196.3 – La Fauconnière (1)

Léo : « Ça suffit la pause. On va à La Fauconnière maintenant ! C’est juste là ! »

L’ancien restaurant

Samuel : « Tu a l’air bien pressé cousin Léo 🙂 »

Léo : « Ben oui ! On est au Cap Fréhel et on va même pas à La Fauconnière ! »

Max : « On y va Léo ! On y va 🙂 Bonome, en route ! »

Le chevalier : « Vous ne vous pochez pas ? »

Max : « Euh… Si si ! On grimpe ! … C’est bon ! Petizours : pochés ! »

Le chevalier : « Léo, nous allons commencer par observer le plateau depuis l’ancien restaurant et ses abords. »

Léo : « Oui bonome 🙂 »

Yann : « Alors c’est ça La Fauconnière ? »

La Fauconnière

Léo : « Oui 🙂 A vrai dire je sais pas exactement ce que c’est. Je crois que c’est l’ancien restaurant qui s’appelait comme ça. Là, il y a Le Plateau et La Pointe. On devrait y voir de beaux zoisos. »

Le chevalier : « Avançons un peu pour voir. »

Léo : « On observe pas les zoisos ? »

Le chevalier : « J’avance un peu pour mieux voir le cadre et nous observerons attentivement et longuement ensuite. »

Léo : « D’accord. »

La Fauconnière

Le Plateau

La Pointe

Max : « Les zoisos sont un peu loin… Il faut falloir utiliser le gros zoom… »

(Note des petizours : au moment où nous étions à Fréhel, bonome avait pas encore le super-méga-zoom. Il avait le petit et le gros qui fait pas des belles fotos…)

Le chevalier : « Je pense que je devrais réussir quelques belles fotos quand même. Enfin… Je l’espère. »

Samuel : « Le cormoran huppé qui est là… Tu peux le fotoer ? »

Le chevalier : « Bien sûr petit Sam 🙂 »

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Max : « Ah oui 🙂 On voit bien sa huppe 🙂 »

Léo : « Ils se sont chamaillés 🙂 »

Yann : « Vous avez vu le goéland ? C’était qui ? »

Samuel : « Il me semble que c’était un marin. Il a pas apprécié d’être dérangé par les chamailleries des cormorans huppés. »

Yann : « Léo, tu veux bien répéter ce que tu nous as dit des cormorans huppés s’il te plaît ? J’ai un peu oublié. »

Léo : « Oui Yann. Il y a environ 78 000 couples de huppés dans le monde, surtout en Europe. Environ 6 000 nichent sur le littoral des Bretagne. Un peu partout si ils trouvent des falaises où s’installer. Ici, il doit y en avoir 400 environ mais je sais pas bien. »

Max : « Il y en a un là. »

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Samuel : « Ils ont pas encore construit leur nid. »

Léo : « Ça doit être un nouveau couple alors. »

Max : « Ils réutilisent leur nid d’années en années ? »

Léo : « Je sais pas. Je pense quand même que oui. »

Yann : « Regardez celui-là ! Il est rigolo à marcher le long de la falaise 🙂 »

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Max : « Il s’envole ! »

Léo : « Ah bah non 🙂 Il est juste descendu d’un étage. »

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Yann : « Il a l’air contrarié. Pourquoi il crie comme ça ? »

Max : « Bonne question 🙂 »

Léo : « Il continue à descendre. »

Max : « Oulala ! Il est vraiment de mauvaise humeur ! Il arrête pas de crier ! »

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Léo : « Vous avez vu ? »

Max : « Vu quoi ? »

Samuel : « Le zoiso qui vient de passer à toute vitesse ! »

Le chevalier : « Je l’ai eu 🙂 »

Léo : « J’ai cru voir passer un faucon ! Montre ta foto bonome. »

Faucon pèlerin (Falco perigrinus, Falconidés)

Max : « C’est ça ta foto ? Ben d’accord ! »

Léo : « C’est un pèlerin ! C’est un faucon pèlerin qui vient de passer ! Rholala ! »

Yann : « Il est très rapide ce zoiso ! »

Samuel : « C’est le zoiso le plus rapide du monde en vol. »

Léo : « Je savais qu’il y en avait mais j’espérais pas en voir 🙂 »

Max : « Il y en a beaucoup ? »

Léo : « Non. Quelques couples. Mais l’effectif augmente un peu et leur présence est constante depuis quelques années. Mais c’est pas forcément une bonne nouvelle. Ils prédatent les œufs des zoisos nicheurs notamment les mouettes tridactyles. »

Max : « Zutalor ! »

Léo : « Ben oui. Depuis que les pèlerins sont bien installés ici les effectifs des mouettes tridactyles diminuent. C’est pas encore inquiétant mais il faut faire attention. »

Max : « Je vais envoyer un rapport à Princesse pour qu’elle prenne des mesures. »

Yann : « Tu envoies des rapports à Princesse ? »

Max : « Ben oui ! On est en mission nous ! Bon, je sais pas si elle les lit mes rapports mais on fait notre travail. Là, je vais la prévenir qu’il faut surveiller un peu les faucons pèlerins pour qu’ils fassent pas trop de dégâts dans la colonie de mouettes tridactyles. »

Samuel : « Cousin Max prend sa mission très à cœur. »

Léo : « C’est même pas sa mission ! C’est celle de bonome. Nous on fait que l’accompagner. »

Max : « On l’aide ! »

Samuel : « Il y a un goéland marin ! »

Goéland marin (Larus maritimus, Laridés)

Yann : « Là aussi ! »

Goéland marin (Larus maritimus, Laridés)

Goéland marin (Larus maritimus, Laridés)

Yann : « Je commence à reconnaître les différentes espèces de goélands 🙂 »

Max : « Alors lui tu le reconnais ? »

Goéland brun (Larus fuscus, Laridés)

Yann : « Mmmmm… Il est sombre mais gris mais pas bleu très sombre presque noir. Je dirais que c’est un goéland brun. »

Samuel : « Bravo cousin Yann ! Bravo ! »

Max : « Qu’en pense notre laridophiles préféré ? »

Léo : « Bravo Yann ! Bravo ! »

Max : « Et là, il y a un goéland argenté… »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Léo : « ‘Là il y a un goéland argenté’. Non mais tu t’entends ? »

Max : « Qu’est ce qu’il t’arrive Léo ? »

Léo : « UN goéland argenté ? Mais vous avez oublié vos yeux ce matin ? Il y en a partout des argentés ! Le Plateau est territoire goélands argentés ! Vous avez pas encore remarqué ? Pfff ! Mais qui m’a fichu des cousins pareils ! Et ils se disent ornithologues ces béotiens ! Regardez le lui ! Il vous crie dessus tellement il est atterré ! »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Léo : « Et là ? C’est pas un argenté lui ? »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Max : « Il y a quand même un marin juste en face ! »

Goéland marin (Larus maritimus, Laridés)

Léo : « Oui, ça doit être le troisième que nous voyons. Alors que j’ai déjà compté dix sept nids d’argentés. Et là ils font même des œufs ! »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Yann : « Je crois qu’eux aussi font des œufs 🙂 »

Samuel : « Là-bas aussi ! »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Max : « Euh… Même là. Juste en face de nous ! »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Léo : « Rholala ! On voit bien la pointe des ailes ! »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Max : « Léo, je suis d’accord avec toi : rholala ! »

Yann : « Léo, tu sais pourquoi les pointes des ailes sont noires ? »

Léo : « Oui et non… Je peux expliquer comment ça se fait qu’elles sont noires et à quoi ça sert. Mais je peux pas dire pourquoi. Ce serait faire du finalisme. Et du finalisme au créationnisme il y a qu’un pas que j’éviterais de faire. »

Max : « Ben oui parce que si tu fais un pas tu falaises et tu ploufes 🙂 »

Samuel : « 🙂 Réponds à cousin breton s’il te plaît. La réponse m’intéresse. »

Léo : « Les extrémités des ailes sont chargées en mélatonine. La mélatonine est un pigment sombre qui donne le noir quand elle est très concentrée. Or, il se trouve qu’elle solidifie les extrémités des ailes. »

Max : « On peut supposer que les individus ayant les extrémités des ailes chargées de mélatonine ont des ailes plus solides et c’est un avantage sélectif. Donc ils font plus des œufs et si c’est génétique le caractère se répand petit à petit dans la population. »

Samuel : « Surtout que si le bout de l’aile est plus solide il s’effiloche moins et ça donne meilleure mine. Ça doit plaire aux partenaires sexuels potentiels ça. »

Léo : « C’est la sélection sexuelle. »

Yann : « Si je comprends bien ce caractère a pu apparaître au hasard mais il s’est imposé parce qu’il offre des avantages. »

Max : « Tu comprends bien Yann. »

Léo : « Sauf que je dirais pas que c’est au hasard parce que personne sait vraiment ce que ça veut dire comme mot. »

Yann : «  Je comprends. »

Léo : « Bonome, tu veux bien remontrer une foto sur laquelle on voit bien les primaires s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Oui Léo. Celle là ? »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Léo : « Mmmm… Oui, ça ira. Merci bonome. On la recadrera pour bien montrer les primaires. »

Yann : « C’est quoi les primaires Léo ? »

Léo : « Les grandes ailes du bout de l’aile coté arrière. Ce sont celles qui ont des taches noires et blanches. Il y a toujours 10 primaires et elles sont numérotées du proximal au distal. »

Max : « Quoi ça ? »

Léo : « La dixième est tout au bout de l’aile. »

Max : « D’accord. »

Léo : «  On voit bien que de P1 à P4 il y a pas de tache noire. P5 porte une petit tache subterminale. Et puis de P6 à P9 la zone noire est de plus en plus grande. Pour P10 la zone blanche est bien plus grande. Chose étrange, quand P10 est toute blanche, il y a pas de tache noire sur P5. »

Max : « Comment tu sais ça toi ? »

Samuel : « Cousin Léo a bien préparé sa venue à La Fauconnière 🙂 »

Léo : « Oui. Et j’aime beaucoup les Laridés 🙂

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Yann : « Pendant ce temps, ils ont fini de faire des œufs. »

Max : « Ben oui. C’est toujours rapide l’accouplement parce que pendant ce temps là, les zoisos sont très vulnérables. »

Léo : « Quand les ailes sont rempliées les taches blanches forment les ronds blancs de la queue. »

Max : « Encore un goéland marin… »

Goéland marin (Larus maritimus, Laridés)

Samuel : « Et là un autre couple qui fait des œufs… »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Max : « Il y a des pigeons ! »

Pigeon biset (Columba livia, Columbidés)

Le chevalier : « Ils sont ici dans leur habitat naturel. »

Yann : « Ils habitent ici ? »

Le chevalier : « Oui Yann. Les pigeons vivent dans les falaises rocheuses. »

Max : « Pourquoi ont-ils colonisé les villes alors ? »

Le chevalier : « Parce que les façades des immeubles ressemblent à des falaises et qu’ils trouvent en ville une nourriture abondante et facile d’accès. »

Max : « Je comprends. Dis, on pourrait pas demander aux faucons pèlerins de s’en prendre aux pigeons plutôt qu’aux mouettes tridactyles ? »

Le chevalier : « Nous n’avons pas à intervenir dans les affaires internes des faucons Max. »

Max : « Tu veux jamais intervenir ! »

Le chevalier : « Il faut laisser faire la nature. »

Samuel : « Deux goélands se prennent le bec ! »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Yann : « Là c’est plus calme. Celui-ci couve tranquillement. »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Samuel : « Cousin Yann, tu veux bien continuer à nous parler des goélands argentés ? »

Léo : « Si tu veux. Puisqu’on voit un nid, je peux parler de la nidification. Nous sommes en plein dans la période de nidification. »

Max : « Ben ça on a vu ! Ils arrêtent pas de faire des œufs ! Ou alors ils construisent le nid. Comme là  »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Léo : « Selon le dernier recensement en y aurait 179 740 goélands argentés en France. C’est dans le Nord-Pas-de-Calais qu’il y en a le plus (32%). Puis c’est la Bretagne qui en compte le plus. 12 046 en 2005, 37 252 en 2012 puis 32 895 en 2018 (18%). La Basse-Normandie arrive en troisième position (14%). Je sais pas combien il y a de couples ici. A vue de truffes, je dirais environ 200 juste pour Le Plateau. Chez les goélands argentés, les meilleurs nids sont ceux qui sont situés le plus haut possible. »

Samuel : « Qu’est ce qu’ils font eux ? »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Léo : « Scène très intéressante ! L’un des partenaire, certainement le mâle, régurgite de la nourriture digérée pour nourrir l’autre partenaire. C’est un peu comme une offrande. »

Yann : « C’est comme ça qu’il drague ? »

Léo : « On peut le dire comme ça 🙂 Vous connaissez tout de la nutrition des goélands. Ils sont opportunistes et se nourrissent aussi bien en mer que sur la terre. Ils mangent tout ce qui se présente à eux. Poissons, Mollusques, Crustacés, Micro-Mammifères, œufs, poussins… Vivants ou morts… Ah oui ! Comme beaucoup de zoisos, ils rejettent ce qu’ils ont pas digéré. C’est un peu comme des pelotes de réjection. »

Max : « Et ils sont kléptoparasites ! Ils volent le manger des autres goélands ou des autres zoisos ! »

Samuel : « Encore un couple qui fait des œufs ! »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Léo : « Zutalor ! »

Max : « Qu’est ce qu’il y a Léo ? »

Léo : « Ben… On verra pas les petits. C’est trop tôt… On aura vu toutes les étapes de la nidification mais pas les éclosions et le nourrissage des petits. Ni les premiers envols. »

Samuel : « Peut-être une autre fois… »

Yann : « Je crois que là il y a encore une offrande 🙂 »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Max : « Et là un nid avec un goéland argenté qui couve paisiblement. »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Samuel : « C’est vraiment territoire goélands argentés. Tu avais raison cousin Léo. »

Yann : « De ce côté c’est moins paisible… J’ai l’impression qu’ils vont encore se chamailler… »

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Max : « Ils se sont calmés ! »

Léo : « Pas sûr. Ils m’ont l’air bien énervés encore… »

Samuel : « Ils retournent dans leur nid respectif… »

Yann : « Je crois que Léo a encore raison. Ils sont pas calmés du tout ! »

Max : « Ah non ! Ils recommencent à se prendre le bec ! »

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Max : « Ça suffit les goélands ! Cessez immédiatement ou je fais un rapport à Princesse ! »

Samuel : « Pourquoi ils se prennent le bec comme ça ? »

Léo : « Conflit de voisinage… Les deux nids sont très proches. »

Yann : « Ils peuvent pas voisiner tranquillement ? »

Léo : « Apparemment non 🙂 Il doit y a voir de la jalousie dans l’histoire. Peut-être qu’un des deux mâles pense que l’autre a regardé sa femelle avec un peu trop d’attention. »

Max : « Normalement les goélands argentés sont monogames et les couples se forment pour la vie. »

Léo : « Je pense pas qu’ils soient infidèles comme les étourneaux. »

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Max : « Ils dérangent les autres voisins en plus ! ÇA SUFFIT LA BAGARRE ! »

Léo : « Ils s’en fichent de toi Maxou 🙂 »

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Yann : « Ça y est ! Il l’a lâché ! »

Max : « Ben quand même ! »

Léo : « Quand je pense que parfois le conflit se règle en arrachant des brins d’herbes… »

Samuel : « Ils peuvent faire ça aussi ? »

Léo : « Oui. Ils se mettent face à face et arrachent de l’herbe pour montrer leur mauvaise humeur. Souvent ça suffit. »

Max : « Oui mais là ils sont pas dans une zone herbeuse. Ils peuvent pas faire ça. »

Léo : « Je me demande si les meilleurs nids sont donc pas les plus hauts côté herbeux… »

Samuel : « Ton hypothèse est intéressante cousin Léo. »

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Max : « Ils veulent plus s’arrêter ! »

Léo : « Si si 🙂 Là c’est terminé. Ils cherchent encore à s’impressionner en agitant les ailes et en s’affrontant du regard mais la vraie bagarre est terminée. Regarde, les femelles viennent les chercher. »

Une prise de bec

Une prise de bec

Max : « Pfff… »

Yann : « Léo, tu es un très bon guide de La Fauconnière 🙂 »

Samuel : « Je suis d’accord 🙂 »

Max : « On a tout vu de la nidification. Petit Sam, veux-tu bien résumer ? »

Samuel : « Je pense y arriver. Alors il y a le couple. La femelle appelle le mâle. Il la rejoint et régurgite de la nourriture pour lui faire plaisir. Si elle accepte, ils font des œufs immédiatement. Mais pour cela il faut un nid. Le nid, c’est mieux si il est tout en haut sur l’herbe. Les deux partenaires apportent des herbes sèches pour le construire. Après, la femelle pond et les deux partenaires couvent. Mais parfois il y a des conflits de voisinage ou de jalousie et les mâles se prennent le bec si ils peuvent pas arracher de l’herbe. Je crois que j’ai tout dit. »

Max : « Oui petit Sam. Léo, tu pourrais écouter petit Sam ! »

Léo : « J’ai écouté et je suis fier de mon petit cousin. Je voulais voir si on pouvait voir des œufs quelque part… »

Max : « Et alors ? »

Léo : « Peut-être… Là ! »

Des œufs de goéland argenté

Des œufs de goéland argenté
Des œufs de goéland argenté

Léo : « Rholala ! Il y a trois œufs ! On a vu des œufs de goélands argentés ! La chaaance ! Le problème c’est que l’incubation dure un mois. On verra pas les petits… »

Max : « Bonome, on pourrait revenir à la période des petits ? »

Le chevalier : « Si une année les vacances de Pâques sont très tardives… Vous voudriez revenir encore une fois ? »

Léo : « Ben… Je sais pas. J’irais bien ailleurs en Bretagne mais j’aimerais bien voir les poussins des zoisos d’ici. »

Max : « On fera un conseil des petizours pour décider. »

Samuel : « Bonne idée cousin Max ! »

Max : « Bonome, j’ai vu que tu regardais souvent là-bas. Tu as envie d’y aller ? »

Le promontoire

Le chevalier : « Comme l’a justement fait remarquer Léo, Le Plateau est territoire goélands argentés. Je me dis que de ce promontoire nous aurions une belle vue sur les parois du Plateau et sur La Pointe. La falaise du Cap aussi… »

Max : « C’est pas trop dangereux ? »

Le chevalier : « Je compte être prudent. »

Max : « Vous êtes d’accord les cousins ? »

Léo : « Ouiiii ! »

Samuel : « Pareil ! »

Yann : « Je fais pas partie de la tribu moi. Je sais pas si mon avis compte mais j’ai bien envie d’aller voir là-bas. »

Max : « Tu seras prudent bonome ? »

Le chevalier : « Je le serai 🙂 »

Max : « Je sais ! Tu vas t’asseoir en tailleur avec ton café et ton herbe à pétun, l’appareil posé près de toi, prêt à dégainer 🙂 »

Léo : « Et tu vas rester comme ça pendant des heures 🙂 »

Max : « On pourra s’installer dans ton col ? On sera au chaud, en sécurité et on verra bien. S’il te plaît. »

Samuel : « Oh oui ! »

Le chevalier : « D’accord. Mais pour le moment, pochez-vous bien. Le chemin risque d’être un peu chaotique. »

Léo : « C’est parti pour le promontoire ! »

Continuer la promenade

196.2 – Vers la Fauconnière

Léo : « Allez bonome ! On continue ! »

Le chevalier : « Oui mon petitours 🙂 »

Yann : « Elles sont vraiment impressionnantes ces falaises. »

La falaise vers la tour de la corne de brume

Le chevalier : « Ça vous dirait d’aller là ? »

Le site d’observation

Max : « Où ça ‘’ ? Dans le vide ? Dans la mer ? »

Le chevalier : « Sur le petit plateau. »

Max : « Les cousins, vous voyez un petit plateau vous ? »

Léo : « Le caillou ? »

Samuel : « J’appellerai pas ça un plateau moi. »

Yann : « Tu veux aller là bonome ? »

Le chevalier : « Oui. La vue doit être magnifique. »

Léo : « Tu as envie d’y aller ? »

Le chevalier : « Oui 🙂 »

Max : « On pourra pas t’en dissuader. Vas-y bonome. »

Le chevalier : « Merci mes machins 🙂 … Alors, comment trouvez-vous la vue ? »

La Fauconnière vue d’ici

Léo : « Quand je regarde La Fauconnière ça va. »

Samuel : « J’aime un peu moins regarder vers le bas… »

Le vertige

Max : « Ça donne un peu le vertige. »

Léo : « Bonome, tu as vu le zoiso ? »

