74 – Le Petit Royaume Sauvage

Lundi 15 février, An II

Le chevalier : « Max ! Léo ! Voulez-vous venir s’il vous plaît ? »

Max : « On veut bien 🙂 »

Léo : « On arrive ! »

Max : « On est là ! »

Léo : « Qu’est ce qu’on peut faire pour toi ? »

Le chevalier : « Est-ce que ça vous dirait d’aller faire une petite inspection ce matin ? »

Max : « C’est à nous que tu demandes si on voudrait aller inspecter ? »

Léo : « Tu es sérieux ? »

Max : « Bonome, tu sais bien qu’on ne supporte plus les inspections. »

Léo : « On y va seulement pour te faire plaisir. »

Max : « Mais on doit faire de gros efforts. Oulala ! »

Léo : « Parce qu’on en peut plus des inspections. »

Le chevalier : « Ah… D’accord. C’est dommage. Brindille va être déçue de ne pas vous voir. »

Léo : « Parce que Brindille vient avec nous ? »

Max : « On rigolait bonome. »

Léo : « Tu sais bien qu’on adore aller aux zoisos. »

Max : « On est des naturalistes nous. On a des sacados. Alors on veut toujours aller inspecter. »

Léo : « Et si en plus il y a Brindille… »

Le chevalier : « Bien. Alors préparez-vous et dépêchez-vous 🙂 »

Max : « On est prêts ! »

Léo : « Chevalier, on peut passer chez Brindille ? Pour voir le chien. »

Max : « Oh oui bonome ! S’il te plaît ! »

Le chevalier : « C’était prévu 🙂 J’ai même acheté une friandise pour le chien. Vous pourrez lui offrir si vous voulez. »

Léo : « Rhoooo… Merci chevalier. »

Max : « Allez, on y va. »

***

Max : « Bonjour Brindille ! »

Brindille : « Bonjour Max ! Bonjour Léo ! »

Léo : « Bonjour Brindille ! Tu viens avec nous aujourd’hui ? »

Brindille : « Oui petit Léo. Où m’emmenez-vous ? »

Max : « On a pas réfléchi à ça 🙁 On était pressés de voir ton chien. On peut aller le voir ? »

Brindille : « Bien sûr ! Suivez-moi. »

Léo : « Rholala ! Il est beau ton chien. Il s’appelle comment ? »

Brindille : « Le chevalier l’appelle Chien 🙂 »

Max : « C’est le chien Chien ? »

Le chevalier : « Oui Maxou 🙂 Installez-vous sur le banc et Chien va venir vous voir. »

Léo : « On pourra le caresser ? »

Le chevalier : « Chien adore les caresses. »

Max : « Oulala ! Il s’approche ! »

Léo : « Tu as peur Maxou ? »

Max : « Un peu… Il est très grand ! »

Léo : « Chevalier, tu peux nous fotoer avec Chien s’il te plaît ? »

74 02 Avec Chien

Léo : « Chien, on t’a apporté une friandise. Tu la veux ? »

Max : « Hé ! Doucement Chien ! »

74 03 La friandise 74 04 La friandise
74 05 On est tombés

Max : « Il nous a bousculés ! »

Léo : « On est tombés ! »

Brindille : « Pauvres petizours ! Venez ici que je vous gratouille le front. »

Max et Léo : « Rrrroooonnnn rrrroooonnnn… »

Le chevalier : « Dites tous les trois, il va falloir y aller. Brindille n’a pas beaucoup de temps pour l’inspection. »

Max : « Zutalor ! »

Léo : « Mais… On a pas encore fait du chien ! Chien, viens ici s’il te plaît. On va monter sur ton dos. Il faudra être gentils avec nous. Allez, approche. Et couche toi. Allez ! Couché Chien ! »

Max : « Il t’a obéi ! Il s’est couché ! »

Léo : « Ben oui ! Je sais parler aux chiens moi 🙂 Allez, viens Maxou. On va le chevaucher… Tu es installé ? Tiens-toi à moi… Debout Chien ! »

74 06 On fait du chien 74 07 On fait du chien

Max : « Oulala ! J’ai le mal de mer moi 🙁 »

