135 – Retour au Royaume des Grèbes

Dimanche 4 Décembre, An III

Max : « Bonomou… »

Le chevalier : « Oui mon petitours. »

Max : « Je m’ennuie… »

Le chevalier : « Tu n’a rien à faire ? Tu pourrais avancer dans ton blog.»

Max : « Pas envie… »

Le chevalier : « Chahuter avec tes cousins… »

Max : « Déjà fait… »

Le chevalier : « Que dirais-tu d’étudier ? »

Max : « Je vais pas passer ma vie à étudier quand même ! »

Le chevalier : « Un câlin ? »

Max : « Bof… »

Le chevalier : « D’accord… Veux-tu m’aider à préparer des cours ? »

Max : « Non, pas envie non plus… »

Le chevalier : « Il reste une seule solution. »

Max : « Oui, je t’écoute. »

Le chevalier : « Une inspection ? »

Max : « Une inspection ? Maintenant ? Alors qu’il fait tout froid ? »

Le chevalier : « Oui, pourquoi pas ! Ça me fera du bien de prendre l’air. Et puis l’hiver est là. Nous pourrions lui rendre visite. »

Max : « Une inspection… Je vais voir avec les cousins. Bouge pas bonome, je reviens. »

Quelques instants plus tard…

Max : « Bonome, c’est d’accord ! Et on va au Royaume des Grèbes ! »

Le chevalier : « Le Royaume des Grèbes ? »

Max : « Ben oui. On s’est demandés où aller avec Léo et on était pas d’accord. Dans ce cas là tu prends la décision à l’unanimité tout seul et, à chaque fois, tu choisis le Royaume des Grèbes. Alors on s’est dit… »

Le chevalier : « Si vous avez réussi à vous mettre d’accord, je ne peux que suivre votre avis. Êtes-vous prêts ? »

Max : « Léo met son pantalon et Samuel sa salopette. Ils arrivent avec les sacados. »

Léo : « On est là ! »

Samuel : « On peut y aller ! »

Max : « Alors en route ! »

Au Royaume des Grèbes…

Max : « Oulala ! Il fait pas chaud aujourd’hui ! Je crois qu’on va rester dans ta poche bonome. »

Léo : « Ben oui Maxou, c’est comme ça l’hiver : il fait froid ! »

Samuel : « Même qu’il gèle ! »

Max : « Des fois il neige. C’est bonome qui l’a dit. Parce que nous, on a jamais vu la neige… Bonome, tu as pas froid ? »

Le chevalier : « Non, je me suis bien couvert. J’aime beaucoup ce temps : un beau ciel bleu et une température basse. C’est vivifiant ! »

Max : « Tu dis toujours que c’est vivifiant ! Les zoms se plaignent, râlent et pour toi c’est vivifiant ! »

Léo : « C’est parce que les autres zoms voient pas la beauté. »

Le chevalier : « Tu as raison mon Léo. Vous allez voir comme c’est beau l’hiver ! »

Samuel : « ZOISOS ! »

Max : « Zoisos ? Où ça ? »

Samuel : « Là ! Dans les petits arbres ! »

Max : « Un merle noir et une merlette ! »

Léo : « Turdus merula, Turdidés. Observe bien petit Sam. Tu les as jamais vus ceux-là. »

Max : « Monsieur merle est tout noir avec le bec et le tour de l’œil jaune. »

Léo : « Alors que madame est marron foncé. »

Samuel : « C’est le dimorphisme sexuel. »

Léo : « Oui petit Max. »

Max : « Bonome, monsieur et madame merle sont en train de manger des fruits rouges. Tu connais cette plante ? »

Le chevalier : « Difficile à dire de loin. Je pense que c’est une aubépine, genre Crataegus, famille des Rosacées. Les fruits se forment assez tard et restent sur les branches jusqu’à ce qu’ils se fassent manger par différentes espèces d’oiseaux, dont les merles. »

Max : « Après, les merles se déplacent, digèrent les fruits mais pas les graines qui sont rejetées dans les fientes. Et c’est bien pour l’aubépine, comme ça les petits vont se développer loin de la plante mère. »

Samuel : « Les zoisos font caca des graines ? »

Max : « Il y a des graines dans leurs fientes, oui. »

Léo : « C’est l’un des modes de déplacement des végétos. Avec le vent. »

Samuel : « Il me faudrait un petit carnet pour prendre des notes… »

Léo : « Pas la peine petit Sam. Il y a les fotos de bonome. Et quand on les regarde on reparle de tout ça. »

Max : « Et on révise quand on grave mon blog. »

Samuel : « J’aime bien quand on grave tous les trois. »

Le chevalier : « Moi moins… C’est une occasion de plus de chahuter et de vous chamailler. »

Max : « Et de faire la bagarre 🙂 »

Léo : « Bonome, tu es injuste ! La plupart du temps nous sommes très sages et studieux. »

Max : « Léo a raison ! »

