141 – L’hiver…

Samedi 31 Décembre, An III

Le chevalier : « Mes petizours ! »

Max : « Oui bonome. »

Le chevalier : « Que diriez-vous de terminer l’année par une inspection ? »

Max : « Une inspection ? »

Léo : « Aujourd’hui ? »

Max : « Mais il fait tout gris ! »

Le chevalier : « Oui, il fait gris et froid. C’est l’hiver. Vous n’avez pas encore eu l’occasion d’observer ce visage de l’hiver. »

Léo : « C’est vrai ça. »

Max : « Tu veux nous présenter l’hiver ? »

Le chevalier : « Oui. »

Max : « Les cousins, qu’en pensez-vous ? »

Léo : « Moi je suis d’accord. »

Samuel : « Ben moi aussi. On va voir l’hiver 🙂 »

Max : « Tabernak rho la chance ! »

Léo : « Max, tu commences pas ! »

Samuel : « Cousin Max polissonne 🙂 »

Max : « Bonomou, tes petizours acceptent ta proposition à l’unanimité d’eux-mêmes. Mais… on va où ? »

Le chevalier : « Je pensais au Royaume des Grèbes. »

Léo : « D’accord ! C’est un bel endroit pour rencontrer l’hiver. »

Max : « Alors en route ! »

Au Royaume des Grèbes…

Max : « Oulala ! Qu’est ce qu’il fait froid ! »

Léo : « Ben oui Maxou, c’est l’hiver 🙂 »

Le chevalier : « La température est négative. Il doit faire trois ou quatre degrés en-dessous de zéro… »

Samuel : « Heureusement que vous avez des pantalons. »

Léo : « Toi tu as une salopette mais c’est pas très chaud en haut… Tu as pas froid petit Sam ? »

Samuel : « Un peu… Mais c’est pas grave. C’est normal d’avoir froid l’hiver. Le chevalier aussi a froid et il dit rien. »

Max : « Il y a un merle ! Au même endroit que la dernière fois ! »

Samuel : « Turdus merula, Turdidés. Il est sur une aubépine du genre Crataegus de la famille des Rosacées. »

Léo : « Bravo Samuel ! »

Samuel : « Le chevalier nous l’a expliqué quand on avait vu le merle. Même qu’il y avait un mâle et une femelle. Ils sont pas pareils et on parle de dimorphisme sexuel. »

Max : « Il mérite vraiment son sacado ce petitours blanc. »

Samuel : « Il faut que je sois à la hauteur, moi. Je fais partie de l’équipe des petizours naturalistes du chevalier maintenant. »

Max : « Au service de Princesse ! »

Léo : « C’est tout gris… »

Max : « Les arbres sont couverts de glace. Ça les embête pas ? »

Le chevalier : « Quelquefois les branches s’alourdissent. Parfois de plusieurs dizaines de kilogrammes… Mais si vous observez bien les branches principales, celles qui s’alourdissent le plus, elles sont généralement légèrement courbées, en arc tourné vers le haut. Cette forme leur donne une certaine élasticité et, le plus souvent, elles résistent à la surcharge. Toutefois, il arrive que certaines se brisent. »

Max : « Mais les arbres ont pas froid ? »

Le chevalier : « Difficile à dire… Ils ne gèlent pas. »

Léo : « Bonome, il me semble que les arbres ont de la sève. C’est liquide la sève. Elle gèle jamais ? »

Le chevalier : « Il y a effectivement de la sève. La sève brute est un mélange d’eau et de sels minéraux. En simplifiant un peu, on peut dire que c’est l’eau qui est absorbée par les racines. Elle doit monter dans tout l’arbre. Cette sève, appelée sève brute, circule dans un système de tuyaux appelé xylème. Il y a également la sève élaborée qui contient des sucres et autres substances organiques. Ces substances sont formées dans les feuilles à partir d’eau et de dioxyde de carbone prélevé par les feuilles dans l’air. »

Léo : « C’est ça la photosynthèse ? »

Le chevalier : « Oui mon Léo 🙂 Tu aimes les formules chimiques il me semble. »

Léo : « Ouiiiii. J’aime bien quand on fait la chimie. Tu vas faire ? »

Le chevalier : « On parle plutôt de biochimie dans ce cas. Je peux essayer, en faisant simple afin de ne pas m’attirer les foudres de mon petit Max 🙂 »

Max : « Tu me prends pour Zeus ? »

Léo : « On s’en fiche de la mythologie grecque. Fais la biochimie bonome. »

Le chevalier : « La formule chimique de l’eau est H20, celle du dioxyde de carbone est CO2. Dans les feuilles, et grâce à l’énergie lumineuse, l’eau et le dioxyde de carbone se combinent pour former un sucre appelé glucose.

