160-1 En bord de mer…

Samedi 22 Juillet, An IV

Le chevalier prend un café dans la cabane tandis que Léo, Samuel et Boris sont dans le jardin…

Max : « Bonjour bonome, je peux te parler ou il faut que j’attende que tu te sois caféiné ? »

Le chevalier : « Bonjour Maxou. Tu peux me parler 🙂 »

Max : « Boris apprend vite même si il semble inquiet de pas tout retenir. C’est un petitours naturaliste et il va devoir former d’autres petizours. Il lui faudrait un sacado. »

Le chevalier : « Je m’y attendais. »

Max : « On pourrait aller à l’échoppe de sacados aujourd’hui puis lui offrir. Ça l’encouragerait et ça le rassurerait sur ses compétences. »

Le chevalier : « Oui Maxou. »

Max : « Tu veux bien ? »

Le chevalier : « Bien sûr. Mais je pensais aller me promener en bord de mer aujourd’hui. »

Max : « Tu voulais aller où ? »

Le chevalier : « Je ne sais pas trop… En face de l’Île Où On va à Pieds… Après Là Où Les Cailloux Sont Tout Cassés… »

Max : « On a déjà vu de beaux zoisos là-bas. C’est sur le chemin du Royaume des Chevaliers ça. On pourrait y aller après. C’est pas pour inspecter vraiment mais c’est là que tu m’as offert mon sacado. C’est symbolique comme lieu. »

Le chevalier : « D’accord Maxou. Nous irons. Où sont mes autres petizours ? »

Léo, Samuel et Boris arrivent en courant.

Léo : « Bonome ! Bonome ! Viens voir ! Il y a des jeunes merles dans le jardin ! »

Le chevalier : « Vous étiez dans le jardin ? »

Léo : « Oui, mais nounette nous surveillait. On lui a présenté Boris. Il a osé lui gratouiller le front et elle a ronronné. Viens voir les jeunes merles ! »

Max : « Prends ton appareil bonome. »

Léo : « Viens, il est par là… »

Samuel : « Il y en a un autre dans le figuier… »

Léo : « Quand on les a vus ils agitaient les ailes en piaillant pour demander du manger à leurs parents… »

Le chevalier : « Il y a donc eu nidification d’un couple de merles dans le jardin. C’est une bonne nouvelle. Nous essaierons de compter les petits. »

Samuel : « J’ai aussi entendu des jeunes mésanges charbonnières demander du manger à leurs parents. »

Le chevalier : « Encore un nidification réussie ! Nous enquêterons plus tard. Pour le moment que diriez-vous d’aller en bord de mer ? »

Léo : « On va voir la mer ? »

Le chevalier : « Oui, nous n’y sommes pas encore allés depuis l’arrivée de Boris. »

Léo : « Мы идем к морю Борис ! »

Boris : « J’ai jamais vu la mer… »

Max : « Ben, en Charentmaritimie c’est un peu étrange la mer. A marée basse elle est pas là la mer. Il y a que la vase. Et puis l’eau contient beaucoup d’argiles en suspension alors c’est pas une belle mer. Mais c’est beau quand même. »

Léo : « C’est mieux en Bretagne… »

Max : « Léo, tu fais pas la nostalgie bretonne s’il te plaît ! Bon, on file se préparer. La mer nous attend ! »

Plus tard…

Max : « Ben voilà, c’est bien ce que je disais. Elle est pas là la mer… »

Léo : « Bonome, c’est quoi la marée ? »

Le chevalier : « Montante. »

Léo : « Alors si on attend un peu il va y avoir de l’eau dans la mer. »

Samuel : « On pourrait marcher calmement en zoisotant. »

Le chevalier : « Vous ne préférez pas pocher ? »

Max : « Tu as prévu de beaucoup marcher ? »

Le chevalier : « Je ne sais pas… »

Max : « J’ai une idée ! On cavale sur les rochers de la digue jusque là-bas. Comme ça on se dégourdit les pattes et on chahute. Et après on verra. »

Le chevalier : « Vous allez être sages ? »

Max : « Ben non. C’est pas drôle d’être sage. On va chahuter, se courir après… »

Le chevalier : « Faire les juvéniles 🙂 »

Léo : « Ben c’est normal puisqu’on est des juvéniles 🙂 »

Max : « Tu viens Boris, on va courir partout 🙂 »

Boris : « C’est qui ce zoiso ? »

