132-1 Le rocher Sainte-Véronique

Lundi 31 Octobre, An III

Max : « Booonooome… Mon bonome… »

Le chevalier : « Mmmmmm… »

Max : « Bonomou, il est l’heure de te réveiller… »

Le chevalier : « Jedorencor… »

Max : « Mon bonome, on va rater la marée… »

Le chevalier : « Quelle marée ? »

Max : « Bonome, quand même ! On va au Rocher Sainte-Véronique aujourd’hui ! Il faut pas rater la marée descendante. Allez ! Ouvre les yeux ! »

Le chevalier : « Déjà ? Il est quelle heure ? »

Max : « L’heure de te lever ! Léo a hâte d’y être, Samuel trépigne d’impatience et moi j’en ai assez d’attendre qu’une grosse marmotte sorte enfin d’hibernation. »

Le chevalier : « Un grosse marmotte ? »

Max : « Oui, et plutôt la marmotte de fin d’été. Tu sais, la marmotte qui a mangé tout l’été pour faire du gras là 🙂 »

Le chevalier : « Il n’y a pas de grosse marmotte ici… »

Max : « Si ! »

Le chevalier : « Non ! Il y a un grand chevalier. C’est un petitours que j’aime beaucoup qui dit ça de moi 🙂 »

Max : « Tu l’aimes beaucoup ce petitours ? »

Le chevalier : « Oui. Quand il ne me compare pas à une grosse marmotte qui a du gras là. »

Max : « Il a pas dit ça. Tu as dû mal entendre. »

Le chevalier : « J’avais pourtant cru… »

Max : « Tu es pas encore bien réveillé mon bonomou. Tu entends pas bien, c’est normal. Bon, tu sors de ton lit ? »

Le chevalier : « M’auriez-vous préparé du café ? »

Max : « Douze litres. Ça ira pour le réveil ? On peut en refaire pour la journée si tu veux. »

Le chevalier : « Merci mon petitours. Va faire patienter tes cousins le temps que je me prépare. »

Max : « Oui bonome… LES COUSINS ! LA GROSSE MARMOTTE S’EST RÉVEILLÉE ! ON PART BIENTÔT ! »

***

Aux abords du Rocher Sainte Véronique…

Léo : « Rholala, on va faire la géologie compliquée comme en Bretagne. »

Samuel : « J’ai pas fait la Bretagne mais rholala quand même 🙂 »

Max : « Pas trop compliqué quand même mon bonomou. »

Le chevalier : « Je ne suis plus une grosse marmotte ? »

Max : « Mais pourquoi parles-tu toujours de grosse marmotte ? Tu as rêvé de la montagne ? Tu étais au Pays des Marmottes ? »

Léo : « Et si nous allions sur l’estran ? »

Samuel : « La mauvaise foi de Max resterait peut-être ici 🙂 »

Max : « Vu d’ici, on comprend rien du tout. »

Léo : « On voit à peine le Rocher. »

Samuel : « Et les pointes sont tout loin. »

Le chevalier : « Alors avançons un peu… »

Max : « Ben voilà ! On voit mieux là ! Alors on va faire tout ça ? »

Léo : « On va aller du Rocher aux Pointes ! »

Le chevalier : « Et au-delà si nous avons le temps. »

Léo : « Chouette alors ! On se dépêche ! Vite ! »

Max : « Attend Léo. Regarde derrière… »

Léo : « Qu’est ce qu’il y a ? »

Max : « Ben regarde ! Il y a des roches sur l’estran, le rocher noir et les porphyroïdes de la Sauzaie. »

Léo : « Et alors ? »

Max : « Ça m’a l’air bizarre le contact entre les porphyroïdes et les roches noires… »

Léo : « Il faut aller voir alors. »

Max : « Mon bonome aux longues pattes, aurais-tu l’obligeance de nous emmener observer ce contact qui me semble bizarre ? S’il te plaît bonomou. »

Le chevalier : « Grosse marmotte, bonome aux longues pattes… »

Max : « Ouiiii 🙂 Allez ! On y va là ! »

Léo : « Bon, là, on voit bien les porphyroïdes. »

Max : « Regarde à gauche de la foto. Il y a les roches noires. Avance bonome. »

Max : « Là c’est bien. »

Léo : « A droite il y a les porphyroïdes et à gauche les roches noires. »

