton café bonome ? Comment tu faisais au Moyen-Âge ? Il y avait pas du café 🙂 Allez, on commence par le tour extérieur ! C’est parti ! »

Max : « Bonome, tu peux me redire quand il a été construit ce château s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Il me semble que la construction a débuté en 1180. »

Max : « Mmmmmm… Il a été remanié alors. Il est plus dans son état d’origine… »

Samuel : « Pourquoi tu dis ça cousin Max ? »

Max : « Regardez les fenêtres ! Elles sont grandes et il y a une croix en pierre qui les coupe en 4. On dit que ce sont des fenêtres à meneaux. C’est pas médiéval ça. C’est la renaissance. »

Léo : « C’est vrai bonome ? »

Le chevalier : « C’est exact. Comme beaucoup de châteaux médiévaux celui-ci a été réaménagé au cours de la renaissance, les progrès de l’artillerie ayant rendu sa structure inefficace. C’est donc devenu un château d’habitation. »

Max : « On verra ça à l’intérieur… Boris, tu vois le bout de construction qui dépasse ? Ce sont les latrines. C’est les cabinets 🙂 J’espère qu’on les verra en vrai. »

Boris : « Tu connais bien les châteaux Max ! »

Max : « Ben… Tu sais que je suis maître-assistant à la schola avec bonome. Et les élèves aiment bien que j’aille aux sorties scolaires. Alors quand on va visiter des châteaux j’apprends des tas de choses. On a fait… le château de Caen, mais j’étais tout seul. Et puis Guédelon avec petit Sam et Léo. On va peut-être y retourner 🙂 »

Léo : « A Guédelon ce sont des douves sèches. Il y a pas d’eau. »

Max : « Ici ce sont des douves mouillées 🙂 Mais ils auraient pas dû mettre les latrines au-dessus de l’eau parce qu’elle est plus potable ! Pfff ! Il faut tout leur dire ! »

Samuel : « On a déjà fait le tour ! »

Max : « C’est un tout petit château, ça… Oh ! Il y a le jardin ! Bonome, tu nous fais visiter s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Si vous voulez. »

Le jardin des simples

Le chevalier : « C’est un jardin des simples. »

Léo : « Un jardin des simples ? Parce que le jardin des compliqués est plus loin ? »

Max : « Bonne remarque mon Léo 🙂 »

Samuel : « C’est quoi les ‘simples’ chevalier ? »

Le chevalier : « Les simples ? Ce sont des plantes qui peuvent être utilisées comme elles sont, seules, pour leurs propriétés médicinales, tinctoriales ou condimentaires. »

Max : « Les plantes qu’on cueille et qui peuvent servir comme ça, directement. »

Le chevalier : « Oui Maxou. »

Léo : « Médicinal c’est pour la médecine. Tinctorial c’est quoi ? »

Le chevalier : « La teinture des étoffes. Il y a la garance pour le rouge, le pastel pour le bleu… »

Max : « Et condimentaire c’est pour le manger ? »

Le chevalier : « Oui Max. »

Max : « Alors dans le jardin des simples il y a ces plantes. Mais quelles plantes ? »

Le chevalier : « La liste est donnée par le Capitulaire de Villis. »

Max : « Le capitulaire de Villis. Oui, je vois. Le capitulaire de Villis quoi… »

Le chevalier : « Capitulare de Villis vel curtis imperii. »

Max : « Ah bah… C’est exactement ce que j’allais dire. Le cap a du lard du vil lys veille je sais pas quoi… Tout le monde connaît ça bonome. On en parlait justement avec les cousins ce matin. »

Léo : « Oui Max me disait : ‘tu trouves pas que le cap a du lard ? »

Samuel : « Mais du lard du vil lys attention ! »

Max : « Pas n’importe quel lard ! »

Le chevalier : « J’explique alors ? »

Max : « Ben oui bonome. »

Le chevalier : « Le capitulaire de Villis est un texte attribué à Charlemagne. Dans ses chapitres 43, 62 et surtout 70 il fixe les plantes que doivent cultiver les châteaux et les abbayes du Royaume. »

Max : « Tu connais ces plantes ? »

Le chevalier : « La liste contient 73 herbes, 16 arbres fruitiers et 5 plantes textiles ou tinctoriales. »

Max : « Nous t’écoutons. La liste bonome ! »

Le chevalier : « De l’ensemble des plantes ? Tu crois que je la connais ? »

Max : « Parce que tu la connais pas ? Et tu oses nous parler du capitulaire du Vil lys ? Bonome, va te ploufer dans la douve humide. Et plus vite que ça ! »

Léo : « Max, tu es trop bête ! »

Boris : « Tu en connais quelques unes chevalier ? »

Le chevalier : « En plus de celles que j’ai citées il y a… La livèche pour lutter contre la migraine, la molène comme antitussif, la tanaisie comme vermifuge… »

Léo : « Merci bonome 🙂 »

Samuel : « Tu connais la médecine du Moyen-Âge ? »

Boris : « C’est vrai que les médecins faisaient des saignées ? »

Le chevalier : « Oui, c’était une pratique courante, curative ou préventive. Elle repose sur la théorie des humeurs. »