Le chevalier : « Je l’ai vu Léo 🙂 Il me semble qu’il tourne régulièrement. Nous devrions le revoir. »

Max : « Quel zoiso ? »

Léo : « Tu vas voir Maxou. »

Yann : « En parlant de zoiso, c’est qui lui ? »

Un drôle de guillemot

Un drôle de guillemot

Max : « On dirait un guillemot mais il a pas les bonnes couleurs… »

Samuel : « Le noir et le blanc sont pas des couleurs Maxou. »

Léo : « Les guillemots sont pas noirs. Ils sont brun très foncé. »

Max : « Ça change rien du tout tout ça. Il a bien la forme du guillemot de Troïl mais… »

Léo : « Un juvénile ? »

Max : « Déjà ? »

Léo : « En pleine mue ? Il me chiffonne ce guillemot. »

Yann : « Qui ça pourrait être d’autre ? »

Léo : « Un guillemot à miroir. »

Max : « C’est possible ça ? »

Léo : « Pas vraiment en fait. »

Max : « Bon, on va dire que c’est guillemot de Troïl atypique et puis voilà. »

Samuel : « Qui tu suis comme ça bonome ? »

Le chevalier : « Lui… »

Fulmar boréal (Fulmarus glacialis, Procellaridés)

Fulmar boréal (Fulmarus glacialis, Procellaridés)

Fulmar boréal (Fulmarus glacialis, Procellaridés)

Fulmar boréal (Fulmarus glacialis, Procellaridés)

Max : « Et c’est qui lui ? »

Léo : « Le fulmar boréal. Fulmarus glacialis, Procellaridés. Rholala ! Je suis bien content de le voir celui-là. »

Yann : « Tu nous racontes le fulmar boréal Léo. »

Léo : « Lui c’est vraiment un zoiso pélagique. On dit parfois qu’il est hauturier. En dehors de la nidification il reste toujours en haute mer. Il y a que les marins qui peuvent le voir. Comme personne le voit, on sait pas que c’est le zoiso marin le plus abondant de l’hémisphère nord. Il doit y en avoir 6 à 7 millions de couples dont 4 millions en Europe. Enfin… C’est l’Europe du nord surtout. »

Samuel : « Et en Bretagne ? »

Léo : « On est tout au sud de son aire de répartition. Il a commencé à nidifier ici en 1969 il me semble. Actuellement, je dirais qu’il y en a 350 couples. Peut-être qu’on va voir un nid ou deux 🙂 »

Fulmar boréal (Fulmarus glacialis, Procellaridés)

Max : « Bonome, tu trouves pas que Léo est un bon guide ? »

Le chevalier : « Si. Il s’est bien préparé 🙂 »

Léo : « J’ai un peu étudié avant de venir. »

Max : « Oui Léo. Juste un peu 🙂 Si j’ai bien compris ce que tu as dit sur les petits pingouin, ils sont pas très nombreux ici. »

Léo : « Ah ça non. »

Max : « Alors il faut les fotoer bonome ! »

Pingouin torda (Alca torda, Alcidés)

Pingouin torda (Alca torda, Alcidés)

Le chevalier : « Oui Maxou. Désolé. Je suis un peu concentré sur les fulmars. »

Max : « Toi aussi tu savais qu’on le verrait le fulmar ? »

Le chevalier : « Je l’espérais. »

Fulmar boréal (Fulmarus glacialis, Procellaridés)

Fulmar boréal (Fulmarus glacialis, Procellaridés)

Fulmar boréal (Fulmarus glacialis, Procellaridés)

Max : « Tu as parlé de quelle famille Léo ? »

Léo : « Les Procellaridés. Ordre des Procellariformes. »

Samuel : « Il ressemble un peu à un goéland quand même. »

Léo : « Il est plus petit que le goéland argenté. 1m10 d’envergure contre 1m40. Et puis il a des narines tubulaires proéminentes. »

Yann : « Un pingouin torda vient de passer. »

Le chevalier : « Je l’ai eu 🙂 »

Pingouin torda (Alca torda, Alcidés)

Yann : « Désolé de t’avoir interrompu Léo. »

Léo : « C’est pas grave Yann. Il faut pas se focaliser sur un seul zoiso. »

Samuel : « Alors on peut regarder le fou de Bassan ? »

Léo : « Ben oui ! »

Fou de Bassan (Morus bassanus, Sulidés)

Fou de Bassan (Morus bassanus, Sulidés)

Max : « Il fait quelle envergure lui ? »

Léo : « 1m70. C’est plus grand que le goéland marin. »

Max : « C’est le plus grand des zoisos d’ici alors ? »

Léo : « Il me semble bien. »

Samuel : « Le fulmar a les ailes plus rigides que les goélands en vol. »

Léo : « Oui petit Sam. Et c’est un excellent planeur. »

Fulmar boréal (Fulmarus glacialis, Procellaridés)

Fulmar boréal (Fulmarus glacialis, Procellaridés)

Fulmar boréal (Fulmarus glacialis, Procellaridés)

Fulmar boréal (Fulmarus glacialis, Procellaridés)

Yann : « Il mange quoi ? »

Léo : « Chose étrange il se nourrit surtout de zooplancton mais aussi de céphalopodes comme les seiches. Et puis il suit les bateaux de pêche pour profiter des rejets. C’est pour ça que les marins le connaissent bien. »

Samuel : « Le cormoran huppé fait sa toilette comme le grand cormoran 🙂 »

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis, Phalacrocoracidés)

Yann : « Vous savez pourquoi il tourne comme ça le pétrel ? »

Fulmar boréal (Fulmarus glacialis, Procellaridés)

Léo : « Ça je sais pas. Il doit avoir son nid sur une corniche en dessous de nous. »

Max : « On l’a pas vu aller pêcher. Il tourne juste comme ça ? »

Sam : « Ben… Il consomme pas d’énergie. On l’a pas vu donner un seul coup d’aile. »

Léo : « Il utilise les courants ascendants comme tous les zoisos pélagiques. Je vous rappelle qu’ils restent en pleine mer les zoisos pélagiques. Ils peuvent pas se poser. Il y a un guillemot… »

Guillemot de Troïl (Uria aalge, Alcidés)

Max : « Bonomou, ton super point d’observation c’était spécialement pour les pétrels non ? »

Léo : « Maxou, ton doux cousin Léo t’as déjà expliqué qu’on ne peut pas savoir qui on va voir avant d’arriver. »

Max : « Ça je sais ! C’est même moi qui lui ai appris ! Mais ce genre de règle s’applique pas à toi ! »

Le chevalier : « Ah… »

Max : « Ben non. Personne s’arrête ici. Toi, tu décides d’aller t’installer sur un replat rocheux trois mètres sous le rebord de la falaise et comme de par hasard on se retrouve juste au dessus d’un nid de pétrels fulmar… »

Fulmar boréal (Fulmarus glacialis, Procellaridés)

Fulmar boréal (Fulmarus glacialis, Procellaridés)

Yann : « Les Alcidés sont copains entre eux ? »

Léo : « Apparemment 🙂 »

Des Alcidés

Des Alcidés
Pingouins torda (Alca torda, Alcidés)
Des Alcidés

Yann : « Cousin Léo, tu connais ce zoiso. On dirait une mouette mais elle a le bec jaune et les pattes noires… »

Léo : « Une mouette aux pattes noires et au bec jaune ? Tu en as vu ? »

Yann : « Oui Léo. Juste là. »

Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla, Laridés)

Léo : « Rholalaaa ! »

Samuel : « Tu rholalaes beaucoup cousin Léo 🙂 »

Léo : « C’est à cause de tous ces zoisos 🙂 »

Yann : « Tu m’as pas répondu Léo. »

Léo : « Désolé Yann. Oui je connais mais j’en avais jamais vu. Ce sont des mouettes tridactyles. Rissa tridactyla, Laridés. J’espère qu’on va mieux les voir. »

Le chevalier : « Encore quelques fotos des pétrels et on avance. »

Léo : « Chouette alors ! »

Fulmar boréal (Fulmarus glacialis, Procellaridés)

Fulmar boréal (Fulmarus glacialis, Procellaridés)

Le chevalier : « Allez ! Accrochez-vous bien. »

Max : « On veut pas falaiser nous. On s’accroche. »

Samuel : « C’est vraiment vertigineux. »

Le vertige

Le chevalier : « Nous nous approchons de la Fauconnière Léo 🙂 »

La Fauconnière

Max : « Bonome, je crois que c’est le moment de nous fotoer. »

Le chevalier : « Au bord de la falaise ? »

Max : « Je propose qu’on grimpe sur la lande comme les pipits. »

Samuel : « Ça va nous piquer ! »

Max : « Juste le temps de la foto ! Tu veux pas être immortalisé devant la Fauconnière ? »

Léo : « Moi je veux ! »

Yann : « Ça vaut le coup de se faire piquer les fesses. »

Max : « Bonome, tu nous installes délicatement s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Si vous voulez. »

Max : « Aïe ! »

Léo : « Ouille ! »

Samuel : « Ça pique ! »

Yann : « Oulala ! »

Max : « Dépêche toi bonome ! »

Le chevalier : « Voilà ! »

Les petizours

Le chevalier : « Pause ? »

Max : « Avec chocolat ? »

Le chevalier : « Pause déjeuner. »

Max : « Toi tu vas manger ton sandouich et nous du chocolat. »

Samuel (à Yann) : « Cousin Max pense qu’au chocolat ! »

Max : « C’est même pas vrai ! Je pense aux zoisos aussi ! »

Après le repas…

Les petizours

Les petizours

Léo : « Bonome, tu entends ? »

Le chevalier : « J’entends depuis bien longtemps Léo. »

Max : « Tu crois que tu peux enregistrer ? »

Le chevalier : « Notre ami le vent souffle un peu… »

Max : « Ben oui ! Il nous accompagne ! Ce serait pas la Bretagne si il était pas avec nous ! »

Le chevalier : « Je sais Max. Mais il va y avoir du bruit sur l’enregistrement. »

Max : « Pas grave. »

 

Max : « Zutalor ! On entend que le vent ! »

Le chevalier : « Et là ? »

 

Max : « Ah bah là d’accord ! »

Léo : « Tu crois qu’elles sont loin ? »

Le chevalier : « Non Léo. »

Léo : « On va voir ? »

Le chevalier : « Oui mon Léo. Petizours, pochage ! »

Samuel : « De qui vous parliez ? »

Le chevalier : « Vous allez voir. Je n’ai que quelques pas à faire. Voilà… »

Chez les mouettes tridactyles

Max : « Bonome, ça c’est une falaise. Un jolie falaise. Bien verticale. Mais ce sont pas des zoisos. »

Léo : « Regarde mieux Maxou. »

Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla, Laridés)

Yann : « Rhooo ! Ce sont leurs nids ? »

Léo : « Ce sont 🙂 »

Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla, Laridés)

Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla, Laridés)

Léo : « Une colonie de mouettes tridactyles… La chance ! »

Samuel : « Cousin Léo, nous t’écoutons ! »

Léo : « C’est encore une espèce hauturière qui vit essentiellement dans l’Atlantique nord. Il y a bien une petite population en Méditerranée occidentale et une autre sur la côté est du Groenland mais ça concerne qu’une petite partie des effectifs. »

Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla, Laridés)

Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla, Laridés)

Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla, Laridés)

Léo : « En Bretagne il y a environ 950 couples nicheurs ce qui représente à peu près 20 % de l’effectif national. »

Yann : « J’en reviens pas de la taille du nid. »

Max : « C’est sûr qu’il est pas très grand. »

Samuel : « C’est surtout qu’il y a pas du tout de place autour. »

Léo : « La fiente sur le nid c’est exprès. Ça le solidifie. »

Max : « Elles sont en plein vent en plus… »

Yann : « Elles ont l’air punies. »

Max : « C’est petit Sam qui les a envoyées au coin 🙂 »

Léo : « On continue ? »

Max : « Ah bah oui ! »

Léo : « On les voit bien aussi d’ici… »

Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla, Laridés)

Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla, Laridés)

Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla, Laridés)
Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla, Laridés)

Max : « Oui, mais en route pour La Fauconnière ! »

Les petizours sous la pluie (1er séjour)

P.S. : En vrai, nous sommes allés plusieurs fois au Cap Fréhel à chacun de nos séjours mais surtout pendant le deuxième. Bonome s’est souvent installé sur son petit plateau pour observer les pétrels et les Alcidés. Pour les fotoer il devait zoomer puis dézoomer puis rezoomer… Tout en suivant les zoisos qui tournaient. Le soir, quand il posait sa tête sur son oreiller, il revoyait tout ça dans sa tête et c’est là qu’il avait le vertige 🙂

Continuer la promenade

196.1 – L’arrivée au Cap Fréhel

Dans la cabane. Le chevalier se rend dans la cuisine et voit Léo et Yann à la fenêtre…

Le chevalier : « Bonjour Léo. Bonjour Yann Déjà prêts ? Je vois que vous avez vos sacs sur le dos 🙂 »

Léo : « Bonjour bonome 🙂 Oui, j’ai hâte d’y aller 🙂 »

Yann : « Bonjour chevalier. Léo est tellement impatient que ça m’a contaminé. Moi aussi j’ai hâte d’y être 🙂 »

Max arrive…

Max : « ‘Jour… »

Léo : « Bonjour Maxou ! Tu es pas encore prêt ? »

Max : « Mmmm… Pas bu mon chocolat moi. Faut pas me parler si j’ai pas bu mon chocolat… »

Le chevalier (à Léo) : « Petit Sam n’est pas prêt lui ? »

Léo : « Il arrive. »

Samuel : « Bonjour bonome ! Bonjour cousin Max ! »

Max : « ‘Jour… »

Léo : « Maxou, tu vas avaler ton chocolat un jour ? »

Max : « L’est trop chaud… »

Léo : « Ben souffle dessus ! »

Samuel : « Cousin Max est pas bien réveillé 🙂 »

Léo : « Pfff ! Avec un empoté comme ça on va jamais partir ! »

Le chevalier : « Tu m’as l’air bien pressé d’aller inspecter mon Léo. »

Léo : « Bonome, je suis pas idiot moi. J’ai bien compris notre itinéraire depuis notre arrivée ! Nous avons avancé vers le Cap Fréhel et c’est aujourd’hui qu’on y arrive ! Allez ! On y va ! »

Max : « Pas fini mon chocolat… »

Léo : « Il m’embête avec son chocolat lui ! MAX, TU AVALES TON CHOCOLAT, TA TASSE ET LA CUILLÈRE AUSSI ET TU SAUTES DANS TES CHAUSSETTES ! »

Samuel : « C’est plutôt le style de cousin Max ça 🙂 »

Max : « J’ai pas des chaussettes. Je peux pas sauter dans mes chaussettes si j’ai pas des chaussettes. »

Léo : « Tu m’énerves ! TU M’ÉNERVES ! »

Samuel (au chevalier) : « Bonome, tu montres la carte en attendant cousin Max ? »

Le chevalier : « Si tu veux mon petit Sam. Où est-elle ? … Là. »

Vue aérienne du Cap Fréhel (source : Géoportail)

Samuel : « On va longer toute la côte ? »

Le chevalier : « Non mon petitours. Aujourd’hui nous ne longerons que la partie ouest, le Cap… »

Léo : « On ira à la Fauconnière ? »

Le chevalier : « Oui Léo. »

Léo : « Chouette alors ! »

Samuel : « C’est quoi la Fauconnière ? »

Léo : « C’est l’endroit où il faut aller ! On va y rester longtemps bonome ? »

Le chevalier : « Oui Léo 🙂 »

Samuel : « Ça me dit pas ce que c’est ! »

Léo : « Tu verras petit Sam. Je sais déjà que ça va te plaire 🙂 »

Yann : « Pourquoi il y a deux couleurs ? »

Samuel : « Il doit y avoir deux types de végétations. »

Le chevalier : « C’est ça. Il y a la lande rase et la lande haute. »

Léo : « C’est normal que les bandes suivent la direction des filons de dolérite ? »

Le chevalier : « Oui Léo. »

Samuel : « Si le sous-sol est pas le même le sol sera pas pareil et il y a pas la même végétation. »

Yann : « On va faire la botanique aujourd’hui ? »

Léo : « Je préférerais faire la zoisologie ! »

Le chevalier : « Moi aussi 🙂 »

Samuel : « Où vas-tu cousin Max ? »

Max : « Je vais me préparer. »

Léo : « Tu as enfin terminé ton chocolat ? »

Max : « Oui mais je vais en boire un autre quand je serai prêt. »

Samuel : « Cousin Léo, tu veux pas me dire ce que c’est la Fauconnière ? »

Léo : « Bonome, tu peux zoomer la carte ? »

Le chevalier : « Je peux. »

Vue aérienne du Cap Fréhel (source : Géoportail)

Le chevalier : « Voici le Cap. En bas il y le phare actuel. »

Léo : « La Fauconnière est à droite. Ce sont les rochers isolés juste au bord de la falaise. Si je dis pas des erreurs, ils sont totalement séparés de la falaise. Il peut pas y avoir des prédateurs alors les zoisos s’y installent pour nidifier. »

Yann : « Il y a qui comme zoisos ? »

Léo : « Des zoisos marins 🙂 Mais j’en dis pas plus pour le moment. J’y suis jamais allé en vrai et je sais pas si ils seront là. Tu peux encore zoomer ? »

Le chevalier : « Oui Léo. »

Vue aérienne du Cap Fréhel – La Fauconnière (source : Géoportail)

Samuel : « Je vois les rochers dont tu parles cousin Léo. »

Yann : « Il y a une construction ! Qu’est ce que c’est ? »

Le chevalier : « Il y a quelques années c’était un restaurent. Il a été détruit et maintenant c’est un observatoire. »

Max : « Je suppose qu’on va y aller. »

Léo : « Tu es enfin prêt ! »

Max : « Un autre chocolat et on peut démarrer ! … Voilà ! »

Léo : « Alors en route ! »

Après la chevauchée…

Léo : « Tu t’arrêtes aussi loin du Cap ? »

Le chevalier : « Oui. J’ai envie de cavaler partout 🙂 »

Yann : « C’est très beau ici. »

En route vers le Cap !

Samuel : « C’est un filon de dolérite qu’on voit en bas de la falaise ? »

Le chevalier : « Ce serait cohérent avec la couleur. Je ne vois pas bien d’ici. Avançons encore. »

Max : « On cavale comme ça sans faire la botanique ? »

Léo : « C’est ce qui a été décidé tout à l’heure Maxou. »

Max : « Quand ça ? »

Léo : « Pendant que tu mettais des heures à te préparer ! »

Max : « J’ai même pas mis des heures ! »

Le chevalier : « Pardonnez-moi de vous interrompre. D’ici nous voyons mieux. »

Un filon de dolérite

Samuel : « Ça doit être la dolérite. Je vois pas ce que ça pourrait être d’autre. »

Max : « On pourrait descendre voir. »

Léo : « Tu es fou dans ta tête toi ! Tu as vu comme c’est pentu ! Bonome pourrait tomber ! »

Max : « Vu comme il est maladroit ce serait pas étonnant. D’accord. On descend pas. »

Léo : « On avance ! Allez Megapus ! Au trot ! »

Samuel : « Elles sont impressionnantes ces falaises. »

La falaise en grès de Fréhel

Détail
La glace. C’était lors de notre premier séjour pendant lequel il faisait tout froid.