Max : « On voit bien le gros rocher pointu. Il est penché. Et juste à nos pieds les roches noires ont une surface plane et penchée pareil… »

Léo : « Max, tu te grattes la tête 🙂 »

Max : « … Voilà ! J’ai compris ! Tu disais Léo ? »

Léo : « Tu te grattais la tête en réfléchissant 🙂 Qu’est ce que tu as compris ? »

Max : « Il y a une faille ! C’est pour ça que le contact me paraissait bizarre ! C’est un contact par faille. J’ai bon bonome ? »

Le chevalier : « Oui mon petit géologue. On la voit mieux dans ce sens… »

Max : « Tu vois mieux toi ? »

Le chevalier : « Pas vous ? »

Max : « Bof… »

Le chevalier : « Elle passe sous le rocher au premier plan, sous la flaque, longe le rocher noir penché situé un peu à gauche puis oblique en arrivant sous le sable. Elle se prolonge dans la falaise sous l’enrochement de consolidation. »

Max : « Ah oui… »

Léo : « Bon, on est à peine arrivés qu’on a déjà repéré une faille. La tectonique est passée par là… »

Max : « Et elle a tout compliqué… »

Samuel : « Cousin Max, tu l’a trouvée tout de suite cette faille. Ça a pas eu l’air compliqué pour toi. »

Léo : « Sam a raison. »

Max : « Ben… On a déjà vu des failles alors c’est pas très difficile de les repérer. Dis bonome, on peut aller voir le beau Rocher ? »

Le chevalier : « Vous ne voulez pas étudier les roches noires ? »

Max : « Si, mais après. »

Léo : « On peut aller faire le tour du Rocher et étudier les roches noires ensuite. »

Samuel : « Parce que c’est un très beau rocher. »

Max : « C’est pas tous les jours qu’on en voit des comme ça. »

Le chevalier : « D’accord. Allons-y. »

Max : « Tu comprends tout bonome ? »

Le chevalier : « J’observe… »

Léo : « Nous, on profite de la beauté 🙂 »

Max : « Merci bonome. On peut étudier maintenant. »

Le chevalier : « Allons voir ce petit rocher… »

Le chevalier : « J’écoute vos observations… »

Max : « C’est une roche noire. »

Léo : « Elle a l’air massive. »

Samuel : « Il y a des traits blancs. »

Le chevalier : « Oui. Une roche noire d’aspect massif et veinée de blanc. Réglons tout de suite le problème de ces veines blanches. Ce sont des veines de quartz. Le quartz a cristallisé dans des fractures causées par les mouvements tectoniques. »

Max : « D’accord. De toutes façons, du quartz, il y en a plein les ignimbrites. Les stocks sont pas vraiment limités… »

Le chevalier : « 🙂 Observons le rocher sous un autre angle… Venez ici. »

Max : « Ah oui, ça change tout ! »

Samuel : « C’est plus du tout une roche massive. »

Léo : « C’est une roche feuilletée. »

Max : « On voit bien l’alternance de bandes noires, brunes et beiges. Mais il y en a pas beaucoup de beiges. »

Léo : « Je dirais que c’est une roche sédimentaire… »

Le chevalier : « Exact Léo. »

Max : « Vu la finesse des couches, les sédiments devaient être très fins. C’étaient des argiles ou quelque chose comme ça. J’en déduis que le milieu de sédimentation était très calme. Une plate-forme peu profonde sans vague ou le pied d’un talus. C’est plus profond au pied du talus, du coup il y a moins d’agitation… Oui, ça doit être ça, une sédimentation au pied d’un talus, d’argiles qui venaient de l’érosion de montagnes. »

Léo : « Max, t’entends-tu ? »

Max : « Qu’est ce que j’ai dit ? »

Léo : « Tu as vu un caillou et tu t’es lancé dans une longue explication 🙂 »

Max : « Comme bonome… »

Samuel : « Tu te bonomises cousin Max 🙂 »

Le chevalier : « Tu fais des progrès mon petitours 🙂 Mais tu n’as pas tout à fait raison. En réalité, cette roche est surtout constituée de tout petits grains de quartz. »

Max : « Pourquoi elle est noire alors ? Elle devrait être claire ! C’est clair le quartz ! On le voit bien sur les fotos d’hier, quand Léo observait les cristaux à la loupe. »

Léo : « Je peux hypothéser ? »

