82 – Pauvre chevalier

Samedi 5 Mars, An III… et les jours suivants…

Bonjour Princesse, cet article tu le connais déjà. Je l’ai écrit juste après la chute de mon pauvre petit bonome. Il était tout cassé 🙁 Maintenant il va mieux. Il est presque guéri 🙂 A part quelques petits bobos de temps en temps…

Je sais pas par où commencer alors le plus simple est de commencer par le début et la pluie du matin. Elle faisait suite à la pluie d’hier qui nous avait fait renoncer à explorer les volcans des temps anciens d’il y a très longtemps, quelque part vers le début de l’ère primaire. Bonome voulait y retourner aujourd’hui mais il fallait attendre la marée basse. Alors, en attendant, il nous a emmenés aux zoisos, pas loin de notre cabane. On en a vu de beaux 🙂 Plus tard je te dirai… Puis il nous a emmenés au Castel de Dinan voir le vent. Il soufflait très fort, mais gentiment, pour nous montrer qu’il faisait bien son travail de vent. Il avait chassé la pluie pour qu’on puisse profiter de notre dernière journée. Le Castel de Dinan c’est là que par le passé bonome avait souri au vent. Je crois qu’ils nous rejouait la scène tous les deux, pour nous montrer. Et c’est vrai qu’il était souriant mon chevalier, malgré les rafales. Il nous a montré les Laridés qui planaient et jouaient dans les bourrasques le long des falaises. Et l’heure est arrivée d’aller à la Pointe de Lostmarc’h voir les volcans des temps anciens. On y est allés en chevauchant calmement, sous un beau soleil. Mais dès notre arrivée, le ciel s’est obscurci, le vent a soufflé de plus belle. Bonome continuait d’avancer parce qu’il tenait à nous montrer les basaltes sous marins de l’ère primaire. Mais le vent s’est fâché et il a apporté la grêle. La température a baissé d’un coup d’au moins 5 degrés Celsius. Les grêlons portés par des rafales à près de 100 km nous fouettaient le visage, les jambes … Bonome s’est retrouvé trempé en à peine trois minutes. La nature ne voulait pas qu’on aille aux pieds de la Pointe de Lostmarc’h. Mais pas méchamment. C’est dangereux comme endroit. Bonome aurait pris des risques pour nous faire découvrir la volcanologie alors elle a demandé au vent de nous empêcher d’y aller. Mon chevalier a sagement rebroussé chemin. La grêle a cessé, le vent s’est calmé et, comme pour se faire pardonner, la nature nous a offert un magnifique arc en ciel. Je te montrerai plus tard les fotos. Le ciel s’est dégagé et le soleil est revenu. Évidemment, nous, on voulait pas retourner à la cabane. Alors bonome a décidé d’aller au port de Kameled. On y voit toujours des zoisos. Et, sur l’estran sableux qui borde la digue, la mer fait danser les bécasseaux. C’est très beau. Bonome voulait filmer pour te montrer. En arrivant à Kameled, il est allé se caféiner pour se réchauffer. Il a tout le temps les pieds mouillés. Chaque matin il part en se promettant de pas les ploufer et de faire attention mais c’est plus fort que lui, il traverse un ruisseau, marche dans la boue pendant des kilomètres ou ploufe volontairement le pied dans l’eau sur l’estran parce que c’est plus prudent que de faire un pas gigantesque … Il avait froid, il était fatigué … Et nous, on lui a pas dit de rentrer à cause qu’on voulait voir les zoisos qu’il ne manquerait pas de nous montrer. Dès la sortie de la taverne il en a repéré un dans le port. On s’est approchés. Léo en a perdu sa mâchoire 🙂 C’était un grèbe à cou noir avec ses beaux yeux rouges. Je sais pas pourquoi, mais je suis sûr qu’il savait qu’on en verrait. Pourtant, ici, il peut pas parler aux zoisos : ils parlent breton et pas lui. Puis on s’est dirigés vers la digue pour les bécasseaux mais en chemin il aperçu des zoisos qui courraient sur l’estran du port. Il s’est approché et a fotoé. C’était des grands gravelots et des tournepierres à colliers. Et puis on est allés sur la digue. Les bécasseaux dansaient au bord de l’eau. Bonome a décidé de descendre par les gros cailloux glissants pour gagner du temps. Pour pas qu’ils soient partis quand on arriverait. Il a fait très attention. Il descendait sur les fesses en prenant bien appui sur les mains. Jusqu’au dernier pas. Le dernier pas difficile de la dernière promenade du dernier jour… Encore un pas et il était sur le sable où il ne risquait plus rien. Il était fatigué et a relâché son attention. Il s’est redressé. Pour un pas … Mais voilà, le rocher était lisse, pentu et couvert d’algues filamenteuses mouillées. Il sait bien que c’est ce qu’il y a de plus dangereux. Il avait fait très attention jusque là. Environ 40 000 pas par jour dont au moins 20 000 sur des cailloux tout cassés et glissants sans une seule chute. Juste une petite glissade. Et là, il ne restait qu’un pas, un tout petit pas … Et il a glissé. Il a glissé et il est tombé, lourdement, de toute sa hauteur, sur son épaule. Léo et moi avons eu très peur. Bonome s’est relevé. Il avait l’air hébété, hagard… Il s’est tenu l’épaule alors j’ai pas vu tout de suite.