Max : « Ah, ça c’est la spécialité de Léo. »

Samuel : « Cousin Léo aime beaucoup ces zoisos. »

Léo : « J’aime tous les zoisos. Mais les Laridés… »

Boris : « Tu m’expliques Léo ? »

Léo : « Les Laridés… C’est la famille de la mouette. On en verra après. Là, c’est un goéland brun, Larus fuscus. On connaît plusieurs espèces de goélands. Il faut faire attention et observer la couleur des ailes et celle des pattes. Là, les ailes sont gris un peu foncé. Et les pattes sont jaunes. C’est pour ça que je dis que c’est un goéland brun. »

Samuel : « Il y a une mouette. »

Max : « On a déjà vu des mouettes qui rigolent. »

Boris : « Oui, les mouettes rieuses. »

Léo : « Les Laridés se ressemblent tous beaucoup. Après, il faut les étudier pour par les confondre. »

Max : « Moi j’ai eu un peu de mal avec les goélands. Les pattes jaunes ou roses, les ailes foncées ou claires… Mais tu vas y arriver Boris. »

Samuel : « Le premier arrivé là-bas a gagné ! »

Max : « Hééé ! Mais il est parti avant le signal ! »

Léo : « Moi aussi ! Viens Boris ! »

Max : « Tricheurs ! On a pas dit de partir ! Bonome ! Ils trichent ! »

Le chevalier : « Saute dans mes bras Maxou ! »

Max : « Qu’est ce que… »

Le chevalier : « Saute ! »

Le chevalier se met à courir vers là-bas…

Max : « Preums ! »

Léo : « Tu as triché ! »

Max : « Non j’ai pas triché ! On a pas dit qu’on pouvait pas y aller en bonome ! »

Léo : « On devait courir ! »

Max : « Bonome a couru ! »

Léo : « Oui mais il a des grandes pattes lui ! »

Max : « Et c’est vous les tricheurs ! On avait même pas donné le signal du départ ! »

Le chevalier : « Vous avez tous gagné. »

Léo : « Quoi ? »

Le chevalier : « Vous avez tous gagné ! Vous vouliez courir partout. Vous avez couru partout. »

Léo : « C’est pas faux. »

Samuel : « Je suis arrivé dernier mais j’ai gagné ? »

Léo : « Ben oui. Bonome a raison. On voulait courir sur les rochers. »

Boris : « On s’en fiche de la course. »

Samuel : « Alors j’ai gagné aussi ! Toi aussi cousin Max. »

Max : « Ben oui. C’est moi qui suis arrivé le premier. »

Léo : « Oui, mais toi tu as bonomé 🙂 Tu as même pas couru. »

Boris : « Alors tu as perdu Max. Puisqu’on voulait courir. Toi tu as pas couru. »

Samuel : « On s’en fiche de gagner. Bon, on zoisote ? »

Léo : « Asseyez-vous. Toi aussi bonome. »

Max : « Léo donne des ordres ? »

Samuel : « Ben moi j’obéis. »

Boris : « Moi aussi. »

Léo : « Bougez plus trop… »

Le chevalier : « Tu as vu quelque chose toi 🙂 »

Léo : « Il y a une famille de rougequeue noir. Là, c’est un adulte… »

Samuel : « Le rougequeue noir s’appelle Phoenicurus ochruros et c’est un Muscicapidés. »

Max : « Il est presque noir mais sa queue est pas vraiment rouge. Elle est plutôt orange. On en a chez nous. On les voit de la chambre, ou de la cuisine. Il chante le matin et le soir en se plaçant toujours sur le point le plus haut du secteur. »

Léo : « Le mâle est plus foncé que la femelle. »

Boris : « On voit le mâle alors ? »

Léo : « Je pense, oui. »

Samuel : « Cousin Léo, tu as parlé d’une famille. Ils sont où les petits ? »

Léo : « Il y en a un là… »

Léo : « Un autre là… »

Léo : « Et un troisième… »

Boris : « Ils ressemblent beaucoup au mâle adulte. Comment tu sais que ce sont des petits ? »

Léo : « Leur plumage me chiffonne… Dans le beau livre de Max ils sont représentés plus marron que noir… Mais c’est forcément la nature qui a raison, pas le livre. Comment je sais que ce sont des petits ? Observez bien leur bec. La commissure surtout. Vous voyez ? C’est jaune et ça dépasse un peu. Quand les petits sont tout petits, ils ont un énorme bec presque plus large qu’eux. Et quand ils piaillent pour avoir du manger ils l’ouvrent en grand, comme ça. Petit à petit leur bec paraît moins large à la base. Peut-être qu’il l’est vraiment. Je me rend pas compte. »