Le chevalier : « C’est vrai. Pardonnez-moi. »

Max : « On te pardonne bonome ! Léo, tu entends ? »

Léo : « Mésange bleue ! Cyanistes caeruleus, Paridés ! »

Max : « Elle doit être dans le gros arbre au-dessus de nous… »

Léo : « Je l’ai vue ! »

Le chevalier : « Moi aussi ! Je fotoe… »

Léo : « Elles sont très belles ces mésanges. »

Max : « Sam, on va bientôt ouvrir nos restaurants à zoisos. Tu pourras voir les mésanges bleues de tout près. »

Léo : « Des charbonnières aussi. »

Max : « Et les moineaux ! »

Samuel : « Vous avez des restaurants à zoisos ? »

Max : « Ben oui ! Au printemps il y avait des familles de mésanges qui venaient manger. Un jour, on a vu une douzaine de mésanges sur le rebord de la fenêtre. »

Léo : « Il y avait surtout des petites mésanges bleues. »

Samuel : « La chance ! »

Le chevalier : « Max, ne devais-tu pas écrire un article sur les oiseaux de la cabane ? »

Max : « Si… Pas eu le temps. Et tu fais trop des fotos. »

Le chevalier : « Ah ? »

Max : « Ben oui ! Juste pour les mésanges il y en a plus de 500 ! Il faut les regarder, les choisir… Ça prend des heures. Et on peut observer une bonne vingtaine d’espèces depuis les fenêtres de la cabane ! »

Le chevalier : « Je comprends. »

Léo : « On arrive au premier observatoire… »

Max : « Bonome ! Regarde ! C’est tout gelé ! »

Léo : « Rholala ! Ça c’est l’hiver ! »

Max : « Et comment il peut pêcher Martin ? Bonome, as-tu apporté des poissons ? »

Le chevalier : « Non, Max. Je ne me promène pas avec des poissons dans les poches. »

Max : « Pfff ! Pauvre Martin ! Bonome, tu vas ramasser des cailloux et, quand nous serons à l’observatoire du rendez-vous avec Martin, tu casseras la glace avec les cailloux. »

Léo : « On pourra jeter des cailloux nous aussi ? »

Le chevalier : « Nous verrons ça… »

Samuel : « Ça alors ! Regardez ! Il y a un zanimo qui nage sous le glace ! »

Max : « C’est pas un ragondin… JE SAIS ! C’est un rat musqué ! »

Léo : « Il s’appelle comment en scientifique ? »

Le chevalier : « Ondatra zibethicus, Cricetidés. »

Samuel : « Mais comment il va faire pour ressortir de l’eau ? »

Le chevalier : « Le rat musqué est un excellent nageur. Il peut parcourir une centaine de mètres sans respirer sous l’eau ou y rester submergé plus de quinze minutes. Ça lui laisse le temps de trouver une sortie. Et puis la glace est peu épaisse. Il pourrait la briser pour sortir. »

Samuel : « Et il a pas froid ? »

Le chevalier : « Sa fourrure imperméable le protège efficacement. »

Max : « Ben moi, j’irai pas sous la glace même si j’ai une fourrure. »

Léo : « Ben non, tu sais même pas nager. »

Max : « Et j’ai trop peur des brochets, oulala ! »

Léo : « On sait même pas si il y a des brochets ici. »

Max : « Tu veux aller vérifier ? »

Léo : « Çavapalatête ! Je veux pas me faire glouber par un brochet ! »

Samuel : « Alors on saura jamais si il y a des brochets et Princesse va croire qu’on inspecte rien du tout et elle va nous bannir du Pays des Zoisos et on va errer sans but comme des bêtes… »

Léo : « 😀 »

Le chevalier : « Tu connais bien ton cousin Max, mon petit Sam 🙂 »

Samuel : « Je l’ai bien imité ? »

Léo : « Parfait ! C’était parfait ! Tout à fait Max ! »

Max : « Pfff ! »

Léo : « Tu pfffes quand tu sais pas quoi répondre ! »

Max : « Je néglige… Avez-vous remarqué que tout l’étang est pas gelé ? Il y a un peu d’eau libre là. »

Léo : « Les zoisos se concentrent autour… »

Max : « Je vois que des foulques et des mouettes qui rigolent… »

Samuel : « Fulica atra, Rallidés et Chroicocephalus ridibundus, Laridés. »

Léo : « Samuel : 20/20 ! »

Samuel : « Merci cousin Léo. »

Max : « Une bécassine des marais s’approche… »

Samuel : « Gali… Galligo… Galli… Zutalor ! Je me souviens plus ! »

Léo : « Gallinago gallinago, Scolopacidés. »

Samuel : « Gallinago gallinago, gallinago gallinago, Gallinago… »

Max : « Pourrais-tu répéter dans ta tête mon petit Sam ? A moins que tu veuilles que je te ploufe. Mais il faut le dire dans ce cas… »