Le chevalier : « Bien sûr Léo. »

Léo : « Nous avons déjà vu des roches sédimentaires noires. C’était les ampélites à Lam Saoz. Et tu nous avais expliqué que la couleur noire était due à la présence d’une grande quantité de matière organique. Je suppose donc que cette roche est noire en raison de la présence de grandes quantités de matière organique. »

Samuel : « Alors ces roches noires sont constituées de très petits cristaux de quartz, avec un peu d’argile et de la matière organique. Elle s’appelle comment cette roche ? »

Le chevalier : « On parle de phtanite. Nous sommes face aux Phtanites de Sainte-Véronique. »

Léo : « Max, tu as l’air contrarié. Qu’est ce qu’il t’arrive ? »

Max : « Je suis bête ! Regardez les phtanites ! Elles forment des rochers qui dépassent de l’estran. Et le grand rocher, là… Ils sont très solides ces rochers, sinon ils auraient été érodés. J’aurais dû me douter qu’ils étaient formés d’une roche très dure. Et le quartz c’est très dur ! »

Le chevalier : « Ne sois pas trop sévère avec toi Maxou. Tu ne peux pas tout savoir. »

Samuel : « Tu es déjà un bon géologue cousin Max. »

Max : « Peut-être… »

Léo : « Bon, résumons nous. Les phtanites sont des roches sédimentaires constituées de tout petits grains de quartz imbriqués les unes dans les autres et riches en matière organique. Et il y a des fines couches d’argiles brunes, ou beiges, au sein des couches de quartz. C’est ça ? »

Le chevalier : « Oui Léo. »

Léo : « Est-ce que Max a raison sur le milieu de sédimentation ? »

Le chevalier : « Oui, c’est bien une sédimentation de talus. »

Léo : « Peux-tu expliquer s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Avec des mots simples je suppose ? »

Max : « Sauf si tu as envie de te faire crier dessus… Ça fait longtemps… »

Le chevalier : « D’abord, il faut que je précise que Madame Ters a découvert dans ces phtanites des radiolaires qui permettent de dater les roches du Silurien inférieur (Llandovery), c’est à dire vers 440 millions d’années avant nos jours. »

Max : « Des radiolaires ? Ce sont des fossiles ça ! On peut fossiler ? »

Léo : « Maxou, les radiolaires sont des algues microscopiques. Bonome nous en a parlé en Bretagne. On pourrait pas les voir. »

Max : « Zutalor ! »

Léo : « Pourquoi nous parles-tu des radiolaires ? »

Le chevalier : « En raison du principe d’uniformitarisme. »

Max : « Bonome. »

Le chevalier : « Oui Max. »

Max : « Il faut pas m’en vouloir, mais si on te laisse faire, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres. TU VAS PAS BIEN DANS TA TÊTE TOI ! L’UNIFORME QUI TARIT ! C’EST QUOI ÇA ENCORE ? C’EST UN MOT SIMPLE ÇA ? »

Le chevalier : « Je ne vous ai jamais expliqué ce principe simple qui est à la base de la géologie ? »

Léo : « Je crois pas… »

Le chevalier : « Ça m’étonne. Pardonnez moi cet oubli. Nous ne pouvons reconstituer le passé qu’en partant du principe qu’une même cause produit toujours les mêmes effets. »

Samuel : « Ben oui ! Si on dit que les phénomènes sont pas les mêmes au cours du temps, on peut rien comprendre du tout ! »

Le chevalier : « Exact mon petit Sam 🙂 Si nous voyons les effets qui ont eu lieu il y a longtemps, on peut affirmer qu’ils ont eu comme cause, un événement qui provoque ces mêmes effets actuellement. »

Max : « Et le rapport avec les radiolaires ? »

Le chevalier : « Je vais simplifier un peu. Les formations de roches riches en radiolaires se font actuellement sur les talus continentaux dans des zones où il y a des remontées d’eaux froides. Ces eaux froides remontent vers la surface de la matière minérale, des nutriments provenant des profondeurs. Ces arrivées de matière minérale provoquent un fort développement de ces algues unicellulaires que sont les radiolaires. Ces algues servent elles-mêmes de nourriture à tout un réseau trophique. Des phytophages, des zoophages… Mais la prolifération brutale des ces algues  s’accompagne d’une forte consommation de dioxygène. Les eaux s’appauvrissent en dioxygène, ce qui provoque une mortalité de masse dans le réseau trophique. Et le manque de dioxygène empêche la matière organique de se décomposer entièrement. Vous comprenez ? »