Max : « Bonome, ça va ? Tu t’es fait mal ? Tu es tout pâle. »

Le chevalier : « … Oui, je me suis fait très mal Maxou … A l’épaule, au bras … Je ne sais pas. »

Max : « Il faut t’asseoir bonome. »

Le chevalier : « Non pas là … Il y a une taverne, allons-y. »

Max : « Ça va aller ? Tu es vraiment pâle. »

Le chevalier : « J’ai des sueurs froides, je me sens vide, sans force. Et j’ai mal. J’ai peur aussi. »

Max : « Faut t’asseoir bonome … »

Le chevalier : « Max, laisse moi me concentrer sur la douleur … »

J’ai pas compris cette phrase. Il est resté immobile, le regard vide … Là, j’ai vu son épaule et son bras … 

Max : « Bonome, ton épaule … C’est pas normal. Et ton bras, il est tout en avant. Tu peux bouger ? »

Le chevalier : « Non Maxou … Et j’ai la main toute engourdie … »

Max : « Tu es tout cassé ? »

Le chevalier : « Je ne sais pas … Peut être … J’ai peur que oui. Fracture de l’humérus, de l’omoplate … ou luxation de l’épaule … J’ai mal Maxou … »

Max : « Tiens debout jusqu’à la taverne, on appellera le docteur. »

On y est arrivés à la taverne. Il s’est assis, a failli s’évanouir. Le tavernier a été très gentil mais l’a pas vraiment aidé. Léo était tout pâle aussi. Bonome s’est redressé. J’ai vu sur son visage qu’il avait mal et qu’il était inquiet. Il ne parvenait plus a bouger son membre supérieur, sa main était de plus en plus engourdie … Il s’est levé et est allé pétuner dehors. Il est fou dans sa tête. A travers la fenêtre j’ai vu qu’il essayait de bouger son membre. C’est là que j’ai compris. En se concentrant sur sa douleur il faisait son diagnostique. Et par les mouvements qu’il était en train de faire, il essayait de se remettre l’épaule en place. Je voyais bien qu’il grimaçait en bougeant et quand il est revenu il avait les yeux mouillés de larmes. Mais il réussissait à bouger le bras.

Max : « Ça va bonome ? »

Le chevalier : « J’arrive à bouger sans hurler 🙂 Ce n’est pas une fracture. »

Max : « Tu es sûr ? »

Le chevalier : « Je pense que je me suis luxé l’épaule … »

Max : « Luxé l’épaule ? »

Le chevalier : « La tête de l’humérus est sortie de la cavité glénoïde, au moins en partie. En bougeant, je l’ai remise en place. »

Max : « ‘La tête de l’humérus est sortie de la cavité glénoïde‘… Tu t’arrêtes jamais … Tu es encore pâle. Ça va aller ? On va aller chez le docteur. C’est plus sage. »

Le chevalier : « Oui Maxou, nous allons y aller… Léo, pourquoi pleures-tu ? Viens ici mon petitours. »

Léo était assis sur la table. En entendant ça, il a couru et a sauté vers bonome qui l’a attrapé de son bras valide et l’a serré très fort contre lui.