Max : « Les humeurs ? »

Léo : « Comme dans : ‘Max est de mauvaise humeur ?’ »

Max : « Max est JAMAIS de mauvaise humeur ! »

Le chevalier : « La théorie des humeurs est un héritage de la Grèce antique. Elle a pris forme de l’époque d’Hippocrate à celle de Galien… Et elle est encore en usage au Moyen-Âge. »

Samuel : « C’est quoi les humeurs ? »

Le chevalier : « Il y a quatre humeurs associées à des tempéraments, des organes et à la nature et à des éléments de la nature. Les maladies seraient la conséquence d’un déséquilibre de ces humeurs et la saignée aurait pour but de rétablir l’équilibre en évacuant l’excès d’une de ces humeurs. »

Max : « Bonome, tu connais ces humeurs ? »

Le chevalier : « Je peux essayer de m’en souvenir. Mais les listes vont être pénibles à écouter. Je donne pour chaque humeur : l’humeur, le tempérament, l’organe, la référence naturelle et l’élément qui lui est associé. »

Max : « Nous t’écoutons 🙂 »

Le chevalier : « Bile noire – mélancolie – rate – froid sec – terre. Pituitte – flegmatique – poumon – froid humide – eau. Sang – sanguin – tête – chaud humide – air. Bile jaune – colérique – vésicule biliaire – chaud sec – feu. »

Max : « Bravo bonome ! Dis, la théorie des quatre éléments c’est pas Aristote ça ? »

Le chevalier : « Si. »

Max : « On l’a déjà réfuté, nous, Aristote 🙂 »

Samuel : « Et vlan Aristote ! »

Léo : « Avec des bases théoriques comme celles-là il est inutile de parler de la pratique ! »

Max : « En gros, si on survivait à la maladie on était pas sûrs de survivre au médecin 🙂 »

Léo : « Ça suffit le jardin des simples. »

Max : « Oui Léo ! Là on est dans la basse-cour. Il y a le mur d’enceinte, la basse cour, les douves et le château au sens strict. Dans la basse cour il y a aussi… Là-bas ! Les annexes ! On va voir ? »

Le chevalier : « On va voir ! »

Max : « Oui, il y a le potier, le charpentier et le tailleur de pierre. Normalement il y a aussi le forgeron mais il doit être à part. Pour pas mettre le feu partout. »

Léo : « Et ça ? »

Max : « C’est un bûcher ! Il ont fait brûler quelqu’un oulala ! »

Max : « Pfff ! C’est mal fait la reconstitution ! Les pieds auraient brûlé eux-aussi ! »

Samuel : « Il brûlait vraiment des gens au Moyen-Âge chevalier ? »

Le chevalier : « Ça arrivait. En cas de sorcellerie je crois. Ou d’hérésie. »

Max : « Boris, l’hérésie c’est quand on croit pas comme il faut. Au Moyen-Âge c’était très grave de pas croire comme il faut et on t’aurait brûlé parce que tu es orthodoxe alors que nous on est catholiques. Mais maintenant on brûle plus les gens. »

Boris : « Vous m’auriez brûlé ? »

Max : « Ben oui ! On aurait pas eu le choix ! Un orthodoxe ! Tu te rends pas compte, toi ! Tu fais même pas le signe de croix comme nous ! On aurait pas pu laisser faire ça ! L’ordre du monde aurait été chamboulé Boris ! »

Samuel : « Cousin Boris, on va pas te brûler. Tu fais le signe de croix comme tu veux 🙂 »

Boris : « Merci petit Sam 🙂 »

Max : « Bon, on papote, on papote… Et si on faisait la visite de l’intérieur maintenant ? »

Léo : « Ben oui ! On y va ! »

Boris : « Oh ! Des petits canards ! »

Max : « Des canards ? Où ça des canards ? »

Léo : « Là Max ! »

Max : « C’est qui ces canards ? »

Samuel : « Ils vont se réfugier sous leur mère 🙂 »

Max : « Canard musqué ! »

Léo : « Cairina moschata, Anatidés ! »

Le chevalier : « Dans la classification médiévale des aliments, les oiseaux étaient un mets de choix. »

Max : « On mange pas des zoisos ! »

Léo : « Tu veux bien expliquer bonome ? »

Le chevalier : « Il existe une hiérarchie symbolique et verticale des aliments. Tout en haut se trouvent les oiseaux. Ils sont les plus proches de Dieu. Puis viennent les fruits perchés sur les arbres, les légumes sur tige, les légumes sur pied puis les légumes racines. Les bulbes comme l’ail et l’oignon, situés tout en bas de l’échelle, sont les plus méprisés. »

Max : « On mange quand même pas les zoisos ! »

Léo : « Merci bonome. »

Boris : « Rhooo ! On apprend des tas de choses avec vous ! »

Léo : « Le chevalier est très cultivé 🙂 »

Max : « On va passer sur le pont-levis ! »

Samuel : « Cousin Max, il se lève pas ce pont. Il est tout en pierre ! »

Max : « Comment il était défendu ce pont-pas-levis ? »

