Pour nos lecteurs 2

« Monsieur le grand scientifique,

Je me permets de vous écrire parce que je suis en train de graver un blog sur le Pays des Zoisos. J’y fais de l’ornithologie, de la botanique, de la géologie, de la paléontologie et plein d’autres choses fort savantes mais je ne suis qu’un petitours bien que j’aie un sacado. Il me déplairait fort de commettre des erreurs. Pourriez-vous, s’il vous plaît, vérifier mon travail afin que, grâce à vous, je ne dise pas des erreurs.

Par avance, je vous remercie.

Max le petitours ».

Quand j’ai reçu ce message, j’ai cru à une plaisanterie douteuse. Mais la curiosité est la qualité première du scientifique. Par conséquent j’ai commencé la lecture de ce travail et il m’a passionné. J’ai corrigé quelques erreurs mais, absorbé par ce que je lisais, j’ai dû en laisser passer quelques autres. Ce blog n’est pas un site de belles photographies. Elles sont d’inégale qualité. Certaines sont magnifiques. Max dirait que ce ne sont pas les photographies qui sont magnifiques mais leurs sujets. D’autres sont floues. Elles feraient se moquer bien des photographes. Mais laissons là ces prétentieux et partons nous promener au Pays des Zoisos. Car c’est de cela dont il s’agit : une longue promenade au Pays des Zoisos divisé en multiples royaumes sans rois. Nous y suivons deux personnages, Max et son chevalier.

Autrefois petitours de la cour de Princesse, Max part sur les routes découvrir le Pays des Zoisos avec son Chevalier qu’il nomme affectueusement ‘bonome’ ou ‘mon bonome’ pour voir ‘si tout se passe bien au Pays des Zoisos‘. Car telle est la mission du chevalier. Pour la mener à bien, ils parcourent le Pays sur leur monture et marchent à la rencontre de ce que la mode actuelle appellerait la biodiversité. Max préfère parler de ‘tas de belles choses‘. Celles qu’il affectionne particulièrement sont les ‘zoisos‘ : les grébous, les grébus, les chardonnerets rigolos ou les martins n’ont plus de secrets pour lui grâce à bonome et au ‘beau livre de zoisos‘ qu’il lui a offert. Mais il ne dédaigne pas les autres ‘zanimos‘, ni les ‘végétos‘. Il maîtrise d’ailleurs l’entomologie. Et la botanique grâce à celui qu’il appelle Gaston, comme s’il s’agissait d’un proche. Il s’agit en fait de Gaston Bonnier qui, avec la collaboration de Georges de Layens, a publié une flore qui reste l’ouvrage de référence pour toute personne s’intéressant aux plantes. Il ne sort d’ailleurs jamais sans sa petite flore. Max découvre également la géologie même s’il trouve cela parfois un peu compliqué. Il ‘connaît les étages‘ de l’échelle stratigraphique internationale. Du moins, ceux qu’il a pu observer sur le terrain. Car ce blog est avant tout un carnet de terrain qui relate, jour par jour, les longues balades. Vous ne trouverez dans ce blog aucun autre document que les photographies prises lors des promenades. Elles sont brutes. Sans retouches autres que quelques (rares) recadrages. Souvent dans l’ordre dans lequel elles ont été prises. Max s’adresse à Princesse. C’est d’abord pour elle qu’il a commencé ‘à graver ce blog‘. Entre les adresses à Princesse, vous retrouverez les discussions que Max et son bonome ont eues lors de leurs inspections du Pays des Zoisos sous forme de dialogues, comme si vous étiez avec eux.

Max est un petitours. Il parle ‘le petitoursien, plutôt bien le français et l’élèvien‘. Vous lui pardonnerez ses néologismes (fotoer, juméler, zoms, zoiso…) et ses particularismes grammaticaux. Il n’utilise que très rarement la négation complète ‘ne’ suivie de ‘pas’ et oublie le ‘ne’. Il prétend qu’autrefois le français n’utilisait que l’un ou l’autre et que l’usage récent des deux éléments fait de la phrase une double négation et donc une affirmation, et que ‘c’est pas ce que je voulais dire‘.

J’oubliais : Le personnage principal de ce blog est le Pays des Zoisos et tous ses habitants. Je vous souhaite, un jour, d’en trouver le chemin …

Le grand scientifique.

Commencer la promenade