156 – Toujours le Grand Étang…

Mercredi 5 Juillet, An IV

Max : « Bonome, tu es en vacances là. »

Le chevalier : « Oui Max. »

Max : « En grandes vacances même. »

Le chevalier : « Absolument. »

Max : « Donc tu as plus de copies. »

Le chevalier : « Exact 🙂 »

Max : « Alors pourquoi on reste dans la cabane ? »

Le chevalier : « Je me repose… »

Max : « Tu te reposes… Et tu pourrais pas te reposer en prenant l’air ? »

Le chevalier : « C’est déjà un peu plus actif comme repos… »

Max : « Au Grand Étang on marche pas beaucoup. Et le chant des zoisos c’est reposant pour l’esprit. »

Le chevalier : « Je vois. »

Max : « Tu vois ? »

Le chevalier : « Oui. Il faut que je saute dans mes chaussettes et que je vous emmène au Grand Étang. »

Max : « Ben… A moins que tu veuilles y aller pieds nus. Mais je te le déconseille. Chaussettes et chaussures sont fortement recommandées. Sinon tu vas être tout blessé aux pieds. »

Le chevalier : « Merci du conseil mon petitours. »

Max : « A ton service bonome 🙂 Bon, je préviens Samuel et Léo qu’on part dans trois minutes. »

Le chevalier : « Ah, vous partez ? »

Max : « Tu vas pas recommencer ! Tu as trois minutes pour te mettre en tenue d’inspection et préparer ton sacado. Allez, dépêche toi un peu ! SAMUEL ! LÉO ! ON RETOURNE AU GRAND ÉTANG ! DÉPART DANS TROIS MINUTES ! »

Au Grand Étang…

Max : « Bon, on jette un œil au premier observatoire mais on reste pas si on voit rien. »

Samuel : « Tu veux encore voir des passereaux cousin Max ? »

Max : « Les zoisos aquatiques on les connaît bien. La dernière fois on a pu observer les fauvettes grisettes et on a vu la fauvette des jardins. Alors peut-être qu’on en verra d’autres… »

Léo : « Regardez ! Les petits colverts ! »

Max : « Rholala ! Qu’est ce qu’ils ont grandi ! »

Léo : « Ben oui, c’est comme ça les petits. Ça grandit vite. Et après ça prend son indépendance. »

Max : « Oui ben pour le moment ils suivent sagement leur maman. »

Samuel : « Ils sont presque aussi grands qu’elle… »

Léo : « Vous pensez que ce sont les mêmes que la dernière fois ? Parce qu’il y en a moins… »

Max : « Si c’est une autre portée c’est une bonne nouvelle. Ça voudrait dire qu’il y a eu au moins deux portées. »

Samuel : « Et que les autres petits se sont pas faits dévorer… »

Léo : « Je crois qu’en moyenne il n’y a qu’un quart des petits zoisos qui atteignent l’âge adulte… »

Max : « Et les trois autres quarts ? »

Léo : « Ben… Soit ils se font manger, soit ils ont la maladie… »

Samuel : « Les portées sont de 2 à 12 oisillons. Heureusement qu’ils deviennent pas tous adultes ! »

Max : « Oui mais je vous rappelle que les populations de zoisos baissent de plus en plus. Vous lisez la presse un peu ? Je vais mettre quelques liens dans cet article… »

Baisse vertigineuse des populations d’oiseaux en France

Les oiseaux des campagnes disparaissent à vitesse grand V

Les oiseaux se cachent pour mourir

Quand la plaine regorgeait d’oiseaux

Léo : « Bon, ici on verra rien de plus. On va à l’autre observatoire ? »

Max : « On y va ! »

Le chevalier : « Attendez ! »

Max : « Qu’est ce tu as vu ? »

Le chevalier : « Regardez ! »

Max : « Une fauvette grisette ! »

Samuel : « Sylvia communis, Sylviidés. »

Léo : « Un mâle adulte… »

Max : « Si on avait découvert ce Royaume en ce moment, on l’aurait appelé le Royaume des Fauvettes 🙂 »

Léo : « Max, c’est pas nous qui baptisons les Royaumes. Le Grand Étang s’appelle le Grand Étang et c’est comme ça. »