Le chevalier : « On dit un pont dormant. Le pont était protégé par des hourds (une galerie en bois, couverte et percée d’assommoirs) dont on peut encore apercevoir les support en pierre, appelés corbeaux, au-dessus de la porte. Il y avait peut-être une fortification avant le pont. C’est ce qu’on appelle une barbacane. »

Max : « Les assaillants pouvaient mettre le feu aux hourds… On entre ? »

Le chevalier : « On entre 🙂 »

Max : « On est dans la cour du château ! »

La cour du château

Léo : « Il est tout cassé dedans ce château ! »

Le chevalier : « Il n’est pas tout récent. Et il y a quelques années c’était encore une ruine envahie par la végétation. C’est le propriétaire actuel, avec l’aide des Monuments Historiques, qui l’a remis en état. Dites vous qu’il y avait 14 grandes lézardes dans le mur d’enceinte. Il risquait de s’effondrer à tout moment ! »

Max : « Je vais faire un rapport à Princesse. Il faut qu’elle récompense le propriétaire pour ses travaux. C’est bien de conserver le patrimoine. »

Léo : « Il y a des changements de style… Tout est pas de 1180. »

Max : « Ben non ! Regardez cette porte ! »

Max : « C’est pas du tout 12ème siècle ça ! Ça fait gothique flamboyant… Avec des ajouts encore plus tardifs ! Et puis cette fenêtre ! »

Une fenêtre à meneaux

Léo : « Encore une fenêtre à meneaux ! C’est Renaissance ça ! »

Max : « Ben oui ! »

Samuel : « On peut visiter dedans ? »

Le chevalier : « Oui mon petit Sam. »

Max : « Oulala ! Il faut passer devant un archer ! Bonjour monsieur l’archer, nous voudrions pas vous déranger. Auriez-vous l’amabilité de vous laisser fotoer avec nous, petizours de bonome, grand chevalier au service de Princesse ? … Monsieur l’archer ? … Il répond pas. On prend la pause et on file 🙂 »

Un archer et les petizours

Max : « Merci monsieur l’archer. Bon, on entre ! »

Léo : « C’est la grande salle ! »

Samuel : « Il y a un garde ! »

Un soldat

Boris : « Il y a des armes aux murs ! »

Léo : « C’est une exposition ! »

Samuel : « On va étudier ça ! »

Max : « Ça c’est la cotte de maille ! »

Une cotte de maille

Max : « C’est des tas de petits anneaux en fer enchaînés les uns aux autres. Ça pèse très lourd ! 19 kg pour cette cotte de maille ! Vous vous rendez compte ? »

Boris : « Ça en fait des petizours ! »

Samuel : « On pourrait même pas la porter, nous ! »

Max : « Bonome, tu pourrais nous faire des cottes de mailles s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Vous voulez des cottes de mailles ? »

Léo : « C’est Max ! »

Samuel : « On est pas des soldats, nous ! »

Boris : « On met pas des cottes de mailles ! »

Max : « Pfff ! Moi j’aimerais bien avoir une cotte de mailles avec un casque et une épée 🙂 »

Le chevalier : « Oui Maxou. »

Léo : « On peut voir les casques ? »

Le chevalier : « Oui Léo. »

Spangerheim, 12ème Heaume, 13ème Bassinet, 14ème
Salade, 14ème Barbute, 15ème

Léo : « Ils sont pas tous pareils ! »

Max : « Il faut s’adapter aux progrès de la guerre… »

Samuel : « Avec pareilles armes la guerre devient impossible ! »

Max : « Pfff ! Les zoms savent toujours faire la guerre oulala ! Boris, si tu étudies l’histoire tu verras que c’est toujours la guerre. »

Boris : « Ils sont fous ces zoms ! »

Max : « Comme tu as raison ! Mais bon… Avançons… Tiens c’est la cuisine ! »

La cuisine

Léo : « Qu’est ce qu’on mange au 12ème siècle bonome ? »

Le chevalier : « Pas de chocolat. »

Max : « Il y a pas du chocolat au 12ème siècle ? »

Le chevalier : « Non Maxou. »

Samuel : « On s’en fiche du chocolat cousin Max ! On veut savoir ce qu’on mange au 12ème siècle, nous ! »

Max : « Ça va être long ? »

Le chevalier : « Long et soporifique, comme toujours 🙂 »

Max : « Sérieusement bonome. Parce que si c’est long on pourrait aller s’asseoir. »

Léo : « On y va ! »

Les petizours

Max : « On t’écoute bonomou. »

Le chevalier : « Commençons par dresser la table ! »

Max : « On sait bonome ! Il y a pas vraiment de table à l’époque. On met des tréteaux et on pose des planches dessus. Et hopla ! Il y a une table. Mais lors des banquets, les riches mangent tous du même côté. C’est plus facile pour servir comme ça. »

Léo : « Et il y a pas des assiettes. On mange sur une grosse tranche de pain. Elle s’imbibe de sauce et après on la mange. Et puis il y a pas de fourchettes. Il y a juste le couteau. »

Samuel : « Mais on sait pas ce qu’on met sur son tranchoir. »

Léo : « Boris, c’est comme ça qu’on appelle la grosse tartine de pain sur laquelle on mange. »