6CO2 + 6H20 C6H12O6 + 6O2 »

Léo : « O2 c’est le dioxygène. Qu’est ce qu’il devient ce dioxygène ? »

Le chevalier : « Les plantes le rejettent. »

Léo : « Mais… Normalement les êtres vivants prélèvent du dioxygène pour respirer ! »

Max : « Et ils rejettent du dioxyde de carbone. »

Samuel : « Tu as dit l’inverse chevalier ! »

Le chevalier : « J’ai parlé de la photosynthèse ! Lors de la photosynthèse, les plantes prélèvent du dioxyde de carbone et de l’eau pour fabriquer du glucose et elles rejettent du dioxygène. Lors de leur respiration, elles utilisent le glucose qu’elles oxydent grâce au dioxygène. Cela fournit de l’énergie et produit du dioxyde de carbone et de l’eau. »

Léo : « Si je comprends bien, la photosynthèse et la respiration, c’est pareil mais pas dans le même sens. »

Max : « Donc c’est pas pareil ! »

Léo : « Mais les équations sont les mêmes, mais pas dans le même sens ! »

Le chevalier : « Vous avez raison tous les deux, et donc tort tous les deux. Les mécanismes sont très complexes mais on peut dire que c’est la même équation globale dans un sens ou dans l’autre. Toutefois, si on fait le bilan, les plantes produisent légèrement plus de dioxygène qu’elles en prélèvent. »

Léo : « Elles enrichissent donc l’air en dioxygène. »

Max : « Et sans elles on pourrait pas respirer. »

Samuel : « Ben, nous on est des peluches. On respire même pas 🙂 »

Léo : « 🙂 Bonome, tu as pas dit les vaisseaux de la sève élaborée. »

Max : « Et tu as pas répondu à ma question ! »

Le chevalier : « J’étais en train de le faire Maxou. La sève élaborée circule dans le phloème. Mais comme il n’y a pas de feuilles en hiver, il n’y a pas de circulation de sève. Elle est stockée dans les racines. Les vaisseaux se vident et donc la sève ne gèle pas. De toutes façons, la sève est trop riche en sels minéraux ou en sucre pour geler. »

Max : « D’accord. Merci bonome, tu as mis moins de 20 minutes pour répondre à ma question. Tu progresses ! Si si ! Oulala ! Et tu as presque pas utilisé de mots compliqués que personne connaît à part toi. »

Samuel : « On sait maintenant que les arbres craignent pas trop le froid. Encore ouf sinon cousin Max aurait demandé qu’on leur tricote des habits 🙂 »

Léo : « 😀 Et vlan ! »

Max : « Ben oui ! Je prends soin de la nature moi ! »

Léo : « Oui Maxou. Bon, on va voir les zoisos ? »

Max : « Oui ! Allez bonome ! Cavale ! »

A l’observatoire…

Max : « C’est presque tout gelé… »

Léo : « Sauf là… »

Samuel : « Les zoisos sont obligés de se concentrer… »

Max : « Il y a pas de cygne qui fait le brise-glace aujourd’hui… »

Léo : « Le héron ! »

Max : « Bien joué bonome ! J’en attendais pas moins de toi. »

Léo : « Pourtant, avec si peu de lumière, c’est pas facile. Il faut un long temps de pause et pour un sujet en mouvement… Pas facile de cadrer en plus… »

Max : « Tu vois Samuel, ça c’est notre Léo. Il a jamais ouvert un livre de fotos mais il connaît tout : le vocabulaire, la technique… »

Léo : « Si tu dis que c’est parce que je suis autiste je te ploufe ! »

Samuel : « Un autiste dirait pas ça… »

Max : « C’est quand même pas normal… »

Léo : « Hé ! Toi, le petitours à casquette, tu arrêtes maintenant ou je te renvoie au château de ta Princesse adorée ! Et en te bottant les fesses en plus ! »

Max : « Bonome, tu entends ça ? Léo me menace ! Je vais le dire à Princesse ! »

Léo : « Cafteur ! »

Samuel : « Chevalier, ils recommencent à se chamailler. On les laisse faire ? Viens, on observe les zoisos tous les deux. »