Max : « Oui Léo. »

Léo : « Les fauvettes grisettes nous attendent au début du chemin maintenant 🙂 »

Max : « C’est prometteur… »

Léo : « Oui, mais on avance ! »

Max : « Allez bonome ! En route ! »

Le chevalier : « A tes ordres Max ! »

Max : « Toi tu peux cavaler avec tes grandes pattes. Nous on est trop petits. »

Le chevalier : « Je n’ai rien dit Maxou. Et j’aime bien quand vous pochez. »

Samuel : « J’aime bien pocher moi. »

Léo : « C’est moins fatiguant que de cavaler mais on voit pas tout. »

Max : « Je sais Léo. Mais il y a 8 minutes pour bonome entre les deux observatoires. Si on y va à pattes il faut une heure… »

Léo : « On a jamais tout fait à pattes. Un bout par ci, un bout par là… »

Max : « Un jour on est tombés sur un os 🙂 »

Léo : « Un bout d’os… »

Max : « Bonome arrête toi ! »

Le chevalier : « Pourquoi Max ? »

Max : « LÀ ! C’EST QUOI ÇA ? »

Le chevalier : « 🙂 »

Max : « C’est quoi ce machin à huit ailes ! Ça existe pas les huit ailes ! »

Léo : « Maxou… Ouvre les yeux quand tu regardes ! »

Max : « Quoi encore ? Que j’ouvre les yeux ? Mais c’est moi qui l’ai vu ce huit ailes ! Tu avais… Oui, d’accord, c’est pas un huit ailes… »

Léo : « Ben non ! »

Max : « Ce sont deux Libellulidés en plein accouplement. Je suis bête moi ! »

Samuel : « Mais non cousin Max, parfois tu es étourdi. »

Max : « N’empêche que vous l’aviez pas vu ce huit ailes 🙂 »

Léo : « C’est vrai Max. »

Max : « Il va y avoir des petites libellules 🙂 »

Léo : « Il y a pas des petites libellules. Dois-je te rappeler le cycle de vie des Odonates ? »

Samuel : « Moi je veux bien. »

Max : « Les Odonates s’accouplent de façon étrange. Elles font des cœurs, des figures bizarres tout ça parce que les testicules et l’organe copulateur du mâle sont pas côte à côte. Mais ça on reverra dans la cabane. Après la femelle pond des œufs en milieu aquatique. Elles ont des tas de façons de faire. Mais les œufs sont toujours pondus dans l’eau. Il en sort des larves aquatiques elles aussi. Elles peuvent vivre de deux à quatre ans. Et puis un jour elles grimpent le long d’un végéto et se transforment en nymphe. Dans le cocon il y a tout une transformation. C’est la métamorphose. Quand la métamorphose est terminée il y a un adulte dans le cocon. Il perce le cocon et sort. Il doit alors déplier ses ailes et les faire sécher. Après c’est un vrai adulte. Il peut se reproduire. Parce que dans la nature c’est à ça qu’on reconnaît un adulte, à sa capacité à se reproduire. Chez les Odonates les adultes vivent pas longtemps. Ils se reproduisent et après ils peuvent mourir. Mais pas toujours tout de suite. Des fois ils servent plus à rien pendant des semaines. »

Samuel : « Alors cousin Léo avait raison. Il y a pas de petites libellules. Il y a les larves mais on peut pas les voir puisqu’elles sont dans l’eau et que nous on va pas dans l’eau. »

Max : « Oulala non ! Imagine qu’on croise un brochet ! Hopla ! Plus de petitours ! Dévorés par le brochet le petitours ! »

Léo : « Cousin Max est brochéphobe 🙂 »

Max : « Tout le monde a peur des brochets Léo ! »

Léo : « Bien sûr Max 🙂 »

Samuel : « On arrive ! »

Max : « Bon, on se répartit les rôles. Il faut quelqu’un de chaque côté et quelqu’un vers l’étang ! »

Samuel : « Pas d’accord ! Si on fait ça on est tous tout seuls et c’est pas drôle ! »

Léo : « D’accord avec Sam. On reste ensemble ! »