Boris : « Merci Léo. »

Max : « Alors bonome qu’est ce qu’on mange ? »

Le chevalier : « Fruits et légumes de saisons. Mais pas de pommes de terre ni de tomates. Ces aliments seront rapportés plus tard des Amériques. La viande est surtout du gibier. La poule, ou la cane, est gardée pour les œufs. Les chèvres et les vaches donnent le lait et le bœuf sert de bête de trait. »

Max : « Du gibier. D’accord. Et on cuisine comment ? »

Le chevalier : « Les viandes sont cuites à la broche. Le four sert pour les pâtés en croûte et le reste passe à la marmite. Il existe trois type de sauces : les sauces fortes fortement épicées, les sauces sucrées au miel ou aux fruits et les sauces acides à base d’agrumes, de raisins ou de fines herbes. »

Max : « Et on boit quoi avec ça ? »

Le chevalier : « On évite l’eau qui est assez difficile à conserver. Elle est souvent trop riche en bactéries. Alors on boit du vin. Le vin est rarement bu tel quel. On lui ajoute des épices ou des jus de fruits rouges. En dehors des repas on boit de la petite bière ou de l’hydromel. »

Léo : « Je comprends. On boit de l’alcool parce que ça désinfecte. La boisson est pas pleine de microbes. »

Max : « Ouai… Vous allez dire que les zoms picolent pour raisons de santé ! »

Le chevalier : « Max, dans beaucoup de régions du monde, l’eau est source de maladies et il vaut mieux boire des boissons alcoolisées… »

Le chevalier : « Tu cherches une justification à ton alcoolisme bonome. »

Léo : « Bonome est pas alcoolique ! »

Samuel : « Le chevalier boit que du déca et un peu de café. Mais pas de l’alcool ! »

Max : « Bonome, tu as tout dit sur l’alimentation ? »

Léo : « Attendez ! Comment on conservait les aliments ? »

Le chevalier : « Par salaison, surtout pour les viandes et les poissons. Le poisson pouvait être fumé, comme les charcuteries. Et les fruits étaient confits et on pouvait conserver certains légumes dans le vinaigre. »

Léo : « Merci bonome. Moi j’ai plus de question. »

Samuel : « Moi non plus. »

Max : « Boris ? … Boris, qu’est ce que tu regardes ? »

Boris : « Chut ! Le petit chat dort… »

Le petit chat qui dort

Max : « On va le laisser dormir alors. Venez, on continue la visite. »

Léo : « On peut pocher pour monter les escaliers ? »

Le chevalier : « Bien sûr mes petizours. Grimpez. »

Max : « Passe premier Boris. »

Samuel : « Tu peux venir Léo ! »

Max : « Petizours pochés bonome ! »

Le chevalier : « Alors, on peut y aller. »

Max : « Boris, tu remarqueras que les escaliers tournent comme ça. C’est pour que les assaillants soient gênés par l’axe de l’escalier qui se trouve du côté droit. Ils peuvent pas brandir leur épée et ils sont bien embêtés. »

Léo : « Oh ! Chut ! »

Max : « Qu’est ce qu’il se passe ? »

Le chevalier : « Nous arrivons en plein hommage vassalique. »

L’hommage vassalique

Max : « Tu nous expliques ce qu’il se passe s’il te plaît bonome ? »

Le chevalier : « Soyez très attentifs ! Nous pourrions être amenés à témoigner de ce que nous avons vu. »

Max : « Oui oui. Mais explique. »

Le chevalier : « Nous arrivons au début de la cérémonie. C’est Aimery qui s’est agenouillé devant Guillaume de Lusignan, seigneur de Saint-Jean-d’Angles, en signe d’humilité. Guillaume lui a pris les mains et lui demande s’il veut être son ‘homme’. Aimery a répondu ‘je le veux’. Ils vont maintenant se donner le baiser de paix. Ensuite Aimery va jurer fidélité à Guillaume en jurant sur les reliques, ce qui engage son âme. En cas de trahison il risquerait l’enfer et serait déclaré félon et mis au ban de la société. Ensuite Guillaume, devenu suzerain d’Aimery, lui fera serment de protection et lui offrira une terre. Le don de cette terre est symbolisé par la remise d’une motte de terre. »

Max : « Bonome, on peut être ‘hommes’ de Guillaume de Lusignan nous aussi ? »

Le chevalier : « Non, les petizours ne peuvent pas être ‘homme’ de quelqu’un. Et puis vous êtes mes petizours. »

Léo : « Chut ! »

Max : « La cérémonie d’hommage vassalique est terminée 🙂 »

Les petizours : « HOURRA ! HOURRA ! »

Le chevalier : « Bien, laissons les. Ils doivent avoir beaucoup de choses à se dire. »

Max : « Au revoir monsieur Guillaume de Lusignan ! »

Léo : « Rholala ! On a vu l’hommage vassalique du 12ème siècle ! »

Boris : « C’est toujours comme ça avec vous ? »

Max : « Toujours comment ? »

Boris : « Ben, ce matin on s’est levés en l’an IV et là on est au 12ème siècle et on voit un chevalier faire l’hommage à son suzerain… »