Max : « Ce sont les grès de Fréhel ? »

Le chevalier : « Oui Maxou. »

Léo : « On connaît ! Et la différence de couleur montre des différences dans la finesse des dépôts. C’est à cause des variations de niveau de la mer. On sait tout ça ! »

Yann : « Léo est vraiment pressé d’arriver au Cap 🙂 »

Léo : « J’ai envie de savoir qui est là comme zoisos ! »

Samuel : « Patience cousin Léo ! »

Yann : « Oh ! Regardez la falaise ! Elle est coupée nette ! »

La falaise

La falaise coupée net

Max : « Tu peux expliquer ça bonome ? »

Le chevalier : « Mmmm… Faille ? Filon érodé ? »

Léo : « Tu sais pas ? »

Le chevalier : « Non. Et puis le chemin est un peu sinueux. Je ne me rends pas bien compte de l’orientation là. Je sais qu’un peu plus à l’est il y a une faille presque N-S. Il ne serait pas surprenant qu’elles soient plusieurs et parallèles… »

Léo : « On s’en fiche ! »

Max : « Comment il est lui ! »

Yann : « Sois patient Léo. Regarde, le Cap approche. »

Vers le Cap
Les petizours

Samuel : « En toute rigueur c’est pas le Cap qui approche mais nous qui nous approchons du Cap 🙂 »

Léo : « On approche pas très vite… »

Samuel : « 🙂 Cousin Léo, si les zoisos que tu espères voir sont bien là, ils seront pas partis quand nous arriverons. »

Léo : « J’aimerais qu’on ait bien le temps de les observer. »

Samuel : « Qu’est ce que tu regardes cousin Max ? »

Max : « Ce qu’on a déjà parcouru comme chemin… »

Le chemin parcouru

Max : « On a fait tout ça ? »

Le chevalier : « Oui Maxou. Au fond c’est la Falaise des Hôpitaux. Avec les jumelles nous verrions l’îlot Saint-Michel. »

Max : « Le Mont Saint-Michel des petizours 🙂 »

Yann : « J’ai bien aimé la chapelle et la promenade. »

Samuel : « Moi j’ai bien aimé toutes nos sorties pour le moment. »

Max : « Nous arrivons aux phares. Pourquoi il y en a deux ? »

Le chevalier : « Il y a l’ancien et l’actuel qui est en réalité le troisième. »

Samuel : « Tu nous racontes s’il te plaît. »

Le chevalier : « Le Cap Fréhel est la plus grande avancée de terre entre les baies de Saint-Brieuc à l’ouest et de Saint-Malo à l’est. Ce secteur est difficile à naviguer en raison des vents et des courants. C’est Vauban qui a décidé la construction du premier phare en 1694 il me semble. Mais c’est l’ingénieur Siméon Garangeau qui en établira les plan en s’inspirant de ceux du phare du Stiff. »

Samuel : « C’est quoi le phare du Stiff ? »

Le chevalier : « C’est un phare de l’Île d’Ouessant. »

Max : « J’aimerais bien aller sur une île moi. »

Le chevalier : « Peut-être un jour 🙂 Revenons à nos phares. Le premier allumage eut lieu en 1702. Jusqu’en 1717 il n’était allumé que l’hiver. Ce premier phare se dégrada petit à petit si bien que la construction d’un nouvel édifice sera décidé en 1840. Je passe un peu ses péripéties. Pendant la seconde guerre mondiale il a été occupé par les allemands qui s’en servirent comme point d’observation. A leur départ ils le dynamitèrent. »

Max : « Boum ! Plus de phare ! »

Le chevalier : « Jusqu’en 1950 ! »

Max : « Plus de phare du tout ? »

Le chevalier : « Un feu était installé sur l’ancienne tour Vauban. »

Samuel : « C’est quand même mieux un vrai phare. »

Le chevalier : « C’est pour cela que le troisième phare fût construit. »

Léo : « Ça y est ! On a passé les phares ! On est vraiment au Cap maintenant ! Rholala ! »

Le chemin

Yann : « C’est encore un phare là-bas ? »

Le chevalier : « Non Yann. C’est la tour qui porte la corne de brume. »

Max : « La corne de brume c’est pour quand il y a tellement de brouillard que la lumière du phare est même pas visible. »

Samuel : « Si un bateau entend la corne de brume c’est qu’il arrive près de la côte. »

Yann : « C’est bôôô ! »

La falaise

Samuel : « Oui mais ce sont de hautes falaises ! Bonome, tu fais attention ! »

Le chevalier : « Oui mon petitours. »

Max : « Elles font quelle hauteur ? »

Le chevalier : « Une soixantaine de mètres… »

Max : « Là, on dirait des gradins ! C’est pour qu’on s’installe pour regarder les zoisos ? »

Les gradins 🙂

Le chevalier : « Les grès sont fortement diaclasés et il se trouve que les diaclases sont perpendiculaires aux strates. Du coup, les grès se débitent en cubes. »

Léo : « Rhooo ! »

Samuel : « Qu’est ce que tu as vu cousin Léo ! »

Léo : « Là ! Des cormorans ! Ce sont des cormorans huppés ! Rholala ! »

Cormorans huppés (Phalacrocorax aristoletis, Phalacrocoracidés)

Léo : « ILS FONT DES ŒUFS ! FOTOE BONOME ! FOTOE ! Rholala ! La première fois qu’on voit des cormorans huppés et ils sont en train de faire des œufs ! »

Cormorans huppés (Phalacrocorax aristoletis, Phalacrocoracidés)

Cormorans huppés (Phalacrocorax aristoletis, Phalacrocoracidés)

Cormorans huppés (Phalacrocorax aristoletis, Phalacrocoracidés)

Cormorans huppés (Phalacrocorax aristoletis, Phalacrocoracidés)

Cormorans huppés (Phalacrocorax aristoletis, Phalacrocoracidés)

Cormorans huppés (Phalacrocorax aristoletis, Phalacrocoracidés)

Max : « Là, je comprends ton enthousiasme mon Léo 🙂 »

Yann : « Vous aviez jamais vu des cormorans huppés ? »

Léo : « Ben non ! Nous on connaît bien les grands cormorans mais pas les huppés ! Les huppés sont seulement sur les falaises en bord de mer ! Et même pas partout ! Bonome, tu veux bien me donner le beau livre de zoisos de Max s’il te plaît ? »

Max : « Attends ! On descend avant ! »

Le chevalier : « Tiens Léo. »

Léo : « Merci bonome. Alors… Regarde Yann. Là c’est le grand cormoran et là le cormoran huppé. »

Yann et Léo

Les petizours qui étudient.

Léo : « Il y a environ 78 000 couples de huppés dans le monde et ils sont tous en Europe. Il me semble que la Bretagne en accueille environ 600 couples dont près de 400 ici. »

Max : « On a pas vu de nid ! Ils font des œufs mais ils ont pas de nids ! »

Léo : « Il doit y en avoir quelque part. A la Fauconnière il y en a sûrement. Ils font les œufs puis ils construisent le nid. Rholala ! Des cormorans huppés ! Allez, on y retourne ! »

Le chevalier : « Vous grimpez ? »

Max : « On va pas avancer à pattes ! Allez les cousins ! »

Léo : « Tu veux pas nous porter plutôt ? »

Le chevalier : « Si vous voulez 🙂 Binômes ? »

Léo : « Yann, tu veux venir avec moi ? »

Yann : « Volontiers ! »

Max : « Et donc petit Sam avec moi 🙂 »

Le chevalier : « En route vers la corne de brume…

La tour de la corne de brume

Yann : « J’aime beaucoup ces pinacles. »

Les grès

Max : « La beauté dans les yeux 🙂 »

Yann : « Je vais finir par te croire Maxou 🙂 »

La tour de la corne de brume
Les phares
Les grès
C’est vertigineux !

Samuel : « C’est vertigineux… Fais attention bonome s’il te plaît. »

Le chevalier : « Vous aussi. Restez bien dans la poche. »

Max : « On sort juste la tête. »

Le chevalier : « Et évitez de vous agiter. »

Léo : « Oui bonome. On est sages. »

Max : « C’est rigolo de voir des goélands argentés par au-dessus 🙂 »

Des goélands argentés (Larus argentatus, Laridés)

Léo : « C’est pas tous les jours que ça arrive 🙂 »

Samuel : « Et eux ? Qu’est ce qu’ils font ? »

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Max : « On dirait une prise de bec 🙂 »

Léo : « Ils font la bagarre ! »

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Une prise de bec

Yann : « Pourquoi ils se prennent le bec comme ça ? »

Léo : « Conflit territorial ? Il me semble que les nids sont un peu serrés. Et puis chez les goélands, les nids les plus hauts sont les plus appréciés. Ils se battent peut-être pour avoir la meilleure place. »

Max : « Ou alors ce sont des mâles qui se battent pour une femelle. On est en période de nidification là. »

Samuel : « Peut-être que l’un des deux mâles a dragué le femelle de l’autre… »

Max : « Dites les goélands, ça suffit maintenant la bagarre ! »

Yann : « Les deux autres ont l’air atterré… »

Goélands argentés (Larus argentatus, Laridés)

Le chevalier : « Avançons… »

La tour de la corne de brume

Le chevalier : « Ça vous dirait que je m’installe là pour observer calmement ? »

Un petit promontoire

Max : « Là ? Juste au bord de la falaise ? »

Le chevalier : « Oui ? Prudemment et bien assis. »

Samuel : « Ça va pas s’écrouler ? »

Le chevalier : « Le chemin lui même peut s’écrouler… »

Léo : « Si tu fais pas de mouvements brusques je suis d’accord. »

Le chevalier : « Oui Léo. Je n’ai pas envie de chuter moi. Alors… Là. Je suis bien installé. »

Samuel : « Oh ! Des huîtriers-pies ! »

Huîtriers-pies (Haematopus ostralegus, Haematopodidés)

Huîtriers-pies (Haematopus ostralegus, Haematopodidés)

Max : « Ils nichent ici ? »

Le chevalier : « Il y a quelques couples nicheurs mais ils ne sont pas très nombreux au Cap. »

Samuel : « Le fou de Bassan a l’air tout petit ici… »

Fou de Bassan (Morus bassanus, Sulidés)

Le chevalier : « Eux ne nichent pas dans le secteur. Ils se regroupent aux Sept-îles. Il y a des milliers de couples sur ces îles. »

Samuel : « On a déjà vu des documentaires. Les nids sont tout serrés. Parfois il y presque 180 nids pour 100m2

Léo : « Rholala ! Bonome ! LÀ ! LÀ ! LES RATE PAS S’IL TE PLAÎT ! »

Le chevalier : « Bien vu Léo 🙂 »

Un dauphin 🙂

Un dauphin 🙂

Max : « Des dauphins ! »

Samuel : « La chaaaance ! »

Yann : « Léo, je comprends que tu avais hâte ! »

Max : « Tu savais qu’on pouvait voir des dauphins ? »

Léo : « On peut jamais savoir si ils seront là mais ça arrive. Rholala ! »

Max : « Je crois qu’il va me plaire ce Cap 🙂 »

Yann : « Il y a encore un fou de Bassan. »

Fou de Bassan (Morus bassanus, Sulidés)

Fou de Bassan (Morus bassanus, Sulidés)

Fou de Bassan (Morus bassanus, Sulidés)

Fou de Bassan (Morus bassanus, Sulidés)

Max : « Et là ? C’est qui lui ? »

Léo : « Où ça ? Ah oui ! Rhooo ! »

Pingouin torda (Alca torda, Alcidés)

Max : « Tu connais Léo ? »

Léo : « Ben oui ! C’est un pingouin torda Maxou ! »

Max : « C’est un pingouin torda ? Le petit pingouin ? »

Léo : « Ouiii 🙂 »

Max : « Bonome, tu peux le zoomer plus ? »

Le chevalier : « Avec le gros zoom. Mais la foto ne sera pas très belle. »

Max : « On s’en fiche ! C’est un pingouin torda bonome ! »

Pingouin torda (Alca torda, Alcidés)

Samuel : « Rholalaaa ! »

Yann : « C’est rare le pingouin torda ? »

Léo : « C’est le plus rare des zoisos marins nicheurs de France avec la sterne de Dougall. Il y a à peine une cinquantaine de couples nicheurs en Bretagne. J’espère qu’on verra leurs nids mais c’est pas sûr. Ils aiment bien les fissures ou les amoncellements blocs rocheux dans lesquels ils cachent les nids. Du coup, ils sont pas faciles à voir et leur reproduction est pas bien connue. Après la nidification, ils se dispersent tout du long de la côte Atlantique voire en Méditerranée. »

Max : « Je vois que tu as bien étudié les zoisos du Cap Léonou. »

Léo : « Maxou, on est dans un haut lieu de l’ornithologie française. Je voulais m’y préparer un peu 🙂 »

Samuel : « Un cormoran huppé se prépare à décoller. »

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristoletis, Phalacrocoracidés)

Cormoran huppé (Phalacrocorax aristoletis, Phalacrocoracidés)

Max : « Ça c’est comme le grand cormoran. Il s’essore les ailes avant de prendre son élan. »

Yann : « Et lui ? C’est qui lui ? »

Guillemot de Troïl (Uria aalge, Alcidés)

Guillemot de Troïl (Uria aalge, Alcidés)

Léo : « Un guillemot de Troïl ! C’est un guillemot ! »

Yann : « Il est rare lui ? »

Léo : « Je sais pas trop la population mondiale. En Bretagne il doit y avoir environ trois cents couples dont une bonne partie ici. Il faudra trouver leur corniche. Ils font pas de nids les guillemots de Troïl. La femelle pond son œuf unique directement sur la roche. La forme de l’oeuf fait que si il roule, il tourne en rond. C’est rare qu’il tombe du coup. »

Yann : « Tu connais tous les zoisos du Cap Léo ? »

Léo : « Je sais pas… Il faut voir. Vous vous rendez pas compte de la chance qu’on a d’être ici. »

Samuel : « Je commence à comprendre. Je suppose qu’on va avoir d’autres surprises. »

Léo : « Je peux pas l’affirmer. Mais j’aimerais bien. »

Max : « Encore un fou de Bassan. »

Fou de Bassan (Morus bassanus, Sulidés)

Yann : « Et là un guillemot… »

Guillemot de Troïl (Uria aalge, Alcidés)

Guillemot de Troïl (Uria aalge, Alcidés)

Léo : « C’est vraiment un beau zoiso. Et c’est un super ploufeur ! Il peut ploufer à près de 100 mètres de profondeur pour attraper ses proies. »

Samuel : « 100 mètres ! »

Léo : « Oui oui 🙂 Tu imagines ? »

Yann : « C’est impressionnant ! »

Max : « Vous avez vu passer les zoisos noirs ? »

Léo : « Oui. Ce sont des guillemots ou des pingouins tordas. Ils doivent être sur les corniches en dessous de nous et ils vont pêcher. »

Samuel : « Bonome, tu penses que tu peux réussir à les fotoer au passage. »

Le chevalier : « Je veux bien essayer. Mais je ne les vois pas décoller et ils passent vraiment très vite. »

Max : « Pendant ce temps on surveille partout nous. »

Le chevalier : « Raté ! »

Léo : « Vous voyez quelque chose vous ? »

Samuel : « Rien de spécial… »

Yann : « Pas mieux. »

Le chevalier : « Zutalor ! Encore raté ! »

Max : « Ils passent trop vite ? »

Le chevalier : « Le temps de les voir et de zommer… Pfff ! »

Samuel : « On a le temps bonome. »

Le chevalier : « Là ! Peut-être… Voyons-ça… »

Guillemot de Troïl (Uria aalge, Alcidés)

Max : « Mouai… »

Léo : « Ce sont des guillemots. »

Yann : « Ils volent les pingouins ? »

Léo : « Oui Yann. Les pingouins volent tous. Ce sont les manchots qui volent pas. Mais dans l’hémisphère nord il y a que des pingouins. Les manchots c’est dans l’hémisphère sud. »

Samuel : « Les guillemots volent plutôt bien. »

Le chevalier : « Je confirme. Ils sont même très rapides. »

Yann : « Regardez ! Il y en a beaucoup là ! »

Guillemot de Troïl (Uria aalge, Alcidés)

Guillemot de Troïl (Uria aalge, Alcidés)

Max : « Et on va en voir sur les corniches plus loin ? »

Léo : « Ben… On devrait. j’espère qu’ils seront pas trop loin. »

Le chevalier : « Je l’ai eu ! »

Guillemot de Troïl (Uria aalge, Alcidés)

Guillemot de Troïl (Uria aalge, Alcidés)

Max : « Là c’est mieux. »

Samuel : « Bravo bonome ! Bravo ! »

Le chevalier : « Je pense que je ne ferai pas mieux… »

Léo : « Il y a des tordas ! Là ! On dirait un couple ! »

Pingouin torda (Alca torda, Alcidés)

Max : « Il y en a pas que deux… »

Pingouin torda (Alca torda, Alcidés)

Pingouin torda (Alca torda, Alcidés)

Yann : « On dirait bien des couples. »

Léo : « Rholala ! Il y en a que quelques dizaines et on en voit deux ! Alors ? Il est pas bien le Cap Fréhel ? »

Max : « Si Léo 🙂 »

Léo : « Et encore, on est même pas à la Fauconnière ! »

Samuel : « Tu penses que ça va être encore mieux ? »

Léo : « Je peux pas l’affirmer mais le site est bien connu des ornithos. »

Max : « On y va ? »

Le chevalier : « Si vous voulez. Enfoncez-vous bien dans ma poche pendant que je me relève. »

Max : « Oui bonome. Je voudrais pas falaiser… »

Le chevalier : « Allons-y… »

Léo : « Il est quand même impressionnant ce chemin. »

La falaise

Le chevalier : « Mais très agréable 🙂 »

Léo : « Je confirme ! »

Fou de Bassan (Morus bassanus, Sulidés)

Continuer la promenade

195 – Plages des Grèves d’en bas et de la Fosse

Max : « Bonjour bonome:) Bien dormi ? »

Le chevalier : « Très bien et vous ? »

Yann : « Rhooo oui:)  J’ai rêvé d’un koala qui pilotait un avion 🙂 »

Max : « Ça c’est à cause des histoires de bonome 🙂 »

Léo : « Moi j’ai rêvé de Fringillidés… J’ai siffloté dans mon sommeil ? »

Samuel : « J’ai rien entendu. Et toi cousin Max ? »

Max : « Non, sinon j’aurais envoyé Léo aux cabinets 🙂 »

Yann : « Et toi bonome ? »

Le chevalier : « Je ne me souviens pas bien mais il y avait des petizours dans mon rêve… »

Max : « Alors c’était sûrement un beau rêve. C’est le moment de la question rituelle il me semble. »

Le chevalier : « Je t’écoute Maxou. »

Max : « Bonome, on fait quoi aujourd’hui ? »

Le chevalier : « 🙂 Nous continuons notre chemin vers le Cap. »

Léo : « On va revoir la lande ? »

Le chevalier : « Non Léo. Nous allons passer par l’estran. »

Samuel : « On va faire la géologie ? »

Le chevalier : « Oui mon petitours. »

Max : « Injustice ! Petit Sam, tu l’appelles souvent ‘mon petitours‘ et pas nous ! »

Le chevalier : « C’est vrai… Sûrement parce que pour lui ce n’est pas encore un acquis. »

Max : « Comment ça ? »

Le chevalier : « Max, tu sais bien que petit Sam n’a toujours pas compris qu’il faisait définitivement parti de la tribu. »

Max : « Alors tu le lui rappelles. D’accord. »

Léo : « C’est pas très délicat de parler de ça devant Yann… »

Yann : « Je sais que je suis pas membre de la tribu Léo. Mais je sais aussi que j’y suis très bien accueilli 🙂 »

Max : « Alors tout va bien ! On y va ? »

Le chevalier : « C’est parti ! »

Après une petite chevauchée… 

Max : « Tu as pas montré la carte avant de partir bonome ! »

Le chevalier : « Tu étais trop pressé Maxou. »

Samuel : « On peut la regarder maintenant ! »

Le chevalier : « D’accord. Alors… Voilà ! »

Vue aérienne de la Plage des Grèves d’en bas (Source : Géoportail)

Max : « On est où là ? »

Le chevalier : « Tout en bas à gauche. Sur la plage des Grèves d’en Bas. »

Max : « Les Grèves d’en bas ? Parce qu’il y a des gens qui font des grèves en haut ? »

Léo : « C’est pas cette grève là Max. C’est la grève plage. »

Max : « C’est quoi encore cette histoire de grève sur la plage ? »

Léo : « Bonome, prend le relais s’il te plaît. »

Le chevalier : « 🙂 Au départ, en français du 17e ou 18e siècle, le mot grève signifie ‘plage’. Je ne sais pas vraiment d’où vient ce mot, peut-être du gaulois… C’est la même étymologie que gravier. Grève a d’ailleurs deux sens : les éléments comme le sable, le gravier ou les galets roulés ou bien une vaste étendue faite de ces matériaux. »

Léo : « Tu vois Maxou que la grève c’est la plage ! »

Max : « D’accord. Mais ça dit pas pourquoi les gens font grève ? Ils vont à la plage ? C’est ça faire grève ? J’avais pas compris ça moi. »

Le chevalier : « Non Maxou, les gens qui font grève ne vont pas à la plage. C’est un sens dérivé. Il vient de la Capitale. Il y avait une grande plage en bordure de Seine non loin de l’Hôtel de Ville. La place située juste en face s’appelait la Place de grève. C’est là que les gens qui cherchaient du travail se rendaient. »

Samuel : « Pourquoi là ? »

Le chevalier : « La plage était un lieu de débarquement ou d’embarquement pour des tas de cargaisons sur de nombreux bateaux. Il y avait toujours besoin de main d’œuvre. »

Samuel : « Donc les gens qui travaillaient pas allaient sur la grève pour travailler. »

Max : « Je vois pas comment c’est devenu la grève qu’on travaille pas… »

Le chevalier : « Bah… A vrai dire cela me paraît un peu confus. Sauf si on ne reprend qu’une partie du petit résumé de Samuel. »