Max : « J’avais pas pensé qu’on serait tous tout seuls… Comment on fait alors ? »

Léo : « On se balade le long de l’observatoire. Et si on veut aller vite, on saute sur bonome et il nous transfère d’un point à un autre. »

Max : « Tu veux bien bonome ? »

Le chevalier : « Oui. Ou alors vous vous installez dans la poche de ma chemise et vous me dites où vous voulez aller. »

Max : « On va avoir le mal de bonome 🙂 »

Léo : « Oui mais on est d’accord quand même 🙂 »

Le chevalier : « Alors installez vous ! »

Max : « C’est parti ! »

Le chevalier : « Commençons pas là… »

Léo : « Une petite mésange bleue ! »

Max : « Une petite ? On dirait plutôt un adulte ! »

Léo : « Pas encore tout à fait… »

Max : « Un individu sub-adulte alors ! »

Léo : « Si tu veux Maxou 🙂 »

Samuel : « Elle est partie la mésange… »

Le chevalier : « Oui… Faisons le tour de l’observatoire… Côté étang… »

Léo : « C’est qui là ? »

Max : « On dirait… Un petit gravelot ! »

Léo : « Rholala ! »

Samuel : « Un petit gravelot ? »

Léo : « Charadrius dubius, Charadriidés… Il y en a souvent ici l’été. Je suppose qu’ils nichent ici… »

Max : « On a jamais vu de petits… »

Léo : « J’aime bien quand ils courent ! Leurs pattes bougent tellement vite qu’on les voit plus et on dirait que leur corps glisse en l’air. C’est rigolo 🙂 »

Max : « Bonome, pourrais-tu le tout zoomer pour montrer à petit Sam ? »

Le chevalier : « Bien sûr. »

Samuel : « Merci chevalier 🙂 »

Max : « Et il y a une bergeronnette grise ! »

Samuel : « Motacilla alba, Motacillidés. »

Léo : « Elle aussi il faut la zoomer… »

Samuel : « On a pas parlé du vanneau huppé qui est juste derrière sur les fotos. »

Léo : « Oui, on est négligents. »

Max : « Pourtant c’est un beau zoiso le vanneau. »

Samuel : « Il migre le vanneau ? »

Léo : « Non, pas ici. En période de reproduction des couples se forment et ils vivent séparés les uns des autres. Par contre, en hiver, il y a de grands rassemblements un peu partout. Souvent, quand on vient au Grand Étang, on voit des dizaines d’individus regroupés dans les champs le long de la route. »

Max : « En Charentmaritimie aussi. »

Léo : « Il y en a presque partout en France sauf au-dessus de 2000 mètres d’altitude. »

Samuel : « Merci mes cousins… »

Max : « Bonome, on peut retourner voir les arbustes s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Allons-y… »

Léo : « Il faut être patient… »

Max : « Pas faire de mouvements brusques… »

Léo : « On attend… »

Samuel : « Pas très longtemps 🙂 »

Max : « Encore un jeune ! »

Léo : « Un étourneau cette fois ! »

Samuel : « Strunus vulgaris, Sturnidés. »

Max : « On le connaît bien l’étourneau mais on en avait jamais vu de si petit… »

Léo : « Il est mignon 🙂 »

Max : « On le reconnaît à peine. »

Léo : « Ben si ! Quand même ! Il a bien une tête d’étourneau. »

Max : « Tête de piaf ! »

Léo : « Hé ! Ho ! Tu m’insultes pas s’il te plaît ! »

Max : « Mais ! Je disais tête de piaf au zoiso ! »

Samuel : « Dites, vous chamaillez pas tous les deux ! Vous avez été sages lors des deux dernières sorties alors vous continuez ! »

Max : « Mais Sam, on est des juvéniles ! »

Léo : « Alors on chamaille ! »

Samuel : « Oui, je sais, c’est une loi de la nature, on y peut rien et tout ça. Mais je m’en fiche ! On regarde les zoisos tranquillement. »

Léo : « Oulala ! On se fait gronder par notre petit Sam ! »

Samuel : « Ça arriverait pas si vous vous teniez correctement. »