Max : « Ah oui. C’est vrai qu’au début c’est surprenant. »

Léo : « Mais on s’y fait. »

Samuel : « On voyage dans le temps, nous. »

Max : « Bon, on change de pièce… Oh ! Bonjour madame Aliénor !! »

Dame Aliénor, un prêtre et Henri Plantagenet

Léo : « Max ! Tu t’adresses à une bi-reine ! On dit pas madame à une bi-reine ! Mes hommages Votre Majesté. »

Max : « Mes hommages aussi madame la bi-reine ? Vous discutez avec votre mari Henri ? On voudrait pas vous déranger mais est ce que vous accepteriez qu’on se mette là pour la foto s’il vous plaît ? Merci madame Votre Majesté. »

Les petizours avec dame Aliénor

Max : « Nous vous remercions humblement madame Votre Majesté. Au revoir ! »

Léo : « On a vu Aliénor d’Aquitaine ! »

Samuel : « Reine d’Angleterre et duchesse d’Aquitaine !! »

Boris : « On a fait la foto avec elle ! »

Léo : « Rholala ! Une bi-reine ! »

Max : « Vous avez vu comme elle nous regarde sur la foto ? »

Léo : « Le moine avait l’air très étonné 🙂 »

Max : « Ce bon roi Henri est même pas venu sur la foto. »

Léo : « Il avait l’air contrarié dans son coin… »

Max : « On arrive dans la salle des gardes ! Bonjour monsieur le garde ! On visite, nous. Vous dérangez pas. »

Une salle de garde

Léo : « On fait que passer. »

Samuel : « Vous allez bien monsieur le garde ? »

Max : « Petit Sam, il était occupé avec son arbalète, le garde. Il pouvait pas te répondre. »

Samuel : « Oui j’ai vu. »

Léo : « On est dans une autre salle. »

Max : « Il y a des armes ! Bonome, tu veux bien me fotoer à côté de la masse d’arme et du fléau d’arme s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Si ça te fait plaisir 🙂 »

Max : « J’y vais ! … Voilà ! Tu peux fotoer ! »

Max avec des armes

Max : « Boris, la masse d’arme et le fléau d’arme, c’est pour bien montrer son respect à l’adversaire. C’est important de respecter son adversaire. »

Boris : « Je pensais que c’était pour le tuer moi… »

Max : « Oui oui ! Mais avec respect ! Oulala ! On lui fracasse pas le crâne comme ça à l’adversaire. On le respecte. Même que des fois on verse une petite larme parce qu’on l’aimait bien l’adversaire. Et puis sans lui on peut plus faire la guerre alors on s’ennuie. C’est pour ça qu’il faut bien le respecter et en prendre soin. Et après on peut lui fracasser le crâne avec ses belles armes. Mais il faut de belles armes. Sinon c’est pas respectueux. »

Léo : « On continue la visite ! »

Samuel : « On va prendre le chemin de ronde 🙂 »

Le chemin de ronde

Le selfie

Max : « Boris, il y a les latrines là. Si tu dois aller aux cabinets c’est le moment 🙂 »

Les latrines

Max : « Il y a des graffitis ! J’aime bien les graffitis moi ! Ce sont des témoignages historiques… Alors… Là, une fleur de lys et… Thibault Albert. C’est joli. Mais ça m’a l’air récent… »

Les graffitis

Léo : « Max ! Regarde comme on voit bien la cour ! »

Max : « Ah oui… »

La cour du château

Boris : « C’est quoi l’entrée au milieu de la cour ? »

Le chevalier : « C’est le cellier où sont entreposés les vivres, les vins, les épices… à l’abri de la lumière et de la chaleur. »

Max : « On a pas vu le puits ! Il y a forcément un puits ! »

Le chevalier : « Il est dans l’épaisseur du mur, en dessous de nous. Vous êtes passés devant tout à l’heure… »

Max : « Zutalor ! On l’a pas vu ! »

Léo : « C’est pas bien grave Maxou. On en a déjà vu des puits. »

Max : « Bon, on continue ? »

Léo : « Ben oui ! On finit la visite ! »

Boris : « Rhoooo ! C’est bien de tourister au Moyen-Âge ! »

Max : « C’est comme ça avec bonome. Le matin on sait pas ce qu’on va faire. Et on peut se retrouver en Armorica à l’Ordovicien ou en Guyenne au 12ème siècle 🙂 »

Samuel : « C’est pas tout le monde qui a des journées comme celles-là 🙂 »

Max : « Encore une salle avec des armes ! »

Les petizours

Max : « Bonome, je grimpe tout là-haut ! Tu es prêt à me fotoer ? »

Le chevalier : « Max ! Fais attention ! »

Léo : « Bonome, tu sais bien qu’il s’en fiche de tes appels à la prudence ! »

Max : « Là ! Voilà ! C’est bon bonome ? Tu cadres bien l’exposition de la focale s’il te plaît ! »

Le chevalier : « Oui Maxou. »

Max : « C’est bon ? Je vais là-bas ! »

Le chevalier : « Fais attention Maxou ! »