Samuel : « Une famille de rougequeue… La chaaaance ! »

Max : « On en voit souvent ici. »

Léo : « Oui, mais c’est normal. Ils nichent dans les rochers. Il y a les rochers de la digue et les rochers de Là Où Les Cailloux Sont Tout Cassés. C’est pas loin à vol de zoisos. »

Max : « Bonome, la mer monte. Si on allait de l’autre côté du bassin d’eau de mer on la verrait sûrement. »

Le chevalier : « Alors allons-y… »

Quelques minutes plus tard…

Le chevalier : « Nous y voilà… »

Max : « On s’installe ! »

Léo : « Le vent souffle un peu… »

Samuel : « C’est notre ami le vent 🙂 »

Boris : « Le vent est votre ami ? »

Max : « Oui Boris. Installe toi confortablement. Bonome, donne notre pochette pour que Boris soit bien assis… Merci bonome. Tu es bien Boris ? »

Boris : « Très bien. Merci beaucoup. »

Max : « Bien, alors on va faire silence. Mais avant il faut qu’on te présente. Le vent, voilà cousin Boris. Tu le connais déjà. Je suis sûr que tu l’as bien observé. »

Léo : « Il aime beaucoup les zoisos. »

Samuel : « Mais il a peur de pas tout retenir. »

Max : « Tu peux dire bonjour au vent Boris. »

Boris : « Bonjour le vent. »

Max : « Bien, alors on peut faire silence maintenant. Écoute bien Boris. »

On a fait silence tous les quatre. Bonome s’est éloignés pour nous fotoer avant de revenir avec nous. Pendant ce temps, le vent, le petit vent du jour, nous caressait le visage. J’aime beaucoup moi quand le petit vent nous caresse le visage. Puis, quand bonome est revenu, le vent nous a salués gentiment. Boris en croyait pas ses oreilles 🙂 Il savait pas que le vent pouvait parler. Il savait surtout pas qu’on pouvait l’écouter. Le vent s’en est rendu compte et ça l’a amusé. Alors il a fait de toutes petites bourrasques pour nous renverser. Léo, Samuel et moi on s’y attendait. Mais pas Boris. Poum le Boris ! Et puis après le vent nous a raconté des histoires. Des histoire du vent, de celles qu’on peut pas répéter. Après ça, on est plus pareils. Boris ça l’a changé d’un coup d’écouter le vent. Puis Léo a demandé des nouvelles de Tante Yvonne. Elle a complètement changé d’époque Tante Yvonne. Elle a décidé d’aller dans le bassin Apulien de l’océan Téthys sur son beau bateau et avec Chien. On a pas compris quand le vent nous a dit ça. On a demandé à bonome plus tard et je t’expliquerai Princesse. Mais pas maintenant. Tu te doutes qu’avant de terminer notre pause avec notre ami on lui a demandé de faire une bourrasque pour dépeigner Tante Yvonne, pour qu’elle voit qu’on pense à elle. On a pas eu la présence d’esprit de demander au vent de lui parler de Boris. Mais on est sûrs qu’il le fera. Voilà. Après ça le vent nous a dit au revoir. Mais c’est pas un vrai au revoir. Parce qu’il nous accompagne partout, toujours et en tout lieu.

Max : « Bon, le vent nous a raconté des histoires, on a pris des nouvelles de Tante Yvonne… On va où maintenant bonome ? »

Le chevalier : « Je ne sais… J’ai envie d’aller voir une plage sauvage… »

Léo (à Max) : « Il redevient sauvage ? »

Max (à Léo) : « Je sais pas. On le surveille. »

Léo (à Max) : « C’est plus prudent. »

Max : « Bonome, on est d’accord pour la plage sauvage ! »

Le chevalier : « Alors allons-y ! »

Plus tard…

Max : « Bonome, à marée haute on va pas voir de zoisos… Ils vont sur l’estran les zoisos et à marée haute il y a plus d’estran. »

Le chevalier : « Je ne peux rien faire contre la marée mon petitours. »

Max : « Qu’est ce qu’on va faire alors ? »

Léo : « On pourrait faire la botanique ! »

Max : « La botanique de la plage ? Il y a la plage en Grande Russie ? »