Max : « Oui Sam. Bien Sam. D’accord Sam 🙂 »

Samuel : « On retourne voir l’étang ! »

Léo : « En plus il donne des ordres à bonome ! »

Samuel : « Oups ! Pardon chevalier. Tu veux bien retourner voir l’étang s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Bien sûr Sam. »

Max : « Les fuligules ! On les avait pas remarqués tout à l’heure ! »

Léo : « Vous avez vu ! Il y avait que le mâle et la femelle est sortie de l’eau d’un coup ! »

Max : « Pourquoi il est pas tout blanc sur les côtés le mâle ? »

Léo : « Bonne question… Serait-ce le plumage d’éclipse ? En cette saison ? »

Le chevalier : « C’est probable… »

Max : « C’est compliqué tous ces plumages. Avec ceux qui partent au sud l’hiver, ceux qui viennent ici l’été… Ils muent, ils changent de plumages en grandissant… »

Léo : « C’est pas toujours facile.. Mais ça fait pas si longtemps que ça qu’on fait l’ornithologie. On va bien finir par tout connaître nous aussi Maxou. »

Max : « Ça fait deux ans que je parcours le Pays des Zoisos avec mon bonome. Tiens, on a pas fêté notre anniversaire cette année bonome. »

Le chevalier : « Non, c’est vrai. »

Max : « On s’en fiche. C’est tous les jours un anniversaire 🙂 Quoique… Si je me souviens bien j’avais eu un gros nid en chocolat rempli de chocolat… On pourrait peut-être faire une fête cette année aussi. »

Le chevalier : « Pour avoir du chocolat ? Tu es vraiment un estomac avec des pattes toi 🙂 »

Max : « Ce serait vrai si je dévorais tout ce qui me passe sous les pattes. Mais moi je suis uniquement chocolatophage. »

Léo : « Vous parlerez plus tard. J’ai entendu une fauvette grisette… »

Léo : « C’est une femelle il me semble, une femelle adulte… »

Max : « Alors on a vu le mâle, la femelle… Il manque les petits ! »

Léo : « On les verra peut-être… »

Samuel : « Un héron cendré ! »

Max : « On a plus rien à dire sur les hérons cendrés. »

Samuel : « Sauf que c’est un beau zoiso 🙂 »

Max : « Petit Sam, tous les zoisos c’est un beau zoiso. Tu sais bien. »

Samuel : « Oui cousin Max. »

Léo : « Là… Ce serait un guignette ? »

Max : « Actitis hypoleucos, Scolopacidés ? Il remue la queue ? »

Léo : « Oui. »

Max : « C’est bien un chevalier guignette. »

Samuel : « Un petit gravelot, un chevalier guignette… On se croirait un peu à la mer… »

Max : « C’est vrai ça. Dis bonome, on va pas en Charentmaritimie ? En général pendant les vacances on y va. »

Le chevalier : « Oui, je sais Max. Nous irons. Mais laissez moi quelques jours de repos. »

Léo : « En Charentmaritimie on cavale partout toute la journée, tous les jours. C’est fatiguant pour toi. »

Le chevalier : « Ça me fait du bien d’être au contact de la nature et de marcher. Mais parfois vous m’imposez des journées plutôt chargées. »

Max : « Pfff ! La mauvaise foi ! Tu veux jamais rentrer le soir ! On a pas beaucoup à insister pour rentrer à pas d’heure ! »

Léo : « C’est un peu vrai… »

Le chevalier : « Sans mes petizours naturalistes je serais probablement moins actif quand même… »

Max : « D’accord, c’est notre faute. Si tu veux bonome… »

Léo : « Vous entendez ? »

Max : « Mmmmmm… »

Samuel : « Un petit qui piaille pour avoir du manger ! »

Max : « Il est où ? »

Léo : « Là ! »

Léo : « La voilà notre petite fauvette grisette ! »

Samuel : « Tu es sûr cousin Léo ? »

Léo : « Oui oui 🙂 »

Samuel : « Comment tu sais ? »

Léo : « Il bouge pas beaucoup. On voit qu’il attend. Il a pas peur. Et son allure générale… On voit bien que c’est un petit. »