Max : « Oui oui ! … Voilà ! Et je suis même pas tombé ! Fotoe s’il te plaît ! … Merci bonomou 🙂 »

Max avec un fléau d’arme Max avec une masse d’arme

Max : « Tu veux bien t’approcher bonomou ? »

Le chevalier : « J’arrive mon petitours. »

Max : « Je saute ! »

Le chevalier : « Max ! »

Max : « Oui bonomou ? »

Le chevalier : « Tu ne tiens pas en place toi ! »

Max : « Moi ? Je suis le plus gentil des petizours de tous les petizours ! »

Le chevalier : « Oui, après Samuel, Léo, Boris, Arthur… »

Max : « HÉ ! Ça suffit ! C’est moi le plus gentil et puis c’est tout 🙂 »

Léo : « Venez voir ! »

Samuel : « Pourquoi tout le monde se rassemble comme ça ? »

Boris : « A côté du machin ? »

Le chevalier : « Je comprends. Il va y avoir une démonstration du fonctionnement du trébuchet. »

Max : « Le trébuchet ? C’est le gros machin le trébuchet ? »

Le chevalier : « Oui Max. On dit parfois une bricole aussi. »

Max : « Et ça sert à quoi ? »

Léo : « On va bien voir ! »

Les petizours

Max : « Le monsieur a mis un ballon dans une poche. »

Léo : « Je pense qu’en vrai c’était une pierre… »

Samuel : « Je comprends ! C’est une arme de jet à contrepoids ! »

Max : « C’est pour casser les remparts ? »

Le chevalier : « Oui Max. »

Max : « D’accord. Dis bonome, tu peux nous expliquer le siège d’un château s’il te plaît ? L’attaque, la défense… Tout ça quoi ! »

Le chevalier : « Tout ça 🙂 La technique d’attaque est assez simple. L’attaquant fait le siège du château. Il s’installe et attend. »

Max : « Et les assiégés meurent de soif ou de faim… »

Léo : « Sauf si ils ont un puits et des réserves de nourriture… »

Max : « Les réserves sont pas inépuisables Léo. »

Léo : « Celles de l’assiégeant non plus… »

Samuel : « Alors c’est celui qui a le plus de réserves qui gagne. »

Le chevalier : « Pas forcément. L’assiégeant peut forcer les choses avec ses armes de guerres. »

Boris : « Celles qu’on voit en bas ? »

Le chevalier : « Oui. »

Max : « Alors on va voir ! »

Le chevalier : « Pochage ! »

Max : « Petizours, formez les binomes ! »

Léo : « Binomes formés chef Max ! »

Max : « Petizours, pochage ! »

Samuel : « Petizours pochés ! »

Max : « Bonome, tu peux nous mener aux armes de siège ? »

Le chevalier : « Le chevalier aux longues pattes s’exécute chef Max ! »

Le camp des assiégeants

Max : « On va visiter le camp des assiégeants ? »

Le chevalier : « Nous pourrons en faire le tour, oui. »

Max : « Tu nous parles des machines de guerre s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Là il y a des trébuchets… »

Les trébuchets

Max : « Oui, on a vu comment ça marche. C’est avec un contrepoids. Il y a d’autres armes de jet ? »

Le chevalier : « Oui Max. Il y a la catapulte. Avec son puissant bras articulé par un système de tendeurs, elle permet d’envoyer des pierres dans les murailles pour les faire tomber. On peut également envoyer des projectiles enflammés pour mettre le feu au château. Ensuite il y a la baliste qui fonctionne également grâce à un système de ressort, comme une gigantesque arbalète. Elle peut envoyer des rondins de bois pour défoncer les portes du château ou des grandes flèches. C’est une arme très précise»

Samuel : « Avec pareilles armes, la guerre devient impossible… »

Le chevalier : « Même pas 🙂 Une autre technique fréquemment utilisée est la sape. Des soldats spécialisés, les sapeurs, creusent un tunnel sous les remparts. Ensuite ils le bourrent de fagots et mettent le feu. Si tout se passe comme prévu une brèche apparaît dans la muraille. »

Max : « C’est vrai que les défenseurs jettent de l’huile brûlante du haut des remparts ? »

Le chevalier : « De l’huile ? Non max ! L’huile est trop chère et trop précieuse ! Non, ils peuvent jeter de la chaux vive ou du sable brûlant. Mais pas de l’huile ! »

Max : « De la chaux vive ou du sable brûlant ! Ça doit pas être agréable ça oulala ! »

Léo : « Max, le but de la guerre est pas d’être agréable avec l’adversaire, tu sais bien. »

Max : « C’était un euphémisme mon cher Léo 🙂 »

Samuel : « Bon, on a tout vu alors ? »

Le chevalier : « Oui mon petitours. »

Max : « Zutalor ! Ça veut dire que c’est fini la visite ! »

Léo : « On va devoir rentrer ! »

Max : « Pfff !!! »

Le chevalier : « Nous pouvons rester un peu si vous voulez. »

Max : « Toi, tu veux encore te caféiner 🙂 »