Léo : « Moi aussi je veux voir les zoisos. »

Max : « Ben moi aussi ! Si Léo me ploufe pas… Je peux m’approcher ? »

Léo : « Tu peux. Si tu dis plus des bêtises. »

Samuel : « Cousin Léo, sois pas si sévère ! Que va dire cousin Max si tu lui interdis de dire des bêtises ? »

Le chevalier : « Et vlan ! »

Samuel : « C’est vrai qu’on s’ennuie pas avec vous 🙂 »

Léo : « 🙂 Bon, on observe ? »

Samuel : « Qu’est ce que tu vois cousin Léo ? »

Léo : « Tu pourrais reconnaître tout le monde petit Sam. »

Samuel : « J’aime bien quand tu nous dis. »

Max : « Et moi, non ? »

Samuel : « Toi, je préfère tes interventions spontanées 🙂 C’est souvent pertinent et original. Et rigolo 🙂 »

Max : « Tout à fait ! Je suis pertinent et original moi. Et on rigole bien avec moi. C’est évident 🙂 Bon, Léo, nous t’écoutons. »

Léo : « C’est pas juste ! C’est toujours moi qui ai interro. Les autres sont même pas interrogés et après je vais avoir faux et bonome va plus m’aimer et je vais me retrouver tout seul… »

Max : « Léo ! Cesse immédiatement de me parodier ! Ça fait très longtemps que j’ai plus fait ça en plus ! »

Samuel : « Vous vous arrêtez jamais ? »

Le chevalier : « Parfois ils dorment 🙂 »

Samuel : « Tu sais que je les ai déjà vus faire la bagarre pour de rire pendant leur sommeil ? »

Le chevalier : « Alors qu’ils dormaient ? »

Samuel : « Oui oui ! Et plusieurs fois ! »

Léo : « C’est vrai ? »

Samuel : « Ben oui ! J’invente pas moi. »

Max : « On fait la bagarre quand on dort ? »

Samuel : « Ça c’est produit au moins trois fois depuis mon arrivée. »

Max : « Et c’est moi qui gagne ? »

Léo : « T’es trop bête ! »

Samuel : « Cousin Léo, tu nous dis les zoisos s’il te plaît ? »

Léo : « Oui petit Sam. Bon, il y a des mouettes qui rigolent. On voit une jeunette avec son bec orange. C’est son premier hiver et elle doit être bien étonnée d’avoir aussi froid. De dos, en noir, c’est une foulque macroule, Ralida atra, Rallidés. Il y a des chipeaux aussi. Un mâle et deux femelles. Et sur la seconde foto, on voit un mâle milouin qui sort de l’eau. »

Samuel : « Cousin Léo, je peux pas te mettre une bonne note. Tu as pas donné les noms en scientifique et les familles. Ça va pas du tout ça ! Je sais même pas si tu mérites la moyenne. »

Max : « Petit Sam, nous t’écoutons. »

Samuel : « D’accord ! Mouette qui rigole : Chroicocephalus ridibundus, Laridés. Canards chipeau : Anas strepera, Anatidés. Fuligule milouin : Aythya… Aythya… Je sais plus ! »

Max : « Aythya jeçéplu ? Je connaissais pas. C’est la famille des jeçépahidés ? »

Léo : « Aythya ferina, Anatidés. »

Max : « Bon, ben la moyenne va pas être terrible… »

Le chevalier : « Ce n’est pas noté 🙂 On continue ? »

Max : « On continue ! Mais on se poche. Il fait trop froid pour nos petites pattes. »

Léo : « Il nous faudrait des chaussettes 🙂 »

Bonome nous a réchauffés dans sa main, puis on s’est faufilés dans sa poche avec juste la tête qui dépassait. Et il a cheminé sur les chemins. On a pas vu de zanimos et c’est pas du tout la saison de la botanique. Mais c’était bien quand même. C’est beau l’hiver quand le givre se dépose partout. Sur les toiles d’araignées, les plantes… Il y a une forme de calme et de sérénité qui flotte dans l’air… Bonome a fait quelques fotos que j’aime bien. Et monsieur Vivaldi a écrit une très belle œuvre sur l’hiver. Un concerto en trois parties. Le mouvement du milieu raconte bien le calme de l’hiver. Alors, Princesse, je te propose de lancer la musique et de regarder lentement les fotos, en rêvassant. C’est mieux si tu lis cet article l’hiver. Il faut couper le chauffage et ouvrir la fenêtre. Si c’est l’été, va mettre les pieds dans le réfrigérateur. Ça te mettra dans l’ambiance 🙂 On se retrouve au faucon…