Léo : « Max, tu ploufes pas Samuel ! Tu y penses même pas ! »

Max : « Parce que tu crois réellement que je plouferais mon petit cousin ? »

Léo : « Ben… Tu vas pas toujours bien dans ta tête alors… »

Max : « Oulala ! Léo ! Si tu continues à dire que je vais pas bien dans ma tête tu vas pas tarder à nourrir les brochets ! »

Le chevalier : « Max, pourrais-tu cesser de menacer tes cousins de les jeter à l’eau s’il te plaît ? »

Max : « Je pourrais… Peut-être… »

Samuel : « Il y a rougegorge ! » 

Léo : « Tu connais le rougegorge familier petit Sam ? »

Samuel : « Erithacus rubecula, Muscicapidés. Il est venu nous voir à Brétignolles quand on étudiait les porphyroïdes. »

Léo : « Quelle mémoire ! Bravo Sam ! »

Samuel : « J’ai révisé 🙂 »

Léo : « Mais quand même ! Bravo ! »

Max : « Tiens, le cygne joue au brise-glace… »

Léo : « Qu’est ce que tu racontes ? »

Max : « Regardez ! »

Léo : « Ah oui ! Il est obligé de briser la glace pour avancer. »

Samuel : « Vas-y le cygne ! Vas-y ! Ouiiii ! »

Max : « Encore un effort le cygne. »

Samuel : « Bravo le cygne ! Bravo ! »

Léo : « C’est pas facile l’hiver pour les zanimos. »

Max : « C’est pour cela que beaucoup migrent ou hibernent mon Léo. »

Léo : « Je pensais à ceux qui restent… Il fait froid, l’eau est gelée en surface… Et il y a pas beaucoup du manger… Pauvres zanimos… »

Max : « Ils sont adaptés tu sais. Et il y a quand même du manger. Tiens, prends rougegorge par exemple. Normalement il est insectivore. Mais en hiver il y a plus des insectes alors il mange des fruits. »

Léo : « Oui Max, tu as raison… »

Max : « Regardez la mouette qui rigole ! Elle marche sur la glace ! »

Léo : « C’est une jeunette. C’est son premier hiver. Elle découvre la glace… »

Samuel : « Cousin Léo, comment tu sais que c’est son premier hiver ? »

Léo : « Observe la bien petit Sam. Son bec et ses pattes sont pas rouges mais orange. Et, sur ses plumes, il y a du marron. A l’âge adulte il y a que sur le bout des primaires qu’il y a du noir. Vois-tu ? »

Samuel : « Je vois. Enfin, surtout les ailes foncées. Parce que le orange du bec et des pattes, c’est pas évident à contre-jour… »

Max : « La bécassine s’approche encore… »

Léo : « Elle va venir encore plus près. Elles parcourent tout le bord de l’eau à la recherche de nourriture. Elles passent même sous l’observatoire… »

Samuel : « Et lui, de l’autre côté, c’est qui ? »

Max : « Le pinson des arbres. Fringilla coelebs. C’est un Fringillidé. Le gentil spécialiste en zoisos de Charentmaritimie aime beaucoup les Fringillidés. »

Léo : « Les Laridés aussi. Il veut toujours voir les fotos de Laridés de bonome. »

Max : « Mais lui, il arrive à distinguer les juvéniles. »

Léo : « C’est pour ça que c’est un spécialiste professionnel. »

Samuel : « Dites, il est sûrement très gentil le gentil spécialiste en zoisos mais on pourrait revenir au pinson des arbres s’il vous plaît ? »

Léo : « Bien sûr petit Sam. Que veux-tu savoir ? »

Samuel : « Tout 🙂 »

Max : « Oulala ! Tout ? Ça fait beaucoup ça ! Bon, déjà nous pouvons dire que nous sommes en présence d’un mâle. Ça se voit au poitrail rouge, la nuque bleue… Il est très coloré le mâle, alors que la femelle est plus terne. Léo, tu prends la suite ? »

Léo : « Le pinson des arbres est un zoiso forestier. Enfin, au départ… Parce qu’il a colonisé tous les milieux où il y a des arbres pour faire son nid. Il fait son nid dans les arbres le pinson des arbres. On peut ajouter que les pinsons sont grégaires. Ils vivent en bandes qui peuvent compter des dizaines d’individus. Ils cherchent leur manger en groupe. Ils se nourrissent surtout d’insectes et de leurs larves mais aussi de graines, de fleurs et de bourgeons. »

Max : « Les pinsons ont une particularité qui mérite d’être signalée. En période inter-nuptiale les mâles se séparent des femelles et des juvéniles. Lors de la migrations, les mâles restent à part, comme des célibataires. C’est ce comportement qui est à l’origine du nom d’espèce. Coelebs signifie célibataire 🙂 Et oui ! »

Léo : « Je savais pas ça moi. »

Samuel : « Bravo cousin Max ! »

Léo : « Rholala ! Tu en connais des choses Maxou. »