Léo : « J’ai eu peur ! J’ai cru que tu serais tout cassé. Et tu as l’air d’avoir très mal. »

Le chevalier : « Ne t’inquiète pas mon Léo. Regarde, j’arrive à bouger. Ce n’est pas cassé. Je crois vraiment que j’ai réussi à réduire la luxation. C’est douloureux mais supportable. »

En voyant mon grand bonome câliner Léo, moi aussi je me suis mis à pleurer. J’avais eu peur moi aussi. Il a vraiment fait une lourde chute. Et puis tu sais Princesse, souvent on est loin de tout, sur des cailloux aux arrêtes vives … Si il était tombé comme ça à un autre moment … Comment il aurait fait pour rejoindre notre monture puis le village le plus proche ? Des fois, il y a un km à faire sur des cailloux tout cassés avant d’arriver à notre monture. On pourrait pas l’aider nous …

Il a réussi à aller jusque chez le docteur. Il a dit que ce n’était pas une luxation mais une subluxation. La tête de l’humérus n’était pas entièrement sortie de son logement mais qu’il avait fallu être très courageux pour avoir essayé, et réussi, de la remettre en place tout seul. Mais qu’il faudrait aller à l’hôpital et qu’il faudrait plus bouger pendant des semaines. Je suis pas certain qu’il respecte ça. Peut être qu’il pourra pas aller à la schola pendant un petit moment …

En rentrant, il nous a fait un énorme câlin. Léo pleurait encore un peu. Il l’aime beaucoup son chevalier. Moi aussi je l’aime mon bonome. Tu te rends compte qu’après sa chute, il est resté calme pour se concentrer sur sa douleur et faire son propre diagnostique. C’est sa façon d’être, il faut qu’il comprenne … Toujours … N’empêche que j’ai eu peur.

Le chevalier : « Bon, les petizours, il va falloir aller au lit. »

Max :  « On dort avec toi pour te surveiller. »

Le chevalier : « Non Max. »

Max : « Si, il faut qu’on te surveille. »

Le chevalier : « De loin alors. Vous ne dormirez pas avec moi. »

Max : « Pour voir si tu vas bien … Tu es encore tout pâle. »

Le chevalier : « Vous mesurez 7 cm, si vous dormez avec moi, je risque de vous écraser. Allez dans vos lits. »

Il nous a couchés, a fait un énorme câlin à Léo en lui grattant le front jusqu’à ce qu’il s’endorme puis il est venu vers moi.

Le chevalier : « Merci Maxou d’avoir veillé sur moi. »

Max : « Ça va ton épaule ? Tu n’as pas trop mal ? »

Le chevalier : « Ça va aller, ne t’inquiète pas. »

Max : « Tu vas réussir à dormir ? »

Le chevalier : « Pas sûr 🙂 Dors, toi. Bonnuit mon petitours. »

Max : « Bonnuit bonome et si ça va pas tu me réveilles, d’accord ? »

Le chevalier : « D’accord 🙂 … Au fait, Maxou, je suis désolé. »

Max : « Désolé de quoi ? D’être tombé ? »

Le chevalier : « De ne pas être allé filmer la mer qui faisait danser les bécasseaux… »

Plus tard …

Max : « Bonome, il faut aller à l’hôpital. »

Le chevalier : « Ça va Max, ne t’inquiète pas. Ce n’est pas la peine d’aller à l’hôpital. »

Max : « Si si. Il faut radioer pour vérifier que tu es pas tout cassé dedans. »

Le chevalier : « J’aurais bien plus mal que ça si j’étais tout cassé dedans … »

Max : « Pfff … Si je te plantais un clou dans la main à grands coups de marteau tu me dirais : ‘Alors tu vois le clou est passé juste entre les carpes. Il n’a pas touché de nerfs sinon ma mobilité serait réduite. Il a juste perforé un vaisseau sanguin mineur ce qui explique le léger saignement. Au fait, désolé d’avoir mis du sang partout. Allez, va te coucher, je vais nettoyer.’ »

Le chevalier : « Tu crois ? »

Max : « oui 🙂 et tu ajouterais : ‘Trouve moi une aiguille à tricoter et une ficelle à gigot, je vais recoudre. En attendant je vais désinfecter à la vodka.‘ »

Le chevalier : « 😀 Je suis vraiment comme ça ? »

Max : « Ben oui. Bon, je me réjouis de te voir rire mais IL FAUT ALLER À L’HOPITAL ! »