Léo : « On fait juste un petit tour. Courage Maxou ! Rholala… On fait du chien 🙂 »

Max : « ça suffit maintenant. On descend Léo. Dis à Chien de se coucher pour qu’on descende. »

Léo : « Stop Chien ! Voilà… C’est bien… Couche-toi maintenant. Couché Chien ! Tu peux descendre Maxou. Bon, on fait des fotos avec Chien et on va aux zoisos. » 74 08 Avec Chien

Max : « Bonome, on va où ? Quelle décision unanime as-tu prise ? »

Brindille : « Décision unanime ? Il prend des décisions unanimes tout seul ? »

Max : « Euh… Oui… C’est parce que la dernière fois, Léo et moi on l’a un peu énervé. Alors il a choisi tout seul notre destination. A l’unanimité de lui même. Et depuis j’ose plus trop lui demander où on va. »

Le chevalier : « 🙂 Que pensez-vous du Petit Royaume Sauvage ? »

Léo : « Oh oui ! Il est beau ce Royaume. Tu vas voir Brindille. Je suis sûr qu’il va te plaire. »

Brindille : « On y voit des oiseaux ? »

Léo : « On a vu un pic mar. Il est très beau le pic mar Et des sitelles… Oui, il y a de beaux zoisos. Allez, on y va maintenant. »

Max : « Attendez ! Brindille, tu peux signer ce papier avant de partir s’il te plaît ? »

Brindille : « Quel papier ? Montre-moi… »

Le chevalier : « Max, c’est quoi ce papier ? »

Max : « T’occupe pas de ça. C’est entre Brindille et moi. »

Brindille : « Max, je ne peux pas signer ça 🙂 »

Max : « Et pourquoi pas ? »

Brindille : « Parce que tu dis mon bonome et le chevalier n’est pas mon bonome ! »

Max : « Alors tu barres mon et tu dates et tu signes. »

Brindille : « D’accord 🙂 »

P1810052Le chevalier : « Max, je ne savais pas que tu t’inquiétais pour moi à ce point. »

Max : « C’est par pour toi que je m’inquiète. Si tu vas en prison, qui nous fournira du chocolat ? »

***

Max : « Nous voilà arrivés 🙂 »

Le chevalier : « Vous entendez ? Puuuiiiit puuuiiiit… »

Léo : « Chevalier, c’est comme ça que tu imites le zoiso ? »

Le chevalier : « Oui 🙂 »

Léo : « Tu es rigolo 🙂 Ce qu’on entend, c’est le cri d’appel. Écoute chevalier. »

Brindille : « Tu imites drôlement bien les oiseaux Léo. »

Léo : « Merci Brindille 🙂 Mais il faut le trouver maintenant. »

Le chevalier : « C’est fait 🙂 Il est même déjà fotoé. »

Léo : « Je l’ai vu ! »

Max : « Moi aussi ! Il est là Brindille. Tu le vois ? »

Brindille : « Vu ! »

74 11 Pinson des arbres 74 12 Pinson des arbres

Max : « C’est un pinson des arbres. »

Léo : « Fringilla coelebs, Frindillidés. Il a pas de rouge sur les joues. C’est donc une femelle. Tu connais les pinsons des arbres Brindille ? »

Brindille : « Il y en a qui viennent manger les graines dans mon jardin. »

Léo : « Rhooo la chance… Tu as tes propres pinsons des arbres… »

Max : « Nous on a que des mésanges charbonnières… »

Léo : « Regarde comme il est beau ce Royaume 🙂 »

Brindille : « Il est magnifique ! »

74 13 Le Petit Royaume Sauvage

Max : « On va passer derrière les arbres. Il y a deux grands chênes là-bas. On verra peut être les sittelles torchepots. Chut ! Il faut pas se faire repérer. »

74 14 Le chevreuil 74 15 Le chevreuil
74 16 Le chevreuil

Léo : « Rholala… Rhooolaaalaaa... »

Brindille : « C’est un chevreuil ? »

Le chevalier : « Oui 🙂 Fotoe-le vite ! »

Max : « Il s’en va 🙁 »