Max : « Ben, c’est que moi aussi j’étudie. Bon, passons à la migration. En fait, il y a que les populations nordiques qui migrent. Ceux d’ici migrent pas. Ou pas tous. La preuve est devant nous. Si ils migraient, il y en aurait pas un juste là ! Petit Sam, as-tu des questions ? »

Samuel : « Non cousin Max. Je vais déjà apprendre tout ça. »

Léo : « Maxou, il est temps de conclure 🙂 »

Max : « En conclusion, nous pouvons dire que le pinson des arbres est un très beau zoiso 🙂 »

Léo : « Chouette alors ! La bécassine des marais s’est approchée ! »

Samuel : « Gallinago gallinago, Scolopacidés ! »

Léo : « Oui petit Sam. »

Samuel : « Vous pouvez me parler de la bécassine des marais s’il vous plaît ? »

Max : « Commençons par l’habitat… Les bécassines des marais vivent et se reproduisent dans les zones herbeuses humides, au bord des marais, des étangs, des prairies inondées et parfois près des marais salants ou des marais côtiers. »

Samuel : « Comme le Royaume des Chevaliers ! »

Léo : « Oui. D’ailleurs les bécassines, comme tous les Scolopacidés et plus généralement les Charadriiformes, sont souvent appelées limicoles. Ça vient du latin Limus, qui veut dire limon, boue. Parce qu’ils mangent dans la boue. »

Samuel : « Vous êtes vraiment fort savants tous les deux ! Tabarnak ! »

Léo : « Oui Samuel, tabarnak aussi 🙂 »

Max : « Les bécassines des marais ont un très long bec. Bonome, pourrais-tu fotoer le bec des bécassines pour montrer à Samuel ? S’il te plaît ? »

Le chevalier : « Bien sûr… »

Max : « Tu l’as prise en pleine action ! Merci bonome ! Tu vois petit Sam, la bécassine plante son bec dans la boue. Le bout du bec est un peu souple et très sensible. Ça lui sert à détecter ses proies : surtout des vers mais aussi des insectes, des crustacés, des mollusques et pourquoi pas quelques graines ou fruits… »

Léo : « Il y a des bécassines des marais un peu partout sur terre sauf en Amérique du Sud, au sud de l’Afrique et en Australie. Alors forcément, elles migrent pas toutes. Elles ont pas toutes besoin. Nous, on les voit surtout l’hiver. Quand elles migrent, c’est en février ou de juillet à novembre. Là, on est en décembre, alors c’est une hivernante. »

Samuel : « Elles ont vraiment un long bec les bécassines. Je peux faire la conclusion ? »

Léo : « Oui petit Sam. »

Samuel : « En conclusion nous pouvons dire que la bécassine des marais est un très beau zoiso 🙂 »

Léo : « Cousin Sam apprend vite nos coutumes… »

Max : « Je crois qu’il nous étudie autant qu’il étudie les zoisos… »

Le chevalier : « Il faut bien dire que vos mœurs sont parfois étranges. Vous criez sur votre bonome. Vous… »

Max : « Hé ! Ho ! Le grand chevalier ! Faudrait voir à pas nous critiquer ! »

Le chevalier : « Je ne critique pas. Je fais un constat objectif. Une observation. »

Léo : « Dites les foulques, et si on avançait ? »

Le chevalier : « Oui, direction l’observatoire suivant ! »

Max : « Tiens, tu fais pas le tour dans le sens habituel. »

Le chevalier : « Max, tu n’as pas vu que le chemin habituel est fermé ? »

Max : « On pourra pas y aller ? Mais il y a l’observatoire du rendez-vous avec Martin par là-bas ! Comment on va faire ? Et il faut aller casser la glace pour qu’il puisse pêcher ! Bonome ! »

Léo : « Maxou, il fait très froid tu sais. Si on casse la glace, elle va se reformer en quelques heures au plus. »

Max : « Mais Martin ! »

Léo : « Tout est pas gelé. Il va trouver des endroits où pêcher. Il sait faire, Martin. »

Samuel : « C’est qui ce zoiso ? »

Léo : « Le faucon crécerelle ? Tu connais pas le faucon crécerelle ? »

Max : « On l’a vu en Charentmaritimie pourtant. »

Samuel : « J’ai oublié… »

Max : « Falco tinnunculus, Falconidés. Il habite ici. On le voit souvent dans ce secteur. »

Léo : « Presque à chaque fois. »

Max : « Léo, as-tu réussi à déterminer le sexe de cet individu ? »

Léo : « Pas facile… Mais la tête avait l’air marron. »

Max : « J’ai vu. Mais marron uni. »

Léo : « Ben oui. »

Max : « La calotte marron avec la face plus claire, on aurait pu dire que c’était une femelle… »

Léo : « Mais là… »

Max : « Dans mon beau livre il y a pas le juvénile… »

Léo : « Dans le mien non plus… »

Max : « Je pense que c’est quand même une femelle. »