Léo : « Moi oui. »

Max : « Ben oui, quand tu expliques, on comprend. »

Samuel : « Mais ça veut dire qu’il y a des remontées d’eau mais pas tout le temps. C’est par épisodes. »

Le chevalier : « Exact mon petit Sam 🙂 On parle d’upwelling. »

Max : « Tu te crois plus intelligent quand tu utilises des mots que personne connaît à part toi, et en anglais en plus ? Même les anglais savent pas ce que ça veut dire ! »

Léo : « Et les upwellings ont lieu sur les talus actuellement. Et comme ils forment des roches riches en radiolaires et en matière organique, on peut dire que comme on voit des roches riches en radiolaires et en matière organique, ces roches se sont formées sur les talus à cause d’upwellings. »

Samuel : « A cause de l’uniformitarisme. »

Le chevalier : « Max, as-tu compris toi aussi ? »

Max : « Ben oui, je suis pas plus bête que Léo ou Samuel. J’ai un sacado moi aussi. »

Le chevalier : « Oui, tu as un sacado 🙂 Pas trop compliqué pour le moment ? »

Max : « C’est pas tout facile quand même ! »

Léo : « Mais on comprend. »

Samuel : « Parce que tu expliques bien. »

Le chevalier : « Merci mon petitours. »

Samuel : « J’aime bien que tu m’appelles mon petitours. Ou mon petit Sam 🙂 »

Max : « J’ai déjà entendu ça 🙂 On est tous les trois son petitours 🙂 »

Léo : « Il y a d’autres choses à savoir sur les phtanites de Sainte-Véronique ? »

Le chevalier : « D’abord, souvenez-vous bien que nous avons vu les traces de la sédimentation d’origine. »

Max : « Ben oui, il y a des couches parallèles. »

Léo : « Mais elles sont penchées, presque verticales. »

Samuel : « C’est à cause de la tectonique 🙂 »

Léo : « Je vais aller sur les roches et tu vas me fotoer, pour bien montrer… »

Le chevalier : « Merci Léo. Nous appellerons ces traces de la stratification d’origine S0. Venez voir maintenant… »

Max : « C’est le Rocher Sainte-Véronique. On l’a déjà vu. »

Le chevalier : « Vous l’avez vu mais vous ne l’avez pas observé. Regardez bien là-haut… »

Max : « Bonome ! C’est quoi ça ? Elles sont tout pliées les roches ! Oulala ! Si Princesse apprend ça ! Va chercher un fer à repasser, vite ! Il faut tout remettre à plat. Allez, dépêche toi. Oulala ! »

Le chevalier : « Max ! »

Max : « Pas le temps bonome, pas le temps ! Le fer à repasser, vite ! Oulalaaaaa ! Comment on va faire ? Voilà, les vacances sont gâchées, on y arrivera jamais 🙁 »

Samuel : « Qu’est ce qu’il t’arrive cousin Max ? »

Léo (à part, à Samuel) : « Laisse les faire… »

Le chevalier : « MAX ! »

Max : « Tu es encore là ? Tu es pas allé chercher le fer à repasser ? Dépêche-toi voyons ! Tu te rends pas compte du travail ! Et on va les mettre où, les roches, quand elles vont être à plat ? Elles vont recouvrir la mer ! Pfff… »

Samuel (à Léo) : « Il va pas bien dans sa tête ? Sa casquette le protège pas assez du soleil ? Son cerveau a fondu ? »

Léo (à Samuel) : « Il te rejoue une scène que tu as ratée… »

Max : « Ouiiii 🙂 »

Samuel : « Tu as vraiment pensé qu’il fallait tout repasser ? »

Max : « Oui. Mais je connaissais pas encore la tectonique à l’époque. »

Léo : « Max veut bien faire sa mission. »

Samuel : « Tu es rigolo cousin Max. Merci d’avoir rejoué la scène 🙂 »

Max : « Bon, la stratification S0 est plus pareille ici. C’est tout plié. »

Le chevalier : « Ce sont des plis isoclinaux à charnière aiguë de 20 à 40°. »

Max : « Ben oui… Bien sûr… Bonome, mon bonome, mon bonomou… »