Léo : « Il est parti… Rhooo la chance ! On vient d’arriver et on a déjà vu un chevreuil… La chance ! »

Max : « Brindille, tu parles le mammifère ? »

Brindille : « Pourquoi me demandes-tu cela ? »

Max : « Quand tu es venue, la première fois, on a vu des renards. Aujourd’hui, on voit un chevreuil. C’est pas du hasard. Tu parles le mammifère : le renard, le chevreuil… C’est pour ça que tu t’entends bien avec bonome. Vous parlez le zanimo tous les deux. »

Brindille : « Tu crois vraiment que ton bonome parle le zanimo et que je parle le chevreuil ? »

Max : « On en est sûrs ! La preuve, on voit des mammifères avec toi. »

Brindille : « Vous en aviez déjà vus avec le chevalier. »

Max : « Ben oui ! Il parle l’écureuil et un peu le renard. Je savais pas qu’il parlait le chevreuil. C’est sûrement toi qui lui as dit de venir. Donc, tu parles le chevreuil. Toi non plus tu voudras pas l’avouer. Mais merci de lui avoir dit de venir. C’est très gentil à toi. »

Léo : « Vous pourriez quand même nous apprendre le zanimo. »

Brindille : « Mais Léo, tu imites parfaitement les oiseaux. »

Max : « Imiter et parler c’est pas pareil. Léo imite très bien mais il sait pas ce qu’il dit. Alors que bonome, il parle vraiment. Toi aussi tu parles le zoiso ? »

Le chevalier : « Max, ça suffit tes histoires de langues animales. Allez, on zoisote. »

Max : « Max, ça suffit … On peut même pas discuter dans ce Royaume… Il a raison Léo : ils pourraient nous apprendre le zanimo… »

Léo : « Je crois que Maxou ronchonne 🙂 »

Max : « JE RONCHONNE PAS ! »

Léo : « Chevalier, on voit pas des zoisos 🙁 »

Brindille : « Ce n’est pas grave. Profitez de la beauté. Il est vraiment magnifique ce Royaume. »

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Max : « Bonome, c’est quoi les végétos qu’il y a partout ? Ils poussent sur les troncs, par terre… Et ils sont tout petits. Tu connais ? »

74 19 Les mousses 74 20 Les mousses

Le chevalier : « Les mousses ? Oui, je connais. Enfin, un peu… »

Max : « Tu connais les mousses Brindille ? »

Brindille : « J’en ai déjà vues mais je ne pourrais pas vous expliquer les mousses 🙂 »

Max : « Non ? Tant pis. Il va falloir écouter bonome. Allez, explique-nous les mousses. Au travail. Et ne sois pas trop assommant pour une fois. »

Le chevalier : « Les mousses : du grékancien Mousse qui veut dire mousse en latin ancien qui est une langue ancienne que personne ne parle à part moi 🙂 »

Max : « Tu te moques là ! C’est pas bien de se moquer ! ON SE MOQUE PAS DE SON PETITOURS QUAND ON EST UN GRAND CHEVALIER ! »

Léo : « Là, je crois que Maxou crie 🙂 »

Brindille : « Il ronchonne, il crie… Quel caractère ! »

Max : « Je vous néglige… Bonome, les mousses s’il te plaît. »

Le chevalier : « Elles sont vertes. »

Max : « On voit bien qu’elles sont vertes ! On a pas besoin de toi pour voir qu’elles sont vertes ! »

Le chevalier : « C’est important quand même. Te souviens-tu des algues ? Il en existe de différentes couleurs en raison des pigments qu’elles contiennent. Max, mon petitours, comment s’appelle le pigment vert ? »

Max : « Attends… Oui oui, ça me dit quelque chose… C’est le vert des feuilles mais il faut le dire en grékancien… Comment on dit vert déjà ? … Et la feuille ? … Pfff… »

Léo : « Max, pense à la poule-d’eau. »

Max : « Parce qu’elle est verte la poule d’eau ? »

Léo : « Mais non ! Ses pattes seulement ! »