Léo : « Oui, c’est probable. »

Samuel : « Chevalier, tu as vu ? Il parle de leurs beaux livres alors qu’ils les ont même pas devant eux. »

Le chevalier : « J’ai vu. C’est parce qu’ils ont une bibliothèque dans leur tête. Alors il vont dans leur tête et ils prennent leurs beaux livres. Il y a qu’eux qui peuvent faire ça. »

Max : « On va pas dans notre tête nous ! »

Léo : « C’est toi qui le fais ! Même qu’il y a ton fauteuil dans ta tête ! »

Samuel : « Je crois qu’il se moquait de vous 🙂 »

Max : « Bonome, il y a que toi qui vas dans ta tête ! »

Léo : « Même qu’on a peur qu’un jour tu y restes. »

Max : « Qu’est ce qu’on deviendrait si tu restais dans ta tête ? »

Léo : « Des petizours orphelins… »

Max : « Pire ! Des petizours avec un bonome tout foutu et même plus sous garantie. »

Léo : « Qu’est ce qu’on ferait de toi ? »

Max : « Parce que nous, on pourrait se réfugier chez Brindille. »

Léo : « Elle nous recueillerait, c’est sûr ! »

Max : « Mais un bonome tout foutu, coincé dans sa tête… »

Léo : « Max, on pourrait lui creuser un terrier quelque part… »

Max : « Non mais tu imagines un peu la taille du terrier ? Il nous faudrait des semaines pour le creuser ! Non, on l’enverrait au château de Princesse. Hopla ! »

Léo : « Ils lui trouveraient bien un petit coin avec de la paille au château… »

Samuel : « Chevalier, j’admire ta patience 🙂 »

Le chevalier : « Mon petitours, je t’ai déjà dit que mes duettistes m’amusent 🙂 Leur imagination m’impressionne. »

Samuel : « C’est vrai qu’elle est débordante 🙂 »

Le chevalier : « Tu aurais dû les laisser faire pour voir combien de temps ils pouvaient tenir. »

Samuel : « Je me souviendrai 🙂 Tu veux bien me montrer des beaux zoisos s’il te plaît ? »

Le chevalier : « Oui mon petitours 🙂 Viens. »

Max : « Bonome… Bonome ! Hé! Ho ! Tu vas pas nous laisser là ! BONOME ! »

Samuel : « Il me semble avoir entendu Max crier. »

Le chevalier : « Il crie beaucoup ce petitours… »

Léo : « Bonome, nous laisse pas s’il te plaît ! J’ai peur sans toi ! »

Le chevalier : « Je ne veux pas que mon petitours ait peur ! Viens mon Léo. »

Max : « Et moi ? Ça alors ! Mais c’est qu’il me laisserait là le zanimo ! Bonome, si tu viens pas me chercher je t’aime plus ! »

Le chevalier : « Tu ne m’aimes plus ? »

Max : « Plus du tout ! »

Le chevalier : « Ah… Bien. Que ferais-je d’un petitours qui ne m’aime plus… Tant pis pour moi. Adieu Max. »

Max : « Bonome, mon bonome… Me laisse pas ! S’il te plaît ! Je t’aime mon bonome ! »

Le chevalier : « Alors viens 🙂 »

Max court vers le chevalier…

Samuel : « Cousin Max, tu es trop bête toi ! Quand on a un chevalier comme le chevalier, on le menace pas comme ça. On profite de la chance qu’on a et on le remercie. On le menace pas de plus l’aimer. Tu vas pas bien dans ta tête toi. »

Max : « Dis donc le petitours blanc, c’est MON bonome, alors je fais ce que je veux d’abord ! »

Samuel : « Oui Max. D’accord Max. Tu fais comme tu veux Max. Et tu es bête dans ta tête si tu veux. Oulala ! »

Léo : « Et si on observait les zoisos ? »

Samuel : « Oui cousin Léo. On y va 🙂 »

Léo : « Tiens, rougegorge est encore là. »

Samuel : « Bonjour rougegorge ! Tu as pas trop froid ? Tu peux venir avec nous dans la cabane du chevalier si tu veux. »

Léo : « Oh oui ! Viens avec nous rougegorge. Tu veux bien bonome ? »

Le chevalier : « Vous n’allez quand même pas adopter tous les zoisos du Pays des Zoisos ? »

Léo : « Ben non ! Mais rougegorge pourrait venir, lui. »

Le chevalier : « Demandez lui… »

Samuel : « Zutalor ! Il est parti avant qu’on lui demande ! »

Max : « Il serait pas venu de toutes façons… »

Léo : « Qu’est ce que tu en sais ? »

Max : « C’est un zanimo sauvage. Il viendrait pas dans notre cabane. »

Le chevalier : « Je pense que Max a raison. »

Max : « Bien sûr que j’ai raison. Bon, il fait un peu froid là. Vous voulez pas aller dans l’observatoire ? »

Léo : « On y va ! »