Le chevalier : « D’accord Maxou, allons-y. »

On est allés aux urgences mais le docteur, très gentil, a dit que c’était plus une urgence parce que l’épaule était à sa place. Il a bien remis l’attelle de bonome et il a prescrit une radio. Puis on est rentrés. Il était fatigué mon bonome parce qu’il peut pas chevaucher et doit tout faire à pieds maintenant…

Le lendemain…

Max : « Bonome, réveille-toi ! Il faut aller à l’hôpital pour radioer ton épaule ! Allez, debout. »

Léo :  «  Ça va chevalier ? Tu as réussi à dormir ? Tu as mal ? »

Le chevalier : « Bonjour mes petizours 🙂 Pas très bien dormi … Mais je n’ai pas trop mal. Comment vas-tu mon Léo ? Et toi Max ? »

Léo : « Ben ça va ! Je suis pas tout cassé moi ! »

Max : « On va bien nous ! On est pas tombés ! Habille-toi et direction l’hôpital ! Et dépêche toi un peu. »

On y est allés et on a attendu… Puis il s’est fait radioer l’épaule.

Max : « Tu as ta radio ? Montre-moi ! Qu’est ce que tu as ? »

Le chevalier : « Lisons le compte rendu… Cornegidouille et ventrebleu , la radio n’est pas suffisante, il faut faire un scanner… »

Max : « Montre-moi… Ben, il dit des erreurs le docteur de la radio… Regarde là … Non, là ! Il y a un morceau détaché ! Tu vois, tu es tout cassé. »

Léo : « Tu es radiologue toi ? Chevalier, va faire ton scanner. »

Le chevalier : « Oui Léo, j’y vais de ce pas. Mais je crois bien que Max a raison 🙁 »

Il a encore fallu attendre pour le scanner mais la scanneuse a été très gentille avec bonome. Sinon, je l’aurais grondée ! Après, il a fallu attendre les résultats puis encore avant d’aller chez le docteur des urgences. Celui qui avait été très gentil.

Max : « Qu’est ce qu’elle dit la scanneuse ? Tu nous as pas dit. Fais moi voir la feuille, je vais lire. Mmmmmmmm mmmmm mmmm… Tu peux traduire s’il te plaît ? »

Le chevalier : « La partie de l’omoplate sur laquelle est attaché un ligament s’est arrachée. Et il y a des morceaux d’os qui se baladent. »

Max : « Ils visitent ton épaule les morceaux d’os ? T’es tout cassé en fait ! »

Le chevalier : « Non max, ne dis pas ça. J’ai une petite fracture mais l’épaule va bien. »

Léo : « Tu dis ça pour nous rassurer. »

Le chevalier : « Non mon Léo, je t’assure que ça va aller. »

Le gentil docteur lui a dit d’entrer à ce moment là. Il a regardé les résultats et l’a emmené directement chez l’orthopédiste. Lui aussi a regardé les résultats du scanner et il a dit qu’on pouvait pas opérer, qu’il fallait immobiliser 40 jours, totalement, puis qu’il faudrait revenir pour voir l’évolution.

Voilà Princesse, il est tout cassé le chevalier. Il peut pas bouger son membre supérieur gauche. C’est pas facile pour mettre ses chaussettes 🙂 Il peut pas aller à la schola pendant une semaine, peut être plus. Ça va dépendre si il arrive à dormir des fois… Il va rester enfermé dans sa cabane et va tourner en rond. Et c’est un peu à cause de moi. C’est pour moi qu’il voulait filmer la mer qui faisait danser les bécasseaux. Et tu sais Princesse, il les avait déjà filmés mais je trouvais que les films étaient flous …

Au coucher…

Max : « Ça va bonome ? »

Le chevalier : « Fatigué 🙂 Tu n’es pas avec Léo ? »

Max : « Je l’ai couché. Je lui ai gratté le front comme tu nous fais. Il a pleuré un peu puis il a ronronné et s’est endormi. Dis, tu as eu mal quand tu es tombé ? »

Le chevalier : « Oui, mais j’étais surtout inquiet. »

Max : « Pourquoi inquiet ? »

Le chevalier : « La douleur était très forte et tu sais que la douleur n’est qu’un signal pour prévenir d’un problème. Et la douleur étant très forte, le problème devait être grave. »