Max : « Ah oui ! Pattes vertes = chloropus ! Le pigment vert des feuilles, c’est la chlorophylle ! Merci Léo. Sans toi j’aurais eu une mauvaise note à l’interro. »

Brindille : « Parce que le chevalier vous fait des interrogations ? »

Léo : « Non, jamais. Ou alors pour de rire. Mais dès qu’il pose une question Max dit que c’est une interro. Il est comme ses élèves ! »

Le chevalier : « 🙂 Il y a un pigment qui permet l’utilisation de la lumière solaire pour se nourrir : c’est donc un végétal. »

Max : « Un végéto. En Petitursie on dit un végéto. Tu devrais savoir ça depuis qu’on se connaît. »

Le chevalier : « D’accord. C’est donc un végéto. Les mousses n’ont pas de racines. C’est ce qui leur permet de pousser sur des rochers ou des troncs. »

Brindille : « Pourtant j’ai appris que les végétos prélevaient l’eau et les sels minéraux dont ils ont besoin dans le sol grâce à leur racines. Comment font les mousses ? »

Le chevalier : « Elles le font directement par leur feuilles. Ce ne sont pas exactement des feuilles d’ailleurs. Mais ne compliquons pas. »

Léo : « Et sans racines, comment elles tiennent sur leur support ? »

Le chevalier : « Elles ont de petits crampons qui s’insinuent dans les petites fentes du support. Ce n’est pas très solide mais c’est largement suffisant pour elles. »

Max : « Et elles ont pas des fleurs. Or les fleurs servent à la reproduction des plantes à fleurs. Elles font comment pour se reproduire, les mousses ? »

Le chevalier : « Vous souvenez-vous des fougères que nous avons vues au Royaume des Papillons ? »

Max : « Je l’avais oublié ce Royaume ! Il faudra y retourner pour faire l’entomologie. Tu aimes l’entomologie Brindille ? »

Brindille : « Je ne connais pas beaucoup. Vous m’apprendrez 🙂 »

Max : « Les Odonates, les Hyménoptères, les Diptères, les Lépidoptères… »

Brindille : « Les hélicoptères 🙂 »

Max : « Ah non ! Pas de blagues pas drôles ! Normalement, quand tu es là, bonome en fait pas. Alors tu vas pas t’y mettre ! »

Brindille : « Si 🙂 »

Le chevalier : « Je n’ai donc plus aucune raison de kidnapper Brindille 🙂 »

Brindille : « Me kidnapper ? »

Le chevalier : « Oui 🙂 Depuis qu’il t’a rencontrée, Max veut que je t’enlève. Il dit qu’au vu de ma réputation au château je ne risque rien. Et Léo ne dit trop rien mais je crois qu’il est d’accord. »

Léo : « Oui 🙂 Tu nous grattes bien le front 🙂 »

Brindille : « Est ce une raison suffisante pour m’enlever ? »

Léo : « Ouiiiiii 🙂 »

Le chevalier : « Merci pour moi 🙁 Et si nous revenions aux mousses ? Ou plutôt aux fougères. Rappelez-moi comment se reproduisent les fougères. »

Max : « Voilà ! Encore une interro ! Alors… Elles n’ont pas de fleurs, jamais… Il y avait des petits machins marrons au dos des feuilles… »

Léo : « Des frondes ! Chez les fougères il y a pas des feuilles. On dit des frondes. Et les petits machins marrons sont pas des machins mais des amas de sporanges. »

Max : « Qui produisent des spores ! Les fougères se reproduisent grâce à leurs spores. Elles en fabriquent des milliers et elles sont dispersées grâce au vent. Il est gentil le vent. »

Le chevalier : « Les mousses produisent également des spores. Voyez-vous les petites urnes brunes parmi les feuilles ? Ce sont les sporogones : les organes qui produisent les spores. »

Léo : « Tu peux remontrer la foto s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Bien sûr ! »

74 20 Les mousses Léo : « Là, je les vois. Et donc les sporogones éclatent et libèrent les spores qui seront dispersées par le vent. »

Max : « D’accord. Tu as tout compris Brindille ? Il a pas été trop barbant ? »

Brindille : « Non 🙂 Rassure-toi. »