Le chevalier : « Un peu… Mais ce n’est pas la spécialité locale. »

Max : « Ben oui… Boris, prends pas mal ce que je vais dire mais c’était pas forcément une bonne idée de venir te former ici. »

Boris : « Pourquoi Max ? »

Max : « Ben… La Grande Russie c’est pas comme ici. On connaît pas la steppe, la toundra et tout ça nous. »

Léo : « En plus, en Charentmaritimie on va beaucoup en bord de mer… »

Samuel : « Mais on est contents de te voir quand même cousin Boris. »

Max : « Nous voici au pied de la dune. Bonome m’a déjà expliqué. »Max : « Alors… Il y a des petites plantes qui poussent là. A la limite des hautes mers de grandes marée. C’est pas un milieu facile. C’est tout sec ! Quand il pleut, l’eau s’infiltre vite dans le sable et les embruns salés dessèchent aussi… »

Boris : « C’est quoi les embruns ? »

Léo : « Le vent emporte de très fines gouttes d’eau salée qu’ils prend dans les vagues. C’est ça les embruns. »

Boris : « Et ça assèche ? »

Samuel : « Cousin Boris, tout à l’heure le vent nous caressait le visage. Mais il nous apportait des embruns également. Tu as pas l’impression d’avoir la peau du visage toute sèche ? »

Boris : « Si, un peu. »

Max : « Et oui ! Il y a donc peu de plantes qui supportent ces conditions. Venez, je vais vous en montrer quelques unes… Là, celle-ci… »

Max : « C’est un ami végéto de bonome, le… Zutalor ! J’ai oublié son nom ! »

Le chevalier : « Honckenya peploides, Caryophyllacées. »

Max : « C’est ça ! Bravo bonome ! Elle forme comme une banquette. C’est une plante pionnière. Il faut en prendre soin parce qu’elle fixe le sable et donc la dune peut exister. »

Samuel : « Comment elle fixe le sable cousin Max ? »

Max : « Par sa simple présence ! Le sable, qui est déplacé par le vent, est arrêté par cette plante et s’accumule. Ça fait un petit tas. La plante pousse au dessus du sable et ça recommence. Mais c’est pas cette plante à elle seule qui fait la dune. Elle est trop petite. »

Samuel : « C’est une plante de petitours 🙂 »

Léo : « Elle survivrait pas dans la cabane. »

Max : « Venez, je vais vous montrer d’autres plantes… »

Max : « C’est la dune embryonnaire 🙂 On voit… le chiendent des sables, Elymus farctus, Poacées… L’euphorbe maritime, Euphorbia paralias, Euphorbiacées… Le panicaut maritime, Eryngium maritimum, Apiacées… Et une autre Apiacée… Je me souviens plus… Bonome, c’est toi qui m’avais dit, un jour que je gravais mon blog… Inu… »

Le chevalier : « L’inule faux-criste ? Non Maxou. C’est une Astéracée qui vit sur les rochers. »

Max : « Ah oui ! C’était sur l’Île ! C’est quoi cette Apiacée alors ? »

Le chevalier : « La criste marine, Crithmum maritimum, Apiacées. »

Max : « D’accord. Je note dans ma tête 🙂 Il en manque une… »

Samuel : « Il en manque une ? »

Max : « Oui, venez, il faut la trouver… »

Boris : « Max connaît bien la dune. »

Léo : « Bonome lui a fait découvrir la dune lors de sa première sortie à la mer. Ça fait partie de ses très bons souvenirs. »

Samuel : « Il était seul avec son bonome à l’époque. »

Max : « Je vous entends ! »

Léo : « Tu aimais bien être seul avec ton bonome. »

Max : « Oui, mais j’aime bien être avec mes cousins. C’est pas pareil. Mais c’est bien quand même 🙂 La voilà ! »

Max : « C’est le liseron des dunes, ou liseron soldanelle, Calystegia soldanella, Convolvulacées. On voit pas ses fleurs parce qu’il fleurit très tôt au printemps. Bonome, tu peux fotoer le panicaut maritime s’il te plaît. »

Le chevalier : « Bien sûr Maxou. »

Max : « C’est parce que j’aime beaucoup cette plante même si elle pique les fesses. Le Conservatoire du Littoral l’a choisie comme emblème. »

Boris : « Tu en connais des choses Max. »

Max : « C’est grâce à bonome. Il m’a bien formé 🙂 »