Samuel : « C’est vrai qu’il fait plus chaud ici. »

Max : « Max a encore raison 🙂 »

Léo : « Tu parles de toi à la troisième personne maintenant ? »

Max : « Je m’auto-félicite puisque personne le fait pour moi 🙂 »

Samuel : « Il y a des sarcelles d’hiver… »

Léo : « Des mâles et des femelles ! »

Max : « Il y en a un tout seul plus loin. Dis sarcelle, tu te prends pour un pinson des arbres mâle qui reste à l’écart ? Tu es pas un pinson toi ! Pfff… Si les sarcelles d’hiver mâles se prennent pour des pinsons des arbres, où va-t-on ? C’est la porte ouverte à toutes les fenêtres ! »

Samuel : « Ben oui ! Zutalor ! Tu vas devoir écrire un rapport pour Princesse et convoquer tous les mâles sarcelles pour leur faire une formation. Pauvre cousin Max… »

Léo : « 😀 »

Max : « D’accord. Je sais bonome. Tu aimes beaucoup ce petitours blanc car il a pas sa langue dans sa poche. Je sais, je sais… »

Le chevalier : « Pauvre Maxou 🙂 »

Max : « Mais je l’aime beaucoup aussi ce petitours. »

Samuel : « Merci cousin Max. »

Léo : « Regardez les sarcelles ! »

Max : « C’est rigolo ça ! Elles se sont alignées le long de la berge pour manger. »

Léo : « C’est un restaurant de sarcelles d’hiver 🙂 »

Max : « Des sarcelles d’hiver… Mais il y a pas d’autres zoisos… Bonome, que proposes-tu ? »

Le chevalier : « Nous pourrions continuer la promenade. »

Max : « L’inspection bonome, l’inspection ! Nous sommes en mission, pas en promenade. »

Le chevalier : « Oui Maxou. Alors continuons l’inspection. »

Samuel : « On peut pocher ? »

Léo : « Parce qu’il fait froid ! »

Max : « Et on a pas une grosse pelisse nous. »

Le chevalier : « Je comprends. Grimpez ! … »

Max : « Bonome, tes petizours sont confortablement installés 🙂 »

Le chevalier : « Alors continuons l’inspection 🙂 »

Max : « Où nous emmènes-tu mon bonomou ? »

Le chevalier : « Nous allons flâner d’un observatoire à l’autre. »

Max : « flâner ? Alors toi ! Tu es têtu comme bonome ! On promène pas, on flâne pas ! ON INSPECTE ! ORDRE DE PRINCESSE ! »

Léo : « Samuel, ne trouves-tu pas que Max se prend un peu plus au sérieux depuis qu’il est médaillé de l’Ordre de la Médaille ? »

Samuel : « Le cordon doit être trop serré. Le cerveau est plus bien oxygéné 🙂 »

Max : « Mes cousins, pourriez-vous cesser de vous liguer contre moi ? »

Léo : « On se ligue pas ! »

Samuel : « Nous faisons les même constats objectifs ! »

Léo : « Ton cerveau est en hypoxie alors tu déraisonnes. »

Samuel : « Tout le monde peut s’en rendre compte ! »

Le chevalier : « Vous dites des erreurs. Max déraisonnait avant de recevoir sa médaille. »

Max : « J’en ai assez ! J’en ai assez que vous vous moquiez de moi ! Je déraisonne même pas ! »

Samuel : « On arrête cousin Max. »

Léo : « Viens entre nous. On va te grattouiller le front. »

Max : « Vous feriez ça ? »

Léo : « Ben oui ! On veut pas te faire de peine, nous. On veut seulement te taquiner. »

Samuel : « Alors si tu es triste, on te gratouille le front. »

Max : « Rrrroooonnnn rrrroooonnnn… »

Le chevalier : « Je vous préfère comme cela… Grimpez sur l’observatoire ! »

Samuel : « Il y a un zoiso ? »

Léo : « Une mésange bleue ! »

Max : « C’est la journée des mésanges bleues 🙂 »

Léo : « Elle inspecte les phragmites. »

Samuel : « Elle cherche du manger ? »

Max : « Oui. En hiver les zanimos doivent avoir de l’énergie pour se réchauffer. Alors il faut qu’ils mangent. »

Léo : « En hiver ils doivent beaucoup se nourrir pour avoir chaud et la nourriture est pas beaucoup disponible… »

Le chevalier : « En général, les animaux font des réserves de graisse avant la mauvaise saison. Ou ils stockent de la nourriture. Et puis, ils n’ont pas de petits à nourrir. »

Léo : « Tu dis ça pour me rassurer. C’est gentil. Mais les zanimos ont quand même pas beaucoup du manger. Regarde cette petite mésange. Son petit bec montre bien qu’elle est insectivore. Tu sais bien qu’il y a presque pas d’insectes l’hiver. »