Max : « Bonome, connaîtrais-tu un mot compliqué que personne connaît pour dire mousses en scientifique ? Tu sais, le genre de mots qui viennent du grékancien et que mes lecteurs ne lisent même pas 🙂 »

Le chevalier : « Oui, évidemment ! Ce sont les Bryophytes 🙂 »

Max : « Bah oui ! Bryophytes ! Tout le monde sait ça ! Et elles commensalisent ou elles sont mimétiques ? »

Le chevalier : « Max aime beaucoup mettre plusieurs mots que personne connaît dans la même phrase, pour me parodier 🙂 J’allais oublier quelque chose d’important. Deux choses, même ! Savez-vous que les mousses sont reviviscentes ? »

Max : « Mais bien sûr ! Évidemment ! Voyons, bonome quand même ! Pour qui nous prends-tu ? La reviviscence des mousses… »

Le chevalier : « Alors tu vas nous expliquer. »

Max : « Non non, je laisse Brindille le faire. »

Brindille : « Les mousses peuvent se dessécher entièrement. Elles paraissent mortes mais reprennent vie dès qu’elle sont de nouveau humides. »

Léo : « Rhoooo… Tu en connais des choses. Toi aussi tu es naturaliste ! Tu devrais avoir un sacado. »

Max : « C’est vrai ça ! Pourquoi tu as pas de sacado ? »

Brindille : « Je ne sais pas… Parce que je suis pas une naturaliste, moi… Par contre je sais que les mousses sont des plantes pionnières. »

Le chevalier : « C’est la seconde chose importante que j’avais oubliée ! Comme elles n’ont pas besoin de sol, elles peuvent se développer sur des rochers. Elles s’accumulent et forment, petit à petit, une couche d’humus qui peut accueillir d’autres plantes qui, elles, ont des racines. »

Max : « Merci bonome. Maintenant je connais bien les petites plantes qui poussent partout. Merci aussi Brindille. »

Léo : « N’empêche que pendant tout le temps que tu nous a expliqué les mousses on a pas vu des zoisos. Il y a pas des zoisos aujourd’hui. »

Brindille : « Ce n’est pas vrai petit Léo. Écoute ! »

Léo : « C’est très énervant quand on les entend et qu’on les voit pas. Ils veulent pas venir nous voir 🙁 »

Brindille : « Continuons la promenade, nous en verrons sûrement. »

Max : « On se promène pas ! On inspecte ! On est au service de Princesse pour vérifier que tout se passe bien au Pays des Zoisos ! On est en mission nous ! »

Brindille : « Alors continuons à inspecter 🙂 Il est vraiment magnifique ce Royaume ! »

Max : « Tu dis toujours il est magnifique ! »

Le chevalier : « Et toi, tu embêtes tout le monde ! »

Max : « Mais… »

Brindille : « Il ne m’embête pas. Il m’amuse 🙂 »

74 21 Le Petit Royaume Sauvage 74 22 Le Petit Royaume Sauvage

Max : « Il y a des zoisos noirs là-bas, sur l’eau. On va voir ? Dis bonome, il était pas tout inondé comme ça le Petit Royaume Sauvage quand on l’a découvert. »

Le chevalier : « Non, effectivement. Mais il a beaucoup plu ces derniers temps. Vous devriez le savoir. Nous n’avons pas beaucoup inspecté à cause de la pluie. »

74 23 Les foulques 74 24 Les foulques

Léo : « Ce sont des foulques ! Tout ce chemin pour des foulques macroules ! »

Brindille : « Tu n’aimes pas les foulques, Léo ? »

Léo : « J’aime tous les zoisos mais ce sont pas les plus rares. Et puis, elles font rien que se chamailler et j’en ai déjà deux à la maison 🙂 »

Léo : « Chevalier ! Il y a un zoiso là ! Fotoe-le ! C’est qui ce zoiso ? »

74 27 Un zoiso 74 28 Un zoiso
74 29 Un zoiso 74 30 Un zoiso

Le chevalier : « Je dirais un pouillot. »