Max : « Bien, alors le mâle de tout à l’heure c’est pas le papa. Il était trop loin d’ici. Ce qui veut dire qu’il y a probablement plusieurs couples nicheurs. Et donc de nombreux petits. Encore une bonne nouvelle 🙂 »

Léo : « Maxou, tu sais bien qu’il faut se méfier. C’est bien ICI. Mais c’est peut-être pas partout comme ça. »

Max : « Je sais bien Léo. Mais au moins ici les fauvettes grisettes vont bien. C’est déjà pas mal. C’était une bonne idée de créer cet Espace Naturel Sensible… »

Léo : « Ce qui est dommage c’est que les gens d’armes interviennent pas davantage pour mettre les pêcheurs en prison… »

Max : « En prison, quand même pas ! Mais une grosse amende ! Les zoms aiment pas qu’on prenne leurs sous. »

Léo : « De toutes façons, les pêcheurs râlent. Parce qu’ils peuvent pas pêcher partout, parce qu’ils ont des amendes… »

Max : « Pour venir pêcher dans un Espace Naturel Sensible il faut pas aller bien dans sa tête. Il y a d’autres endroits où c’est autorisé. Pourquoi ils vont pas dans ces endroits au lieu d’embêter la nature ? »

Léo : « La réponse est dans la question Maxou. Parce qu’ils vont pas bien dans leur tête, tout simplement. En plus c’est juste un loisir la pêche. Plus personne se nourrit grâce à ça… »

Max : « Ouaip… On va pas passer la soirée à parler des pêcheurs. Ils le méritent pas. Ils méritent juste notre mépris. Les pêcheurs qui allez où c’est pas autorisé de pêcher, on vous méprise. »

Léo : « Et on vous plaint. Vous devez avoir une vie bien triste pour en arriver là… »

Max : « Aucune conscience écologique… »

Léo : « C’est comme les chasseurs qui disent qu’ils sont les seuls vrais écologistes ! Ils laissent des milliers de tonnes de plombs dans la nature ! Hé ! Les chasseurs ! Le plomb c’est toxique ! »

Max : « Et pour eux il y a que deux types d’espèces. Celles qu’ils chassent et les nuisibles. C’est tout des nuisibles pour les chasseurs. Hé ! Les chasseurs ! C’est vous les nuisibles ! »

Samuel : « Vous énervez pas les cousins. Ils en valent pas la peine… »

Le chevalier : « Petit Sam a raison. Bon, mes petizours, je retournerais bien me reposer moi. »

Max : « D’accord bonome. On rentre. »

On est rentrés calmement. Bonome a fait sa toilette comme un zanimo 🙂 Le bonome ça fait beaucoup sa toilette. Puis il est allé se reposer dans son fauteuil. Sans rien faire. Alors on l’a rejoint pour lui gratouiller le front. Mais on a pas tenu longtemps et on s’est endormis. Bonome nous a pris doucement dans sa main et nous a mis au lit. Et, bien qu’on dormait déjà à poings fermés, ils nous a fait un bisou et nous a souhaité bonnuit.

Je t’embrase Princesse et j’espère que tu vas bien.

Continuer la promenade.

En ces jours, nous apprîmes une terrible nouvelle. L’un des professeurs de la schola est mort. On l’aimait bien ce professeur de la schola et les élèves aussi. Comme il était un peu troubadour lui aussi j’ai décidé de lui rendre hommage par un petit morceau de musique. Un morceau étrange. Je sais pas si il le connaissait mais j’aime beaucoup les paroles du premier couplet. C’est une prière chrétienne. Et il était chrétien ce professeur. Le voici ce premier couplet : ‘Je n’ai jamais placé mon espérance en aucun autre que Toi, Dieu d’Israël, Toi dont la colère fait place à la miséricorde, Toi qui absous tous les péchés de l’humanité souffrante. Ô Seigneur Dieu, Créateur du Ciel et de la terre, considère notre humilité.’ C’est de Thomas Tallis, un grand compositeur du 16ème siècle. A ma connaissance c’est le seul motet à 40 voix. C’est pour toi J.-M. A.

Spem in alium, Thoma Tallis

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