Léo : « Les gens qui travaillaient pas allaient sur la grève. C’est devenu ils font grève. »

Max : « Mouai… Donc nous, on est sur la Plage des Grèves d’en bas c’est à dire la plage des plages d’en bas. »

Samuel : « Bon, ça suffit l’étymologie ! Bonome, la carte ! »

Vue aérienne de la Plage des Grèves d’en bas (Source : géoportail)

Samuel : « Alors il y a la petite pointe. On voit des cailloux dessus. Ce sont les Roches Massé ? »

Le chevalier : « Oui mon petitours. »

Samuel : « Je suppose qu’on va étudier les rochers puis après tu vas cavaler jusqu’à la pointe. »

Vue aérienne de la Pointe des Guettes (Source : Géoportail)

Le chevalier : « La Pointe des Guettes. Guettes comme guetteurs. »

Max : « Petit Sam a dit que ça suffit l’étymologie ! »

Samuel : « Et après ? »

Le chevalier : « Nous traverserons la Plage de la Fosse pour aller observer d’autres roches. »

Vue aérienne de la Plage de la Fosse (Source : géoportail)

Samuel : « On va faire la géologie ! Chouette alors ! »

Léo : « J’ai hâte d’y être ! »

Max : « Alors allons-y ! Le programme est devant nous 🙂 »

Les Roches Massé

Max : « On arrive… Bonome ! Pour une fois c’est pas du grès ! »

La Pointe de la Guette

Léo : « La géologie compliquée commence ? »

Le chevalier : « Ce ne sera pas très compliqué aujourd’hui. »

Yann : « Pour vous peut-être ! Je débute moi ! »

Samuel : « Nous allons t’expliquer cousin breton 🙂 »

Léo : « Ah bah ça c’est pas du grès 🙂 Ça change ! Des roches tout mélangées… »

Max : « On va voir de plus près ? On peut descendre de ta poche et cavaler sur le terrain ? »

Le chevalier : « Autorisation accordée ! »

Max : « On descend. Vas-y Yann ! »

Yann : « J’y vais ! »

Max : « A mon tour ! »

Léo : « Vous avez traîné 🙂 Alors… Il y a clairement deux types de roches… »

Des roches mélangées

Des roches mélangées

Max : « Commençons pas la plus claire. Bonome tu fotoes ! »

Le chevalier : « Je fotoe 🙂 »

La diorite

La diorite

Max : « Léo, tu explique à Yann ? »

Léo : « Si tu veux Maxou. Bon, Yann, tu vois sûrement des espèces de grains de couleurs variées. »

Yann : « Je vois. »

Léo : « Ce sont des cristaux. Les cristaux c’est quand les atomes s’assemblent bien en ordre. Là, les cristaux sont visibles à l’œil nu et ils sont collés les uns aux autres. C’est ce qu’on appelle une structure grenue. »

Yann : « C’est grenu ? C’est parce qu’il y a comme des grains ? »

Léo : « Exactement Yann ! »

Samuel : « Bravo cousin breton ! Bravo ! »

Max : « Il y a des cristaux sombres mais surtout des clairs ce qui fait que la roches paraît plutôt claire. Bonome, tu as pas un mot compliqué que personne connaît à part toi pour dire que la roche est claire ? »

Le chevalier : « Je dirais que c’est une roche leucocrate. »

Léo : « Grenue, leucocrate… Si je me souviens bien, quand c’est clair c’est qu’il y a beaucoup de silice. Le sombre, c’est les minéraux riches en fer et en magnésium. »

Samuel : « Donc là, la roche est riche en silice mais aussi en ferromagnésiens. »

Max : « Vous voyez du quartz vous ? »

Léo : « Non. »

Samuel : « Non plus. »

Yann : « C’est quoi le quartz. »

Léo : « Pour faire simple, c’est de la silice pure. Là, il y a pas de quartz donc la roche est pas saturée en silice. »

Yann : « Rholala ! Comment vous savez ça ? »

Samuel : « Les petizours ça aime beaucoup la géologie 🙂 »

Yann : « J’en ai pas fait beaucoup mais c’est vrai que c’est intéressant. Pourtant c’est pas pour ça que je sais quand la roche est pas saturée en silice. »

Léo : « Petit Sam te l’a déjà dit Yann : nous ça fait des années qu’on cavale partout avec bonome. »

Max : « Tu peux pas tout savoir tout de suite. »

Samuel : « Résumons : nous sommes face à une roche grenue leucocrate sans quartz. »

Léo : « Je me trompe si je dis que les cristaux blancs sont des plagioclases ? »

Le chevalier : « Non Léo. »

Léo : « Et dans le coin en haut à gauche il y a des cristaux gris, brillants et qui font comme des feuillets. C’est pas un mica ça ? »

Le chevalier : « Si Léo. »

Léo : « Et en noir ce sont certainement des pyroxènes. »

Max : « Comment tu sais ça toi ? »

Léo : « Ben… J’ai un peu étudié la pétrographie. Mais je sais pas tout encore. »

Max : « Il sait pas tout encore ! Il trouve les plagioclastes, les pires obscènes et même Mica et il dit qu’il sait pas tout… »

Léo : « Plagioclase et pyroxènes Maxou. »

Le chevalier : « Il faudrait ajouter quelques amphiboles. »

Léo : « C’est une diorite ? »

Le chevalier : « Il me semble bien. »

Samuel : « Elle vient d’où la diorite ? »

Max : « D’un magma petit Sam. Il s’est formé en profondeur et contenait de la silice, du fer, du magnésium… Ce magma est remonté mais il s’est arrêté en profondeur ce qui fait que les cristaux ont eu le temps de bien se développer. »

Léo : « Ça dit pas d’où vient ce magma. Il me semble, mais je suis pas sûr, que les magmas à l’origine des diorites se forment dans des contextes de distension ou de subduction… »

Yann : « Là je suis perdu. »

Max : « Mais non 🙂 On t’a expliqué la tectonique. »

Yann : « Quand les plaques se déplacent à cause des mouvements de convection en dessous ? »

Max : « Oui Yann. Parfois, deux cellules de convections sont dos à dos ce qui fait que les plaques, au-dessus, se séparent. C’est ça la distension. »

Yann : « Je vois. »

Max : « Parfois une plaque se déplace vers une autre. Si c’est de la lithosphère océanique qui rencontre de la lithosphère continentale, il y a subduction. La lithosphère océanique est plus dense que la lithosphère continentale alors elle s’enfonce dessous. Et en s’enfonçant, elle fond et… »

Léo : « Et elle donne un magma andésitique ! Ou dioritique ! C’est pareil ! L’andésite c’est la forme microlithique de quand la lave arrive à la surface et fait l’éruption volcanique. Bonome, c’est un magma qui montre une subduction ? »

Le chevalier : « J’aime beaucoup ton hypothèse mon Léo. »

Samuel : « Si tu parles d’hypothèse c’est que tu sais pas bonome 🙂 »

Le chevalier : « Je ne sais pas si ces diorites ont été datées mais je peux affirmer qu’elles ont une longue histoire. Elles viennent peut-être d’un magma intrusif. Mais il est également possible qu’elles proviennent du métamorphisme de roches volcano-sédimentaires. »

Samuel : « Dans les deux cas il y a eu remontée de magma puis métamorphisme. »

Max : « On passe à l’autre roche ? »

Samuel : « Il faut trouver un bel échantillon… »

Max : « Là ! »

Max : « C’est quoi les trous ? »

Léo : « Max, on a déjà vu au four à chaux de Kraozon, dans les basaltes en coussins ! »

Max : « Ah oui ! Les scientifiques ont pris des échantillons pour étudier. »

Samuel : « Cette roche est bien noire. »

Le chevalier : « On dit qu’elle est mélanocrate. »

Max : « On voit pas de cristaux du tout. »

Le chevalier : « Nous en verrions au microscope optique. »

Léo : « Et c’est une roche microgrenue ? »

Le chevalier : « Oui Léo. C’est un filon de dolérite. »

Yann : « Tu connais les dolérites Léo ? »

Léo : « C’est comme le basalte mais en microgrenu. »

Yann : « Et qu’est ce que tu déduis de la présence de ces dolérites ? »

Léo : « Mmmm… Je dirais qu’il y a eu une distension mais pas suffisante pour qu’une dorsale apparaisse. Il y a eu distension quand même. Le continent s’est étiré. Du coup, le magma est remonté et il s’est infiltré dans les cassures. »

Max : « Bonome, avec un Léonou aussi en forme, on a plus besoin de toi. Tu peux aller t’asseoir et pétuner en te caféinant. »

Léo : « Je préfère pas. Je suis pas sûr de moi. Et puis je sais pas les dater moi ces dolérites. »

Le chevalier : « Dévonien terminal ou Dinantien précoce. »

Max : « Le Dinantien c’est le début du Carbonifère. »

Samuel : « On sait donc que les diorites datent d’avant ça. Ça va cousin breton ? Tu suis ? »

Yann : « Oui. Vous m’impressionnez. »

Léo : « On dit rien de très compliqué tu sais. Bonome pourrait lui. »

Le chevalier : « Oui mais il a pas envie 🙂 »

Max : « On peut voir le contact entre les deux roches ? »

Le chevalier : « Bien sûr Maxou. »

Léo : « Je vais grimper là-bas pour donner l’échelle ! »

Le contact

Le contact

Le contact

Le contact

 

Max : « Il est plutôt net le contact… C’est étrange. »

Léo : « Je m’attendais plutôt à ce que la roche encaissante ait au moins un peu cuit. »

Samuel : « Elle aurait pu fondre aussi. »

Max : « Comme ici ? »

Des roches mélangées

Des roches mélangées

Léo : « Là ça m’étonne moins. Le magma s’est un peu mélangé avec les diorites. »

Samuel : « Il y a même des enclaves de diorite dans la dolérite. »

Max : « Bonome, on a tout vu ici ? »

Le chevalier : « Oui Max. »

Max : « Vous avez tout retenu les cousins ? »

Samuel : « Il y a des diorites non datées d’origine volcano-sédimentaire métamorphisées qui sont parcourues par des filons de dolérites fini-dévoniennes ou carbonifères précoces. »

Max : « Ça c’est petit Sam ! Bravo petit Sam ! Bravo ! Tu vois Yann, si on demande ce qu’on a vu à la Plage des Grèves d’en bas à Samuel dans des années, il redira exactement la même chose ! »

Léo : « Notre petit Sam a une mémoire prodigieuse ! »

Max : « Et il résume toujours très bien 🙂 »

Le chevalier : « Et il va ajouter que vous le gênez là. »

Samuel : « Oui, je suis un peu gêné là… »

Le chevalier : « Il ne faut pas mon petitours. Les machins, pochage ! »

Max : « ON EST PAS DES MACHINS ! »

Le chevalier : « Des petits machins que j’aime de tout mon cœur 🙂 »

Max : « On est pas des machins quand même ! Ta phrase marche aussi avec des petizours ! »

Léo : « Maxou, cesse de ronchonner et grimpe. Tu nous retardes là ! »

Samuel : « La marée va monter et on va se noyer ! »

Yann : « On t’attend nous ! »

Max : « J’arriveeu ! »

Léo : « Tu vas tout cavaler jusque à la Pointe des Guettes ? »

Le chevalier : « Oui. Il fait beau. C’est vivifiant ! »

Max : « D’habitude tu dis ça quand il fait froid. Il fait pas froid là. »

Le chevalier : « Alors disons que c’est agréable de cavaler au bord de la mer par beau temps. »

La dune

Samuel : « La dune recule… »

Max : « On voit qu’elle est coupée. »

Léo : « La mer avance… »

La dune

La dune

Yann : « C’est vrai que parfois la dune recule de plusieurs mètres pendant une tempête ? »

Max : « Ça arrive. »

Yann : « Ça pourrait se passer ici ? »

Léo : « Ben… Quand on voit la dune dans cet état… Ça s’est déjà produit Yann. »

Samuel : « Si on revient dans quelques années, la dune sera encore plus loin. »

Max : « Normalement une dune c’est en pente douce face à la mer. »

Léo : « Là, elle est coupée nette. »

Samuel : « Cousin breton, je suis étonné que cousin Max se soit pas encore énervé à cause des zoms qui détraquent tout alors je propose qu’on regarde plutôt le fou de Bassan. »

Yann : « D’accord petit cousin 🙂 »

Fou de Bassan (Morus bassanus, Sulidés)

Fou de Bassan (Morus bassanus, Sulidés)

Fou de Bassan (Morus bassanus, Sulidés)

Fou de Bassan (Morus bassanus, Sulidés)

Léo : « C’est vraiment un beau zoiso le fou de Bassan. »

Yann : « C’est vrai qu’il est fou dans sa tête ce zoiso. Parfois, il pique à toute vitesse vers l’eau, il replie ses ailes dans le dos comme ça et il ploufe ! »

Max : « Il pêche Yann. »

Léo : « Le plus impressionnant c’est sa façon de nager sous l’eau pendant plusieurs mètres pour attraper un poisson. »

Samuel : « Morus bassanus, Sulidés. »

La Plage des Grèves d’en bas

Léo : « On vient de là-bas… »

Max : « Et on va là… »

La Plage des Grèves d’en bas

Samuel : « La Plage des Grèves d’en bas… »

Yann : « Je suppose que nous allons étudier l’autre pointe. »

Max : « Oui Yann. »

Une autre pointe

Yann : « Vous allez faire toute la côté du Pays de Penthièvre ? »

Max : « C’est ce qui est prévu 🙂 N’est-ce pas bonome ? »

Le chevalier : « Nous allons en parcourir une grande partie. »

Yann : « Vous savez expliquer ça ? »

Une plage fossile

Samuel : « Je suis sûr que toi aussi cousin breton. Observe bien et dis ce que tu vois. »

Yann : « Il y a du sable empilé. Ça fait des couches. Et de temps en temps il y a des lits de galets plus ou moins gros. »

Samuel : « A quoi ça te fait penser ? »

Yann : « Je sais pas… Des galets il y en a aussi en haut de la plage. Et puis le sable c’est surtout sur les plages. »

Samuel : « Oui cousin breton. Continue… »

Yann : « Je continue quoi ? »

Samuel : « Ben à expliquer ce qu’on voit ! »

Yann : « J’ai peur de dire des erreurs moi… »

Samuel : « Ça arrive de dire des erreurs. »

Yann : « Ben… Je dirais… Que c’est comme des plages empilées les unes sur les autres. Et si les gros galets sont en haut des plages, alors il y a des hauts de plage et des bas de plage empilés dans cette falaise. »

Samuel : « Ce qui veut dire… »

Yann : « Que le niveau de la mer aurait beaucoup changé au fil du temps. »

Léo (à Max) : « Petit Sam fait la maïeutique avec Yann. »

Max (à Léo) : « Il s’en sort bien notre cousin breton 🙂 »

Yann : « J’ai bon ? »

Max : « Oui Yann. Ce sont bien des plages fossiles que nous avons face à nous. Bonome, tu sais de quand elles datent ? »

Le chevalier : « Mmmm… Elles ont moins de 500 000 ans. Oui, je dirais que la plus ancienne à environ cet âge et la plus récente doit avoir 10 000 ans… »

Max : « Et tout en haut, il y a le sol actuel. »

Yann : « Ça explique pas les petits trous tout en haut. »

Léo : « Les petits trous ? Ce sont des nids de zoisos Yann. Probablement des nids d’hirondelles de rivages. »

Max : « On sait la plage fossile maintenant. On peut avancer. C’est encore les diorites ? »

Le chevalier : « Oui Max. »

Max : « Alors je descend et je cavale pour aller donner l’échelle. »

Le chevalier : « Si tu veux. »

Max sur la diorite

Léo : « Elles sont bien altérée les diorites… »

Samuel : « Avec l’eau de mer… Il doit y avoir des tas de réactions chimiques. »

Le chevalier : « Oui. »

Max : « Tu vas cavaler là-dessus ? »

Le chevalier : « Je ne vais pas cavaler Maxou. Je vais avancer prudemment. »

Pointe de la Guette

Max : « Avance doucement bonomou, qu’on profite de la vue sur le Cap. »

Vue sur le Cap Fréhel

Léo : « Je rêve ou il y a un autre filon de dolérite là. »

Le chevalier : « Tu ne rêves pas Léo. On le voit d’ailleurs sur la vue aérienne que je vous ai montrée tout à l’heure. Regarde. »

Vue aérienne de la Pointe des Guettes (Source : géoportail)

Yann : « C’est la bande grise ? »

Le chevalier : « Oui Yann. »

Léo : « Je peux aller sur la diorite ? »

Max : « Toi tu veux te faire fotoer 🙂 »

Léo : « C’est pas tous les jours qu’on voit des diorites. »

Le chevalier : « Vas-y Léo. »

Léo : « J’y suis ! Et tu fotoes la diorite aussi s’il te plaît. »

Léo sur la diorite
La diorite

Yann : « Pourquoi elle est couleur rouille ici ? »

Léo : « Elle doit être altérée. Il y a des minéraux riches en fer dans les diorites. Ils donnent du fer qui s’oxyde. Ça donne de l’oxyde de fer qu’on appelle la rouille. »

Yann : « La roche est rouillée alors. »

Léo : « Il vaut mieux dire qu’elle est oxydée. Mais c’est un peu pareil. »

Yann : « Je savais pas que les roches pouvaient rouiller. »

Samuel : « Ben, quand elles sont riches en fer ça arrive fréquemment. Bonome, j’ai vu quelque chose. Je descend et je te montre… C’est là, ça… »

La découverte de Sam

Max : « Ces drôles de zanimos ont colonisé une palette de bois. C’est qui ces zanimos ? »

D’étranges zanimos

D’étranges zanimos

Le chevalier : « Des Crustacés. »

Max : « Bonome, tu sais qu’il y a du soleil ? Il faut mettre la casquette quand il y a du soleil sinon il chauffe ta tête et ton cerveau fond. Et après tu dis des erreurs. On a déjà vu des Crustacés et c’est pas comme ça. »

Léo : « Le cerveau qui fond… Ça faisait longtemps 🙂 »

Samuel : « Ce sont des crustacés ? »

Le chevalier : « Oui mon petitours. »

Max : « Elles sont où leurs pattes ? »

Le chevalier : « Devant ta truffe Maxou. »

D’étranges zanimos

Max : « Ce sont les machins un peu enroulés ? »

Le chevalier : « Absolument. »

Léo : « Parle-nous de ces Crustacés. »

Le chevalier : « Ils ont une carapace constituée de plusieurs plaques calcaires séparées par un inter tégument noir. Il me semble que ces plaques sont au nombre de cinq. Ces plaques forment le capitulum. Il est fixé au substrat par le pédoncule. Ici, il est tout desséché. Il se forme par transformation des antennes de la larve. »

Max : « Ce machin est fixé par ses antennes ? »

Le chevalier : « On peut le dire comme ça 🙂 Les pattes sont transformées en cirres. Elles ne servent plus à la locomotion puisque l’animal est fixé mais elles battent l’eau et ramènent du plancton vers la bouche de l’animal. Comme les pattes sont transformées en cirres on les appelle des Cirripèdes. Vous en connaissez déjà des Cirripèdes. »

Max : « Des Crustacés bizarres fixés par leurs antennes ? J’en connais moi ? »

Le chevalier : « Oui Maxou. Tu as même fait un sapro jeu de mot avec leur nom. »

Max : « Des Cirripèdes.. AH MAIS OUI ! Les machins bizarres que quand tu marches dessus c’est là chtamales ! Les Chtamales ! Oui oui oui ! On dit parfois les balanes ! Ça dépend des espèces. Léo, tu connais les chtamales ? »

Léo : « Ben oui. Il y en a partout sur les roches en mode battu. »

Yann : « Ce sont les petits machins qui couvrent les rochers et qui sont un peu en forme de cônes ? »

Samuel : « Oui cousin breton. »

Yann : « Il y en a même sur les moules parfois ! »

Max : « C’est ça. Donc les zanimos que petit Sam vient de découvrir sont des cousins des chtamales ou des balanes. »

Le chevalier : « Oui, ce sont des Cirripèdes eux aussi. »

Léo : « Il y en a d’autres des Cirripèdes ? »

Le chevalier : « Autrefois les Cirripèdes étaient divisés en deux ordres : Pedonculata et Sessilia. Selon les classifications modernes il y en aurait cinq. Mais c’est un peu compliqué. »

Max : « En plus on en connaît pas assez pour comprendre. Tu peux nous dire l’espèce de ce zanimos ? »

Le chevalier : « Ce sont des Anatifes. Lepas anatifera, Lepadidés. »