Max : « Alors tu sais pas. Tu connais rien aux pouillots. Tu sais pas les différencier. Et puis il y a des espèces qui se ressemblent et je suis sûr que tu les mélanges toutes. »

Le chevalier : « C’est vrai 🙂 Mais il est beau quand même ce zoiso. »

Max : « Il est magnifique 🙂 »

Brindille : « Tu te moques là ! C’est pas bien de se moquer ! ON SE MOQUE PAS DE BRINDILLE QUAND ON EST UN GRAND PETITOURS ! 🙂 »

Léo : « Tiens, Brindille crie sur Max 🙂 »

74 25 Le Petit Royaume Sauvage Le chevalier : « Bon, le reste du Royaume est totalement inondé. Nous ne pouvons plus avancer. Il va falloir faire demi-tour. »

Max : « Tu veux toujours rentrer 🙁 »

Le chevalier : « Pas plus que toi Max. Si tu veux continuer à avance,r il va te falloir nager. »

Max : « Je sais pas nager. D’accord, on fait demi-tour. »

Brindille : « Regardez ! Il y a des tas d’empreintes dans le sol. »

Léo : « On va voir ! »

74 31 Une empreinte 74 32 Une empreinte

Léo : « Ça, c’est une empreinte de chevreuil ! Il est passé par ici ! »

Max : « Viens voir Léo, il y en a une autre ici ! »

Léo : « On est en territoire chevreuil 🙂 C’est mieux qu’en territoire sanglier. »

74 33 Une autre empreinte

Brindille : « J’ai lu vos aventures au Royaume des Sangliers. Vous avez eu peur ? »

Léo : « Ben oui. C’est dangereux un sanglier. »

Max : « Même bonome pourrait pas forcément nous protéger. »

Léo : « Ils ont des grosses dents. Ils pourraient nous déchiqueter. »

Max : « Et ils pèsent 180 kg. Tu imagines un sanglier qui fonce vers toi ? »

Brindille : « Je ne préfère pas. »

Le chevalier : « Il y en a probablement dans le secteur. »

Max : « C’est pas vrai ! C’est territoire chevreuil ! »

Léo : « Tu dis ça pour nous faire peur ! »

Max : « Parce que tu veux rentrer ! »

Léo : « T’es pas gentil ! »

Le chevalier : « Non, je ne cherche ni à vous faire peur, ni à vous pousser à rentrer. Mieux vaut être averti du danger. Et ici, il peut y avoir des sangliers. Voyez vous les petites plates-formes disposées régulièrement le long des chemins ? »

Max : « Oui, je me demandais… Elles servent à quoi ? »

Le chevalier : « Ce sont des refuges 🙂 Si un sanglier arrive, il faut courir se réfugier sur l’une de ces plates-formes. Il y en a beaucoup. Nous ne risquons rien. Et si nous allions nous asseoir un peu sur l’une d’entre elles pour nous reposer un peu ? »

Max : « D’accord. Et puis comme ça, Brindille pourra te poser sa question. »

Brindille : « Quelle question Max ? »

Max : « Mais tu sais bien, celle que tu as posée dans les commentaires de mon blog. Je t’avais pas répondu exprès. »

Brindille : « Oui 🙂 Je m’en souviens maintenant. »

Max : « J’ai fait quelques recherches dans les livres qui tapissent les murs de la cabane. On s’installe et tu poses ta question. »

74 34 Les petizours 74 35 Les petizours

Max : « Oups, on est encore tombés ! »

Brindille : « Vous tombez tout le temps 🙂 »

Léo : « C’est parce qu’on est tout petits. On pèse à peine quelques grammes. »

Max : « Et le vent nous a poussés. »

Brindille : « Mais n’est-il pas votre ami ? »

Max : « Si si ! Il a pas fait exprès. Je sais bien qu’il est désolé. »

Brindille : « Installez-vous sur mes genoux. Vous ne tomberez plus. »

Léo : « Merci Brindille 🙂 »

Max : « Allez, pose ta question ! »

Brindille : « Il y a des canards ploufeurs et des non-ploufeurs, les canards de surface. Est-ce que tu peux m’expliquer pourquoi ? Les non-ploufeurs sont-ils arrivés en retard au cours de natation ? Et est-ce qu’ils mangent la même chose ? »