Max : « Tiens, notre faucon habituel… »

Léo : « On le voit souvent ici. »

Max : « Il doit habiter pas loin. »

Léo : « Bonome, tu sais où se trouve son nid ? »

Le chevalier : « Comment le saurais-je ? »

Max : « Tu sais pas ? »

Le chevalier : « Max… »

Max : « Demande-lui en zoiso ! »

Samuel : « Max, il me semble que c’est toi qui m’as dit que les zoisos nous répondent jamais. »

Max : « Nous non, parce qu’on parle pas le zoiso. Mais bonome sait leur parler… »

Samuel : « Bonjour gentil faucon. Tu vas bien ? »

Léo : « Il nous regarde 🙂 »

Max : « Un jour, il est venu tout près, juste là. »

Léo : « Là, il est parti… »

Max : « Ben oui, il pouvait pas rester là, à papoter avec nous. »

Léo : « On va à l’autre observatoire ? »

Le chevalier : « Bien sûr ! »

Léo : « On va peut-être voir de beaux zoisos 🙂 »

Max : « Ou du rien du tout… Pour le moment, on a pas vu grand-chose. Vous avez vu des grèbes vous ? »

Léo : « Non. Ni grébu, ni grébou… »

Max : « Pas de grèbes au Royaume des Grèbes… »

Samuel : « Taisez-vous un peu ! On arrive ! »

Léo : « C’est beau le tout gris… »

Max : « Ici l’étang est pas gelé… »

Samuel : « Chevalier, tu connais les fruits rouges qui sont juste là ? »

Le chevalier : « Non 🙂 A ma grande honte je ne me souviens plus à quoi ressemblent les feuilles et les fleurs de cet arbuste. Je sais qu’il me gêne souvent pour observer ou fotoer les zoisos mais je n’ai jamais pensé à l’observer. C’est peut-être une viorne, genre Viburnum, famille des Adoxacées. Les fruits des viornes restent jusque l’hiver… »

Max : « Ce sont des apports d’énergie pour les zoisos alors… Vous avez vu les Anatidés ? »

Léo : « Ben oui ! »

Samuel : « On les connaît bien 🙂 »

Max : « Alors interro pour Samuel ! »

Léo : « Mais à la fin il nous ennuie ! »

Samuel : « Il fanfaronne ! »

Léo : « Personne ne va donc lui répondre ? »

Samuel : « Personne ? Attendez… Je vais lui lancer un de ces traits ! »

Le chevalier : « Ah !? Vous aussi ? »

Léo : « Ouiiii 🙂 On a trouvé ton livre secret que tu cites discrètement le plus souvent possible 🙂 »

Samuel : « On a beaucoup aimé. »

Léo : « Quel personnage ! »

Samuel : « Et quel nez ! »

Léo : « On s’est dit que tu lui ressemblais un peu. Tu devrais écrire la tirade des oreilles 🙂 »

Le chevalier : « Vous pensez ? »

Léo : « Tu devrais essayer 🙂 »

Le chevalier : « Je n’ai pas assez d’imagination… Mais si vous y arrivez, je la publie dans le blog de Max. »

Max : « Qu’est ce que vous racontez tous les trois ? »

Léo : « On t’expliquera Maxou. Bon, on s’occupe un peu des Anatidés ? »

Samuel : « Oui ! Chevalier, il faut fotoer ! »

Max : « Commence par les milouins. Il y a monsieur et madame juste là… »

Léo : « Et là un monsieur milouin qui ploufe ! »

Max : « Ils ont pas froid les canards ? »

Léo : « Max, tu sais bien que leurs plumes sont imperméables et qu’elles emprisonnent de l’air. L’air diffuse mal la chaleur ou le froid. L’air se réchauffe au contact de leur corps et le froid arrive pas jusqu’à leur peau. Il ont un peu froid aux pattes. C’est par là qu’ils perdent de la chaleur. Et c’est pour ça qu’ils dorment sur une patte. L’autre est toute repliée dans les plumes pour la réchauffer. »

Max : « On pourrait leur faire des bottes en caoutchouc… »

Samuel : « J’en étais sûr ! Je savais que cousin Max allait proposer une solution 🙂 »

Léo : « Il va faire un rapport à Princesse 🙂 »