Le chevalier : « Presque pas. Ce qui veut dire qu’il en reste quelques uns. Des larves, des nymphes… Et comme rougegorge, elle peut manger quelques végétaux si le besoin se fait sentir. »

Léo : « Mais il y a quand même des zanimos qui meurent de faim et de froid… »

Le chevalier : « Certes… Je ne peux pas dire le contraire sans mentir. »

Samuel : « C’est comme ça la nature cousin Léo. On y peut rien tu sais. »

Léo : « J’en veux pas à l’hiver. Il fait son travail d’hiver. C’est pas sa faute si des zanimos meurent. »

Max : « Moi j’aime beaucoup l’hiver mais il fait quand même froid. Bonome, pourrais-tu nous tricoter des chaussettes ? »

Le chevalier : « Non Max. »

Max : « Pas de chaussettes alors ? »

Le chevalier : « Je ne sais pas faire. »

Max : « Et dans les échoppes ? »

Léo : « ‘Bonjour monsieur l’échoppier. Je voudrais des chaussettes pour mes petizours. Pourriez-vous me présenter la collection d’hiver s’il vous plaît ?’ »

Max : « Je comprends pas… Tu as trouvé des sacados, des pantalons et et il y aurait pas de chaussettes ? C’est étrange… »

Le chevalier : « Dans ma poche tu n’as pas besoin de chaussettes Maxou. »

Max : « D’accord bonome. Tu fotoes les phragmites ? »

Le chevalier : « Oui. »

Max : « Tu aimes fotoer les phragmites toi. Elles sont belles tes fotos mon bonome. »

Léo : « Il y a des graines dans les phragmites. Les granivores ont du manger alors. Et les mésanges peuvent en grignoter quelques unes. »

Max : « Tu vois Léonou, ils vont pas tous mourir de faim les zanimos. »

Léo : « Je sais Max. »

Samuel : « Falco tinnunculus, falconidés ! »

Max : « Tu joues aux zoisos ? »

Samuel : « Non, c’est pas drôle. Je gagne à chaque fois. »

Léo : « Samuel nous signalait le faucon. »

Max : « Tête toute marron… »

Léo : « Une femelle probablement. »

Samuel : « Ou un juvénile. Chez les faucon crécerelles il faut trois ans pour avoir son plumage adulte. Si vous êtes pas sûrs de vous, c’est peut-être parce que c’est une jeune femelle. »

Léo : « Remarque pertinente mon petit Sam. »

Max : « C’est une bonne hypothèse. Bonome, tu te rends compte ? Samuel est un tout jeune ornithologue et il fait des hypothèses auxquelles on pense même pas ! »

Le chevalier : « Il a de bons maîtres. »

Max : « Pas seulement. Il est doué ce petitours. »

Le chevalier : « Peut-être… Je commence à avoir froid aux mains. Je vous propose de terminer le tour de l’étang et de rentrer. »

Léo : « Nous aussi on a froid. »

Samuel : « Je veux bien rentrer. »

Max : « D’accord. Mais on termine le tour. Il y a un observatoire encore, puis on prend le raccourci et on en rentre. »

Léo : « Bon programme… On arrive… »

Samuel : « Il y a des canards ! »

Max : « Tu les reconnais petit Sam ? »

Samuel : « Mmmmm… oui ! Ce sont des chipeaux ! Anas stepera, Anatidés. »

Léo : « Strepera petit Sam. Tu as oublié un r. »

Samuel : « strepera strepera strepera… »

Max : « Dans ta tête s’il te plaît Samuel. »

Samuel : « Oui, pardon cousin Max. »

Léo : « Laisse-le apprendre Max. C’est pas grave si il répète à voix haute. Il le dit pas fort. »

Max : « Vous pouvez répéter dans vos têtes quand même ! »

Samuel : « Moi je veux bien, mais des fois j’oublie et je fais à voix haute. »

Léo : « C’est pas grave Sam. »

Max : « C’est bizarre… Quand on est arrivés le raccourci était fermé et maintenant il est ouvert… »

Léo : « Les gardes ont dû l’ouvrir. »

Max : « Quand c’est tout gelé, ils le laissent ouvert d’habitude. »

Léo : « On est peut-être arrivés avant leur passage… »

Samuel : « On s’en fiche ! On peut y aller. »

Max : « Sur ce chemin, on voit rarement des zoisos. »

Léo : « Ils nous voient de loin alors ils se sauvent. »

Max : « Souvent il y a picpic sur le chemin. Mais il se laisse pas fotoer. »

Samuel : « C’est qui picpic ? »

Max : « Picpic ? C’est le pic vert. Les zoms disent pivert souvent. C’est vrai qu’on a le droit. Mais quand on leur parle du pic vert ils comprennent même pas que c’est le même zoiso que le pivert. Et ils se moquent du nom pic vert. Ils sont pas malins les zoms. »

Léo : « Tous les zoms sont pas comme ça. »

Max : « Toi, tu vas encore parler de Brindille 🙂 »