Léo : « Tu vas répondre à tout ça ? Rholala… »

Max : « Bonome va m’aider. D’abord il faut savoir que les non-ploufeurs étaient très sages au cours de natation. Ils chahutaient pas au fond de la classe comme les cormorans. Et ils apprenaient bien leurs leçons de natation. En fouinant dans les fotos de bonome, j’ai bien vu que les petits colverts, pas les tout petits, et ben ils savent ploufer. Oui oui ! C’est après qu’ils arrêtent. C’est parce qu’ils mangent tout le temps et qu’on leur a dit qu’il fallait pas se baigner pendant les trois heures qui suivent les repas. Il y a jamais trois heures entre leurs repas alors ils ploufent pas. Les autres, ils font pas attention à ça. Ils s’en fichent des règles. C’est même pire que ça : ils mangent en ploufant ! C’est comme si tu allais te baigner dans la rivière avec ton sandwich 🙂 Alors eux, les trois heures… »

Le chevalier : « Max… »

Max : « Ouiiiii 🙂 »

Le chevalier : « Rien. Continue… »

Max : « J’ai pas raison ? Tu as jamais fotoé des petits colverts en train de ploufer ? »

Le chevalier : « Si Max, tu as raison. »

Brindille : « D’accord. Et leurs régimes alimentaires ? »

Max : « Ils ont tous à peu près le même. Des végétos, des larves, des petits gastéropodes, quelques insectes quand ils se présentent… »

Brindille : « Alors pourquoi certains plongent ? »

Max : « Parce qu’ils aiment bien ! Tu as déjà vu les zoms quand ils vont se baigner ? Il y en a qui vont sous l’eau et d’autres qui gardent précautionneusement la tête hors de l’eau. »

Le chevalier : « Tu dis des erreurs Maxou. Et tu le fais volontairement. »

Max : « Tu sais pourquoi il y a des ploufeurs et des non-ploufeurs, toi ? Tu as déjà trouvé quelque chose là-dessus dans tout tes livres ? »

Le chevalier : « Non, jamais. Je pense que c’est dû à leur flottabilité. Chez le colvert 25 % du volume est occupé par de l’air. Cela l’isole contre le froid. Mais la conséquence est qu’il flotte trop bien. Pour s’enfoncer dans l’eau, il devrait dépenser beaucoup d’énergie. »

Léo : « Il y a 25 % d’air dans un canard colvert ! »

Le chevalier : « Environ, oui. Entre les plumes surtout. C’est une bonne protection contre les variations de température. »

Léo : « Et les autres ont moins d’air donc ils s’enfoncent plus facilement dans l’eau. Mais ils sont moins bien protégés contre le froid alors. Les pauvres. »

Max : « Cet hiver il faudra leur distribuer des manteaux. »

Le chevalier : « Oui Maxou 🙂 Mais vous savez, il ne faut pas changer beaucoup la proportion d’air dans le corps pour modifier la flottabilité. Chez l’Homme… »

Max : « On s’en fiche des zoms. »

Le chevalier : « Chez l’Homme, la différence tient à deux litres environ. Avec les poumons remplis, l’individu flotte. Avec les poumons à moitié vide, il coule. 2 litres pour un poids moyen de 75 kg… »

Léo : « Si j’ai bien compris, la différence entre ploufeurs et non ploufeurs vient de la proportion d’air entre les plumes. Tu as compris ça aussi Brindille ? »

Brindille : « Oui petit Léo. »

Max : « Bonome, tu es sûr de ce que tu racontes ? »

Le chevalier : « Autant que toi avec les 3h 🙂 Non, ce n’est qu’une hypothèse. »

Brindille : « Je m’en contenterai. »

Max : « Il vaut mieux, sinon il va se relancer dans des explications interminables. »

Léo : « Brindille, tu veux bien nous grattouiller le front avant de reprendre l’inspection ? »

Brindille : « Bien sûr Léo. »

Max et Léo : « Rrrroooonnnn rrrroooonnnn… »