Max : « J’en ai assez que vous vous moquiez de moi ! A deux contre un en plus ! C’est pas gentil ! J’essaye juste de bien faire ma mission et d’aider les zanimos… »

Léo : « Maxou, sois pas triste ! C’est pour de rire ! Tu sais bien que les zoisos sont adaptés à leur milieu. Ils survivraient pas sinon. Regarde un peu ces canards. Ils vont très bien ! Nous on serait tout gelés mais pas eux. »

Samuel : « On va plus te moquer cousin Max. »

Le chevalier : « Viens ici mon petitours. »

Max : « Oui bonome. Fais moi un câlin s’il te plaît. »

Le chevalier : « Pauvre Maxou… »

Samuel : « Là, il y a une madame milouin… »

Léo : « Et là un monsieur morillon avec madame… »

Max : « Juste sous l’observatoire il y a un monsieur sarcelle d’hiver… »

Samuel : « Les canards sont copains entre eux 🙂 »

Léo : « Oui, il y en a souvent plusieurs espèces côte à côte. Ils mangent pas tout à fait au même endroits. Les ploufeurs vont à des profondeurs différentes. Les non ploufeurs sont pas en compétition avec les ploufeurs… Et les canards sont pas spécialisés en nourriture. Ils mangent un peu tout ce qu’ils trouvent. »

Max : « On a quand même pas vu beaucoup de zoisos… »

Samuel : « Non, mais on a vu l’hiver gris. »

Léo : « Le gel… »

Samuel : « La glace… »

Max : « C’est vrai que c’est beau l’hiver. Mais j’ai froid aux pattes. »

Samuel : « Et à la truffe. »

Le chevalier : « Voulez-vous que nous rentrions ? »

Max : « Les zoisos sont cachés bonome. »

Léo : « On va pas beaucoup en voir. »

Samuel : « On pourrait rentrer doucement. »

Le chevalier : « D’accord. Pochez-vous confortablement. »

Max : « Et chaudement 🙂 »

Samuel : « Oh ! Regardez rougegorge ! »

Max : « Il s’est transformé en boule de plumes ! »

Léo : « Il gonfle ses plumes pour emprisonner de l’air et garder sa chaleur. »

Max : « Léo, tu as toujours une explication à donner toi. C’est toi qui devrais être guide en zoisos. »

Léo : « Moi ? Non non, je suis pas guide moi. »

Samuel : « Cousin Léo est trop timide. Il oserait pas. Cousin Max, tu connais bien les zoisos aussi toi, peut-être un tout petit moins que cousin Léo. Tu seras un bon guide. Savant, précis et rigolo 🙂 »

Max : « Pfff… Toutes façons on sera jamais guides nous… »

Léo : « Il fait de plus en plus gris… »

Max : « Et de plus en plus froid… »

Le chevalier : « J’ai compris. On rentre… »

Bonome a cheminé sur les chemins, un tout petit peu plus vite que d’habitude. Mais il regardait partout quand même. Et il fotoait l’hiver… Je sais pas si il avait pas froid ou si il s’en fichait d’avoir froid. A un moment il nous a demandé : ‘Vous ne trouvez pas que c’est vivifiant tout cet air frais ?’ C’est mon bonome ça 🙂 Princesse, je te remets quelques fotos. Et un peu de musique de monsieur Vivaldi encore… En chemin, on a vu un patapon. Un zoiso gris dans l’hiver gris 🙂 Et, avant de partir, on a revu le merle.

Voilà Princesse. J’espère que ça t’a plu l’hiver. Nous on a beaucoup aimé. Mais en rentrant on est allés directement au lit pour nous réchauffer. On a muché. Bonome a travaillé un peu puis il est venu avec nous, nous raconter une belle histoire.

Je t’embrasse Princesse et j’espère que tu vas bien.

Continuer la promenade

2 réflexions au sujet de « 141 – L’hiver… »

  1. Cher monsieur l’hiver,
    J’ai beaucoup aimé vous rencontrer. Effectivement peu de choses peuvent faire renoncer bonome à sortir… Et c’est votre travail d’hiver de faire le gris et le froid. Mais il me semble que cette année on ne vous voit pas beaucoup 🙂
    A bientôt monsieur l’hiver…
    Vous mettez une majuscule à bonome. J’ai déjà vu ça…

  2. À ce que je vois, aux yeux de votre Bonome, je ne suis point une rude saison qui fait rester à la cabane 😉 !

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