Léo : « On traverse la dune ? »

Max : « Si tu veux Léo. »

Samuel : « Les cousins, regardez ! »

Max : « Un zoiso étourdi a oublié sa tête ! »

Léo : « Il a plus toute sa tête. »

Samuel : « C’est une tête de piaf 🙂 »

Boris : « Il doit aller moins bien maintenant. »

Max : « Bonome, tu sais à qui appartenait ce crâne ? »

Le chevalier : « Je dirais que c’est un crâne de mouette. »

Max : « Je peux le prendre pour ma collection ? »

Léo (à Boris) : « Il va y avoir un débat sur la collection de Maxou. »

Le chevalier : « Tu peux le prendre mais ne parle pas de collection Max. Je t’ai déjà expliqué qu’une collection doit être classée ! »

Max : « Et moi je t’ai déjà dit que j’ai pas le temps ! »

Le chevalier : « Alors ne parle pas de collection ! »

Max : « Ça en sera une un jour ! Si tu m’aidais… Avec tout ce que j’ai fait pour toi ! »

Léo (à Boris) : « La mauvaise foi ! Un grand classique de Max 🙂 »

Le chevalier : « Bien. D’accord. Je renonce. Mets ce crâne dans mon sac et on avance. »

Max : « Je peux pas. Je suis trop petit. »

Samuel : « On va t’aider cousin Max. »

Le chevalier : « Non, je m’en occupe… Voilà. Pochez vous ! »

Léo : « C’est parti ! »

Max : « Boris, plus on s’éloigne de la mer, plus la végétation est importante. Il faut pas confondre flore et végétation. La flore est l’ensemble des espèces de végétos en un lieu alors que la végétation est l’ensemble des végétos. La végétation c’est un peu le volume de végétos. Quand on avance dans la dune, on voit bien qu’il y a plus de végétos. »

Max : « Au sol il y a de la mousse. Mais je connais pas les mousses. »

Max : « Et puis il y a cette jolie plante à fleurs. Je l’aime beaucoup celle-là. Sentez là ! »

Boris : « Elle sent bon ! »

Max : « C’est l’odeur de la plage 🙂 Et elle aussi, elle évoque la plage 🙂 »

Max : « Lagurus ovatus, Poacées. Le lagure ovale ou queue de lapin. »

Léo : « Tu vas faire toutes les plantes de la dune ? »

Max : « Non, encore une et j’arrête. »

Samuel : « Moi j’aime bien apprendre avec cousin Max. »

Max : « Tu étudies plus souvent avec Léo petit Sam. »

Samuel : « Oui mais j’aime bien quand tu fais le guide. »

Max : « Merci petit Sam. Allez, courage ! C’est la dernière. »

Léo : « On l’a déjà vue. »

Max : « Oui, on a déjà tout vu. Alors, élève Léo, que pouvez-vous me dire de cette plante ? »

Léo : « Si on s’en approche trop, elle pique et ça fait aïe ouille ! »

Samuel : « C’est à cause de ses bractées épineuses. »

Max : « Boris, il faut qu’on t’explique les Astéracées. Chacun des machins violets que tu vois est une fleur. Il y en a beaucoup. Comme elles sont côte à côte on dit qu’elles forment un capitule. Normalement, à la base d’une fleur il y a une feuille transformée qu’on appelle bractée. Là, toutes les bractées sont réunies sous le capitule et elles sont épineuses. D’après la forme des bractées, des feuilles… je dirais que c’est la centaurée rude, Centaurea aspera. Voilà, moi j’ai fini pour la botanique de la dune. »

Léo : « On retourne à la monture ? »

Max : « Oui oui. Et après on va au Royaume des Chevaliers. »

Boris : « Mais on y est déjà allés ! »

Max : « On y va souvent. Il y a des beaux zoisos dans ce Royaume. »

Samuel : « Cousin Max avait raison. Plus on s’éloigne de la mer, plus la végétation est importante. »

Léo : « Elle est aussi de plus en plus haute. »

Boris : « Max, tu connais cette plante ? Il y en a beaucoup. Il faut la connaître. »

Max : « Cette plante… Oui, c’est vrai qu’il y en a beaucoup. Si je me souviens bien… Je me souviens plus. »

Le chevalier : « Atriplex halimus, Amaranthacées. L’arroche des sables ou arroche maritime. »

Samuel : « Vous avez vu tous les escargots ? »