On est donc retournés à la taverne du château. Bonome s’est caféiné calmement et nous on a chahuté sur la table. Du chahut on est passés à la bagarre pour de rire. Bonome nous a même pas grondés 🙂 Après la bagarre on est rentrés vraiment. Comme d’habitude on a dormi dans la poche. Mais on a pas rêvé de zoisos. On a rêvé du Moyen-Âge 🙂

Le drapeau de Saintonge

Le soir Boris voulait étudier. Mais pour une fois Léo avait pas envie. C’est Samuel qui s’est donc occupé de Boris. Notre petit Sam. Il a l’air discret comme ça mais il est partout 🙂 Pour la bagarre, les pirateries, l’étude…

Après, bonome a voulu me parler…

Le chevalier : « Max, demain nous allons dire au revoir à la mer. »

Max : « Les vacances sont finies ? »

Le chevalier : « Tu sais bien que nous ne pouvons pas rester ici éternellement. »

Max : « Oui, je sais. Et Boris ? Il vient avec nous Boris ? »

Le chevalier : « Oui Maxou. Il va rester encore quelque temps pour sa formation. »

Max : « Chouette ! Bon, on va où pour dire au revoir à la mer ? »

Le chevalier : « C’est la question que je voulais te poser. »

Max : « On est pas allés Là Où Les Cailloux Sont Tout Cassés. On pourrait aller là-bas et fossiler un peu. Petit Sam et Léo aiment beaucoup fossiler et on montrerait à Boris. »

Le chevalier : « D’accord Maxou. »

Max : « Dis, avant de dire au revoir à la mer, tu voudrais bien nous emmener là où on a vu la cabane que tu veux pas retaper s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Tu veux évaluer les travaux à faire ? »

Max : « Non, je voudrais dire au revoir aux bihoreaux. »

Le chevalier : « Si nous les voyons… »

Max : « Si nous les voyons ? Ça veut dire que tu es d’accord ? »

Le chevalier : « Bien sûr Maxou. »

Max : « Merci mon bonome. On dit rien aux cousins. Ce sera la surprise demain. En parlant des cousins, on les entend plus, là. Ils se sont endormis je pense. »

Bonome est allé voir et ils dormaient bien tous les trois dans le lit. Alors on est restés que tous les deux. Et c’était bien:)

Voilà Princesse. Aujourd’hui bonome nous a emmenés au 12ème siècle 🙂

Je t’embrasse Princesse et j’espère que tu vas bien.

Continuer la promenade

10 réflexions au sujet de « 164 – Le Château des Angles »

  1. Bonjour Arthur,
    Toi aussi tu as donné des tas d’explications avec les liens que tu as mis dans les commentaires. Alors on a pas parlé de tout ça. On a laissé la possibilité aux lecteurs de cliquer sur tes liens ou pas 🙂
    Et j’ai même pas un mauvais foie !!!
    Gratouillis à toi et à Brindille de la part de la tribu des petizours de bonome.

  2. Hello les petizours!

    Encore bravo au grand chevalier pour toutes ses explications, notamment sa description de la symbolique verticale des aliments et l’hommage vassalique on apprend tant de choses grâce à lui 🙂 et qu’est ce qu’on rigole bien avec les interprétations de l’histoire par Max! Il est parfois ronchon et a un mauvais foie mais il a un vrai talent de conteur, plein d’humour et plein d’imagination ! 😀

    gratouillis à tous et bises de Brindille au grand chevalier non scolopacidé 🙂

    Arthur

  3. Bonjour Coquelicot, bonjour Arthur,
    On va arrêter de parler de ce beau château dans les commentaires. Vous allez être patients et je vous expliquerai tout plus tard. Mais vraiment tout. Dans un article interminable comme les explications de bonome.
    A bientôt 🙂

  4. Bonjour Max, et bonjour Coquelicot !
    Max a raison, tu es très observatrice, Coquelicot 🙂
    Je ne suis qu’un petitours, mais j’aimerais bien te connaître 🙂
    J’ai enquêté sur le château et j’ai lu des choses sur sa forme -mais Max doit le savoir- et sur le nom des Lusignan, bâtisseurs du château.
    Le château rond est bâti comme d’autres en Grande Bretagne : les grands bretons appellent ça un « shell keep » (shell = coquillage)
    Et le nom de Lusignan viendrait de la fée Mélusine qui leur a accordé sa protection durant la construction du château. On l’appelait Mélusine ou « Mère Lusigne », d’où découlerait Lusignan 🙂
    http://www.montmartre-secret.com/2016/09/chateau-de-saint-jean-d-angle-charente-maritime-melusine.html
    Et Aliénor d’Aquitaine, la double reine, ben elle est passée par là, comme plein d’autres, car les marais salants, c’était une drôle de richesse à l’époque, et tout le monde se battait pour les posséder ! Ah les zoms ! 🙁
    Les petizours et Coquelicot, je vous serre la patte amicalement 🙂 Et bonjour au grand chevalier pas scolopacidé 🙂
    Arthur