Léo : « C’est normal que j’entende Anas dans ce nom ? »

Max : « Anas ? C’est les canards ! »

Le chevalier : « Oui et oui 🙂 Vous avez tous les deux raisons. »

Samuel (à Yann) : « Cousin breton, je crois que bonome va encore nous raconter une belle histoire 🙂 »

Yann (à Samuel) : J’aime bien quand il raconte des histoires. »

Max : « Bonome, tu as entendu tes petizours ? Raconte ton histoire 🙂 »

Le chevalier : « Tu ne diras pas que mon cerveau à fondu ? »

Max : « Non bonomou. »

Le chevalier : « D’accord. Anatife est un diminutif d’anatifère. »

Léo : « C’est le latin ancien ! Ferre veut dire porter ! »

Max : « Ça porte des canards ? »

Le chevalier : « Anatifère veut effectivement dire qui porte, au sens de engendrer, des canards. »

Max : « Là il faut que tu expliques. »

Le chevalier : « Remontons le temps et rendons nous en Écosse en je sais plus quel siècle. Les bernaches étaient bien connues mais personne ne savait où elles migraient et où elles se reproduisaient. Ce qui fait que le mystère planait sur leur naissance. Or, il se trouve qu’avec un peu d’imagination, les anatifes ressemblent au cou et à la tête des bernaches. »

Max : « Quelles bernaches bonome ? »

Le chevalier : « Probablement la Cravant. »

Max : « D’accord. Ils boivent beaucoup du whisky les écossais non ? »

Le chevalier : « Oui Max. Mais quel rapport avec ce que je dis ? »

Max : « Parce que sans boire le whisky je vois pas bien comment on peut trouver que les anatifes ressemblent à des têtes et des cous de bernaches fussent-elles Cravant. »

Samuel : « Cousin Max : un point ! »

Max : « Merci petit Sam 🙂 »

Léo : « Néglige bonome et raconte ! »

Le chevalier : « Vous avez pu voir que les anatifes se développent bien sur le bois flotté. »

Yann : « Oui bonome 🙂 »

Max : « Tu l’appelles bonome ?! »

Léo : « Chuuut Max ! »

Le chevalier : « La légende dit que le bois flotté se transformerait petit à petit en anatifes qui ne seraient que des petites bernaches ne demandant qu’à se développer. »

Yann : « C’est une drôle d’histoire ça. »

Le chevalier : « Oui 🙂 Mais c’est vraiment ce que pensaient les gens autrefois et cela explique le nom des anatifes. »

Léo : « Elles sont parfois bizarres les histoires anciennes. »

Max : « C’est à cause du whisky ça. Il faut pas en boire sinon après on voit des Crustacés qui se transforment en zoisos et c’est pas possible. »

Yann : « Moi j’aime bien cette histoire même si elle est pas vraie. »

Samuel : « Moi aussi. »

Max : « On continue ? »

Le chevalier : « On continue. »

Max : « Alors dis moi ce que c’est que cette roche ? »

Un drôle de rocher

Un drôle de rocher

Le chevalier : « Aucune idée. »

Max : « C’est pas une roche ça le ‘aucunidé’. »

Le chevalier : « Je n’y peux rien moi. »

Max : « Alors que quand c’est Léo ou petit Sam qui te demandent quelque chose tu expliques tout, tu racontes des histoires et quand c’est moi j’ai simplement droit à cette réponse… »

Le chevalier : « Désolé Maxou. »

Max : « Léo, tu sais toi ? »

Léo : « Pas plus que bonome… »

Max : « Alors on saura pas cette roche ? »

Le chevalier : « Ben non. »

Max : « D’accord. Nos lecteurs vont nous prendre pour des béotiens. »

Le chevalier : « C’est embêtant. »

Léo : « Euh… C’est pas comme si on avait des tonnes de lecteurs… »

Max : « C’est pas parce qu’on en a trois qu’il faut les négliger… »

Samuel : « On les néglige pas. Bonome, avance ! »

Le chevalier : « Oui petitours 🙂 »

Max : « On va là ? »

La Plage de la Fosse

Le chevalier : « Oui. Si tu n’es pas contrarié par le fait que je cavale sur des cailloux tout cassés. »

Max : « Tu vas être prudent ? »

Le chevalier : « Non. J’ai très envie de tomber et de me faire très mal. Je voudrais être tout cassé moi. »

Max : « Très drôle. »

Le chevalier : « Zutalor ! J’ai traversé la zone dangereuse sans tomber ! »

Max : « Vas-y, moque toi de moi… »

La Plage de la Fosse

Léo : « Il y a de nouveau des grès… »

Samuel : « On voit le Cap de mieux en mieux. »

Max : « Il y a des roches noires. Ce sont encore les dolérites ? »

Le chevalier : « Tu vas voir Léo 🙂 Voici donc notre prochain objectif… »

La prochaine étape

Max : « On y va bonome, on y va ! »

Le chevalier : « Je propose que nous remontions en haut de la dune pour avoir une vue globale sur la Plage de la Fosse. »

Max : « C’est toi le chef bonome. »

Yann : « C’est surtout toi qui cavales 🙂 »

Samuel : « Tringa megapus 🙂 »

Le chevalier : « C’est juste un petit détour. Le temps de remonter sur le chemin… Voilà ! »

La Plage de la Fosse

Max : « Alors ça, c’est la Plage de la Fosse ? »

Le chevalier : « Oui Max. »

Max : « Tu as une histoire sur cette plage ? »

Le chevalier : « Non. Je n’ai pas d’histoire sur tous les endroits où nous allons. »

Yann : « C’est bien dommage. »

Léo : « Toi aussi tu aimes les histoires ? »

Yann : « Oui. Beaucoup. Comme ça on connaît mieux les endroits où on va. Je sais pas comment dire… On se les approprie un peu. C’est comme si ils étaient à nous ces beaux endroits. »

Samuel : « Tout à fait d’accord avec toi cousin breton. Et on retient mieux. Sinon les souvenirs s’estompent et c’est bien dommage. »

Yann : « Oui. Là, on va se souvenir du petit avion en plastique et du koala des Roches Massé, les anatifes de la Pointe de la Guette… »

Max : « On peut revenir à la géologie s’il vous plaît ? »

Léo : « Oui Max. »

Max : « Parce que je sais pas si vous avez remarqué mais on est revenus aux grès. Pfff… »

Le chevalier : « Oui mais cette fois ce sont les grès de Fréhel. Jusque là nous n’avions observé que les grès d’Erquy. »

Léo : « Les grès de Fréhel reposent sur les grès d’Erquy ? »

Le chevalier : « Pas dans partie ouest du môle de Coëtmieux – Plévenon – La Latte. »

Samuel : « Le môle ? »

Le chevalier : « Je ne vous en ai pas encore parlé ? Il me semblait. Revoyons la carte géologique… »

Le môle de Coëtmieux – Plévenon – La Latte

Le chevalier : « Le point jaune montre Erquy. »

Max : « Alors il y a les Sables d’Or et l’Estuaire… Ensuite vers l’ouest, il y a ce qu’on explore depuis hier et puis au bout le Cap. »

Léo : « Si je dis pas des erreurs, les deux teintes de marron correspondent aux diorites et aux grès. »

Samuel : « C’est quoi à l’est ? »

Le chevalier : « Légendé k-o ? Ce sont les séries de la Heussaye. Je n’en parle pas pour le moment. »

Léo : « Et en turquoise ? »

Le chevalier : « Des amphibolites. »

Léo : « Tu en as déjà parlé ! Je me souviens. Ce serait des roches magmatiques basaltiques métamorphisées. »

Le chevalier : « Je dirais plutôt que ce sont des roches filoniennes doléritiques. »

Léo : « Bonome, c’est la même composition le basalte et la dolérite. C’est juste que l’un est microlithique alors que l’autre est microgrenue. »

Max : « Il est très en forme notre Léonou 🙂 Il reprend même bonome 🙂 »

Samuel : « Ça nous dit pas le môle ça. »

Le chevalier : « Un môle est une région ayant un comportement rigide. On voit bien sur la carte que le secteur est relativement uniforme et il est constitué de roches rigides. On parle parfois du Horst de Fréhel. »

Max : « Le horse ? Comme le cheval ? »

Le chevalier : « Le horst ! C’est… Un zone surélevée limitée par des failles normales. »

Max : « D’accord. Au départ Léo demandait si les grès de Fréhel reposaient sur les grès d’Erquy. »

Le chevalier : « A l’est du môle oui. A l’ouest ils reposent sur les diorites ou les gneiss dioritiques. »

Max : « Léo, as-tu ta réponse ? »

Léo : « Oui Max. Merci bonome. »

Le chevalier : « Je précise que la formation des grès de Fréhel, comme celle d’Erquy d’ailleurs, débute par un conglomérat. »

Max : « BEN VOILÀ ! C’EST ÇA ! »

Samuel : « Qu’est ce qu’il t’arrive cousin Max ? »

Max : « Les roches qui chiffonnent bonome dans l’Estuaire, vous vous en souvenez ? »

Léo : « Ben oui. »

Max : « Elles sont sur les grès d’Erquy ! »

Léo : « Oui encore. »

Max : « Et si c’était le conglomérat de base de la série de Fréhel ? »

Léo : « Bonne hypothèse. Tu en penses quoi bonome. »

Le chevalier : « Que c’est vraiment une bonne hypothèse Maxou. »

Samuel : « Ça va cousin breton ? »

Yann : « Je vous écoute. Mais je comprends pas toujours. »

Max : « Nous ferons un résumé ce soir si tu veux. »

Yann : « Je veux bien. Si je m’endors pas dès le retour. »

Léo : «:) Bon, on revient à nos grès d’ici. »

Les grès de Fréhel

Le chevalier : « Allons les voir… »

Max : « Après on va là-bas ? »

L’affleurement

Le chevalier : « Oui Max. Mais d’abord allons observer les grès de Fréhel. »

Une dalle de grès

Max : « On descend et on va voir ! »

Léo : « C’est parti pour la glissade. »

Yann : « Preums ! »

Samuel : « Deuze ! »

Max : « Quels gamins vous faites 🙂 »

Léo : « Viens Yann, on va sur les grès ! »

Yann : « Je viens 🙂 »

Yann et Léo sur les Grès de Fréhel

Max : « Bonome, il y a des fossiles dans les grès de Fréhel ? »

Le chevalier : « Non Max. Aucun fossile dans les Séries Rouges. Ces grès sont totalement azoïques. »

Max : « Zutalor ! On peut pas fossiler… »

Stratifications entrecroisées dans les Grès de Fréhel

Yann et Léo sur les Grès de Fréhel

Max : « Vous avez pas mis vos casques ? »

Léo : « On est pas sous une falaise ! »

Max : « Bonome, nos casques s’il te plaît. Petit Sam et moi on est sérieux. »

Samuel et Max

Léo : « D’accord. Bonome, le mien aussi s’il te plaît. »

Léo sur les Grès de Fréhel

Léo : « Il y a encore les stratifications entrecroisées… »

Samuel : « Ou en arrêtes de poisson… »

Yann : « C’est comme aux Sables-d’Or alors. »

Max : « Apparemment. La sédimentation qui a commencé avec les sables d’Erquy s’est arrêtée puis à repris avec le conglomérat et les sables de Fréhel. »

Samuel : « C’est quoi l’épaisseur des grès de Fréhel ? »

Le chevalier : « Il me semble avoir lu qu’il y a un premier niveau conglomératique d’un mètre, puis un second d’une dizaine de mètres avec des éléments plus grands puis 60 à 80 mètres de grès. »

Les Grès de Fréhel

Les Grès de Fréhel

Max : « Bon, ça suffit les grès. C’est quoi la suite ? »

Le chevalier : « Une pause pour profiter du paysage. »

Max : « Avec gratouillis ? »

Le chevalier : « Si vous voulez 🙂 »

Max : « Installe toi confortablement alors. »

Le chevalier : « C’est fait. »

Max : « Tu m’étonneras toujours. Tu es mal assis sur les rochers avec un bloc de grès comme dossier et tu te dis confortablement installé 🙂 »

Le chevalier : « Regarde la vue Maxou… »

La vue

Léo : « Je préfère être là plutôt quand dans un fauteuil confortable. »

Yann : « On est bien installés sur votre Tringa megapus 🙂 »

Max : « Il nous faudrait quand même des fauteuils. »

Le chevalier : « Je suppose que c’est moi qui les porterais. »

Max : « Tu as toujours un gros sacado toi. Ce sont pas trois fauteuils pour petizours qui t’alourdiraient ! Et puis ça te ferait du bien de faire un peu de sport. Tu aurais pas grossi ces derniers temps ? »

Léo : « Maaax ! »

Max (se tournant vers Léo) : « Tu voudrais pas un fauteuil toi ? »

Léo : « Si, mais pas sur le terrain. Je suis bien sur les genoux de bonome moi. »

Samuel : « Moi aussi. »

Le chevalier : « Merci mes petizours 🙂 »

Léo : « J’ai hâte de voir la suite. »

Samuel : « Tu as toujours hâte toi 🙂 »

Léo : « Tu as pas envie de savoir la suite ? »

Samuel : « J’ai vu les galets bleus presque noirs sur l’estran et la falaise. Je la connais la suite 🙂 »

Max : « Ah bon ? C’est quoi ? »

Samuel : « Un filon de dolérite dans les grès. »

Max : « C’est vrai bonome ? »

Le chevalier : « Petit Sam est très observateur. »

Yann : « Bravo petit cousin ! Bravo ! »

Max : « Et Yann a bien compris les habitudes de petit Sam 🙂 On va le voir ce filon ? »

Le chevalier : « Allons-y ! »

Max : « Attends quand même qu’on se poche ! Oulala ! On va pas y aller à pattes ! On est tout petits nous. »

Le chevalier : « Dépêchez-vous un peu. Tu traînes Max. Tu aurais pas un peu grossi ces derniers temps ? »

Samuel : « Et vlan cousin Max ! »

Max : « Pfff ! »

Léo : « Donc on va là… »

On va là 🙂

Léo : « C’est vrai qu’on voit les roches bleu-foncé. »

Max : « C’est un peu bizarre comme contact. »

L’affleurement

Samuel : « C’est pas bizarre ! C’est le filon qui est contre les grès. »

Max : « Et pourquoi on voit pas le filon en haut ? »

Léo : « Bonne question ça ! Bonome, tu sais toi ? »

Le chevalier : « Il s’est érodé plus rapidement que les grès. C’est ce que vous allez voir. »

Max : « D’accord. En attendant fais une foto de là où tu marches. »

Le chevalier : « Pour montrer à Princesse ? »

Max : « Oui bonome ! Il faut qu’elle sache tous les efforts que tu fais pour nous montrer la géologie. »

Le chevalier : « Je pensais que tu allais lui demander de me gronder avec comme motif quelque chose comme : mise en danger d’un grand chevalier. »

Max : « Un grand chevalier ? Tu en connais un toi ? »

Samuel : « Cousin breton, cousin Max aime bien polissonner mais il aime beaucoup son bonome. »

Yann : « J’avais bien compris petit cousin 🙂 »

Là où marche bonome.

Max : « Bon, tu fais attention à toi bonome. »

Le chevalier : « Non, je t’ai déjà dit que j’avais envie de tomber et de me faire mal. »

Max : « Tu es pas drôle. Cette ironie marche pas. »

Léo : « Ben voilà ! Là on le voit bien le filon de dolérite ! »

De bien beaux rochers

Yann : « Si j’ai bien compris les dolérites c’est quand il y a une distension. Ça crée des fractures et le magma remonte dedans. Mais il remonte pas jusqu’à la surface et ça donne le filon. »

Samuel : « Tu as bien compris cousin breton. »

Léo : « Ils sont tous orientés pareil je suppose ? »

Le chevalier : « Les filons de dolérite ? Oui Léo. N 160 à N 180 E. »

Léo : « Merci bonome. Je me souviens plus… Tu as dit quand ils se sont mis en place ? »

Max : « Ben oui Léo. Dévonien tardif ou Dinantien précoce. »

Léo : « Ah oui ! Zutalor ! J’avais oublié. Ils sont fini hercyniens ces filons. »

Yann : « Vu d’ici, il se remarque à peine ce filon. »

Vue générale du filon de dolérite

Max : « Je suppose qu’on va s’approcher. »

Le chevalier : « Oui Maxou. Nous allons l’observer de près. Regarde… »

Vue un peu plus rapprochée.

Max : « Je propose que les petizours descendent et terminent à pattes. »

Léo : « Bonne idée ! »

Samuel : « On descend ! »

Le filon de dolérite

Léo : « Ah oui… Effectivement c’est tout altéré et érodé… »

Max : « Yann, je te rappelle que l’altération c’est un ensemble de réactions chimiques alors que l’érosion c’est mécanique : la pluie, le vent, le gel… »

Yann : « Merci Maxou. »

Max : « Pourquoi ça fait des boules ? »

Le filon de dolérite

Le chevalier : « Lors de son refroidissement le magma se contracte. Il se forme ce qu’on appelle des fentes de retrait. Et puis la tectonique a fait apparaître des diaclases. »

Léo : « Des diaclases ce sont des cassures mais sans déplacement. »

Max : « Donc il y a des tas de fractures dans tous les sens. »

Léo : « Je comprends ! Ces fractures laissent passer l’eau qui altère la roche. La roche altérée s’érode plus facilement et ça débite des blocs qui s’arrondissent peu à peu. »

Le chevalier : « C’est ça. »

Max : « Yann, viens. On va grimper sur les dolérites pour les fotos. »

Yann : « Je grimpe pas haut comme toi moi ! »

Max : « Mais non ! On va pas très haut. C’est juste pour donner l’échelle. »

Yann : « D’accord. »

Le filon de dolérite

Yann et Max sur la dolérite

Léo : « Bonome, j’ai remarqué quelque chose juste derrière Yann et Max. Regarde… »

Yann et Max sur la dolérite

Léo : « La roche altérée fait comme des couches. »

Le chevalier : « On dit qu’il y a érosion en pelures d’oignon. »

Samuel : « C’est très imagé 🙂 »

Max : « Tiens, un lézard des murailles… »

Lézard des murailles (Podarcis muralis, Lacertidés)

Lézard des murailles (Podarcis muralis, Lacertidés)

Max : « Bonome, c’est possible d’avoir un lézard-gardien ? »

Le chevalier : « Je ne sais pas Maxou. Peut-être… Pourquoi cette question ? »

Max : « Parce qu’on en voit partout. Ce sont peut-être eux qui veillent sur nous pendant ce séjour. »

Léo : « C’est vrai qu’on a pas vu de pipit aujourd’hui. »

Samuel : « Bonome, tu me fotoes ? »

Le chevalier : « Oui petit Sam. »

Samuel sur la dolérite

Léo : « Moi aussi alors ! »

Léo sur la dolérite

Léo : « Fotoe là aussi s’il te plaît. Venez voir les machins ! »

Max : « Hééé ! Tu vas pas t’y mettre toi aussi ! Cou-sins ! Pas Ma-chins ! »

Léo : « Oui machin Max 🙂 »

Samuel : « Qu’est ce qu’il y a cousin Léo ? »

Léo : « Regarde là petit Sam. »

Samuel : « Ah oui 🙂 »

La dolérite

Max : « Ce sont de fins filons de quartz qu’on voit en blanc ? »

Le chevalier : « Oui Max. Ils sont apparus dans les diaclases. »

Léo : « La silice qu’il y a dans les minéraux est libérée lors de l’altération mais comme elle est pas vraiment soluble, elle se redépose presque tout de suite sous forme de quartz. »

Samuel : « Et on voit bien les pelures d’oignon. »

Max : « Bon, on a vu le filon. Allons observer le contact avec les grès… Suivez-moi ! »

Léo : « Oui chef Max ! »

Le filon

Max : « On voit bien le contact. Les grès sont coupés net. »

Le filon

Le contact avec les grès

Léo : « Mais ils ont pas l’air d’avoir été beaucoup modifiés… Il y a pas de métamorphisme de contact à cause de la chaleur ? »

Le chevalier : « Je suppose que la température de fusion des grès est supérieure à la température du magma qui est remonté. »

Léo : « Mmmmm… »

Max : « Pourquoi tu mmmmmes Léo ? »

Léo : « Ils ont quand même un peu cuit les grès juste au contact du filon. Tu connais la température de fusion du quartz bonome ? »

Le chevalier : « Environ 1600°C mais elle dépend du polymorphe de la silice considéré. »

Léo : « Oui, sûrement. Mais c’est au-dessus de 1200°C… Le magma doléritique était pas à 1200°C. Surtout dans un filon aussi mince. D’accord. »

Max : « On a tout vu ? »

Le chevalier : « Non, il y a ça… »