Le chevalier : « Des plis en Z… »

Max : « C’est mieux. J’apprécie les efforts. »

Le chevalier : « Un pli isoclinal est un pli dont les flancs sont parallèles. »

Max : « Comme un Z. D’où pli en Z. D’accord. »

Léo : « Tu nous expliques les plis s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Revoyons une foto… Celle-ci par exemple. »

Le chevalier : « Nous voyons bien les argiles rouges. Les plis d’argiles rouges montrent des charnières gonflées et des flancs très étirés. Les plans de fracture, ou plans de clivage, sont peu visibles. Dans les phtanites en revanche, les plans sont bien visibles et convergent vers le cœur du pli. Ils cassent les phtanites en nombreux gros blocs. »

Max : « Les deux types de roches ont pas réagi pareil à la température et à la pression… »

Léo : « Samuel, il faut que tu saches que les roches peuvent se plier que si elles ont légèrement chauffées. Si c’est le cas, elles se ramollissent et peuvent se plier. C’est le cas quand elles sont enfouies en profondeur. »

Max : « Si elles sont pas chauffées, elles se plient pas. Elles cassent. »

Samuel : « Merci les cousins. Mais pourquoi elles ont pas réagi pareil ici ? »

Le chevalier : « C’est un peu compliqué. Les argiles sont constituées de feuillets eux-mêmes formés de minéraux argileux. Soumis à une pression orientée, ces minéraux se réorganisent pour se disposer perpendiculairement à la pression. Les plans de clivage sont peu visibles et on parle de schistosité de flux. La roche est dite non compétente ou ductile. Les microquartzites cassent. Elles sont dites compétentes ou cassantes. La température n’était pas suffisante pour les rendre ductiles. »

Léo : « On pourrait déterminer la température à laquelle les roches ont été portées ? »

Le chevalier : « Je suppose que oui. Et en déduire la profondeur à laquelle les roches ont été enfouies. »

Léo : « Alors on peut savoir la profondeur de formation des roches, la profondeur d’enfouissement et on sait que maintenant, elles sont au niveau de la mer. Rholala ! C’est bien la géologie ! »

Max : « C’est un peu compliqué… »

Le chevalier : « Je sais Maxou. Je vous montre une dernière chose et nous nous arrêterons pour les phtanites. Venez… »

Samuel : « Ben ça alors ! Le rocher à l’air d’être un grand pli ! »

Le chevalier : « Oui. On dit qu’il a une forme en berceau. »

Léo : « Alors le grand pli est lui-même plissé ! »

Max : « La tectonique est passée par ici 🙂 »

Le chevalier : « Et ce n’est pas tout ! Vous allez aimer la suite. Mais si nous faisions une pause ? »

Max : « On peut chahuter ? »

Le chevalier : « Vous avez quartier libre jusqu’au rassemblement. »

Max : « Merci bonome ! »

Samuel : « Chevalier, tu vas t’asseoir sur un rocher pour contempler l’univers depuis sa création ? »

Le chevalier : « Je vais m’asseoir, oui 🙂 »

Samuel : « Je peux venir sur tes genoux et contempler avec toi ? »

Le chevalier : « Bien sûr mon petitours. »

Max : « Léo, on laisse Samuel avec son bonome et on va chahuter. »

Léo : « On fait la bagarre ? »

Max : « Mais pour de rire ! »

Continuer la promenade

2 réflexions au sujet de « 132-1 Le rocher Sainte-Véronique »

  1. Bonsoir monsieur Christian,
    Je vous ai surpris agréablement moi ? Rholala ! Vous imaginez pas à quel point ça me fait plaisir ! Moi, un petitours, je vous ai surpris agréablement ! Je vais le dire à mon bonome. En plus vous avez un lit dans le Miocène 🙂
    Je veux bien qu’on reste en relation et on tâchera d’intéresser des tas de gens aux paysages 🙂 Surtout si c’est ludique.
    A bientôt monsieur Christian.

  2. Bonjour
    Merci pour ce délicieux moment….je vis dans l’Isère, dans un paysage installé par les glaciers dans un lit Miocène…Avec un ami, dans un cadre associatif, nous nous interrogeons sur les manières ludiques d’intéresser au paysage des personnes de tous les ages.. Et là vous m’avez surpris agréablement . Il faut que l’on reste en relation.

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