Le chevalier : « Mes chers petizours, je suis désolé d’interrompre vos ronronnements gratouillesques avec Brindille mais l’heure tourne… »

Max : « On s’en fiche, on la kidnappe. Elle reste avec nous maintenant. On peut rester des heures si on veut. »

Le chevalier : « Malgré sa blague pas drôle ? »

Max : « Ah… oui… J’avais oublié… Brindille, nous te relâchons. Il y a déjà bonome qui fait des blagues pas drôles. Deux dans la même cabane, ça serait vraiment trop. »

Brindille : « On est bien peu de choses… »

Léo : « Moi je veux bien te garder quand même 🙂 »

Brindille : « Merci Léo, c’est gentil. »

Max : « Au retour, on pourra s’arrêter le long de l’étang ? Pour voir si il y a des zoisos ? »

Le chevalier : « D’accord. De toutes façons nous y passons. »

***

Léo : « Regardez ! Il y a des sarcelles d’hiver, Anas crecca, Anatidés. »

Brindille : « Tu les reconnais à cette distance ? »

74 37 Sarcelles d'hiver

Léo : « Oui 🙂 C’est parce que j’aime beaucoup les zoisos. Et elles sont très belles, les sarcelles d’hiver. »

Max : « Tu as vu, Brindille ? Quand Léo parle d’un zoiso, on a toujours l’impression que c’est son préféré. Tous les zoisos c’est son préféré à Léo 🙂 »

Brindille : « 🙂 Je le comprends. La sarcelle d’hiver, c’est un canard plongeur ou un canard de surface ?»

Léo : « C’est un canard de surface. »

Max : « Il faudrait le dégonfler un peu, comme ça, il pourrait ploufer 🙂 »

Léo : « Levez la tête ! Il y a un faucon crécerelle, Falco tinnunculus, Falconidés. »

74 39 Faucon crécerelle 74 40 Faucon crécerelle

Max : « On a peur des rapaces ! »

Brindille : « Générateurs aléatoires de câlins ? »

Max et Léo : « Ouiiiii !!! »

Brindille : « Vous voulez pocher ? »

Max : « Dans TA poche ? Bonome, tu veux bien ? »

Le chevalier : « Si vous voulez. Après tout, Brindille n’est pas la première venue 🙂 »

Brindille : « Venez 🙂 Léo, tu veux bien m’expliquer comment tu reconnais le faucon crécerelle ? »

Léo : « Oui Brindille. D’abord, il vole sur place. On appelle ça muloter. A ma connaissance il n’y a que les faucons qui font ça. Et puis c’est le faucon le plus probable. Le chevalier et Max ont vu un hobereau au Grand Étang de T mais il est quand même assez rare. Et tu vois, il a les plumes de la queue étalée. Tout ça, on le voit vite. Après, il faut regarder les couleurs. Mais c’est pas facile par en dessous et à contre-jour. N’empêche que c’est un faucon crécerelle. Et qu’il est parti… »

Brindille : « Merci petit Léo. Nous aussi nous allons devoir partir. Il faut que je rentre. Chien m’attend 🙂 »

Léo : « On pourra rester sur tes genoux pendant la chevauchée du retour ? »

Brindille : « Si vous voulez et si le chevalier est d’accord. »

Max : « Il est d’accord. Bonome, tu chevaucheras lentement. C’est plus prudent. »

***

Le chevalier : « Voilà, nous sommes arrivés. Dites au revoir à Brindille. »

Max : « Au revoir Brindille. A bientôt. »

Léo : « Au revoir Brindille. Tu reviendras encore ? »

Brindille : « Je vais faire de mon mieux. C’est un plaisir d’inspecter le Pays des Zoisos avec vous. Au revoir chevalier. Au revoir les petizours. »

Léo : « Tu caresseras Chien de notre part s’il te plaît. »

Voilà Princesse. Brindille est revenue avec nous. Mais ça nous a pas empêchés de bien faire notre mission. Au Petit Royaume Sauvage il y a des beaux zoisos mais ils veulent pas se montrer.

On va bien tous les trois Princesse. J’espère que toi aussi. Je t’embrasse.

Continuer la promenade

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