Un drôle de minéral

Max : « Ça ? Ça veut dire que tu sais pas ce que c’est ! 🙂 »

Le chevalier : « Effectivement… Un minéral rouge obtenu par altération… »

Léo : « Tu sais pas ? »

Le chevalier : « Non Léo. »

Léo : « Tant pis. »

Samuel : « Et ça bonome ? »

Un lichen

Le chevalier : « C’est un lichen mon petitours. »

Max : « Tu connais l’espèce ? »

Le chevalier : « Non mon petitours. »

Max : « Tant pis. »

Léo : « Je crois qu’on a tout vu ce qui était au programme pour aujourd’hui… »

Samuel : « Ça veut dire qu’on va rentrer… »

Yann : « Zutalor ! »

Samuel : « Ça nous laissera un peu de temps pour faire la bagarre ! »

Max : « Aïe ! On va encore se faire ratatiner. »

Léo (à Yann) : « Petit Sam est très fort à la bagarre 🙂 »

Yann : « Vous jouez à la bagarre ? »

Max : « Yann, nous sommes des juvéniles ! »

Léo : « On y peut rien ! C’est comme ça dans la nature… Les juvéniles se chamaillent et font la bagarre 🙂 »

Yann : « Et bonome vous gronde pas ? »

Max : « Ben non. Même que des fois il joue avec nous et il fait exprès de perdre. »

Yann : « Je suis curieux de voir ça ! »

Max : « Alors on rentre bonomou ! »

Un cairn

Un cairn
La Plage de la Fosse

Continuer la promenade

194 – Balade dans la lande

Le matin, dans la cabane… 

Max : « Bonome, on fait quoi aujourd’hui ? »

Le chevalier : « Je propose que nous allions explorer la lande en bord de mer, en direction du Cap Fréhel. »

Léo : « La lande elle est juste en face de la cabane 🙂 »

Max : « On démarre de la cabane ? »

Le chevalier : « Si tu veux Maxou. »

Max : « Les cousins, vous êtes prêts ? »

Yann, Samuel et Léo : « Nous sommes prêts ! »

Max : « Bonome, tu sautes dans tes chaussures et c’est parti pour la lande ! »

Léo : « Tu as pas la carte à nous montrer avant de partir ? Pour savoir où on va. »

Le chevalier : « Dès que j’ai sauté dans mes chaussures 🙂 Alors… Voilà. »

Vue générale du secteur exploré (Source Géoportail)

Max : « Tu expliques s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Tout à gauche c’est la grande plage des Sables d’Or. »

Léo : « On l’a pas vraiment explorée mais c’est tout du sable alors c’est pas vraiment intéressant. »

Samuel : « Pourquoi c’est tout creusé dans la falaise ? »

Le chevalier : « Il y a une carrière en exploitation. »

Max : « Ah d’accord ! C’est ça le bruit qu’on entend parfois ! Et c’est pour ça qu’il y a les camions ! D’aaaccooord ! »

Léo : « Bonome, des fois on parle de carrière et d’autres fois on parle de mine. Et il y a des carrières souterraines et des mines à ciel ouvert. Tu peux expliquer la différence entre une mine et une carrière s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Bonne question 🙂 Il y a effectivement des mines et des carrières souterraines ou à ciel ouvert. Ceci exclut la distinction que les gens font habituellement. »

Max : « Je suppose que tu fais allusion aux mines souterraine et aux carrières à ciel ouvert. C’est ce que j’aurais dit moi. »

Samuel : « Ben non ! C’est pas possible puisque mines et carrières peuvent être souterraines ou à ciel ouvert ! »

Max : « Je sais bien petit Sam. Je suis donc dans l’erreur… »

Le chevalier : « La distinction tient au matériau exploité. Certaines roches sont d’un intérêt plus stratégique que d’autres. Je pense au charbon ou à certains minerais métalliques… L’Etat en est par principe propriétaire et il peut concéder l’exploitation d’un site à une compagnie privée ou l’exploiter lui-même. Dans ce cas on parle de mine. Si le matériau exploité est d’un usage plus banal, on parlera de carrière. »

Samuel : « Ici c’est du grès. C’est pas très stratégique le grès. Je suppose qu’on va parler de carrière alors. »

Le chevalier : « Normalement oui. Mais nous allons inspecter un site appelé ‘l’ancienne mine’ 🙂 Voyons cela sur une vue un peu plus détaillée… »

Vue un peu plus détaillée

Samuel : « Elle est à gauche ? »

Le chevalier : « Oui mon petitours. »

Léo : « C’est pour ça que c’est tout plat au bord de la mer et que la falaise est bien verticale. »

Max : « On va continuer après ? »

Le chevalier : « Oui. Nous remonterons sur le plateau puis nous irons sur la Pointe de l’Assiette et la Pointe de la Chapelle aux chèvres. »

Max : « C’est un drôle de nom ça. »

Le chevalier : « Et je ne sais pas l’expliquer… La plupart du temps elle est simplement nommée Pointe aux Chèvres. Tout à droite il y a l’Anse du Croc. Je pense que nous la longerons par la dune. »

Léo : « C’est toi qui décides bonome 🙂 »

Max : « Bon, on y va ? »

Le chevalier : « C’est parti ! »

La lande

La lande

Max : « La lande c’est surtout des ajoncs qui piquent les fesses. Fais attention à toi bonome. »

Léo : « On a déjà parlé des ajoncs. »

Max : « Je rappelle qu’ils ont pas des aiguilles. Ce sont les feuilles qui sont pointues. Ils piquent de partout. Ça traverse même les pantalons. Aïe ! Ouille ! »

Samuel : « La lande ça peut être les bruyères aussi. Il y a pas que les ajoncs. »

Léo : « Ça dépend du sol, de l’exposition au vent, aux embruns… »

Max : « Ça c’est ni un ajonc ni une bruyère… Tu connais bonome ? »

Polygala à feuilles de serpolet (Polygala serpillifolia, Polygalacées)

Le chevalier : « Polygala à feuilles de serpolet ou Polygala serpillifolia, Polygalacées. »

Max : « C’est normal qu’elle soit dans la lande cette jolie plante ? »

Le chevalier : « Oui Max. Elle apprécie les sols acides et humides. »

Léo : « Le grès donne des sols acides à cause de la silice qu’il contient. Et puis c’est un peu humide ici. Donc elle est bien à sa place cette Polygala. Tout va bien. »

La lande

La lande

Samuel : « C’est pas la lande rase ici. Il y a des pins et des arbustes. »

Le chevalier : « Le Vent ne souffle pas trop ici. »

Max : « Et le sol doit être un peu épais pour les racines. »

Léo : « Pas forcément. Les pins ont pas toujours besoin de racines profondes. C’est pour ça qu’ils tombent en cas de tempête. »

Max : « C’est quel pin bonome ? »

Le chevalier : « Probablement des pins maritimes. J’espère que nous en verrons qui seront bien accessibles à l’observation. »

Léo : « Et cet arbuste ? C’est qui ? »

Un camélia

Le chevalier : « Je ne sais pas trop. On dirait un camélia… »

Max : « Tu connais pas ? »

Le chevalier : « Non. Mais je trouve que ses fleurs sont très belles. »

Yann : « Moi aussi. »

Samuel : « C’est parce que tu as de la beauté dans les yeux cousin Breton. »

Max : « ‘La beauté est dans l’œil de celui qui regarde’ Yann. Retiens bien ça. »

Yann : « Tu le répètes souvent Max. »

Max : « Parce que c’est important. »

Samuel : « Voilà la bruyère 🙂 »

Bruyère cendrée (Erica cinerea, Éricacées)

Bruyère cendrée (Erica cinerea, Éricacées)

Léo : « Si je dis pas des erreurs, il y a des tas d’espèces de bruyères. »

Le chevalier : « Effectivement. Il y a même les bruyères et les callunes. »

Max : « Et là c’est quoi ? »

Le chevalier : « C’est une bruyère. »

Samuel : « Comment tu le sais ? »

Le chevalier : « Il me semble que les pétales sont entièrement soudés chez les bruyères et incomplètement chez les callunes. »

Yann : « Ces fleurs ont une forme de grelot. »

Max : « Si on les secoue elles font du bruit comme un grelot ? »

Le chevalier : « Non. Mais les fleurs passées, qui sont persistantes, font quand même du bruit quand on les secoue. C’est de là que vient le nom bruyère. »

Léo : « Bruyère ? Bruillère alors ! »

Le chevalier : « Pourquoi pas 🙂 »

Samuel : « Il me semble que les bruyères c’est le genre Erica de la famille des Éricacées. »

Max : « Comment tu sais ça toi ? »

Samuel : « On a déjà vu des bruyères et des Ericacées dans les Alpes avec Elvire la marmotte. Même qu’on a vu les myrtilles ! Vaccinum vitis-idaea, Ericacées. »

Léo : « Ah oui ! On les a pas seulement vues. On les a dévorées 🙂 »

Le chevalier : « Vous êtes des estomacs sur pattes. Vous ne pensez qu’à manger, dévorer, ingurgiter… »

Max : « Pas vrai ! On pense aussi aux zoisos et aux choses fort savantes ! »

Samuel : « Tu connais l’espèce de cette bruyère bonome ? »

Le chevalier : « Erica cinerea. La bruyère cendrée. Mais il doit y en avoir d’autres espèces dans le secteur. »

Yann : « Oh ! Un lézard ! »

Lézard des murailles (Podarcis muralis, Lacertidés)

Max : « Ça nourrit les rapaces. »

Léo : « Et ça veut dire qu’il y a des insectes pour les nourrir. »

Samuel : « Il y a toute une chaîne alimentaire dans la lande. »

Max : « Mais on voit rien du tout parce que tous les zanimos sont cachés dans les plantes qui piquent ! »

La lande

Yann : « C’est quoi cette jolie fleur ? »

Orchis bouffon (Anacamptis morio, Orchidacées)

Max : « Yann, il faut pas dire que c’est une fleur. C’est une plante à fleurs. C’est pas pareil. Il faut pas confondre la partie et le tout. »

Yann : « Tu as raison Max. Mais j’ai pas l’habitude d’être naturaliste moi. »

Samuel : « Tu fais quand même des progrès cousin breton. »

Le chevalier : « Revenons à cette jolie plante. C’est une orchidée du genre Anacamptis, peut-être Anacamptis morio. »

Yann : « Je savais pas qu’il y avait des orchidées ici. »

Max : « Quand on parle d’orchidées les gens pensent à celles qu’on trouve chez les fleuristes. Elles sont souvent d’origine tropicale et elles ont de grandes fleurs. Elles sont très belles mais je préfère les orchidées de chez nous même si elles sont plus discrètes. »

Yann : « Il y a beaucoup des orchidées ici ? »

Max : « Ben… On connaît pas bien la flore bretonne nous. Mais il doit y avoir d’autres espèces. »

Samuel : « Ça c’est Iris germanica. Il y en a sur l’Île Où On Va à Pieds de Charentmaritimie. »

Iris germanique (Iris germanica, Iridacées)

Iris germanique (Iris germanica, Iridacées)

Léo : « C’est pas une espèce sauvage. On dit qu’elle est subspontanée. »

Yann : « C’est-à-dire ? »

Léo : « Les zoms l’ont importée pour décorer les jardins et elle s’est échappée. Maintenant elle pousse un peu partout. Chez les zanimos on parle d’espèce férale. »

Yann : « Je comprends. Merci cousin Léo. Il y a beaucoup des espèces subspontanées ou férales ? »

Max : « Il y en a trop. Les zoms dérèglent tout Yann. Ils transportent des zanimos, les végétos… et après ils sont bien embêtés à cause des effets secondaires. »

Samuel : « Tiens ! Une linotte mélodieuse 🙂 »

Linotte mélodieuse (Linaria cannabina, Fringillidés)

Max : « On a pas vu beaucoup de zoisos pour le moment. »

Léo : « Il faut dire qu’on est pas très attentifs. On est un peu en promenade là. »

Samuel : « Et on observe les végétos par terre. »

Yann : « C’est bien agréable de pocher dans la lande 🙂 »

Max : « Oui mais il faut étudier quand même. Yann, je vais te faire un petit rappel de vocabulaire. Observe bien ce petit bout de lande juste là. »

Un petit bout de lande

Yann : « Je le vois 🙂 »

Max : « Dirais-tu qu’il y a beaucoup d’espèces de végétos ? »

Yann : « J’en vois… au moins six. Ça fait beaucoup pour un tout petit morceau comme ça. »

Max : « Oui Yann. Dirais-tu qu’il y a beaucoup de masse végétale ? »

Yann : « La masse végétale ? Ben non. Ils sont tout petit les végétos. »

Max : « Donc il y a beaucoup d’espèces pour pas beaucoup de masse. Mais on va le dire autrement. Nous allons dire que la flore est variée mais que la végétation est faible. »

Yann : « Je vois. J’en déduis que lorsqu’on parle de la flore on parle de la diversité des espèces, alors que lorsqu’on parle de la végétation on parle plutôt de la quantité des végétos. »

Max : « Absolument Yann. Imagine une forêt de pins. »

Yann : « Avec juste des pins ? »

Max : « Oui. »

Yann : « Alors la flore est très peu variée mais la végétation est importante. »

Max : « Ben voilà ! Tu as tout compris. »

Léo : « Encore un lézard des murailles… »

Lézard des murailles (Podarcis muralis, Lacertidés)

Samuel : « Je crois que nous arrivons à l’ancienne mine… »

L’ancienne mine

Max : « C’est quoi ce bruit ? »

Léo : « Je sais ! C’est le flux et le reflux qui entraînent les rochers ! »

Yann : « C’est impressionnant ! »

Max : « Évitons de tomber dans les galets sinon on va être tout crabouillés. »

Léo : « Et tout noyés. »

Samuel : « Il y a quand même pas beaucoup des zoisos… »

Max : « Ben non. Ou alors ils viennent pas nous voir… Bonome, tu vois la ruine ? »

L’ancienne mine et la ruine

Le chevalier : « Je la vois. »

Max : « Tu veux pas la retaper et venir t’installer ici ? »

Le chevalier : « Ici ? Juste ici ? »

Max : « Ben… Comme ça on est pas loin de la mer et on peut aller voir les zoisos du Cap. »

Le chevalier : « Je veux bien si c’est vous qui retapez la maison. »

Max : « Mais on peut pas ! On est bien trop petits ! Comment tu veux qu’on porte les pierres ou les poutres ? »

Le chevalier : « Alors on ne s’installe pas ici. »

Max : « C’est pas gentil. »

Léo : « Je supporterais pas le bruit de la mer la nuit. J’arriverais pas à dormir. »

Samuel : « On va voir le front de taille ? »

Le chevalier : « Si tu veux petit Sam. »

Léo : « Une bergeronnette grise ! Enfin un zoiso ! »

Bergeronnette grise (Motacilla alba, Motacillidés)

Bergeronnette grise (Motacilla alba, Motacillidés)

Max : « Elle s’est dévouée pour qu’on soit pas bredouilles de zoisos. Merci bergeronnette 🙂 Les cousins, que diriez-vous de descendre vous dégourdir les pattes ? »

Léo : « C’est pas de refus 🙂 »

Le chevalier : « Inutile de vous demander de ne pas… courir… »

Max : « On joue à chat ? »

Samuel : « D’accord ! Chat ! »

Un peu plus tard…

Les petizours avec Yann sur les grès de Fréhel

Le chevalier : « Vous avez bien joué ? »

Yann : « Ouiiii 🙂 Ça fait du bien de se défouler. »

Max : « Bonome, je peux faire l’escalade ? »

Le chevalier : « Si tu veux Maxou. »

Yann : « Tu sais faire l’escalade ? »

Léo : « Max grimpe dès qu’il le peut 🙂 »

Samuel : « C’est un grimpeur compulsif 🙂 »

Yann : « Tu as pas peur ? »

Max : « Ben non. Si je tombe je peux pas faire les fractures. Les Peluchiformes ont pas d’os. »

Léo : « Mais ta peluche peut se déchirer et tu te retrouverais avec le rembourrage à l’air. »

Max : « Meu non ! Bonome me rattraperait 🙂 Tu fotoes le grand machin ? »

Le chevalier : « Je suis pas un machin ! »

Max : « Si si !  J’y vais ! Jusque tout là-haut ! »

Max

Max

Yann : « Rholala ! Il est fort ! »

Le chevalier : « C’est une bonne idée de passer par la fissure… »

Le chevalier : « Je serais resté dans la fissure moi mais il s’en tire bien. »

Max : « Bonooome ! Je suis tout là-haut ! »

Le chevalier : « Bravo Maxou 🙂 »

Max : « Si je saute, tu me rattrapes ? »

Le chevalier : « Tu sais que je suis maladroit Max. »

Max : « Oui mais pas là ! Je saute ! »

Yann : « Bravo Max ! Je savais pas que tu faisais l’escalade. »

Max : « J’aimerais bien faire avec bonome mais il dit que je suis trop petit pour l’assurer. »

Léo : « Tu parleras de tout ça ce soir. Pour le moment on continue. »

Samuel : « Il faut grimper sur le plateau. Ça va bonome ? Pas trop dur de cavaler dans la lande ? »

Le chevalier : « C’est plutôt agréable. Tiens, un fumeterre. »

Fumeterre grimpante (Fumaria capreolata, Papavéracées)

Max : « C’est quoi ce nom ? La terre qui fume ? »

Le chevalier : « La fumée de terre plutôt. »

Léo : « Raconte 🙂 »

Le chevalier : « Le jus des plantes de ce genre pique les yeux, comme la fumée. »

Max : « Qui aurait l’idée de se mettre du jus de plante dans les yeux ? »

Le chevalier : « Des tas de gens. Ceux qui pensent que mettre du jus de citron éclaircit les yeux. Les belles dames italiennes de la Renaissance se mettaient du jus de belladone (Atropos belladona) dans les yeux pour se dilater la pupille. Elles pensaient que cela les rendait plus séduisantes. »

Léo : « Si je me souviens bien Atropos était l’une des trois Parques. C’est même celle qui coupait le fil de la vie. »

Le chevalier : « Tu te souviens bien Léo. »

Max : « Tu parles que de gens qui vont pas bien dans leur tête bonome. »

Samuel : « On revient au fumeterre s’il vous plaît ? »

Le chevalier : « Il y a une autre étymologie. Ce nom viendrait de la forme des feuilles et de leur couleur. Pour certains elles ressembleraient à de la fumée qui sort de la terre. »

Yann : « La première explication me paraît plus crédible. »

Le chevalier : « Moi aussi. Là il s’agit de Fumaria capreolata. Autrefois les fumeterres avaient leur propre famille : les Fumariacées. Les nouvelles classifications les placent dans les Papavéracées. »

Léo : « Capreolata ça fait penser aux chèvres. Elle serait mieux sur la Pointe aux Chèvres cette plante. »

L’ancienne mine

La lande

La lande

Yann : « Ici la lande est plus rase. »

Le chevalier : « Ce versant est plus exposé au vent… »

Léo : « C’est l’anémomorphose. »

Yann : « C’est quoi ça ? »

Samuel : « C’est quand Le Vent a une influence sur le développement des végétos. En bord de mer il apporte des embruns salés qui brûlent les bourgeons du coté exposé du coup la plante se développe que de l’autre côté. »

Max : « Ou alors il empêche le développement vertical des végétos. Ils restent tout ras comme ici. »

Yann : « Rholala ! Vous en connaissez des choses vous. »

Samuel : « Ça fait des années maintenant qu’on parcourt les Pays des Zoisos avec bonome alors on cumule les connaissances. Ça se fait pas en trois jours. »

Léo : « Bonome, tu connais cette plante ? »

Sédum âcre (Sedum acre, Crassulacées)

Le chevalier : « Elle serait plus facile à identifier si elle était en fleurs… Je pense que c’est le sédum âcre. Qui veut le goûter ? »

Max : « Tu veux nous empoisonner ? »

Yann : « Max, tu dis des bêtises. Ton bonome t’empoisonnerait pas. Je veux bien essayer moi. Je prends un petit morceau… Ça alors ! Elle a un goût poivré ! »

Le chevalier : « Alors c’est bien du sédum âcre 🙂 »

La lande

La lande

Max : « On voit le Cap Fréhel ! »

Léo : « C’est encore un peu loin… »

Samuel : « Et là ? C’est la Pointe aux Chèvres ? »

La Pointe aux Chèvres

Le chevalier : « Oui petit Sam. »

Max : « Si on allait y faire une pause ? »

Le chevalier : « Si tu veux Maxou. »

Léo : « C’est pas juste à côté. On a encore le temps de voir des choses. »

Samuel : « Comme ce lézard… »