  5. Ben oui zutalor ! Mais tu avais drôlement bien observé 🙂
    Je me rends compte que j’ai pas du tout parlé de Boris. Il a fait long voyage pour venir nous voir oulala ! Mais après il va retourner chez lui tout là-bas, en Russie. Je sais pas comment il va faire parce qu’il a demandé qu’on lui coupe son fil sur la tête. Il peut plus être porte-clés maintenant. Mais c’est un baroudeur cousin Boris et il va se débrouiller. Tu as vu, il a une pièce sur le front 🙂 Mais il a pas de chapka. Il l’a laissée chez lui. C’est pour l’hiver la chapka. J’aimerai bien te voir avec la tienne 🙂
    Je suis pressé de te raconter son arrivée mais j’en suis qu’ aux vacances de la toussaint de l’an III. Pfff ! Et là bonome a fait des milliers de fotos et on a même pas fini de les trier… mais on a vu des beaux zoisos 🙂 Et toi, tu as vu des zoisos ? Des beaux zanimos ? Ou alors tu touristes ? C’est bien aussi de tourister parfois 🙂
    Bon je te laisse, j’ai des tas de choses de petitours à faire…
    Profite bien de tes vacances et à bientôt 🙂

  6. Votre Sublimité :),
    Tu dis des erreurs mais ça arrive de dire des erreurs 🙂
    Le blason que tu as finement observé est pas celui de Normandie. Il est formé d’un unique champs de gueules avec trois lions d’or armés et lampassés d’azur. C’est donc celui de l’Angleterre. La dame qui nous regarde sur l’une des fotos est Aliénor d’Aquitaine qui a été reine de France puis d’Angleterre. Je sais pas ce qu’elle fait dans ce château. Je vais enquêter 🙂
    Tu observes bien dis donc. Toi aussi tu as des superzieux 🙂
    Ps : on est allés en Normandie en février et ça nous a beaucoup plus.
    A bientôt 🙂

  7. Salut les petizours, bonjour Chevalier !
    Chouette alors, vous êtes allés en Charentmaritimie !
    Je les ai vu les belles photos du château 🙂 c’est un château de Normandie d’après le drapeau aux trois léopards 🙂 j’aime beaucoup la Normandie moi, c’est une très belle région, sans doute l’une de mes préférées. J’y vais quand je le peux. Amusez-vous bien à la montagne, mais tâchez de ne pas trop fatiguer le Chevalier 😉 Vous savez, j’ai toujours préféré aller à la montagne qu’aller à la plage 🙂
    À ce que je vois Boris est arrivé ! Привет Борис 🙂 Je crois savoir que le Chevalier parle un peu Russe, il vous traduira peut être. De mon côté je ne connais que les formules de politesse, et je baragouine quelques mots. C’est déjà ça 🙂 Ça va aller le voyage n’a pas été trop long ? C’est un grand petitours Boris 🙂 Et il a un beau t-shirt. « I love Russia » 🙂 Mais, il lui manque une chapka (et oui, même si nous sommes en fin juillet et qu’il fait chaud il lui faut une chapka 🙂 ) j’aimerais bien lui prêter la mienne mais j’ai bien peur qu’elle ne soit trop grande pour lui, elle me vient tout droit de son pays 🙂 J’espère que le Chevalier ira mieux, mais comme je te fais confiance Max, je ne m’inquiète pas. Enfin pas trop 🙂

  8. Bonjour Coquelicot, votre sublimité 🙂
    Je suis content d’avoir de tes nouvelles et je me réjouis de voir que tu vas bien et ton amie aussi.
    C’est vrai que les jours défilent à vitesse surprenante. Mais bonome nous gâte. Il nous a emmenés en Charentmaritimie voir des beaux zoisos. On a vu des bihoreaux gris 🙂 Et aujourd’hui on est allés visiter un beau château. J’ai mis quelque fotos. Avec cousin Boris 🙂 Dis moi quand tu les auras vues. J’enlèverai l’article.
    Après on va aller à la montagne ! Tu te rends compte ! On va voir le Mont-Blanc ! Mais on va pas tout l’escalader. C’est trop haut pour des petizours.
    Voilà, nous on va bien. Bonome, lui, a mal au dos. Les docteurs arrivent pas à le soigner alors il se débrouille tout seul. Comme d’habitude. Mais ça va. T’inquiète pas.
    Et tu sais Coquelicot, ça me dérange pas que tu parles de toi 🙂
    Voilà pour les nouvelles.
    A bientôt 🙂

  9. Salutations vos magnificences, bonjour Chevalier !
    Je dois dire que je vais plutôt bien. Les vacances se passent plutôt bien elles aussi, malgré que les jours défilent à une vitesse surprenante. C’est comme ça, on y peut rien.
    Il y a beaucoup de belles choses à faire cet été… Mais bon bref je m’éloigne un peu. Et puis, assez parlé de moi !
    En ce qui concerne ma chère amie,
    elle se porte très bien et a vite repris des forces. Je pense que le soutien apporté par ses proches l’a beaucoup aidé à se rétablir. Vous n’avez plus de soucis à vous faire.
    Et vous mes charmants petizours, comment se passent vos vacances ? Et comment allez-vous ? Profitez bien de votre bonome il n’a pas de copies à corriger en ce moment 😉 d’ailleurs comment va-t-il ?
    À bientôt j’espère,
    Coquelicot.

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