Max : « Tu as tout de suite pensé à ça ? »

Le chevalier : « oui, c’est étonnant n’est ce pas ? Et j’ai vu tout de suite la position de mon bras. Ma main engourdie, les sueurs froides… C’était quand même inquiétant. »

Max : « Tu as pensé tout de suite à la luxation ? »

Le chevalier : « Non, j’ai d’abord craint une fracture de l’omoplate ou de l’humérus. C’est la position du bras qui m’a fait envisager la luxation. Et l’impossibilité de bouger. Avec une fracture j’aurais pu bouger. Cela aurait été extrêmement douloureux mais possible. »

Max : « Et quand tu es sorti de la taverne pour pétuner, tu allais essayer de te remettre l’épaule en place n’est ce pas ? »

Le chevalier : « Non, j’allais juste pétuner 🙂 Mais j’ai voulu voir si je pourrais bouger. J’ai fait un effort pour lutter contre la douleur, pour voir… Et j’ai entendu, et ressenti, un craquement. J’ai été immédiatement soulagé. Et tu as vu, quand je suis rentré je pouvais bouger. Ça a confirmé mon diagnostique 🙂 »

Max : « Et tu as pensé à tout ça alors que tu étais au bord de l’évanouissement ! Je ne dirai plus que ton cerveau est tout fondu. Il fonctionne plutôt bien 🙂 »

Le chevalier : « oui 🙂 Je ne l’explique pas. Réflexe de biologiste probablement… Ou besoin de comprendre… En tous cas c’est rassurant. »

Max : « Pourquoi dis-tu ça ? »

Le chevalier : « Tu sais bien que nous allons souvent dans des endroits isolés. Si un jour il m’arrivait… »

Max : « Il t’arrivera rien du tout ! »

Le chevalier : « Si un jour il m’arrivait de tomber loin de tout, je pourrais probablement appeler les secours en étant relativement lucide et précis. »

Max : « Mais tu vas faire attention maintenant. »

Le chevalier : « Il n’y aura pas de nouvelles inspections avant longtemps tu sais. Surtout sur des cailloux tout cassés 🙂 »

Max : « C’est pas grave si on va plus aux zoisos. Tu vas prendre soin de toi ? Être raisonnable et ne pas bouger le bras ? Tu vas savoir faire ça ? Léo a peur que tu t’abîmes et que tu restes tout cassé. Et moi aussi. »

Le chevalier : « Je vais être raisonnable Maxou, je vous le promets. »

Max : « Promis vraiment ? »

Le chevalier : « Promis vraiment 🙂 »

Max : « Tu veux bien me coucher et me gratter le front ? »

Le chevalier : « Bien sûr mon Maxou. »

Il est comme ça ce chevalier… Il est tout cassé mais il continue à veiller sur ses petizours et à en prendre soin 🙂 On n’a plus de sable de là où le soleil se couche. Tu sais, le sable qui, glissé sous les paupières, endort. C’est dommage parce que, depuis vendredi, il dort mal mon bonome.

Princesse, je sais bien qu’il est banni du château, mais j’espère que tu vas prendre de ses nouvelles. Sinon, je crois que je serais fâché très fort contre toi.

Continuer la promenade

8 réflexions au sujet de « 82 – Pauvre chevalier »

  1. C’était pour rigoler Anna 🙂 Je sais bien que tu es gentille.
    Et tu as raison c’est très très long de taper à une main. Mais bonome il a des doigts lui et pas moi 🙁

  2. Nan pas du tout Max ???? je me demande juste si ce n’est pas dur d’écrire ces longs textes avec un bras dans une écharpe ☺

  3. Bonjour Anna,
    Je transmets tes vœux de bon rétablissement à bonome et je te remercie déjà de sa part.
    Mais tu es bizarre : tu adores qu’il soit tout cassé 🙁
    A bientôt 🙂

  4. Merci Coquelicot,
    je lui transmettrai 🙂 et je suis sûr que toi aussi tu aurais été très courageuse.
    Je sais pas si il est très courageux. Il est comme ça… et un peu fou dans sa tête…
    J’ai peur que le rétablissement soit un peu long. Mais je vais le surveiller pour qu’il soit sage.

  5. Votre bonome est très courageux, je ne sais pas comment j’aurais réagi a sa place … Je lui souhaite un bon rétablissement.

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