Léo : « Non, j’allais pas le faire. J’y pensais même pas. Mais c’est vrai. »

Samuel : « Vous me l’avez pas encore présentée… »

Léo : « Ben non. Elle est toujours occupée Brindille. On peut pas la voir… »

Le chevalier : « Max, est-ce que pocher en papotant c’est vraiment inspecter ? »

Max : « Dis donc toi, au lieu de parler, tu pourrais te concentrer un peu sur l’observation de la nature ? »

Le chevalier : « Je vois. C’est moi qui fais tout le travail et c’est toi qui as la médaille… »

Max : « Je papote avec mes cousins. Je peux pas tout faire. Dis, on arrive bientôt à l’observatoire ? »

Le chevalier : « Dans quelques pas… Vous allez oser sortir de ma poche ? »

Léo : « Ouiiii 🙂 Pour observer… »

Samuel : « C’est tout gelé ici aussi ! »

Léo : « J’aperçois un gros zoiso tout là-bas. Tu le vois bonome ? »

Le chevalier : « Sur la berge, à droite ? »

Léo : « Oui. D’après la taille, la forme et la couleur je dirais que c’est notre oie inconnue. »

Max (à Samuel) : « Léo et bonome ont des superzieux 🙂 »

Samuel : « Tu vois quelque chose toi ? »

Max : « Non, mais le froid me pique un peu les yeux. Ça fait des larmes et j’ai la vue brouillée. Je vois rien du tout 🙂 »

Le chevalier : « Mon pauvre petitours. Veux-tu voir les fotos ? »

Max : « Oui mon bonome. »

Samuel : « Moi aussi ! »

Max : « C’est bien l’oie grise. Elle a l’air bien embêtée. »

Léo : « Elle marche sur l’eau 🙂 »

Max : « Vous avez vu ? Sur la dernière foto on voit du blanc au-dessus du bec. »

Léo : « Vu ! C’est possible chez l’oie à bec court et l’oie des moissons. »

Max : « Mais souvent c’est tout autour du bec. »

Léo : « Max, cette oie a décidé de nous embêter. Elle a du sombre sur le cou et la tête, du blanc seulement au-dessus du bec… Mais ça cadre avec notre hypothèse. Elle peut-être une oie des moissons. »

Samuel : « Anser fabalis, Anséridés. »

Max : « Oui petit Sam. »

Léo : « Bon, on a bien inspecté. Je pense pas que Princesse veuille qu’on se gèle la truffe dans les Royaumes. On peut rentrer maintenant. »

Max : « Je propose qu’on se poche profondément. »

Samuel : « Proposition acceptée ! »

On s’est donc pochés profondément pendant que bonome retournait à la monture. En fait on est sortis qu’une fois arrivés à la cabane. Bonome avait du travail alors on est allés notre chambre pour pas l’embêter. Et on a chahuté. Mais sans faire trop de bruit pour pas le déranger. Au bout d’un moment, c’est lui qui est venu nous voir. Il s’inquiétait de pas nous entendre. Léo lui a sauté dessus pour faire la bagarre. Samuel l’a imité alors j’ai fait comme eux. Et, comme d’habitude, bonome a fait semblant d’être tout mort en se mettant sur le dos et en laissant pendre sa langue. Samuel connaissait pas. Il avait jamais vu bonome se comporter ainsi. Il a cru qu’il était vraiment tout mort, qu’on l’avait tué pendant la bagarre 🙂 Alors, pour montrer que c’était même pas vrai, Léo a chatouillé bonome. On a bien rigolé. Puis c’était l’heure d’aller au lit. On a fait sa toilette puis on s’est couchés en laissant bonome tout seul. Mais on peut pas veiller tard, nous. On est trop petits. Alors on laisse notre bonome tout seul, lui qui est si gentil et attentionné avec nous… Quand il est venu au lit ça m’a réveillé. Alors je l’ai rejoint dans son lit pour lui gratouiller le front un peu. Pour le remercier. Il m’a souri, m’a pris dans sa main et m’a câliné. Puis il m’a couché et bordé.

Voilà pour cette belle journée d’hiver Princesse.

Je t’embrasse et j’espère que tu vas bien. Même si tu donnes pas de tes nouvelles…

Continuer la promenade

2 réflexions au sujet de « 135 – Retour au Royaume des Grèbes »

  1. Bonjour Inconnue 🙂
    C’est gentil ce que tu dis là. C’est vrai que ça me prend du temps de graver tout ça mais si ça vous aide c’est bien que je le fasse. Je vais essayer de tenir toute l’année. N’oublie pas de travailler dans toute les matières 🙂
    Merci pour tes encouragements.

  2. Cher Max,
    Je me permets d’écrire pour te féliciter, te remercier….
    Tu es bluffant,c’est incroyable de faire tout se travail pour nous!!!!!
    Grâce à toi je, enfin, nous comprenons mieux !!!!
    MERCI

    cordialement Inconnu

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