Lézard des murailles (Podarcis muralis, Lacertidés)

Yann : « Il y en a beaucoup des lézards. »

Léo : « Apparemment. Mais ce sont tous des lézards des murailles. C’est pas drôle. »

Samuel : « Et là il y a une linotte mélodieuse… »

Linotte mélodieuse (Linaria cannabina, Fringillidés)

Linotte mélodieuse (Linaria cannabina, Fringillidés)

Yann : « Cette promenade est vraiment très agréable. »

Léo : « Oui. Il fait beau. Le soleil nous chauffe la truffe et Le Vent nous caresse le visage 🙂 »

Max : « Mais on voit pas beaucoup des zoisos ! Et pas de zanimos à part des lézards des murailles. »

Léo : « Profite un peu de la nature Maxou. Pour une fois on étudie pas beaucoup. Ça nous repose. »

Samuel : « Surtout que bonome nous a annoncé de la géologie compliquée. »

Max : « Pour le moment c’est rien compliqué du tout ! On voit que les grès roses de Erquy – Fréhel. D’ailleurs ils datent de quand ces grès ? »

Le chevalier : « Bonne question. Deux datations sont proposées : Ordovicien inférieur ou Dévonien moyen. »

Léo : « Tu es sûr de ce que tu dis bonome ? »

Le chevalier : « Oui Léo. »

Léo : « Excuse moi d’insister mais l’ordovicien inférieur c’est il y a quoi ?  475 millions d’années. Le Dévonien moyen c’est en gros il y a 375 millions d’années. Ça fait quand même 100 millions d’années d’écart. On peut pas dater un peu mieux que ça ? »

Le chevalier : « Apparemment non. Mais nous en reparlerons. »

Max : « D’accord bonomou. On fait la botanique ? »

Le chevalier : « Quelle plante veux-tu connaître ? »

Max : « Celles-ci… La rose et la blanche… »

Armérie maritime (Armeria maritima, Plumbaginacées)

Silène enflé (Silene vulgaris, Caryophyllacées)

Silène enflé (Silene vulgaris, Caryophyllacées)

Léo : « Max, la rose on l’a déjà vue ! C’est l’armérie maritime ! »

Max : « Ah oui 🙂 »

Samuel : « Et la blanche c’est un silène. »

Le chevalier : « Si je ne me trompe pas c’est le silène enflée, Silene vulgaris, Caryophyllacées. Il peut être bien plus grand mais ici c’est la forme prostrée. »

Samuel : « A cause du vent et des embruns. »

Léo : « On arrive sur le promontoire de la Pointe aux Chèvres. On peut descendre ? »

Le chevalier : « Oui. Allez courir… »

Max : « On va s’installer sagement. »

Le chevalier : « Si vous voulez. »

Les petizours sur la Pointe aux Chèvres
Les petizours

Samuel et Léo

Max et Yann

Yann : « La lande est vraiment très rase ici. »

La lande très rase

Max : « Bonome, explique nous la lande s’il te plaît. »

Le chevalier : « Tiens. Ces documents expliquent tout. »

Carte de la végétation
La légende

Max : « C’est tout ? C’est un peu court jeune homme. On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme… »

Léo : « Il me semble que tu l’as déjà faite celle-là… »

Max : « Je m’en lasse pas 🙂  Bonome, c’est une carte de phytosociologie ça. »

Le chevalier : « Oui Max. »

Max : « Tu peux pas t’en empêcher ! Quand comprendras-tu que ça intéresse personne la phytosociologie ? »

Léo : « Max, quand comprendras-tu que moi j’aime bien ? »

Max : « Toi tu es bizarre. »

Léo : « C’est toi qui es bizarre. »

Léo : « Bonome, tu résumes un peu s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Je ne sais pas trop quoi dire. Comme vous le voyez vous-mêmes il y a la lande sèche et la lande atlantique humide. »

Léo : « Ulici gallii c’est parce qu’il y a l’ajonc de Le Gall Ulex gallii. Mais il peut-être associé avec d’autres plantes comme Erica ciliaris ou Erica tetralix. Et il peut y avoir la molinie ou pas. »

Samuel : « Ça fait comme une mosaïque. Ça doit dépendre de l’exposition au vent ou si il y a une petite dépression où l’humidité stagne… »

Max : « La lande tourbeuse c’est avec la sphaigne ? »

Le chevalier : « Oui Maxou. »

Max : « Il faut éviter d’y aller alors. Tes pieds seraient tout mouillés. »

Yann : « Si je comprends bien, la lande c’est pas si compliqué que ça. Il y a surtout les ajoncs et les bruyères. »

Léo : « C’est pas compliqué si on survole comme on le fait. Un jour il faudrait l’étudier un peu plus que ça. »

Max : « Léo, tu as toujours de bonnes idées mais tu sais bien que le temps nous manque. »

Samuel : « Bonome, j’ai aperçu des pins. On peut aller les voir ? »

Le chevalier : « Si tes cousins sont d’accord. »

Max : « Pourquoi on serait pas d’accord pour faire la botanique ? »

Léo : « On y va bonome. On y va ! »

Pin matitime (Pinus pinaster, Pinacées)

Max : « Bonome, nous t’écoutons. »

Le chevalier : « Les aiguilles sont groupées par deux. La base des deux aiguilles géminées est entourée par une gaine… La section de ces aiguilles est semi-circulaire…Elles mesurent plus de 10 cm de longueur… Le tronc est trop jeune pour être caractéristique… D’après les aiguilles je dirais que c’est bien un pin maritime, Pinus pinaster, Pinacées. »

Léo : « D’accord. Et les machins là, c’est quoi ? »

Cône mâle

Cône mâle

Cône mâle

Le chevalier : « Ça ? Ce sont les cônes mâles. »

Max : « C’est un peu comme les étamines alors. »

Le chevalier : « Effectivement puisqu’ils produisent le pollen. Parfois la quantité de pollen produite est telle qu’on voit les grains de pollen se déplacer à chaque coup de vent. On parle alors de pluie soufrée. »

Samuel : « Mais c’est pas du soufre. »

Max : « C’est sûrement à cause de la couleur du pollen que ce nom a été donné au phénomène petit Sam. »

Léo : « Si il y a des cônes mâles il doit y avoir des cônes femelles. »

Le chevalier : « Il pourrait être sur un autre arbre mais cette espèces est monoïque. Les cônes femelle sont … là ! »

Cônes femelles

Max : « Donc eux produisent les ovules. »

Samuel : « Je suppose que la pollinisation est assurée par Le Vent. »

Le chevalier : « On parle de pollinisation anémogame. »

Léo : « Ensuite les cônes femelles donnent les célèbres pommes de pins qui sont pas des pommes mais des cônes. »

Le chevalier : « Il y en a ici des tout neufs. »

Cônes de pin

Max : « Il sont pas encore ouverts ceux là. »

Léo : « Les autres le sont 🙂 »

Cône de pin

Samuel : « Chaque écaille porte une graine ailée qui va être dispersée par Le Vent. »

Le chevalier : « On parle d’anémochorie. »

Max : « En fait, c’est Le Vent qui fait tout le travail 🙂 »

Léo : « Le pin maritime fait donc partie des Conifères parce qu’il porte des cônes. Mais c’est mieux de dire que c’est un Gymnosperme. »

Max : « Aïe ! Léo va faire le grékancien… »

Léo : « Ben c’est mieux si on veut que Yann comprenne. Yann, as-tu déjà vu une pomme. »

Yann : « Un vraie pomme qui vient d’un pommier ? Oui Léo, j’en ai déjà vu. »

Léo : « Tu sais que dedans il y a des graines. »

Yann : « J’aurais dit des pépins moi. »

Max : « En scientifique on dit graine. »

Yann : « D’accord Maxou. »

Léo : « Yann, est-ce que tu peux voir les graines de l’extérieur de la pomme ? »

Yann : « Non Léo. »

Léo : « Les graines sont donc cachées dans un récipient. En grékancien on dit Angiosperme. »

Yann : « La pomme est le récipient des graines alors. »

Léo : « Absolument. Mais chez les pins ou plus généralement les Conifères, on peut voir les graines si on écarte les écailles. Les graines sont nues et on parle de Gymnospermes. Ces deux groupes sont des plantes à graines ou Spermaphytes. »

Yann : « D’accord. Alors les spermaphytes comprennent les Angiospermes et les Gymnospermes. »

Léo : « Tu as tout compris Yann. »

Yann : « Je voudrais quand même pas avoir interro tout de suite. »

Max : « Il y aura pas d’interro Yann ! Bonome, on continue la balade ? »

Le chevalier : « La balade ? Nous ne sommes pas en inspection ? »

Max : « On a fait la botanique, la phytosociologie et la botanique alors maintenant on avance tranquillement en profitant du paysage. »

L’Anse du Croc

Le chevalier : « Nous approchons de l’Anse du Croc. »

L’Anse du Croc

Samuel : « La lande est tellement dense que le pipit marche dessus 🙂 »

Un pipit qui marche sur la lande

Léo : « On voit le Cap d’ici. »

Le Cap Fréhel

Max : « On y va aujourd’hui bonome ? »

Le chevalier : « Non. N’oublie pas que nous avons le retour à faire. Venez, nous allons grimper sur les hauteurs pour avoir une belle vue sur la plage. »

l’Anse du croc

Après, on a longé la grande plage de l’Anse du Croc mais par la dune. C’était pas facile pour bonome d’avancer dans le sable. On a pas fait beaucoup d’observations. Des pinsons des arbres…

Pinson des arbres mâle (Fringilla coelebs, Fringillidés)

Pinson des arbres femelle (Fringilla coelebs, Fringillidés)

Un coucou gris…

Coucou gris (Cuculus canorus, Cuculidés)

Coucou gris (Cuculus canorus, Cuculidés)
L’Anse du Croc

Après tout ça, bonome a voulu faire un détour…

Le chevalier : « Dites les petits machins, ça vous dirait un détour ? »

Léo : « Un détour ? Après tout ce que tu as déjà marché ? »

Samuel : « Surtout qu’il y a le retour ! Montre une carte pour voir… »

Le chevalier : « Ce n’est pas si long que ça. »

Samuel : « Tu vas réussir à rentrer ? »

Le chevalier : « Bien sûr mon petitours. »

Max : « C’est pour quoi le détour. »

Le chevalier : « Vous verrez bien 🙂 »

Yann : « Moi je veux bien. Mais ça me gêne. On fait que pocher nous. C’est toi qui cavales chevalier. »

Le chevalier : « Si je vous le propose… »

Max : « Bon, on est d’accord. En route pour le détour. »

Léo : « C’est loin ? »

Le chevalier : « Non Léo. La pointe qui est là puis nous passerons par le village avant de prendre le chemin du retour par la lande. »

Léo : « Tu nous dis ce qu’on va voir ? »

Le chevalier : « D’abord nous allons voir des cailloux 🙂 »

Max : « Tu fais un détour pour des cailloux ? Tu vas pas bien dans ta tête toi. »

Le chevalier : « Ils sont là… »

Les Roches Massé

Max : « C’est quoi ces cailloux ? »

Le chevalier : « Les Roches Massé. »

Max : « Et elle méritent un détour ? »

Le chevalier : « Oui. »

Léo : « Raconte alors ! »

Le chevalier : « Approchons encore… »

Les roches Massé

Le chevalier : « Voilà. »

Max : « On descend et tu poses tes grosses fesses sur le sable pour nous raconter tes histoires. C’est parti ! »

Yann : « Vous descendez toujours en vous laissant glisser le long du pantalon ? »

Samuel : « Oui 🙂 C’est rigolo 🙂 »

Léo : « Qu’est ce qu’elles ont de spécial ces roches ? »

Le chevalier : « C’est non loin d’elles, qu’en 1832 ont été découvertes des tombes romaines datant du deuxième siècle. »

Max : « Les Romains sont venus jusqu’ici ? »

Le chevalier : « Oui Max. Les fondations d’une villa ont été exhumées près des Sables d’Or. »

Samuel : « Ici, des tombes, là-bas une villa… Les Romains étaient donc installés ici. »

Le chevalier : « Oui mon petit Sam. »

Max : « C’est tout ce que tu as à raconter ? »

Le chevalier : « Non. Quelque part aux pieds de ces roches se trouve un petit avion en plastique. »

Max : « Un petit avion en plastique ? Qu’est ce que tu racontes ? »

Le chevalier : « La vérité mon Maxou. Aux pieds de ces roches se trouve un petit avion en plastique. »

Max : « C’est quoi encore cette histoire ?! »

Léo : « Raconte bonome ! »

Le chevalier : « Il nous faut aller en 1945, le 27 juillet. »

Max : « C’est la guerre ! Et on a pas nos casques ! »

Léo : « Qu’est ce qu’il se passe le 27 juillet 1945 ? »

Le chevalier : « Quelques habitants du village découvrent un corps inanimé sur la plage. Il s’agit d’un soldat australien qui a pu être identifié par la plaque d’immatriculation retrouvée dans sa poche. C’est le sergent-chef John Bullfinch Thomas, radio-mitrailleur à bord d’un Lancaster MK 1 NN799. »

Max : « C’est quoi le Lancaster machin ? »

Le chevalier : « Un avion de guerre. »

Yann : « Je voudrais pas être indélicat mais qu’est ce qu’il fait là le radio-mitrailleur d’un avion de guerre ? »

Le chevalier : « Le 5 juin de la même année, le Lancaster, basé dans le Lincolnshire, fait un exercice de navigation au-dessus de la région. D’un coup, son pilote automatique ne marche plus ! »

Max : « Zutalor ! »

Le chevalier : « L’avion perd de l’altitude. 11 000 pieds, 7 000, 5 000… »

Léo : « Oulala ! »

Le chevalier : « La chute continue. »

Samuel : « Il va se crabouiller ! »

Le chevalier : « Il chute toujours ! Le pilote n’arrive pas à le redresser ! »

Yann : « Il faut faire quelque chose ! La surface de la mer approche ! »

Le chevalier : « Le pilote fait ce qu’il peut Max mais l’avion pique toujours ! »

Max : « Il faut arrêter la vrille ! On va se crabouiller bonome ! »

Le chevalier : « Nous sommes à 700 pieds seulement ! Le pilote réussit enfin à reprendre le contrôle de l’appareil ! »

Max : « Ouf ! »

Léo : « Oulala ! J’ai eu peur ! »

Yann : « J’ai cru qu’on aller se crasher à la surface de la mer ! »

Le chevalier : « Non, tout va bien. Le pilote réussit même à ramener l’avion à la base. Il se pose sans encombres. Mais… »

Max : « Mais quoi ? Qu’est ce qu’il se passe ? »

Le chevalier : « Il manque le radio-mitrailleur ! »

Léo : « Iléou ? »

Le chevalier : « Il a eu peur et, craignant que le pilote ne retrouve pas la maîtrise de l’appareil, il a sauté en parachute. Mais son parachute s’est mis en torche et il s’est écrasé sur la mer… »

Max : « Le pauvre. »

Léo : « C’est pour cela que les habitants du village ont retrouvé son corps. »

Le chevalier : « Il a été inhumé quelques jours plus tard dans la partie du cimetière réservée aux membres du Commonwealth. »

Léo : « Et le rapport avec le petit avion caché dans les Roches Massé ? »

Le chevalier : « C’est un hommage au sergent-chef Thomas et plus généralement aux soldats qui n’ont pas eu la chance de rentrer chez eux. »

Max : « On peut aller voir ce petit avion ? »

Le chevalier : « Non Max. Il doit rester là. »

Max : « Bonome, comment tu connais cette histoire ? Il y a vraiment un petit avion en plastique qui doit rester là ? »

Le chevalier : « Il y est vraiment Max. Par contre, je me demande si le petit koala est encore là. »

Yann : « Quel petit koala ? »

Le chevalier : « Le petit koala qui attend de retourner en Australie, la patrie du sergent-chef Thomas. »

Max : « Bonome, tu es sûr que tu vas bien dans ta tête ? »

Le chevalier : « Oui Maxou. Ces objets ont été placés là pour un jeu qui permet de faire connaître le patrimoine de la région et d’entretenir la mémoire de certaines personnes comme le sergent-chef Thomas. »

Léo : « Sans ce jeu son histoire serait pas connue. »

Yann : « C’est un drôle de jeu… »

Max : « Tu as tout raconté cette fois ? »

Le chevalier : « Pour ici oui. Allons au hameau le plus proche. »

Léo : « Je sais pas quoi penser du jeu avec l’avion et le koala… »

Max : « Ça te pose des problèmes éthiques ? »

Léo : « Un peu… On parle quand même de la mort d’un zom. »

Samuel : « Comme tu l’as dit cousin Léo sans ce jeu sa mémoire se serait éteinte. »

Yann : « Il y a d’autres épreuves à ce jeu ? »

Le chevalier : « Oui. Mais je ne connais pas bien. »

Max : « C’est qui ce zoiso jaune ? »

Serin cini (Serinus serinus, Fringillidés)

Serin cini (Serinus serinus, Fringillidés)

Léo : « C’est un serin cini Maxou. »

Max : « Un serin cini ? »

Samuel : « Serinus serinus, Fringillidés. »

Max : « On en a déjà vus ? »

Léo : « Je sais plus. »

Samuel : « On voit tellement de zoisos… »

Max : « On en voit pas tant que ça… »

Yann : « Même si on compte ce pinson des arbres ? »

Pinson des arbres (Fringilla coelebs, Fringillidés)

Max : « Le pinson on le voit partout. Pas la peine de venir en Bretagne… »

Le chevalier : « Nous arrivons. Voilà ! »

Max : « C’est quoi ça ? »

Léo : « C’est écrit dessus Maxou. C’est une station météo 🙂 Elle m’a l’air très efficace. »

La station météo

Léo : « Alors… Il y a l’appareil de mesure… »

Le capteur

Léo : « Et l’affichage 🙂 »

L’affichage

Samuel : « C’est plutôt bien fait. »

Yann : « C’est ingénieux. »

Léo : « Ça c’est de la bonne technologie. »

Max : « Bonome, je voudrais la même pour la cabane. Comme ça on saurait toujours le temps qu’il fait 🙂 »

Le chevalier : « Ça vous plaît ? »

Léo : « Ça valait bien un petit détour. »

Yann : « Je suis bien content d’être venu 🙂 »

Max : « Je suppose qu’on va rentrer maintenant. »

Le chevalier : « Il le faut bien Maxou. »

Le retour s’est fait en silence. Nous étions tous fatigués et bonome a beaucoup marché ce jour là. On dirait pas sur la carte, mais même avec des longues pattes, ça fait une trotte.

Le retour
Le Mont Saint Michel des Petizours

Le soir, on a même pas fait de soirée fotos. Après la toilette, on est allés directement au lit. Samuel et Léo dormaient déjà quand bonome est venu nous faire notre câlin du soir. Yann arrivait à peine à garder les yeux ouverts. Il a bredouillé ‘bonnuit’ et s’est mis à ronfler. Moi j’ai juste eu le temps de gratouiller le front de mon bonome. Il y a pas de raison que ce soit toujours lui qui prend soin de nous. Mais je l’ai pas gratouillé longtemps. Moi aussi je me suis endormi.