Max : « J’avais déjà vu mais j’ai pas demandé. Bonome, tu fotoes et tu expliques. S’il te plaît. »

Le chevalier : « Oui Maxou. Vous êtes bien élevés. Vous dites toujours s’il te plaît. Bon, Max donne des ordres avant mais la politesse est sauve. »

Léo : « Parfois Max oublie ! »

Le chevalier : « Et c’est toi qui l’ajoutes mon Léo. Je sais. »

Max : « C’est que, porté par mon enthousiame, j’oublie les politesses. »

Le chevalier : « Je sais aussi Maxou. Bien, revenons à nos escargots. D’abord les fotos… »

Le chevalier : « Si je ne dis pas d’erreur, ces escargots appartiennent à l’espèce Euparypha pisana de la famille des Hélicidés. »

Samuel : « Qu’est ce qu’ils font là ? »

Le chevalier : « Ils fuient le sol surchauffé. Ce sont des phytophages nocturnes. La nuit ils se nourrissent de feuilles d’Apiacées, de Fabacées… Pendant la journée la température au sol est trop élevée alors ils grimpent sur le premier support vertical qu’ils trouvent et se réfugient dans leur coquille. »

Max : « On en voit souvent en bord de mer. »

Le chevalier : « Ils sont assez fréquent de la Méditerranée aux Pays-Bas… Cette espèce apprécie les dunes constituées de sables coquilliers. »

Boris : « C’est quoi un sable coquillier ? »

Max : « Un sable riche en morceaux de coquilles. Souvenez-vous tout à l’heure au niveau de la dune embryonnaire. Il y avait des tas de coquilles. »

Léo : « Je suppose que ces escargots ont besoin de calcaire pour faire leur coquille. »

Le chevalier : « Tu supposes bien mon Léo. »

Max : « Bon, on a bien étudié la dune. Si on y allait ? »

Léo : « Mon cher Maxou, tu m’as l’air bien pressé d’y aller à ce Royaume 🙂 »

Max : « Ça te rappelle des souvenirs ? »

Léo : « Oui 🙂 On y va ! »

Samuel : « Attendez ! Regardez les feuilles ! C’est bôôôô ! »

Max : « Sam le brodé voit toujours quelque chose ! »

Boris : « Et il trouve tout beau 🙂 »

Max : « Ah, Boris, il faut savoir que les petizours ça a beaucoup de beauté dans les yeux. »

Boris : « De la beauté dans les yeux ? »

Max : « Philoléo t’expliquera tout ça ce soir. Mais sache que la beauté est dans l’œil de celui qui regarde. »

Boris : « Ça veut dire que c’est celui qui regarde qui trouve que c’est beau ? »

Léo : « Oui, on dit que la beauté est subjective. Elle dépend du sujet de l’observation. Pas de son objet. Nous, les petizours, on trouve que la nature est très belle. »

Boris : « C’est pas tout le monde qui trouve que la nature est très belle ? »

Max : « Ben non. Malheureusement… »

Samuel : « Chevalier, tu veux bien m’expliquer les feuilles pendant que les cousins philosophent ? S’il te plaît. »

Le chevalier : « Je veux bien. Ce sont des feuilles du panicaut. Quand la feuille tombe, son limbe est dévoré par tout une escouade d’Arthropodes, de vers, de Gastéropodes… En fait, la végétation de la dune renferme de très nombreux animaux de petites tailles. On les voit difficilement. Certains sont inféodés à la dune, d’autres à une ou quelques espèces de la dune… Revenons à la feuille. Le limbe est dévoré mais pas les nervures. Elles mettent très longtemps à être décomposées. »

Samuel : « Ça fait comme un fantôme de feuille… »

Max : « Un jour on en ramassera. Je suis sûr qu’on peut en faire quelque chose de ces fantômes de feuilles… Allez ! On avance ! »

Léo : « On fotoe la cisticole avant ! »

Léo : « La cisticole des joncs… Cisticola juncidis, Cisticolidés. Elle aime les milieux humides comme les marais. Il y a des mares un peu plus loin. Elle se nourrit surtout d’insectes. Il y en a beaucoup dans la dune d’après ce qu’à dit bonome. Et il y en a aussi beaucoup autour des mares. Elle est bien ici la cisticole. »

Samuel : « Et c’est un très beau zoiso. »

Max : « Petit Sam, tu sais bien que tous les zoisos c’est un très beau zoiso 🙂 »

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