Continuer la promenade

Grand Jeu Concours spécial Laridés

Max : « Demat penn sardin ! »

Léo : « Maaax ! Tu parles pas comme ça à nos lecteurs ! »

Max : « Pourquoi pas ? »

Léo : « Ben ça se fait pas ! ‘Tête de sardine’ ! Nos lecteurs chéris 🙂 »

Max : « Alors quand c’est Yann ou Arthur qui nous appelle ‘penn sardin’ ça te fait rien mais quand c’est moi tu ronchonnes ! »

Léo : « Je ronchonne pas ! »

Samuel : « Bon, il faut que j’intervienne 🙂 Bonjour chers lecteurs et heureux participants à notre Grand Jeu Concours. Nous arrivons à notre second volet. »

Max : « Je dirais plutôt le deuxième volet. »

Léo : « Le deuxième ? Pas le second ? »

Max : « Léo, as-tu remarqué la pile de copies sur le bureau ? »

Léo : « Oui. »

Max : « Et les devoirs informatisés à corriger et ceux à publier. Tu y penses ? »

Léo : « J’y pense. »

Max : « Sans compter que, en préparant ce questionnaire spécial Laridés, nous nous sommes rendus compte que nos fotos de Normandie et de Bretagne étaient pas classées. Il va bien falloir le faire. »

Léo : « Il va falloir effectivement. »

Max : « Et on voudrait avancer dans nos chroniques bretonnes. »

Léo : « Ah bah oui. C’est qu’il y en a des articles à graver ! »

Samuel : « Sans compter qu’on comprend pas tout à la géologie de la chaîne cadomienne et que nous allons avoir des tas de recherches à faire. »

Léo : « Je confirme. »

Max : « Et puis on a pas vu énormément de zoisos pendant ce séjour. »

Léo : « Absolument. »

Max : « Alors je propose que nous nous arrêtions au second volet de notre Grand Jeu Concours. »

Samuel : « Les participants auront déjà fort à faire. Tu proposes cinquante fotos cette fois cousin Léo. »

Léo : « J’ai eu du mal à choisir. Et puis je voulais montrer tous les Laridés que nous avons rencontrés. Avec les différents plumages, les poussins, les juvéniles, les zoisos posés, en vol… Mais j’ai pas tout mis quand même. »

Samuel : « Ça va pas être tout facile 🙂 »

Max : « Les œufs de mouette ça se mérite 🙂 Léo, peux-tu parler un peu des Laridés. »

Léo : « Juste un peu alors. Je rappellerais que les Laridés comprennent les mouettes, les goélands, les sternes et les guifettes. Il y en a d’autres mais c’est pas la peine d’en parler. »

Max : « Nos lecteurs habituels savent qui nous avons déjà vu. Ça leur facilitera la tâche. »

Léo : « Il y a au moins une espèce qu’on leur a pas encore montré. »

Max : « Ah oui ! Il trouveront quand même. »

Samuel : « Cousin Léo, précises-tu en légende où ont été prises les fotos ? »

Léo : « Non 🙂  Maxou a raison. Les œufs de mouettes ça se mérite 🙂 »

Max : « On en a même pas encore mangé… »

Samuel : « Non. Mais non pouvons dire que les Menhirs de Bretagne sont très bons 🙂 »

Max : « Il en reste ? »

Léo : « Ben… Bonome a accepté de pas manger pendant une semaine pour pouvoir acheter des tas de chocolats. Alors il reste des Menhirs de Bretagne 🙂 »

Max : « La chaaance ! »

Samuel : « Dites les cousins, si bonome a accepté de jeûner c’est pas pour que vous fassiez exploser vos pantalons mais pour que nous ayons des prix à remettre aux participants de notre Grand Jeu Concours. »

Max : « Ça m’étonnerait qu’on ait autant de participants que nous avons de prix. On pourrait goûter les coquillages en chocolat praliné. »

Le chevalier : « Max, puis-je intervenir ? »

Max : « Tu peux bonome. Tu es un peu chez toi ici :)»

Le chevalier : « Je te remercie Maxou. Chers lecteurs du blog de mon petitours, vous n’imaginez pas la quantité de chocolat que mes chers petits machins peuvent ingurgiter. Retournez voir le paquet d’œufs de mouettes. Vous voyez ? Si je ne les retiens pas ils l’engloutissent en une soirée fotos. »

Max : « ON EST PAS DES MACHINS ! Et on peut en manger beaucoup plus que ça en une soirée 🙂 »

Le chevalier : « Vous êtes des gloutons ! »

Léo : « C’est un beau zanimo le glouton. J’aimerais bien en voir un. »

Le chevalier : « Regarde-toi dans le miroir. »

Samuel : « Rholala ! Et vlan cousin Léo ! Bravo bonome ! Bravo ! »

Le chevalier : « Merci mon petit Sam 🙂 Tu veux un Menhir de Bretagne ? »

Samuel : « Volontiers 🙂 »

Max : « Ben et nous ? »

Le chevalier : « Vous, vous avez un article à terminer. Tu viens petit Sam ? »

Samuel : « On va voir des fotos ? »

Le chevalier : « Oui. Avec gratouillis. »

Samuel : « J’arrive 🙂 »

Max : « Chers lecteurs, vous comprendrez que… »

Léo : « … nous allons rapidement terminer cette introduction. Après tout, les fotos parlent d’elles-mêmes 🙂 »

Max : « Amusez-vous bien ! »

Léo : « Kenavo penn sardin ! »

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Léo : « On leur laisse combien de temps ? »

Max : « Je sais pas. Deux ou trois semaines… »

Léo : « D’accord ! Nous sommes le 24 octobre. Nous publierons les résultats le 14 novembre. »

Max : « On donnera le prix à Arthur et Brindille avant ça 🙂 »

Léo : « Voilà chers lecteurs ! Amusez vous bien. »

Max : « Nous, nous allons gloutonner 🙂 »

Continuer la promenade

Grand Jeux Concours (1)

Samuel : « Demat chers lecteurs ! »

Léo : « Demat aussi ! Soyez les bienvenus dans notre grand jeu concours ! »

Max : « Grand jeu concours qui comme à son habitude aura aucun succès. Nous aurons probablement un seul participant 🙂 »

Léo : « C’est parce que nos lecteurs savent pas ce qu’ils peuvent gagner ! »

Samuel : « On pourrait leur montrer ! »

Max : « Bonne idée ! Samuel, montre le premier prix s’il te plaît. »

Premier prix : des œufs de mouette

Max : « Ce sont des œufs de mouettes ! Rholala ! Qu’est ce que c’est bon ! »

Léo : « Attention ! Ce sont pas des vrais œufs de mouettes ! »

Max : « Ben non. C’est pas la saison des œufs 🙂 »

Samuel : « Ensuite… Cousin Léo, montre le deuxième prix. »

Deuxième prix : menhirs de Bretagne

Léo : « Des menhirs 🙂 »

Max : « Euh… »

Léo : « Qu’est ce qu’il y a ? »

Max : « Il va falloir en racheter. »

Léo : « Pourquoi ? »

Max : « Ben… Je connaissais pas alors j’ai goûté. »

Léo : « Ah… On peut pas offrir un paquet entamé alors. »

Samuel : « C’est bon les menhirs ? »

Max : « Carrément ! Je propose de procéder à une dégustation plus approfondie tout à l’heure. »

Léo : « D’accord 🙂 On doit connaître ce qu’on offre 🙂 Le troisième prix on le connaît déjà. Montre Max ! »

Troisième prix : des sardines

Max : « Des sardines en chocolats pour les penn sardin ! »

Léo : « 🙂 On en a d’autres au cas où… »

Samuel : « Cousin breton… »

Encore un prix…

Max : « Voilà pour les prix ! »

Léo : « Passons au grand jeu concours. Il sera en trois parties. Ce soir, nous vous proposons d’identifier vingt espèces de passereaux que nous avons rencontrés au cours de nos différents séjours. »

Yann : « Il y a pas que des passereaux ! Il y a deux rapaces ! »

Samuel : « Tu as raison cousin breton ! »

Max : « Donc 18 passereaux et 2 rapaces. »

Léo : « Ensuite, il y aura une spéciale Laridés. Assez peu d’espèces mais il y aura des fotos sur lesquelles ils seront mélangés pour compliquer un peu. »

Samuel : « Puis nous terminerons avec les zoisos de bord de mer. »

Max : « Voilà. Le participant qui aura le plus grand nombre de bonnes réponses au total sera déclaré vainqueur et il pourra se faire des caries avec les œufs de mouettes. Et il aura des grosses fesses 🙂 »

Léo : « Les autres auront que des caries 🙂 »

Samuel : « Je me demande si on gagnerait pas du temps en offrant directement les chocolats à Arthur et Brindille… »

Max : « On peut pas savoir ! Peut-être que Laulau va participer elle aussi ! »

Léo : « Maaax ! Rholala ! Tu vas avoir des ennuis ! Je suis pas solidaire moi. »

Max : « Pleutre ! »

Léo : « Non pas pleutre ! Respectueux ! »

Samuel : « Ça suffit tous les deux ! Nous avons d’autres lecteurs qui vont peut-être se manifester. Nous verrons bien. »

Léo : « C’est parti ? »

Samuel : « C’est parti ! »

Max : « Attendez ! Un petit conseil pour les participants. Prenez une feuille et un crayon pour noter le nom du zoiso avec son numéro. Ce sera plus facile après pour répondre dans les commentaires. »

Léo : « Nous publierons pas vos réponses pour que les autres puissent pas copier mais nous laisserons un message avec votre note. »

Samuel : « Oubliez pas de laisser votre adresse de pigeon-électronique ! »

Max : « Allez ! Cette fois c’est parti ! »

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Continuer le concours

On est en Bretagne :)

Les petizours rencontrent Yann, le cousin breton.

Yann : « Demat penn sardin ! »

Max : « Demat Yann ! »

Samuel : « Demat cousin breton ! »

Léo : « Bonjour Yann ! Tu es là ! »

Yann : « Ben oui 🙂 Cette nuit j’ai rêvé de vous. Dans ce rêve Le Vent m’a prévenu de votre arrivée. Il m’a dit qu’il m’emporterait à votre cabane cet après-midi et c’est ce qu’il a fait. Ensuite il m’a tenu compagnie en me racontant des histoires pendant que je vous attendais. »

Max : « Tu sais qu’il faut jamais répéter les histoires qu’il nous raconte Yann. »

Yann : « Je sais Max. Mais il m’a dit que pour vous il y avait une exception. »

Léo : « Il est gentil Le Vent 🙂 »

Yann : « Oui 🙂 Mais d’un coup, il a interrompu son histoire et il a fait un gros tourbillon pour me déposer ici. »

Léo : « Je l’ai prévenu qu’on allait inspecter avant d’aller à la cabane, pour nous dégourdir les pattes après la longue chevauchée. »

Max : « C’est pratique Le Vent pour se déplacer. »

Yann : « C’est rapide mais ça secoue un peu 🙂 »

Samuel : « Cousin breton, as-tu vu de beaux zoisos depuis notre visite ? »

Yann : « Bien sûr ! Tous les zoisos c’est un beau zoiso 🙂 Mais je les connais pas bien comme vous. »

Max : « C’est pas bien grave ça. L’essentiel est d’avoir de la beauté dans les yeux. »

Léo : « Je propose qu’on aille se balader, comme ça, pour prendre l’air. Bonome prendra des fotos et on regardera tout ça ce soir. »

Max : « Soirée fotos, gratouillis, chocolat ! »

Samuel : « C’est voté ! »

Les petizours

Le soir…

Léo : « Rholala ! Elle était bien cette sortie ! »

Max : « Bonome, tu installes notre lit en face de l’ordinateur. Je vais chercher le chocolat. »

Le chevalier : « Zutalor ! »

Max : « Zutalor quoi ? »

Le chevalier : « J’ai oublié votre lit. »

Max : « Tu as oublié notre lit ? TU AS OUBLIÉ NOTRE LIT ! Et comment on dort nous ? »

Le chevalier : « Dans votre pochette. »

Max : « On a pas d’oreiller ! »

Le chevalier : « Je vais vous en trouver un. »

Max : « Pfff ! Mais qui nous a fichu un bonome pareil ! »

Léo : « Maxou, c’est un peu ta faute aussi ! Hier soir il a même pas eu le temps de faire les sacs ! Tu as insisté pour qu’il fasse partie de la commission biodiversité de La Réserve Qui est Trop Loin Pour Nous et la réunion a fini tard.  »

Samuel : « En plus il va devoir organiser des ateliers ! »

Max : « Oui ben ça va lui faire du bien au grand machin. En plus, ce matin il s’est réveillé dès potron-minet et il a traîné au lit comme une grosse marmotte ! On aurait pu arriver bien plus tôt ! Bon, c’est installé ? »

Le chevalier : « Oui Max. »

Max : « Alors c’est parti ! »

Samuel : « Tu es pas allé chercher le chocolat ! »

Max : « Ah non… Bonome, tu veux pas y aller ? S’il te plaît ? Tu as des grandes pattes toi. »

Le chevalier : « Comme ça je servirai à quelque chose 🙂 Installez-vous, je reviens. »

Samuel : « Tu es bien installé cousin Breton ? »

Les petizours

Yann : « Très bien 🙂 Max rudoie toujours le chevalier comme ça ? »

Léo : « Ah non ! Souvent c’est pire 🙂 »

Samuel : « Il lui crie dessus. »

Léo : « Il ronchonne. »

Max : « Je ronchonne rien du tout ! Bon, on commence ? »

Samuel, Léo et Yann : « On commence ! »

Accenteur mouchet (Prunella modularis, Prunellidés)

Max : « Accenteur mouchet ! »

Samuel : « Prunella modularis, Prunellidés. »

Léo : « C’est lui qui nous a accueillis, dès notre descente de monture. »

Yann : « Je l’ai déjà vu. Il chante bien. »

Samuel : « Cousin breton, tu sais que cousin Léo imite très bien les zoisos ? »

Yann : « Oui, je m’en souviens. »

Max : « Ben voilà… Léo va imiter les zoisos et après il va siffloter la nuit et on a même pas de lit… »

Samuel : « Cousin Max ça suffit ! Cousin Léo, nous t’écoutons. »

Samuel : « Merci cousin Léo. Ensuite… »

Rougegorge (Erithacus rubicula, Muscicapidés)

Yann : « Ça c’est Rougegorge ! Je le connais lui ! Il chante un peu partout et il commence très tôt le matin. »

Max : « Pas aussi tôt que Merle ! »

Yann : « Merle ? C’est le tout noir avec le tour de l’œil et le bec jaune ? »

Léo : « C’est bien lui. »

Yann : « Alors je confirme ! Lui se lève très très tôt 🙂 »

Tarier pâtre (Saxicola rubicola, Muscicapidés)

Tarier pâtre (Saxicola rubicola, Muscicapidés)

Max : « Ça c’est pas Merle ! C’est le tarier pâtre. »

Samuel : « Saxicola rubicola, Muscicapidés. »

Yann : « J’en ai vu aussi. Ils aiment bien se percher sur les buissons. »

Léo : « Et ils chantent comme ça 🙂 »

 

Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes, Troglodytidés)

Samuel : « Lui c’est Troglo ! »

Léo : « Le troglodyte mignon. »

Yann : « C’est vrai qu’il est mignon 🙂 Il y en a dans la lande. »

Max : « Ça m’étonne pas. »

Pipit maritime (Anthus petrosus, Motacillidés)

Léo : « Ça c’est un pipit ! »

Max : « Un maritime ? »

Samuel : « Anthus petrosus, Motacillidés. »

Max : « Yann, il faut faire attention avec les pipits. C’est pas très facile de distinguer les différentes espèces. »

Léo : « Là, on dit que c’est un maritime parce qu’on est au bord de la mer. Mais on est pas sûrs… »

Bernaches cravants (Branta bernicla, Anséridés)

Samuel : « Les bernaches cravants ! Elles ont l’air toutes petites comme ça ! »

Léo : « A mon avis, elles vont passer la nuit dans l’estuaire. »

Yann : « On en aurait pas vu d’autres ? En face de l’îlot Saint-Michel ? »

Max : « Si. Deux groupes de quatre individus sont passés. »

Léo : « Bonome, on va retourner dans l’estuaire ? »

Le chevalier : « Si vous voulez. »

Max : « Demain on va au Cap ! Après on verra. »

Léo : « Foto suivante ! »

Pipit maritime (Anthus petrosus, Motacillidés)

Samuel : « Goélands argentés, goélands marins et bernaches cravants ! »

Yann : « Je me mélange un peu avec les goélands… »

Max : « On t’expliquera. Tu vas voir. C’est pas si difficile que ça. »

Samuel : « Le grand très sombre c’est le goéland marin. On devrait en voir d’autres de plus près. »

Pipit maritime (Anthus petrosus, Motacillidés)

Pipit maritime (Anthus petrosus, Motacillidés)

Yann : « Le pipit probablement maritime. On en a vu beaucoup. »

Max : « Ben… A Kraozon c’était notre zoiso gardien. Peut-être qu’ici aussi alors… »

Yann : « C’est quoi un zoiso-gardien ? »

Léo : « On t’avait pas expliqué ? Un zoiso-gardien c’est comme les anges-gardiens mais en zoiso. Nos zoisos-gardiens veillent sur nous et alertent les secours si besoin. »

Max : « C’est rassurant d’avoir un zoiso-gardien. »

Samuel : « J’ai un peu l’impression que tous les zoisos c’est nos zoisos-gardiens. »

Yann : « Vous en avez de la chance vous… »

Samuel : « J’arrête pas de leur dire ! »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)

Léo : « Ah bah voilà ! Alors… Observe bien Yann. Le dos est gris clair et les pattes sont roses. »

Yann : « Je vois. »

Léo : « Ça c’est le goéland argenté. »

Yann : « Et les stries sur la tête ? »

Léo : « Ça c’est l’hiver. Il me semble que les goélands bruns peuvent en avoir aussi. »

Yann : « Alors on tient pas compte des stries ? »

Léo : « Pas pour le moment. »

Goéland argenté (Larus argentatus, Laridés)
Des mouettes qui rigolent (Chroicocephalus ridibundus, Laridés)

Samuel : « Des mouettes qui rigolent ! Chroicocepahlus ridibundus, Laridés. »

Max : « Vous avez vu que dans la fiche biographique des mouettes hollandaises, elles sont appelées Larus ridibundus ? »

Léo : « Oui. J’ai pas relevé mais j’ai vu. »

Yann : « C’est quoi la fiche biographique des mouettes hollandaises ? »

Max : « Ben… On sait comment avoir les fiches biographiques des mouettes baguées maintenant. »

Léo : « Pas seulement des mouettes ! »

Max : « Oui. Des zoisos bagués. Mais pas les petites bagues métalliques. Les bagues colorées. »

Samuel : « On te montrera cousin breton. »

Yann : « D’accord 🙂 »

Max : « Zoiso suivant ! »

Bécasseau sanderling (Calidris alba, Scolopacidés)

Bécasseau sanderling (Calidris alba, Scolopacidés)

Max et Léo : « C’est Piper ! »

Samuel : « Le bécasseau sanderling 🙂 »

Léo : « Calidris alba, Scolopacidés. »

Yann : « Il s’appelle Piper ? »

Max : « C’est à cause d’un petit dessin animé que Brindille nous avait envoyé. Paillpeur, le petit bécasseau. »

Léo : « Piper ! Pas paillpeur ! »

Max : « Je vois pas trop la différence… »

Bécasseau sanderling (Calidris alba, Scolopacidés)

Léo : « Piper c’est notre second zoiso-gardien de Bretagne. »

Max : « C’est un ami de bonome. »

Léo : « Bonome, tu veux bien raconter à Yann comment tu es devenu ami avec Piper ? »

Le chevalier : « Tout a commencé à Kraozon. Plus précisément à Trez-Rouz. »

Max : « Elle est magnifique cette petite anse. »

Léo : « Chut ! »

Le chevalier : « Le Vent soufflait très fort et je ne voyais pas d’oiseaux. Un bécasseau sanderling s’est approché de moi. Il l’a pas fait exprès. Il cavalait partout à la recherche de nourriture dans le sable. Je me suis approché discrètement. Je crois qu’il ne m’avait pas remarqué. Puis il m’a vu. Il s’est arrêté, m’a regardé et il a décidé que je ne représentais pas de danger pour lui et il a repris sa quête de nourriture en passant à moins de deux mètres de moi. »

Léo : « Il l’a fait exprès pour que tu vois un beau zoiso quand même 🙂 »

Max : « Et l’histoire de l’Aber ! Comme ça Yann verra que tu es fou dans ta tête 🙂 »

Le chevalier : « Je vois. J’avais parcouru toute la plage de l’Aber et j’avais envie d’aller explorer la petite Île qui se trouve de l’autre côté du petit fleuve. Un groupe de sanderlings faisait la sieste sur l’autre berge. Pour aller sur l’île à pieds secs il m’aurait fallu parcourir environ 4 km en rebroussant chemin puis en revenant par la route. J’ai eu l’impression que les sanderlings m’appelaient de l’autre coté. Alors j’ai traversé le petit fleuve. »

Max : « En plein hiver ! »

Le chevalier : « J’ai eu de l’eau jusqu’à mi-cuisses 🙂  Les sanderlings se sont envolés à mon approche. Alors je me suis excusé de les avoir dérangés et ils sont revenus se poser au même endroit pour terminer leur sieste. Il y en a un qui s’est approché de moi. »

Max : « Il devait se demander ce que c’était ce grand machin ! »

Léo : « N’empêche que c’est un peu à cause d’eux que tu as été tout cassé. »

Le chevalier : « Non Léo. C’est à cause de moi et de ma fatigue. J’ai commis plusieurs erreurs en descendant la digue de Kameled. Je n’aurais pas dû. »

Yann : « Tu t’es blessé chevalier ? »

Max : « Il s’est luxé l’épaule et fait une petite fracture d’arrachement ! »

Léo : « Tout ça pour voir danser les bécasseaux… »

Le chevalier : « J’aurais bien aimé les voir danser tout à l’heure. »

Max : « Je vais voir si je peux mettre les films dans l’article… »

Bécasseau sanderling (Calidris alba, Scolopacidés)